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TOUTE RESSEMBLANCE AVEC DES NOMS OU DES PERSONNES, DES ÉVÉNEMENTS OU DES SITUATIONS EXISTANT OU AYANT EXISTÉ NE SERAIT QUE PURE COÏNCIDENCE

3 novembre 2017

À l’heure où les bien-pensants, je veux dire les non-pensants dominants harcèlent, en tous domaines, et sans vergogne aucune, les morts et les mourants, je voudrais redire quelques mots sur ce cas exemplaire (non pas comme modèle à suivre, mais comme archétype).

Avec cette femelle d’Homme pseudo écrivain haineuse, vulgaire, exhibitionniste 1, médiocre et mythomane, tenue par quelque gourou « psy » et « moderne » 2, obsédée par sa gloriole toujours dans le ton du moment, et acharnée dans son harcèlement publicitaire « hamiltonien » ante et post mortem grotesque et affligeant, on n’a pas de gants ni de pincettes à prendre. 3 « J’ai été élevée dans l’idée que j’étais une mauvaise » confie-t-elle aux médiateux les plus vils. Tu l’as dit bouffie… de suffisance.

Je n’irai donc pas par quatre chemins pour dire qu’il est honteux qu’un service public de télévision participe en ce moment — donc avec nos deniers — à une entreprise de bassesse éthiquement très contestable et plus encore juridiquement répréhensible.

Je ne reviendrai pas sur tous les aspects du lynchage public scandaleux et de la mise à mort abjecte de David Hamilton (suicide ou assassinat, question éternellement en suspens). Il suffit de se reporter au blog en Défense de David Hamilton (https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/) ou de mon présent blog qui en ont longuement parlé.

Je voudrais juste faire quelques remarques sur l‘actuel et interminable (en un ou deux mots) filon publicitaire, sur le cas tout nu et d’espèce de celle que je ne veux même plus nommer de son vrai nom, et de tout cet entourage médiatique à la fois obscène et complaisant, entregent maffieux et propagandiste, délateur et complice. Tout ce petit monde de la télévision mais aussi en l’occurrence de pseudo festivals, qui est l’image même des dominants de notre société totalitaro-« démocratique ».

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Je lis dans les gazettes encore une fois tout et son contraire, si l’on peut dire :

– L’œuvrette sans valeur (et sans jeu de mot) La Consolation (qu’il conviendrait mieux d’appeler La Consternation) — redisons-le encore une fois — est maintenant classée « autobiographie », alors même qu’elle a été éditée comme « roman ». Lâcheté de l’éditeur Lattès sans doute, face à la justice. Scandale sans dommage éditorial. Il est quand même malheureux qu’il faille rappeler qu’un roman est une « histoire feinte, écrite en prose, où l’auteur cherche à exciter l’intérêt par la peinture des passions, des mœurs, ou par la singularité des aventures. » (Littré).

– De cette œuvrette est sorti un téléfilm éponyme qui en serait une « libre adaptation ». Ainsi, penserions-nous, encore moins réelle et de plus faible véracité.

– Enfin, ce téléfilm a été « sacré meilleur téléfilm au Festival de la fiction TV [sic] de la Rochelle 2017 » ! Donc il ne devrait plus avoir grandchose ou ne plus rien avoir avec la vérité et la réalité des faits supposés.

*

Je n’évoquerai pas plus que ça les dithyrambes gazettesques, à rire, alloués au téléfilm des copains-coquins. Mais je citerai cependant cette phrase :

« … la libre adaptation de l’autobiographie de Flavie Flament, « La Consolation », est portée par la saisissante interprétation de Léa Drucker, magistrale dans le rôle de la mère perverse, et Lou Gable dont c’est le premier rôle. La fiction sera suivie d’un débat animé… »

Joli débat en perspective et dont on connaît déjà la teneur. D’autant qu’il sera « animé » par Carole Gaessler, la voix de son maître sur FR3. Mais plus important : je note que la « libre adaptation de l’autobiographie » serait également une « fiction ». Pour qui a encore un peu de jugeote — et de français — une « adaptation d’autobiographie » ne peut pas être une « fiction ». Même adaptée une autobiographie est censée conserver un lien avec la réalité passée. La fiction est totalement imaginaire. Elle ne peut avoir que des liens ténus, accidentels, de pur hasard avec le réel.

Et relisons la citation. « Saisissante », « magistrale », « perverse ». Le poids des mots. Je ne sais pas, ce qu’en pense la vraie mère du cas nu — ou plutôt je m’en doute — qui sur des photographies des temps incriminés semblait très bien s’entendre avec sa fille qui ne donnait nullement l’impression d’une fille traumatisée. Enfin, chacun peut se faire une idée de la rage présente de l’ex Poupette vis-à-vis de sa mère et de sa famille proche. Il suffit de consulter les vidéos ou la presse pipole sur Internet.

