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Olivier Mathieu remet encore une fois les choses au point au sujet des droitards

12 décembre 2020

Un de mes amis m’a envoyé aujourd’hui l’adresse d’une vidéo, sur You Tube, vidéo qui se définit très généreusement comme une « émission » et où l’on voit deux jeunes gens parler d’un sujet qui m’a été cher il y a très, très longtemps. D’ailleurs la vidéo des deux jeunes gens commence par l’ironie que tente de me manifester l’un des deux, bien que je ne l’aie jamais personnellement rencontré de ma vie et qu’il ne me connaisse pas. Je n’ai pas seulement envie de leur faire de la publicité ici.

Tout cela appelle plusieurs réflexions. Tout d’abord, quiconque aime la langue française sera sans doute étonné du nombre de « euh » et de « quoi » qui émaillent les propos de ces deux individus.

Dans l’un des plus récents de mes romans, tout comme sur mon blog, j’ai souvent décrit cette habitude, ce tic de langage pathétique qui pousse les Français d’aujourd’hui à finir toutes leurs phrases par « quoi ».

Ce qui est amusant, ensuite, est que le jeune homme qui parle de moi, c’est-à-dire qui croit parler de moi, affiche à mon égard une sorte de condescendance. C’est quelque chose de très symbolique. J’ai publié des dizaines de livres, dont le dernier en date en collaboration avec le fameux écrivain suisse Roland Jaccard, ancien du Monde et collaborateur de Causeur.

Les jeunes messieurs de la vidéo n’ont sans doute pas fait grand-chose. Mais c’est eux qui ironisent à mon sujet. Avant de répéter mot à mot, sur un sujet littéraire auquel j’ai consacré jadis des années de ma jeunesse, ce qu’ils ont appris dans mes livres. En ajoutant des « quoi », couac couac couac, dans toutes leurs phrases…

Tout ceci ne m’étonne pas. Je ne peux que répéter, pour ma part, que les milieux nationalistes français ou droitards, dans lesquels j’ai fait un très très très rapide passage il y a très, très longtemps, me répugnent profondément. Ils m’ont toujours répugné et continueront à le faire. Je l’ai dit et écrit depuis des dizaines d’années. Je le redis ici. Si j’ai aimé jadis ou continue à aimer certains très grands noms d’une certaine littérature dite de « droite », ma conviction est complète: si ces grands écrivains revenaient pour un instant, ils seraient littéralement consternés par l’inculture et l’illettrisme d’un très grand nombre de ceux qui, sans y avoir aucun titre, se réclament d’eux. Souvent sans en avoir lu la moindre ligne. Signe des temps d’une décadence civilisationnelle irréversible.

Olivier Mathieu

From → divers

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