Aller au contenu principal

Perpète pour Pépette?

16 février 2019

Publié le 15 février 2019 par defensededavidhamilton

***

Je ne suis pas communiste mais j’apprends par la presse qu’un élu communiste a été condamné à un mois de prison parce qu’il aurait essayé d’embrasser quelque Pépette (ce qu’il nie, au demeurant). J’avoue qu’une telle information laisse pantois et consterné.  S’il est évident que le viol doit être condamné dès lors qu’il y a des aveux de la personne accusée, ou des preuves indéniables de sa culpabilité, en revanche je me demande comment définir une société où l’on peut être condamné pour avoir tenté d’embrasser quelqu’une. Tenter d’embrasser une Pépette, c’est lui faire une proposition. Jusqu’à hier, elle acceptait ou refusait (et souvent, d’ailleurs, acceptait après avoir refusé une ou plusieurs fois). Point final.

Désormais, le risque est que Pépette aille porter plainte, parfois quarante ans plus tard. Il n’y a qu’un seul mot pour définir cela: FOLIE. Folie pure. A quelle société veut-on arriver? Au train où vont les choses, on arrivera à une société insexuée ou asexuée, où les garçons ne prendront plus le risque d’embrasser les filles. C’est peut-être le but recherché?  Il sera vite atteint. Cette folie est d’autant plus incroyable que tout ça – en plus – est rétroactif. En gros, n’importe qui peut être accusé pendant quarante ans. Vous pouvez vous retrouver, chaque matin, avec les gendarmes à votre porte, si Pépette a porté plainte contre vous parce qu’elle vous accuse d’avoir cherché à l’embrasser, trente ou quarante (pourquoi pas cinquante ans. ça viendra) plus tôt, dans une boum adolescente. Vous ne vous souveniez plus d’elle mais ce sera à vous de prouver que ce n’est pas vrai. J’appelle tout ceci : FOLIE.

Je ne suis pas catholique mais j’apprends par la presse qu’un nonce italien du Vatican a été accusé d’avoir mis trois fois la main, où il ne faudrait pas, à un employé de la mairie de Paris. Ici encore, il me paraît étrange que l’on semble ranger dans une même catégorie le viol (qu’il faut condamner), la main baladeuse, et le baiser volé. Un peu comme si on assimilait l’attaque à main armée, le vol d’une pomme dans un supermarché, et celui d’un Carambar dans une boulangerie. Je n’étais pas présent lorsque l’homme d’Église aurait tripoté le fessier de l’employé de mairie. Le problème à ce point est qu’il faut éviter toute foule, renoncer à toute vie sociale et, de nette préférence, ne pas prendre le métro. Parce que n’importe quelle Pépette, dans une réunion, peut dire (en restant anonyme) que vous lui avez glissé une main, et même présenter ses « témoins ». Mauvaise publicité pour vous, car vous vous retrouverez accusé « d’agression sexuelle ». Que faire? FOLIE.

Je ne suis pas homosexuel mais j’apprends par la presse qu’un jeune Américain, homosexuel proclamé, acteur de profession, raconte en pleurant à la télé qu’il aurait subi une agression homophobe. Sa version ne convainc pas tout le monde, c’est le moins que l’on puisse dire, puisqu’il y a  des gens pour penser que son agression a été une mise en scène. On a le sentiment que certaines « victimes » (présumées), comme ce monsieur, rêvent d’un monde où le seul « témoignage » suffirait à condamner qui que ce soit. Il est évident que toute personne qui se plaint d’avoir subi un tort peut dire comme ce monsieur:  « Au début, je pensais qu’en disant la vérité, ça suffirait parce que c’est la vérité. Puis je me suis demandé « comment peuvent-ils douter? Comment ne peuvent-ils pas y croire? C’est la vérité »…  Non, par bonheur, la « vérité » d’une seule personne, en droit, ne suffit pas. Heureusement. A toute accusation doit pouvoir rétorquer une défense, et « la » vérité émerge (en tout cas, on l’espère) d’un débat contradictoire et de l’exposition des arguments et preuves des deux parties. Sinon: FOLIE.

Pas une semaine, pas un jour, pas une heure où toutes les plus minuscules vedettes de la téloche, jusqu’à la dernière, ne « libèrent la parole » pour raconter leurs (présumés) traumatismes enfantins. La victimisation, dans l’esprit de certains, ça peut rapporter des pépètes, ou de la pub gratuite.

Il me semble, à moi, que les victimes sont aussi les gens accusés injustement et ceux qui se suicident à la suite de campagnes de presse, d’insultes, de diffamations. Ou dont on veut manifestement gâcher la vie ou ruiner la carrière pour le crime affreux d’avoir essayé de rouler un patin.

Si je devais passer un mois à l’Hôtel de la République pour chaque fille que j’ai essayé d’embrasser dans ma vie, je prends perpète…

Perpète pour Pépette…

From → divers

Commentaires fermés