Remarquons encore accessoirement que ce téléfilm « sera diffusé en prime time [sic et sans même des guillemets] mardi 7 novembre sur France 3″. Ce qui en bon français se dit tout simplement : en début de soirée. Mais ceci est encore un autre sujet, une marque de fabrique des journaleux adulateurs de tout ce qui n’est pas français et de préférence anglais. Et qui font et défont une bonne part des modes langagières, toutes plus pitoyables les unes que les autres. Vraiment triste époque en tout qui semble avoir fait son adage et son mode de vie de : tout ce qui n’est pas français, et en premier lieu tout ce qui est américano-impérialiste, est mieux et meilleur.

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Au final, on ne serait être surpris d‘entendre la grande spécialiste française du viol, de renommée internationale 4, relater des faits (délictueux) en ce « joli » raccourci :

“Au départ, je n’avais pas imaginé une adaptation à la télévision. La plume a été mon arme [mazette !] pour faire passer un message et dénoncer un prédateur que je ne pouvais pas traduire devant les tribunaux en raison de la prescription. [Mais Hardi Çon a fait, sans aucun dommage judiciaire, le sale boulot diffamatoire et d’incitation au suicide pour moi] Ensuite, on m’a proposé [tiens, donc !] ce téléfilm qui sera suivi d’un débat, ce qui était essentiel pour moi. J’ai vu dans cette fiction [sic encore] une façon de porter le message, de provoquer la discussion, de toucher“.

Ou déclamer cette énormité : « Le film a le souci d’être fidèle à la réalité dans les moindres détails. Cela m’a extrêmement touchée » alors même que l’adaptation de son oeuvre livresque inoubliable s’est vu décerner, comme déjà dit, le titre de « meilleur TV film au festival de la fiction » Pour mon compte, c‘est d’affliction qu’il faudrait parler ici.

Cette fiction est tellement fidèle à la réalité que je lis : « Les téléspectateurs retrouveront la jeune Lou Gable et Emilie Dequenne dans les rôles de Flavie Flament jeune puis adulte tandis que la mère de l’animatrice sera incarnée par Léa Drucker et David Hamilton par Philip Schurer. » De la fiction, je vous dis ! Qu’attend la mère « perverse » pour porter plainte et faire empêcher la diffusion de cette entreprise méprisable, contestable, justiciable, propagandiste de fausse science psychiatrique, d’atteinte à la mémoire d’un mort ? On n’est plus ici dans le fortuit.

*

Que semble vouloir dire « fiction » pour ces gens de peu de conscience ? Et de peu de français. Sans doute tout ce qui est mis en film avec des acteurs ? Il y a de quoi perdre son français avec ces pignoufs de la communication et de l’animation qui font glisser le sens des mots, le contenu de la pensée en des expressions toutes faites et entendues, sabir médiatique, novlangue démocratico-totalitaire.

De fait, non seulement dans la relation des faits ou supposés faits prétendument objectifs, mais dans les mots eux-mêmes, la confusion est « savamment » entretenue. Mélange d’actes volontaires et involontaires de consciences humaines à minima pourtant sûres de leur fait, et bien atteintes par le nivellement médiatico-technologiste ambiant.

La manipulée manipulatrice elle-même nage — y croit ou fait semblant d’y croire — dans une sorte de fantasmagorie « de bonne foi » (car il s’agit de croyance et de mythe ici et de rien d’autre), de récit captieux involontaire ou inconscient sorti de son cerveau confus et malade.

Oui, comment s’étonner quand on patauge tous, depuis quelques dizaines d’années maintenant, dans le confus audio-visuel 5, où l’on ne sait plus si ce que l’on nous montre et dit est réel ou fictif, document ou publicité, télé-réalité ou télé-montage. Propagande ou information. Manipulation ou véracité. Et de plus en plus, « journalisme » ou délation.

Pour le dire autrement, c‘est le propre du spectacle médiatique d’entretenir les confusions, manipuler la réalité ou la taire. Sciemment ou « tout naturellement ». Il en va de même dans la littérature, la sous-littérature contemporaine perdue entre imagination à bout de souffle, démarquage et plagiat pur et simple.

Pitoyable société présente, en totale régression, où le monde du spectacle, celui des media, celui de la publicité, celui de la finance et celui de la politique ne font plus qu’un, gigantesque pieuvre aux innombrables tentacules dictant le Bien et le Mal, organisant les lynchages médiatiques, contournant totalement ou faisant taire le monde judiciaire bien mal barré lui aussi.

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Ici, je voudrais donner quelques commentaires, pris sur Internet, qui montre que des inconnus ont souvent plus de bon sens que nos automates « conceptuels » médiateux :

1. On en est là, à adapter des bouquins de Flavie Flament pour réaliser des téléfilms , quelle tristesse …

2. En ce qui me concerne je n’ai pas la prétention de vouloir intéresser la terre entière avec l’histoire de ma vie faite aussi de douleur, de joie, de démons, d’abus ( eh oui, elle n’est pas la seule), de rires , de chagrins et de plein d’autres choses, comme la vie de chacun d’entre nous …

3. Personne pour parler de la détresse de David Hamilton, son nom balancé, sans preuve, sans procès ? Je demande « au cas où« , vu la ferveur avec laquelle certains défendent les « porcs » dont le nom sort sur Twitter, ces pauvres hommes innocents, comme David Hamilton […] et bien d’autres, victimes du mensonge de plusieurs femmes.

