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CE N’ ÉTAIT QU’UN CHAT DANS LA GORGE, UNE RACLURE DE FIN DE BANQUET

2 novembre 2014

Les fouille-merde de la L.B.C.A. (Ligue Belge Contre l’Antisémitisme) ont ressorti ces jours derniers des propos d’ordre privé tenus sur Fesses Bouc, il y a un an, dans ce qu’on appelle un « tchat »*. Ces propos, tenus par un élu du Centre Démocrate Humaniste, parti belge, étaient les suivants :

« Pour moi, c’est clair, j’ai investigué dessus, je me suis littéralement plongé dedans, j’ai été consulter des archives à Auschwitz, j’ai rencontré un juif ancien déporté, j’en ai parlé avec des historiens de musées de la déportation, j’en ai parlé avec un ancien résistant devenu révisionniste, j’ai lu un tas de trucs. J’ai été chercher des bouquins, j’ai rencontré Faurisson (NDLR : un historien négationniste) et ma conclusion est la même qu’Olivier Mathieu (NDLR : un négationniste condamné à Bruxelles en 1991) : “Les chambres à g…, c’est du bidon” ». Les NDLR, « notes de la rédaction », sont celles du journal belge Le Soir.

Cet élu belge de Crainhem, « échevin humaniste » (dixit les gazettes), un certain Thierry Van De Plas, après mouchardage de la L.B.C.A., a été illico presto démis le 26 octobre de sa qualité de membre de son parti « pour avoir fait état, dans un échange sur Facebook, de convictions négationnistes » (Le Soir du 27/10). Les bûchers ayant été abolis le courroux en demeurera là. Du moins pour l’instant.

Depuis Van de Plas a affirmé : « Je répète uniquement la phrase que dit un négationniste dans une émission télé dont je partageais l’extrait vidéo. C’était un chat [sic] privé. J’ai déconné, je l’ai reconnu, mais c’était une conversation « à chaud » avec une personne avec qui j’avais eu un débat passionné. » Il nous laisse entendre qu’il faut l’excuser. La passion c’est un peu comme la boisson à la fin d’un gueuleton trop arrosé, elle finit par nous faire déraper (sic), pense-t-il certainement.

Dans le genre veulerie « humaniste » on ne fait pas mieux. « Je répète uniquement [rien de plus que] la phrase que dit… » Ce n’est pas moi, c’était à la télévision, c’est un autre. Cet autre étant décrété « négationniste » terme creux créé par le sionisme qui comme chacun sait est la grande confrérie des plus grands et uniques humanistes du monde civilisé ; terme qui ne veut rien dire en soi sauf que la personne qui en est affublé est ignoble, sous-homme, quasi déchet d’humanité. Goy des goyim. Et pire encore, étron (comme disait Vidal-Naquet), porc non casher ou à la rigueur porc hallal.

Tchat « privé », comme quoi Fesses Bouc est un nid à censure, à surveillance et répression policière ou assimilée (L.B.C.A.). D’ailleurs, il faut vraiment ne rien avoir à foutre dans la vie et s’emmerder comme un rat mort pour passer son temps à éplucher les propos des uns et des autres dans un but de dénonciation (aux autorités et ici, en l’occurrence, à un parti politique), qui plus est à partir d’une page dite « privée » d’Internet. La dénonciation que c’est joli ! « J’ai déconné. Je l’ai reconnu… Conversation à chaud… débat passionné… » Quel courage ! Ne manque plus que : « Vous savez, j’y ai été poussé ; malgré moi envoûté par le Diable en personne. C’est qu’il est malin ! » Van de Plas, tu n’es qu’un piteux. Pas capiteux.

« Je suis en colère parce qu’on me salit en insinuant que je suis négationniste » a ajouté l’élu sans majuscule qui réussit le tour de force dialectique de se déclarer en accord avec quelqu’un qu’il qualifie lui-même non pas de « révisionniste » mais bel et bien de « négationniste ». Beau déni d’assumer son écrit. Et belle confusion mentale. Pas content, il va porter plainte contre la L.B.C.A, mais j’ignore sur quel critère. Publication de propos privés ? Diffamation ? Injure ?

En attendant, elle ne vaut pas cher la liberté d’expression « humaniste » chez les belges, une fois.

Un partisan de la liberté d’irrévérence totale et d’expression intégrale.

* Personnellement, quand je ne peux pas faire autrement, à défaut de ne pas être compris en utilisant un synonyme comme « échange » et pourquoi pas « texto », je mets un « t » initial à cet anglicisme (ce qui finalement est normal au pays de si grands consommateurs de thé), car autrement ça serait appeler « tchat » un chat (voire une chatte) qui a déjà assez de son homophone « chas ». Il est vrai, quand ce domaine, règne la plus grande confusion orthographique ; ainsi en est-il des hispanismes avec ou sans « t » comme « tchatcher », « avoir la tchatche », « cha-cha-cha », etc. Aussi bien en anglais qu’en espagnol, « ch » se prononce « tch », ce qui bien évidemment n’est pas la norme française.

From → divers

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