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GONCOURT ET MOIX L’AÎNÉ

6 septembre 2019

Moix, pardon ! moi (au fait savez-vous que son nom se prononcerait : MWAKS selon certains ? ce qui en ferait une sorte de Mwax la menace des temps présents – seuls les plus âgés feront le rapprochement avec cette vieille série de la télévision des années 60-70), moi donc, ce qui m’amuse le plus dans le feuilleton médiateux bien moixi consacré à ce délateur caractériel de la téloche, à ce visage haineux traitant tout un chacun de « facho », « antisémite » ou « antisioniste » (pour lui, c’est la même chose), etc., et qui vient d’être rattrapé par son passé, pourtant déjà bien connu du milieu parigot et très certainement de son mentor Béchamel, ah, non, c’est BHL (notons que quand on est con, intolérant ou hargneux, c’est pour toute la vie tout en conchiant demain ce que l’on a adoré hier), c’est qu’il semble privé à vie maintenant d’un quelconque Prix Goncourt (ou Congourd, on ne sait plus) pour (entre autres) « antisémitisme » alors même qu’il n’y avait pas plus sémitophobes, ou plus exactement judéophobes que les Goncourt.

Le Journal des deux frères (essentiellement de la main d’Edmond puisque Jules est mort très jeune en 1870) est farci de propos peu amènes sur les Juifs, les Juifs parisiens des salons et de la rue. Croqués sur le vif.

Un exemple parmi tant d’autres, daté du 18 juin 1894 :

Quant aux dessins à la plume, représentant des types juifs, Tissot* nous les montre portraiturés dans la vérité du type juif autochtone, et donnant très exactement ces grands nez courbes, ces sourcils broussailleux, ces barbes en éventail, ces regards précautionneux soulevant de lourdes paupières, et les pensées calculatrices, et les jovialités mauvaises, et la perfide cautèle, sous la bouffisssure de graisse de ces faces.

Y a où rire !

* Il s’agit sans doute de Jacques Joseph Tissot, dit James Tissot (1836-1902) connu comme peintre, graveur et caricaturiste.

From → divers

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