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Germaine Sablon

21 janvier 2022

Germaine Sablon (1899 – 1985) actrice du cinéma muet et parlant, chanteuse d’opérette et de variétés, fille de Charles Sablon (compositeur), sœur d’André Sablon (compositeur), de Jean Sablon (chanteur) et de Marcel Sablon directeur des Ballets de Monte-Carlo.

*

Je rêve au fil de l’eau

De Henry Lemarchand et Gabrielle Chaumette

version chantée de 1936

Je rêve au fil de l’eau
Écoutant les sanglots
De son accordéon nostalgique
Le bateau va toujours
Emportant mes amours
Les regrets de mon cœur romantique

Mais chaque instant qui s’enfuit
Est un pas vers l’oubli
Et déjà mes désirs
Ne sont plus qu’un souvenir
Je rêve au fil de l’eau
Écoutant les sanglots
De son accordéon nostalgique

Ce soir encore, là-bas dans la guinguette

Moi j’étais dans ses bras, pâle, inquiète
Son cœur savait le destin qui nous guette
Lisant dans son regard le départ

Je rêve au fil de l’eau
Écoutant les sanglots
De son accordéon nostalgique
Le bateau va toujours
Emportant mes amours
Les regrets de mon coeur romantique

[Larmes d’amour, roulez sur mon visage
Car je pleure un bonheur sans nuage
Que le bateau fende dans son sillage
Mon cœur à tout jamais
Car j’aimais

Je rêve au fil de l’eau

Écoutant les sanglots
De mon accordéon nostalgique
Le bateau va toujours
Emportant mes amours
Les regrets de mon cœur romantique]

Mais chaque instant qui s’enfuit
Est un pas vers l’oubli
Et déjà mes désirs
Ne sont plus qu’un souvenir


Je rêve au fil de l’eau
Écoutant les sanglots
De son accordéon nostalgique (bis)

*

Le galérien

Chanson de bagnard russe à multiples variantes, arrangée par Léo Poll, paroles de Maurice Druon. Écrite en 1942.

Je m’souviens, ma mèr’ m’aimait
Et je suis aux galères,
Je m’souviens ma mèr’ disait
Mais je n’ai pas cru ma mère
Ne traîn’ pas dans les ruisseaux
T’bats pas comme un sauvage
T’amuses pas comm’ les oiseaux
Ell’ me disait d’être sage

J’ai pas tué, j’ai pas volé
J’voulais courir la chance
J’ai pas tué, j’ai pas volé
J’voulais qu’chaqu’ jour soit dimanche
Je m’souviens ma mèr’ pleurait
Dès qu’je passais la porte
Je m’souviens comme ell’pleurait
Ell’ voulait pas que je sorte

Toujours, toujours ell’ disait
T’en vas pas chez les filles
Fais donc pas toujours c’qui t’plait
Dans les prisons y a des grilles
J’ai pas tué, j’ai pas volé
Mais j’ai cru Madeleine
J’ai pas tué, j’ai pas volé
J’voulais pas lui fair’de peine

{1ère version:}

Un jour les soldats du roi
T’emmen’ront aux galères
Tu t’en iras trois par trois
Comme ils ont emmn’nés ton père
Tu auras la têt’ rasée
On te mettra des chaînes
T’en auras les reins brisés
Et moi j’en mourrai de peine

J’ai pas tué, j’ai pas volé
Mais j’ai pas cru ma mère
Et je m’souviens qu’ell’ m’aimait
Pendant qu’je rame aux galères.

{2ème version:}

Je m’souviens ma mèr’ disait
Suis pas les bohémiennes
Je m’souviens comme ell’ disait
On ramass’ les gens qui traînent
Un jour les soldats du roi
T’emmen’ront aux galères
Tu t’en iras trois par trois
Comme ils ont emmn’nés ton père

Tu auras la têt’ rasée
On te mettra des chaînes
T’en auras les reins brisés
Et moi j’en mourrai de peine
Toujours, toujours tu ram’ras
Quand tu s’ras aux galères
Toujours toujours tu ram’ras
Tu pens’ras p’t’ètre à ta mère

J’ai pas tué, j’ai pas volé
Mais j’ai pas cru ma mère
Et je m’souviens qu’ell’ m’aimait
Pendant qu’je rame aux galères.

 » Laisse couler la rivière  » 1958

de J.Rouland et J.Remignard

From → divers

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