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Grâce à Flavie Flament, un pas de géant dans l’enquête sur la mort si étrange de David Hamilton

1 janvier 2018

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/01/grace-a-flavie-flament-un-pas-de-geant-dans-lenquete-sur-la-mort-si-etrange-de-david-hamilton/

Publié le 1 janvier 2018 par defensededavidhamilton

 

***

David Hamilton « a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort » (Flavie Flament):

cette phrase ne semble poser aucun problème à personne?

*

La presse au sujet de la mort, et de l’heure de la mort de David Hamilton.

A une heure inconnue (à midi ou le soir?), David Hamilton aurait été vu dans un restaurant du quartier (Céline Carez, Le Parisien, 29 novembre 2016, 7h00): « Il a pris un croque-monsieur, se souvient Alexis, le chef du restaurant la Marquise, 29, boulevard du Montparnasse ».

« Dans la soirée » (Paris Match, 3 décembre 2016): « Il avale des médicaments. Son corps est retrouvé dans la soirée, asphyxié, un sac plastique sur la tête ».

« Le 25 novembre dernier » (France Soir, 30 novembre 2016) : « Le suicide par ingestion de médicaments a été envisagé dans un premier temps. Mais l’autopsie exclut ce scénario ».

Avale-t-il des médicaments ou l’autopsie exclut-elle ce scénario? Les journalistes de Paris Match ne devaient pas avoir le numéro de ceux de France Soir, ou réciproquement.

« Dans la soirée du vendredi 25 novembre 2016 » (Hélène Garçon, Femme-orange): « Des médicaments ont été retrouvés sur place, à proximité du corps ».

Ah bon, arrivés là de quelle façon?

« Vers 18–19 heures » (Public.fr, 28 novembre 2016 À 06h59): « Il était avec un collaborateur qui l’a quitté vers 18–19 heures » (déclaration anonyme de quelqu’un qui est présenté comme un ami de David Hamilton, qui parle d’un autre « collaborateur » anonyme de David Hamilton).

Moi, j’ai vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui… (vous savez quoi)

« 20 heures 55 (Closer, Louis Ritot, le 25 novembre 2016 à 22h52): « Il est mort à 20h55 »

« 20 heures 55 » (Téléstar, 25 novembre 2016 à 23h20): « Il est mort vendredi 25 novembre à 20h55 selon les informations de Closer« 

« Entre 20 heures et 21 heures » (Le Progrès, 25/11/2016 à 22:44, mis à jour le 26/11/2016 à 07:27): « C’est son voisin qui a prévenu les secours, entre 20 et 21 heures ».

UN POLICIER. « A 20 heures 30 » (Téléstar, le 25 novembre 2016 à 23h20): « C’est un voisin, policier qui exerce en Seine-Saint-Denis, qui a découvert le corps du photographe, accusé de viol notamment par Flavie Flament, à 20 heures 30 ».

NON, UNE FEMME DE MENAGE. « Dans la soirée » (Le Parisien, 25 novembre 2016, 23h10 puis 26 novembre 2016, 9h00): « C’est sa femme de ménage qui l’a découvert dans son appartement du boulevard Montparnasse (VIe arrondissement) un sac plastique sur la tête. Il pourrait s’agir d’un suicide ».

(C’est sûr, il « pourrait » s’agir).

« Peu après 20 h 30 » (Le Point, 25/11/2016 à 22:42, modifié le 26/11/2016 à 17:55) : « Âgé de 83 ans, le célèbre photographe britannique a été découvert inconscient et allongé sur le sol, avec un sachet sur la tête, peu après 20 h 30 par un voisin »

« Peu après 20 heures 30 » (Le Monde avec AFP, 25.11.2016 à 23h09; mis à jour le 26.11.2016 à 02h55): « Les pompiers ont été appelés peu après 20 h 30 ».

« Vers 21 h 30 » (Le Monde avec AFP, 25.11.2016 à 23h09; mis à jour le 26.11.2016 à 02h55): « Son décès a été constaté vers 21 h 30 ».

« Peu avant 21 heures » (Europe 1, 21h57, le 25 novembre 2016, modifié à 13h15, le 26 novembre 2016): « David Hamilton avait été retrouvé inanimé vendredi soir par son voisin, qui avait prévenu les secours peu avant 21 heures ».

« Vers 21 heures 30, UNE femme de ménage » (Le Parisien, Yves Jaeglé, 26 novembre 2016, 7h00): « David Hamilton, 83 ans, a été retrouvé mort hier soir à son domicile parisien, près de Montparnasse, la tête enveloppée dans un sac plastique. Il se serait suicidé. C’est une femme de ménage qui l’a découvert. Le décès a été prononcé vers 21 h 30 ».

« Vers 21 heures 30, SA femme de ménage » (L’Humanité, 25 novembre 2016): « C’est sa femme de ménage qui l’a découvert dans son appartement du boulevard Montparnasse (VIe arrondissement) un sac plastique sur la tête. Selon l’AFP, son décès a été constaté vers 21h30 et des médicaments ont été découverts à proximité du corps ».

David Hamilton, voilà un homme qui mangeait un croque-monsieur mais qui se payait une femme de ménage, en horaire nocturne en plus.

