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Après trente ans de mémoire traumatique, Olivier Mathieu à son tour révèle: il y a trente ans, un fameux animateur de téloche voulait me faire une fellation

2 novembre 2017

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Publié le 2 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Un article, aujourd’hui, sur Vanity Fair.

On lit (en espagnol) ce qui suit.

http://www.revistavanityfair.es/actualidad/articulos/david-hamilton-retratos-de-una-obsesion/26976

La intérprete Patti D’Arbanville guarda un mal recuerdo del rodaje de Bilitis y de su relación general con Hamilton. En algún momento, además de intentar seducirla, dice, el británico quiso difundir desnudos suyos en postales y pósteres. D’Arbanville tuvo que llamar a su abogado para impedirlo. Durante la película, las cosas tomaron un tono más intenso: “Un día, David nos invitó a cenar a mi marido y a mí a su casa de Ramatuelle. Mona [la novia de Hamilton] también estaba. Había buena comida, buena conversación, todo era perfecto. Hasta que en un momento de la noche nos enseñó un álbum lleno de fotografías de genitales de bebés y de niños de entre dos y siete años, desnudos y fotografiados de cintura para abajo. Tenía libros y libros de estas imágenes, eran su colección privada. Él creía que eran su obra maestra. Cuando vimos aquello, quisimos salir de ahí. Fue horrible. Cuando lo pienso, me pregunto por qué no fui a la policía”.

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En français, je traduis sommairement (ma connaissance de l’espagnol n’est pas parfaite, contrairement à celle d’autres langues).

L’interprète Patti D’Arbanville garde un mauvais souvenir du tournage de Bilitis et de sa relation générale avec Hamilton. À un moment donné, en plus d’essayer de la séduire, dit-elle, le Britannique voulait publier ses photos de nus sur des cartes postales et des affiches. D’Arbanville a dû appeler son avocat pour l’empêcher. Pendant le film, les choses ont pris un tour plus intense: « Un jour, David m’a invitée avec mon mari chez lui à Ramatuelle. Mona [la petite amie de Hamilton] était là aussi. Il y avait de la bonne nourriture, une bonne conversation, tout était parfait. Jusqu’à un moment où, pendant la nuit, il nous a montré un album plein de photos de parties génitales de bébés et d’enfants entre deux et sept ans, nus et photographiés à partir de la taille. Il avait des livres et des livres de ces images, ils étaient sa collection privée. Il croyait que c’était son chef-d’œuvre. Quand nous avons vu cela, nous voulions sortir de là. C’était horrible. Quand j’y pense, je me demande pourquoi je ne suis pas allé à la police.

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Voilà qui appelle bien des remarques. La première de ces remarques et que la reconnaissance n’est sans doute pas la vertu première de « Lady D’Arbanville »…

La deuxième remarque est que, ici encore, on a donc des accusations portées après la mort d’une personne; or, il est évident que l’on peut accuser un mort de tout et de n’importe quoi, puisque celui-ci n’a plus la possibilité de répondre et de se défendre.

En effet, j’exposerai ce que devrait comprendre toute personne jouissant d’un cerveau en état de fonctionnement.

Le Code de procédure pénale dit (article 6) : « L’action publique pour l’application de la peine s’éteint par la mort du prévenu, la prescription, l’amnistie, l’abrogation de la loi pénale et la chose jugée. »

Par exemple, si un décès se produit pendant l’instruction, les investigations s’arrêtent aussitôt et aucune juridiction de jugement n’est saisie.

Or, ici, on n’a pas seulement un décès qui se serait produit pendant une instruction. On a les accusations de Lady D’Arbanville, accusations POSTHUMES et rapportées par un journal (Vanity Fair).

 On a des accusations journalistiques – relayées par un journal – contre un homme, David Hamilton, dont le suicide, loin de toute reconnaissance de culpabilité (il avait repoussé les accusations), fut le résultat d’une souffrance liée à une accusation injuste. Je pense que David Hamilton est l’exemple d’un artiste, d’une personne sensible injustement accusée.

Il est évidemment impossible de concevoir un procès sans que le mis en cause ait – du fait de son décès – la possibilité d’exprimer son point de vue et de démontrer son innocence. La Justice n’existe (et encore, pas toujours) qu’en cas de décision rendue par une formation collégiale après un débat public impliquant toutes les parties, dont la défense.

Résumons. Ici, aucune instruction. Des propos prononcés unilatéralement contre un mort, et encore, des dizaines d’années après.

Un journal prétend que Lady D’Arbanville raconte que, il y a des dizaines et des dizaines d’années, David Hamilton aurait – en présence de son épouse, de son actrice et du mari de cette dernière – montré un album, ou des albums, présentant des photos d’enfants nus de… 2 à 7 ans.

A ma connaissance, David Hamilton n’a jamais publié de photos d’enfants tellement jeunes. Personnellement, je doute catégoriquement de la véracité des dires de Patti d’Arbanville.

Enfin, il s’agit d’allégations posthumes, des dizaines d’années après des faits parfaitement présumés, au sujet d’un épisode qui aurait eu lieu chez David Hamilton il y a des dizaines d’années. En Droit, encore une fois, du vent.

C’est un peu comme si je disais qu’il y a des dizaines d’années, dans les couloirs de l’une ou de l’autre téloche, un animateur fameux de télévision (que je croyais et que l’on croit hétéro) m’a proposé de me faire une fellation. Et là, hop, je n’ai pas parlé depuis trente ans parce que je n’arrivais pas à libérer ma parole, et puis moi aussi j’ai droit à la mémoire traumatique ou c’est une chasse gardée de qui vous savez – les étoiles (fades) et les starlettes de la mémoire et de la mémoire traumatique?

Mais non, qu’on se rassure, c’est une blague!

From → divers

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