Aller au contenu principal

Réflexions du jour concernant notre possible avenir féodal, à l’aune des « expériences urbano-sociales » naissantes des États « démocrates » états-uniens.

12 février 2021

Il arrive des États-Unis des informations qui devraient nous inquiéter, car en général la caste financiéro-économico-politico-médiatico-culturo-artistico-dégénérée française dominante, où si l’on préfère la bourgeoisie « libéralo-libertine-progressiste » en France, singent les « States » (sic) avec une décennie de retard.

Un exemple parmi d’autres de singeries (mes excuses aux singes), celle qui a consisté dans le domaine de la psychiatrie à ériger, en nouveau dogme ascientifique et d’autant plus branché, le trop fameux « traumatisme mémoriel » comme j’en ai déjà parlé plusieurs fois ici ; et dont certains et certaines abusent encore, alors même qu’une bonne part du milieu de la psychiatrie rejette l’usage pseudo-thérapeutique et délétère de ce concept et ce qu’il sous-tend comme dogmatisme freudien primaire dénué de sens.

Mais ce n’est pas de psychiatrie dont il est question cette fois-ci, encore que l’on peut se dire que ceux qui se lancent dans ce genre de nouveauté ont certainement un gros grain au ciboulot. De supériorité délirante et de foi imbécile scientiste et technologiste. Et de néo-esclavagisme satisfait.

On a appris ces derniers jours que le Nevada, État de trois millions d’habitants tenu actuellement par lesdits « démocrates », avait un projet grandiose.

Il consisterait à vendre de grands ensembles de terres dont on suppose qu’elles appartiennent à l’État (après les avoir volées autrefois ou, dit autrement, achetées contre quelques barils de whisky aux autochtones amérindiens – spoliation et dégénérescence alcoolique, double profit pour les colons) à de grands groupes du domaine de la technologie. J’allais ajouter « de pointe », mais c’est inutile tout le monde comprend bien qu’il s’agit évidemment des domaines de la micro-technologie (électronique, bio-chimie, etc.)

Uniquement de grands groupes d’ailleurs, ayant un certain niveau de chiffre d’affaires, ou de bénéfices. Par exemple, suivez mon regard, les GAFAM et pourquoi pas les entreprises du BigPharma. Avec évidemment, en arrière-plan, toute la racaille financière internationale, ou pour le moins mondialiste occidentale que l’on commence à bien connaître et que l’on subit actuellement dans l’arnaque politico-économique de ladite « pandémie de corona-virus, Covid-19 ».

Donc ce projet aurait pour but de créer, sur des fonds totalement privés, des villes également totalement privées et finalement gérées par ces entités privées ; villes auxquelles on a déjà trouvé un nom générique : VILLES INTELLIGENTES. Rien de moins ! Ce qui est amusant quand on sait que, par ailleurs, la principale ville du Nevada est Las Vegas,

Ces villes nouvelles auraient toutes les prérogatives d’un comté public. Tenir impôts, légiférer dans leur domaine, rendre la justice, ouvrir des écoles, etc. Je suppose que s’y retrouverait tout le gratin des suprémacistes technologistes « démocrates » (très généralement blancs d’ailleurs). Des États-comtés privés, avec donc toutes leurs ribambelles de comtes, comtesses, barons et baronnes, chevaliers et chevalières… sans oublier, bien sûr, la valetaille féodale.

Sans entrer dans les détails (et les exceptions), on peut rappeler que le comté (county) est l’autre grande subdivision administrative des États-Unis avec les États. Il existe actuellement plus de 3000 comtés ou assimilés dans le pays. Chaque comté regroupe généralement plus d’une ville ou municipalité. Sa superficie moyenne est du quart de la superficie moyenne d’un département français pour une population moyenne de… moins de 25.000 habitants. Mais il y a des grandes disparités entre les comtés. On peut dire, sans trop se tromper, que plus le comté est peuplé (grandes villes) moins il a de superficie ; et réciproquement, moins il est peuplé et plus il est vaste.

Il est bon de noter au moins les choses suivantes:

– il existe déjà des villes qui sont « hors comté » comme Carson City au Nevada, sa capitale, ce qui fait qu’il n’y a pas d’intermédiaire entre elles et leur État ;

– depuis des années et des années, il existe, sinon des villes, du moins des quartiers (on pourrait dire des « lotissements », mais ce mot ne fait pas assez « rupin » pour les désigner), situés généralement en périphérie des (grandes) villes américaines, qui sont quasiment fermés aux non-habitants. Ghettos chics.

Entourés de clôtures, munis de gardiens, d’une entrée surveillée jour et nuit, où tout le monde se connaît dans l’entre-soi des classes aisées ou moyennes. Sur la même idée de base que les cités fortifiées du Moyen-âge d’où sont sortis un jour, au-delà des métiers et corporations, les gens de l’industrie et de la finance pour prendre le pouvoir sur la noblesse plus terrienne ;

– depuis l’élection de Trump (et peut-être même avant), mouvement qui s’est considérablement accéléré depuis l’émergence de cette histoire de corona-virus, ce sont des centaines de milliers, disons, de « conservateurs », pour employer un terme parlant, qui ont fui les États et les grandes villes les plus hystériquement « démocrates » (et technologistes) et « masquistes » genre Californie ou New-York, pour des États plus ruraux ou pour des villes plus petites à dominante « républicaine ».