« Peu après 21 heures » (Femme actuelle, 26 novembre 2016): « Selon nos confrères d’Europe 1, c’est vers 20h30 que les pompiers et le Samu sont intervenus. (…) Il est décédé peu après 21h des suites d’un arrêt cardiaque ».

« A 21 heures 28 » (Céline Carez, Le Parisien, 29 novembre 2016, 7h00): « A 21 h 28, son décès a été prononcé ».

« Aux alentours de 22 heures » (Public.fr, 28 novembre 2016 À 06h59): « Le photo­graphe David Hamilton s’est suicidé ce vendredi 25 novembre aux alentours de 22 heures ».

« Aux alentours de 22 heures » (20 minutes, mis à jour le 05/12/16 à 10h20): « Le Britannique de 83 ans a été retrouvé inconscient dans son appartement à Paris, dans la soirée du 25 novembre, aux alentours de 22 heures ».

« Peu après 23 h 15 » (Le Monde avec AFP, 25.11.2016 à 23h09; mis à jour le 26.11.2016 à 02h55): « un périmètre de sécurité était mis en place par les forces de police a proximité de son appartement du boulevard Montparnasse (6e arrondissement) »

Heureusement, Flavie Flament donne un coup de main à l’enquête.

En effet, elle déclare dans Elle (20 octobre 2017) ce qui suit.

« Élodie m’a laissé un message, un soir, sur la page Facebook de mon émission à RTL, « On est fait pour s’entendre » : « Bonjour, je m’appelle Élodie, j’ai 27 ans, j’ai porté plainte contre David Hamilton. » Je m’en souviendrai toute ma vie car c’est le moment où j’ai senti que tout basculait. On était déjà plusieurs mais, pour nous, les faits remontaient à plus de vingt ans et ils étaient prescrits. Dès que j’ai eu le message d’Élodie, j’ai prévenu les autres. On était prêtes à témoigner autour d’elle. Au même moment, des journalistes sollicitaient David Hamilton pour le faire réagir, il menaçait de porter plainte pour diffamation contre moi et les journaux, mais il ne l’a jamais fait! Je n’attendais que cela : s’il l’avait fait, j’aurais pu m’expliquer devant la justice. Il le savait. Cette guerre de tranchées a duré plusieurs semaines. Et quand il a appris, le 25 novembre, par un journaliste, qu’Élodie était avec nous, il a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement ». (Flavie Flament, 20 octobre 2017, dans le journal « Elle »).

Si Elodie a contacté Flavie Flament sur sa page Facebook, en plus, cela laisse des traces et on peut donc savoir facilement la date de cet épisode, et constater qu’il n’y avait aucun contact entre elles avant.

On remarquera aussi le « J’ai prévenu les autres. On était prêtes à témoigner autour d’elle ». Ce qui en bon français signifie que, recevant sur une page Facebook un message signé Elodie, Flavie Flament tout de suite « prévenait les autres » et que ces « autres », quoique ne connaissant pas encore Elodie (puisqu’Elodie venait d’entrer en contact sur la page Facebook de Flavie Flament), étaient automatiquement et d’ores et déjà prêtes à « témoigner autour d’elle ».

Pourtant le plus intéressant réside dans le fait qui suit: Flavie Flament a donc tenu, par cet entretien à Elle, à faire savoir au public que, le 25 novembre 2016, elle était au courant des appels téléphoniques que recevait David Hamilton, ainsi que de leur contenu.

Le 25 novembre 2016, Flavie Flament était au courant des appels téléphoniques que recevait David Hamilton, de leur contenu et aussi de l’heure exacte de la mort de David Hamilton puisqu’elle dit, avec une louable précision : « quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement ».

Pas trois, pas cinq: quatre. La presse, comme on a vu, est très imprécise. Heureusement, pas Flavie Flament.

Et donc, grâce à Flavie Flament, il va bientôt être possible de déterminer l’heure exacte de la mort de David Hamilton.

Il suffirait aussi que Flavie Flament nous dise à quelle heure a eu lieu  cet appel d’un(e) journaliste à David Hamilton, d’autant plus que selon Flavie Flament il y a en outre un effet de cause à effet (« il a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort ») entre cet appel et la mort du vieil homme de 83 ans.

Et puis, le (la) journaliste aussi pourrait dire l’heure de son appel. Ben oui, elle pourrait, d’autant plus que:

      • David Hamilton avait publié un communiqué disant qu’il ne se serait plus exprimé sur le sujet; à quoi servait de lui téléphoner?

      • est-ce le rôle d’un (d’une) journaliste (qu’en pense la « déontologie journalistique »?)  que d’appeler un vieux monsieur de 83 ans pour lui donner des « informations » concernant la collègue Flavie Flament; laquelle, trois jours avant, avait en outre été nommée à la tête d’une « mission de consensus » par Madame le ministre Rossignol?

      • pourquoi un(e) journaliste appelait-elle David Hamilton, sur l’ordre de qui appelait-on David Hamilton? Et cela, pour lui parler « d’Elodie », Elodie dont la plainte contre David Hamilton, au demeurant, avait abouti à un non lieu?

Mais bon, ce qui ne sera pas dit je le dirai dans mon prochain livre. A bientôt!

 

Olivier Mathieu

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Quand David Hamilton « a su que c’était fini pour lui. » Mais qu’est-ce qui était fini pour lui, Madame Flament ? Le droit de vivre ?

From → divers

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