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QUELQUES MOTS À PROPOS DE CHIRAC

1 octobre 2019

Chirac fut le type même de la girouette prise entre libéralisme et dirigisme, mondialisme et nationalisme. C’est le même qui a entamé sa carrière politique en distribuant la littérature communiste à l’entrée de l’ENA et a convolé en justes noces avec une représentante de la haute bourgeoisie anoblie sous Napoléon III, une Chodron de Courcel.

C’est le même qui fut un farouche opposant à Giscard dans les années soixante-dix, envoyant l’Union européenne libérale au diable en des diatribes enflammées, pour finir par appeler à voter OUI à Maastricht et OUI à Lisbonne, tout en déclarant finalement voter « à titre personnel » pour son poteau Hollande contre son autre ennemi juré Sarközy.

Que retenir de lui, au final, de positif ?

Certainement pas ses votes en faveur de cette Europe totalitaire mondialiste, euroiste et otanesque, ni par exemple la tuerie de 1986 en Nouvelle Calédonie, du temps où il fut premier ministre de Mitterrand de la première cohabitation (avant fusion et extinction de l’UMPS et de la « droite-gauche » en y incluant ses extrêmes, son centre et ses pseudo-écolos). Ni encore, sa reconnaissance en 1995, de la responsabilité de l’Etat français dans la déportation durant l’Occupation et son amalgame farfelu, totalement dans l’air du temps, entre nazisme et extrême-droite contemporaine.

(Ce qui l’amena même un peu plus tard à refuser de débattre avec Le Pen. Curieuse seconde élection à la présidence avec quinze jours de propagande essentiellement de « gauche » à voter pour lui et contre les camps de concentration nazis (mais pas staliniens ou « démocratiques » états-uniens) de la Seconde guerre mondiale que Le Pen allait immanquablement rouvrir…)

Sans doute son refus de faire participer la France à la seconde Guerre du Golfe. Sans doute encore son coup de gueule, cet incident diplomatique que l’on pourrait qualifier de « pro-palestinien » à Jérusalem Est. Sans doute enfin, le recours au référendum sur l’Union européenne de 2005. Ce fameux référendum au NON majoritaire contre la volonté du plus grand nombre des partis et contre Chirac lui-même ; ce référendum bafoué par Sarközy et toute la clique, toute la maffia, ou quasi toute, des politiciens de tous bords.

Chirac était dit-on, tant en public qu’en privé, un personnage sympathique et sans manières, un bon vivant qui ne résistait pas toujours à certains excès. Il ne faisait pas de différence entre un petit paysan de la province de ses ancêtres qui pouvait lui taper sur le dos en le tutoyant, et quelque sommité du « beau monde ». Sans oublier ses frasques sexuelles, réelles ou tenant de la rumeur.

Enfin, ce qui est certain c’est qu’il ne faisait aucune différence entre mettre la main aux fesses (ou plus) de certaines de ses collaboratrices, ou politicardes cherchant quelque promotion, et mettre la main au cul des vaches lors du salon agricole parisien.

Comme l’affirmait autrefois Jean-Louis Chodron de Courcel, son beau-père : « Ce garçon n’a aucune éducation !»

***

P.S. On me fait remarquer que « c’est lorsque Jacques Chirac fut éliminé au premier tour [en 1981] qu’il indiqua qu’à  « titre personnel », il voterait Giscard au second… »

Je précise donc que c’est à titre personnel (sans guillemets) que Chirac a déclaré vouloir voter pour son pote de la Corrèze (enfin, parachuté en Corrèze) Hollande. Ce qu’il n’a pas fait finalement, ou plus exactement qu’il n’a pas pu faire puisque, contrairement au reste de la famille Chirac qui aurait voté Hollande par refus de voter Sarközy (selon la presse), Bernadette a voté pour Sarközy deux fois : une fois pour elle, une fois pour son mari. Et le lui a dit (c’est Patrick Poivre d’Arvor qui nous a mis au parfum sur cette histoire). La femme de Chirac déjà diminué, avait procuration.

From → divers

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