Ce qui commence à poser des problèmes financiers à ces États « démocrates » déjà généralement sur-endettés ; ce qui est moins le cas des États « républicains ». On a vu récemment la gouvernance de la Californie, voisine du Nevada, lancer l’idée que les personnes qui quitteraient l’État ou qui auraient déjà quitté l’État devraient continuer de payer des impôts dans leur État d’origine !

– plus qu’une simple anecdote, il est dit que le plus grand propriétaire foncier privé des États-Unis serait, comme par hasard, Bill Gates. Certes, on ne prête qu’aux riches. Mais cela irait bien dans le sens de cette idée de villes d’un type nouveau de propriété. Des villes privées se gérant elles-mêmes !

Ce projet de « villes intelligentes » sous contrôle intégral de la micro-technologie et de la finance idoine, serait donc un « plus » par rapport aux quartiers chics super-protégés. Car ces quartiers sont bien plus des dortoirs de luxe que des lieux de production et de décision. C’est également un moyen habile de se désengager pour des États sur-endettés. Privatiser une portion de l’État, mais en marchant toujours plus dans l’idéologie frelatée d’un « progrès » à la sauce « démocrate ».

« Villes intelligentes » qui au final, et par un retour curieusement « progressiste » de l’Histoire, ramèneraient au temps où les rois ou autres grands nobles accordèrent par des chartes (vers les XIIe et XIIIe siècles en France) une autonomie, derrière leurs remparts, aux villes qui furent alors administrées par des structures municipales et dirigées de fait par les ploutocrates et autres grands bourgeois locaux.

Par certains côtés, ces « villes intelligentes » auraient plus de pouvoir par rapport à leur État, que les cités moyenâgeuses par rapport à la royauté d’alors. On peut déjà dire qu’elle battrait en partie monnaie et tiendrait une bonne part de la finance virtuelle (qui deviendra la seule monnaie de demain si les peuples laissent faire), sans oublier l’aspect essentiel (dans la tête de ses cloportes) relevant de la bio-technologie et de la bio-chimie, tant dans le domaine du « sanitaire » que de l’alimentaire (OGM) ou du climat (voir tous ces projets délirants de vouloir dompter le climat par des procédés relevant de la physique). Moi, j’ajoute que c’est toujours la Nature qui gagne et que peu lui en chaut d’exterminer l’espèce humaine.

J’allais oublier d’évoquer une Police privée et pourquoi pas une sorte d’armée interne autonome. *

J’essaye d’envisager les États-Unis de demain avant leur explosion finale, guerres civiles et sécessions. Car j’ai du mal à voir comment pourra tenir sur le long terme un tel écart entre disons le pays « traditionnel » et le pays « futuriste ».

Comment pourrait se résoudre, en particulier par l’intermédiaire d’un certain nombre d’idiots utiles des deux extrêmes, très minoritaires (prurit d’ados très généralement mâles?), cette réalité plus qu’émergente ?

Il semble établi que les deux camps sont de force sensiblement égales. Et qu’ils ne recoupent qu’imparfaitement l’opposition « démocrates » / « républicains » (les autres options politiques sont noyées sous la masse aux États-Unis). Ni strictement dans l’opposition Blancs / non Blancs (je mets dans non Blanc aussi bien le Latino que le Noir, l’Amérindien, le Métis, le Jaune, etc.)

Il faudrait déjà pouvoir connaître le vrai du faux. Par exemple à cette heure, personne ne sait encore ce qui s’est réellement passé dans le « débordement » au Capitole en début d’année.

Indifférents à la réalité, les dits Black Bloc (à ne pas confondre avec BlackRock, la super-finance) et autres Anti-fa (qui aux États-Unis comme en France d’ailleurs, relèvent de plus en plus, du moins en apparence, quand ils ne sont pas manipulés de l’intérieur, d’un esprit « anarchiste » totalement dégénéré lui aussi, d’une obsession « antifasciste » malade et elle-même fascisante, et d’une absence totale de thèses politiques), les Black Lives Mater (les vies noires comptent) et autres veulent tout brûler ou tout briser ; comme ils l’ont fait pour des statues, monuments publics, bâtiments publics, lieux de culte et petit commerce des centres-villes, ces mois derniers.

À tout prendre les milices de l’autre bord, Proud Boys etc. semblent nettement plus discrètes et beaucoup moins destructrices.

Plus de Trump, le « facho », mais on ne veut pas de Biden non plus, alors même que ce dernier se met à genoux devant le communautarisme et l’immigrationnisme totalement débridé. Curieux tout ça. Vaste problème de slogans mal digérés !

Si bien que certains commentateurs ont été jusqu’à suggérer que détruire le petit commerce par la violence ne pouvait être que bénéfique pour les gros. Et complémentaire de la destruction du petit commerce par les décisions imbéciles (ou sournoises) décidées dans le cadre de la tragi-comédie covidienne. Comme on la connaît et subit chez nous.

* Un parallèle serait à établir avec l’Union Européenne qui tente d’éliminer les États-Nations au profit des régions. Mais parallèle « inversé », si l’on peut dire, puisque aux États-Unis, la visée est que ces « villes intelligentes » mènent la société, alors qu’en Europe les régions seraient tout simplement vassalisées au mondialisme.

From → divers

Commentaires fermés