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LA FÊTE DES MORTS

2 novembre 2017

Si l’on n’oublie pas (les media sont là pour le rappeler) que le soir et la nuit du 30 octobre est l’Halloween, originellement des contrées celtiques situées au nord de la Manche (All Hallows-Even, soit « the eve of all saints’ day » : la veille, ou la veillée de tous les saints), que le 1er novembre est la Toussaint chrétienne de nos contrées, une curieuse confusion a fait que le 2 novembre, le Jour des Morts, où l’on fête tous les morts, des plus nobles aux plus humbles, des meilleurs aux pires (du moins les morts baptisés dans la religion catholique), a été reporté dans l’esprit des gens, et dans la coutume, à celui de la Toussaint. Toutes vieilles coutumes, d’ailleurs, qui remontent aux temps païens et celtes du culte de Samain.

Coïncidence remarquable, le présent 2 novembre 2017 est aussi le centenaire de cette calamité pondue par la perfide Albion : la Déclaration Balfour faisant fi des « gueux » palestiniens et accordant, par la grâce du colonialisme conquérant d’alors, et de fait, la Palestine aux influents sionistes. Calamité qui empoisonne encore tout le Proche-Orient, comme on sait, et qui ne cessera que le jour où Israël sera contraint de se fondre dans une Palestine musulmane, chrétienne, juive, etc. retrouvée. La Déclaration Balfour ou… le jour des morts palestiniens.

Enfin, s’il est un homme de talent, pour ne pas dire de génie qui a choisi que le Jour des Morts passe juste un peu, pour s’éteindre et achever d’être « devant les cochons », et de cela il y aura un siècle demain (3 novembre 1917) c’est bien Léon Bloy. L’auteur, entre autres, du Salut par les Juifs (dont des passages d’une édition récente ont été censurés par des crétins de justice illettrés) et de Je M’accuse où il ravale Zola au rang d’un médiocre feuilletoniste tirant à la ligne, ronflant opportuniste sans éthique, écrivaillon conformiste et sans lexique (autrement dit, tout l’inverse de Bloy lui-même).

1917, importante année qui vit également des rébellions de poilus aux creux des tranchées … Espérons, en attendant, qu’il ne faille attendre 2117 (si les hommes sont encore là) pour voir notre souhait d’une Palestine réunifiée, réalisé.

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