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L’HUMOUR INVOLONTAIRE HOLLYWOODIEN

3 février 2020

Dans l’Affaire Weinstein, je ne sais pas ce qui est le pire, le personnage ou ses victimes réelles ou supposées. Ledit prédateur – ou ex prédateur, car aujourd’hui il se déplace difficilement grâce à un déambulateur – et les anciennes actrices en herbe qui furent prêtes à tout pour devenir des starlettes.

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Phénomène qui remonte en fait aussi loin que le cinéma hollywoodien existe. Et ceci de notoriété publique. J’ai déjà évoqué, mais entre temps j’ai oublié qui elle était, cette actrice qui disait que pour réussir à Hollywood il fallait accepter d’être une catin.

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Weinstein n’est que l’un des innombrables magnats de la finance cinématographique, ou acteurs de renom (dont certains très connus en leur temps), a avoir agi comme il a fait. Dans ce milieu sans foi ni loi, celui des cocufiages en vase clos, des « parties fines », de l’alcool et de la drogue, il n’est pas l’exception, mais la norme.

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Une certaine Jessica Mann vient de témoigner au procès que subit présentement Weinstein. Ce qu’on en apprend montre le grotesque de tout ce milieu du spectacle pas mal dégénéré. Je n’ai pu empêcher quelques ricanements à lire ce morceau choisi de littérature pipole (cf. Purepeople du 2 février courant) relatant d’une manière éminemment drôle les faits et gestes (d’ailleurs à la limite du non crédible) dudit prédateur et les propos proprement délirants de sa victime  dont le morceau de choix est celui-ci :

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Plus tard, alors qu’elle était en compagnie d’une assistante du producteur, il l’a attirée dans une chambre et a tenté de l’embrasser. Elle s’est défendue, a résisté verbalement mais il est parvenu à lui faire un cunnilingus. « J’ai commencé à feindre un orgasme pour me sortir de là« , avant de parvenir à quitter les lieux, a-t-elle assuré. « J’étais paumée« , a-t-elle dit sur la suite de ses rapports avec le magnat de la Weinstein Company. « J’ai décidé d’avoir une relation (suivie) avec lui, a-t-elle poursuivi. C’était extrêmement dégradant. » Harvey Weinstein a été de plus en plus loin, lui imposant des parties à trois, lui urinant dessus, lui lançant : « Tu aimes ma grosse bite juive ? » Décrivant l’hygiène déplorable du producteur – « il sent la merde, pardon » – la plaignante a également déclaré : « Il n’a pas de testicules. Quand je l’ai vu nu pour la première fois, j’étais pleine de compassion. » Jessica Mann n’avait pourtant qu’un rêve en tête, celui de devenir une actrice connue.

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Ma conclusion est simple : qui se ressemblent, s’assemblent !

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L’histoire de ce type qui « sent la merde », qui est muni d’une « grosse bite juive » (Desproges aurait dit : d’une bite à col roulé) non accompagnée de cojones, et dont il se sert pour pisser sur sa victime, en voilà d’une scène qui aurait été du plus haut comique interprétée par l’un ou l’autre des Marx Bros.

From → divers

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