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Pour en finir avec la fabrique du consentement au sujet de la pédophilie

11 janvier 2020

Publié le par

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LA FABRICATION DU CONSENTEMENT de Noam Chomsky. Un livre qui démonte la propagande médiatique.

Tout esprit clairvoyant, tout cerveau en état de fonctionnement ne peut manquer de comprendre que les « affaires » David Hamilton (celle dont ce blog s’occupe en priorité depuis le 26 novembre 2016), mais aussi, à un titre ou à un autre, les affaires Weinstein, Epstein, Polanski ou Matzneff, et pourquoi pas Claude François, témoignent en un certain sens d’une offensive généralisée contre l’amour vis-à-vis des jeunes filles.

Numéro 37 (février 1970). Une lecture toujours d’actualité…

Entendons-nous bien: toutes ces « affaires » ne sont nullement identiques ou semblables. En tout cas David Hamilton, lui, n’a jamais été condamné à quoi que ce soit. Il a  rejeté les accusations portées contre lui en octobre 2016. Il n’a jamais passé d’aveux. Il n’a pas fait un seul jour de prison. Et il a été retrouvé mort (Paris, 25 novembre 2016) dans des circonstances au sujet desquelles demeurent, c’est le moins que l’on puisse dire, de vastes zones d’ombre.

Numéro 264, avril 1998. A relire…

Cela dit, dans les affaires Hamilton, Weinstein, Epstein, Polanski ou Matzneff, et dans quelques autres, il y a un dénominateur commun.  Les manipulateurs de l’opinion publique (selon des méthodes décrites depuis longtemps par Guy Debord ou par Noam Chomsky et Edward S. Herman, pour ne citer qu’eux) cherchent apparemment à persuader les masses que l’attirance pour une jeune femme, voire une jeune fille, serait forcément de la « pédophilie », un mot fourre-tout.

Un autodafé « amusant » (1910) puisque c’est un mannequin qui avait été brûlé par les manifestants.

Personne, en tout cas sur ce blog, n’a jamais dit, écrit ou pensé que faire du tourisme sexuel auprès de petits garçons en Asie soit à conseiller, à admirer ou à imiter. Tout au contraire. Personne, en tout cas sur ce blog, n’a jamais dit, écrit ou pensé qu’il soit possible ou souhaitable d’avoir des relations sexuelles avec des enfants en bas âge. Ce serait une « norme » imbécile. Toutes les normes à nos yeux, d’ailleurs, sont imbéciles.

Une carte postale ancienne, mettant en scène des figurants, en Corse, lors d’une chasse à l’homme. On espère qu’en 2020, des scènes de lynchage effectif ne succèdent pas aux lynchages médiatiques.

En revanche, ceux qui – pour employer une image – assimilent Marc Dutroux à David Hamilton, ceux-là se trompent.

Un livre ancien, qui mériterait qu’on le relise… Editions Denoël.

Autant il est juste et nécessaire de refuser la pédophilie en tant que perversion avérée, autant je juge aberrant que la société risque, tôt ou tard, risque de considérer tout homme (j’entends par là tout individu de sexe masculin)  comme un monstre, comme un perverti, comme un criminel potentiel, dès lors qu’il porte de l’intérêt à des jeunes filles.

Un ouvrage à relire (ici, couverture de la seconde édition)

J’avoue que je connais peu d’hommes (sauf, peut-être, cas de gérontophilie) pour préférer une vieille femme à une jeune. Seules les femmes jeunes, au demeurant, peuvent enfanter. Ce n’est pas qu’une question de « chair fraîche », mais d’esprit frais. Même si l’on ne doit pas toujours généraliser, il y a souvent davantage d’innocence chez les jeunes filles que chez des dames plusieurs fois divorcées, vieillies, aigries par l’existence.

Une carte postale des années 1970 (?) environ, qui n’avait certes pas tous les torts.

J’ai énuméré, dans d’autres articles de ce blog, des raisons notamment historiques, en rappelant par exemple les nombreuses épouses et concubines de Charlemagne. Epouses et concubines dont l’âge, si l’Empereur « à la barbe chenue » avait vécu en 2019, l’auraient conduit directement en prison.  Et pourtant, dans des sociétés et à des époques où l’on ne vivait pas vieux, le mariage des filles dès la puberté (ou légèrement après la puberté) était une nécessité.

Un roman de 1941 (Albin Michel)

Le problème, quand on accuse de « pédophilie » des individus décédés (et, de ce fait, incapables de se défendre), comme Claude François, quand on accuse de « pédophilie » de très grands artistes (comme David Hamilton – décédé lui aussi ), c’est que l’on risque de se tromper de cible.  Les vrais pédophiles, les pédophiles dangereux risquent de sourire, quand ils constatent que l’on s’en prend à Claude François ou à David Hamilton. Ce dernier, dans de très nombreux entretiens parus dans la presse, l’avait noté, en parlant de Marc Dutroux: « Ce type a tout foutu en l’air ». Il est indéniable que l’affreuse affaire Dutroux, en effet, et sa médiatisation, ont en partie contribué à un dramatique changement d’époque.

Un classique de Milton

Ce qui est insensé, à mes yeux, est de risquer de criminaliser (et de criminaliser systématiquement) toute histoire d’amour entre un homme et une jeune femme.

Un autodafé (Musée du Prado, Madrid)

Les relations entre hommes et hommes (ou entre femmes et femmes) sont aujourd’hui tellement légitimées que les homosexuel(le)s ont obtenu le droit de pouvoir se marier entre eux. Pourtant, tandis que la plupart voire la totalité des barrières s’effondrent, y compris dans le domaine de la science où l’on assiste à des choses et même à des horreurs totalement anti-naturelles, l’unique des barrières qui perdure – et même se consolide – est l’éventuelle relation amoureuse entre un homme et une jeune fille. Pourquoi donc?

Je crains que l’on ne doive assister, dans quelques années,  à des affaires où des individus de sexe masculin, accusés d’abord par les tribunaux médiatiques, seront marqués par une présomption de culpabilité et devront prouver qu’ils n’ont point touché les fesses, trente, quarante ou cinquante ans plus tôt, d’une dame qui les en accusera. Bon courage…

Les prochaines étapes pourraient d’ailleurs être, en France et ailleurs, le retournement de la charge de la preuve, l’imprescriptibilité et la rétroactivité.

L’offensive planétaire  (en cours depuis plusieurs années, désormais) dirigée contre des artistes accusés d’être « pédophiles » risque, hélas, de consentir l’impunité à de vrais pédophiles. La lutte dite « contre la pédophilie », tant qu’elle sera tellement ou exclusivement médiatique, ne fera que renforcer la pédophilie. La vraie.

Ancienne carte postale représentant un autodafé (manifestation de vignerons, à Troyes, vers 1910).
On aimerait espérer qu’aucun écrivain, cent ans plus tard, aucun artiste, aucun intellectuel ne risque un tel sort. Hélas, les affaires David Hamilton (2016) et Gabriel Matzneff (2020) font craindre le pire.

From → divers

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