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En ces temps d’hystérie « féministe » 6, qui n’en peuvent mais, où des femmes apparemment très « libérées » (cf. toute la presse pipole, pour ne pas parler des plages l’été) et prêtes à tout pour faire carrière, hypocrites et sans morale aucune, viennent se plaindre de harcèlement des années après les faits, ne serait-il pas temps de dire : Ça suffit ! Fermez-la les abjectes sûres de vous et de vos impunités, laisser tranquille un mort, un mort prématuré « suicidé«  par une médiocre arriviste qui fait fi des lois, un mort innocent jusqu’à plus ample informé. Arrêtez d’alimenter la bassesse et le voyeurisme du chaland ordinaire.

Enfin, pour ce qui est de la traumatisée mémorielle qui entend être et demeurer une célébrité « incontournable » (en un seul mot), je lui prédis une fin douloureuse dans l’oubli total de sa médiocrité.

***

Notes :

1. Obsédée par une volonté de paraître, de faire parler d’elle coûte que coûte, mais aussi de gagner du pognon, la châtelaine du Touquet aime ou aima à se montrer dénudée, et pas du tout traumatisée, sur les feuilles de choux pipole ou sur YouTube où par exemple, elle simule un orgasme dans un bistrot devant Stéphane Bern, le sioniste inverti bien connu, ce « bon chic bon genre » monarchiste et macronien.

2. Je donne ici un charabia journalistique que l’on va décrypter en quelques mots. « Auréolé du prix du meilleur téléfilm au festival de la fiction télé de La Rochelle, « La consolation » suit Flavie Flament qui, après un malaise à quelques minutes de prendre l’antenne, consulte un psychanalyste qui décide de revenir sur son enfance. Mais alors que tout semblait idyllique, l’animatrice se remémore des détails sordides, lorsqu’elle avait 13 ans, un été dans le Sud de la France. Car cet été-là, la mère de l’animatrice lui fait rencontrer le photographe David Hamilton, accusé ensuite d’avoir violé la jeune Flavie. » Retenons l’essentiel, ce que je supputais dès 2016 : c’est bien à la suite de la consultation d’un gourou psychanalyste ces dernières années (au-delà du délai de prescription) que la scribouillarde et « alors que tout semblait idyllique » « se remémore des détails sordides, etc. » Cas typique (« classique ») de manipulation mentale (coupable), théorisée sous le nom de « mémoire traumatique », où rien ne manque puisque cela s’est achevé par la rupture avec sa famille d’origine et la mise plus bas que terre de sa propre mère.

3. Certes je veux bien accorder quelque circonstance atténuante lorsqu’il m’arrive de lire dans cette presse (de très rares fois, début de réflexion, début de lâchage?) : « son agresseur présumé », « le viol présumé ».

4. Cf. ceci lu dans une gazette quelconque :  » Invitée sur LCI dans l’émission “24h Pujadas”, Flavie Flament est revenue sur le scandale sexuel Harvey Weinstein “Il y avait des signaux, il y avait quand même des rumeurs. Je pense que ces signaux, en général, sont en réalité repérables mais qu’on ne veut pas les voir, qu’on ne veut pas les entendre qu’on a une tendance à les écarter et c’est ainsi que des prédateurs continuent allègrement à méfaire et à faucher des devenirs”, avait-elle fustigé sur LCI. »

5. Le film à charge de Fellini : Ginger et Fred est sorti en 1986 ; c’est au cours de son tournage que Fellini perdra son procès qui l’opposait à Berlusconi à propos des coupures publicitaires de films à la télé. Tout un symbole de la décadence : le juge reconnaîtra l’atteinte à l’intégrité des œuvres mais donnera raison à ceux qui pratiquaient des coupures publicitaires avec l’argument suprême que les spectateurs s’y étaient habitués ! Les veaux…

6. Qui se retrouve dans tous les domaines, comme dans celui de la langue. Au niveau lexical depuis au moins les années quatre-vingt qui a vu l’émergence d’un prurit périphrastique édulcorant, très bien décrit par Desproges, et comme de nos jours lorsque les sagesfemmes hommes (il en existe, personnellement je ne trouve pas qu’ils soient à leur place) deviennent des maïeuticiens (sans doute des philosophes spécialistes du vagin dilaté), lorsque les femmes docteurs, professeurs, auteurs, metteurs en scène sont transformées en cette aberration orthographique de « docteures, professeures, auteures, metteures en scène«  (que des métiers jugés « de qualité »), lorsque enfin, tels en ces jours mêmes, il y a des « crétin.e.s, taré.e.s ou débiles » pour promouvoir une dite « écriture intrusive » dénuée de sens et illisible par le commun des mortels. « Intrusive » : qui a le caractère de l’intrusion ; « intrusion » : le fait de s’intrure, s’introduire sans droit ni titre (verbe tombé en désuétude).

J.-P. F.

From → divers

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