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ON PEUT EN MOURIR, D’AIMER LA NATURE

28 octobre 2014

Je ne rappelle pas le contexte, connu de tous je suppose.

Depuis hier, j’ai entendu (juste le temps qu’il faut, pas plus…) des connards socialistes, des connards UMpistes et même un insignifiant centriste de l’UDI tenir les uns, les autres pratiquement le même discours, celui de petits totalitaires méprisants, sûrs d’eux, qui ont en haine le peuple, et la véritable démocratie. (Je n’ai pas entendu l’autre connasse la Le Pen à jouir de la situation, mais elle doit penser la même chose quand on sait son attachement au capitalisme et son opposition aux méchants gauchistes ou supposés tels, mais par contre son soutien indéfectible à la Ligue de Défense Juive, organisation d’extrême-droite terroriste et para-militaire… plutôt qu’à la Ligue de Défense des Animaux ou à celle de Défense de la Nature).

Je ne veux pas trop m’étendre sur le sujet, je n’ai plus que crachats à leur encontre, à l’encontre de cette bourgeoisie puante, décadente, collabo. Tiens ! ce n’est pas un hasard, en cette époque de haute collaboration mondialiste, si la loi constitutionnelle n° 2007-238 du 23 février 2007 a supprimé la notion de « haute trahison » à l’encontre d’un président, pour la remplacer par une phrase plus feutrée et d’une définition aussi creuse et surtout plus anodine : « Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » (article 68 nouveau). Il n’est d’ailleurs plus question que de destitution. Quels sont ses devoirs ? Quels pourraient être ses manquements ? Et comment l’on définit : « manifestement incompatible ». Mystère juridique !

Donc, juste quelques phrases qui me paraissent essentielles en refrain habituel, mais néanmoins nécessaire.

Un homme amoureux de la Nature est mort, tué par la police qui reçoit des ordres des politiques, un jeune, un anonyme de la base, c’est tout ce que je retiens.

L’abruti de l’UDI que j’ai entendu, un député, je ne sais pas son nom, ou plus exactement je ne cherche pas à retenir les noms des cons, blablatait sur la démocratie, l’unanimité des élus (bien évidemment, puisque c’est une caste), l’appui des populations (non réellement consultées!), la violence de minorités agissantes (de la police ? non, je ne crois pas). Et cerise sur le gâteau, que : réaliser ce barrage, c’était agir en vue des générations futures. De leur bonheur sans doute…

J’ai peu entendu de mots de compassion de leur part, mais un dédain agressif. « On sait ce que l’on a à faire, vous êtes des minables qui ne connaissez rien, heureusement qu’on est là, instrumentalisation, etc.  » « Instrumentalisation », en voilà encore d’un mot ! Inventé par qui, donc ? Qui présentement pue le socialo…

On est arrivé à une époque où le sens des mots est totalement inversé ; quand les pantins qui nous dirigent (de moins en moins et c’est tant mieux) ânonnent « démocratie », il faut entendre « dictature et violence des États », quand ils ânonnent « progrès », il faut penser « destruction et régression », quand ils ânonnent, abrutis et cyniques qui prétendent tout savoir et agir pour le bien commun, « obscurité, archaïsme, recul », il faut comprendre « véritables ennemis du Capital, du fric, du profit immédiat ».

Le minable de l’Intérieur qui a une case de nave, comme à son habitude répète son discours creux, sorti tout droit de la Loge, sur les valeurs et les lois de la République. De sa raie publique bananière, plus exactement. C’est le même, il me semble, qui nous expliquait cet été que manifester pour soutenir La Palestine et les palestiniens n’était pas envisageable, débordements, violence… Dans le temps même où les milices sionistes agissaient encore une fois en toute impunité… certes on envisagerait de dissoudre la LDF, mais j’ai quelques doutes. De dissoudre non pas pour toutes les saloperies, dont des crimes, dont elle s’est rendue coupable depuis des années, mais parce qu’elle a eu la malencontreuse ou finalement cohérente idée d’impunie, de s’en prendre à des policiers.

L’Histoire nous dit que le socialisme et affidés (radicaux et autres francs-maçons) au pouvoir n’a jamais amené in fine que répression populaire (par exemple l’internement des étrangers dans des camps, en l’occurrence des républicains espagnols, décret de 1938 de Daladier, les Gardes Mobiles et la répression des grandes grèves de 1947 par Jules Moch…), esprit colonial et guerres (là chacun fera la liste jusqu’à nos jours, depuis Quatorze puis la Guerre du Riff pour le moins). Esprit collabo pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à du capitalisme et plus encore à de l’impérialisme.

Il faudrait que le Peuple se reprenne en mains, c’est une véritable nouvelle constitution qu’il serait nécessaire de mettre en place, une constitution avec une véritable séparation des pouvoirs et surtout un poids notablement accru pour la démocratie la plus directe possible. Une démocratie qui empêche les cumuls de toutes sortes et les réélections ad vitam aeternam des mêmes, qui encourage une déprofessionnalisation et départisation de l’action politique, qui interdise les forfaitures du genre le Non majoritaire au référendum sur l’Europe (ou plus exactement sur la pseudo-Europe) bafoué par la caste politique ; une démocratie qui impose des mandats précis et des pertes radicales de mandats en cas de non respect, et que l’on ait recours aux débats publics et aux référendums sur tous les sujets importants nationalement (toute guerre par exemple), régionalement ou localement. Dont le référendum d’initiative populaire. Un peu comme ce qui se fait chez nos voisins helvètes. Ce qui est un minimum.

Je donne à suivre un article d’Hervé Kempf de Reporterre.

*

Un crime du pouvoir socialiste

Le décès de Rémi Fraisse au Testet est le résultat d’un crime : celui des responsables socialistes qui ont piétiné la loi et la démocratie pour ne laisser d’autre issue que la violence.

*

Le drame qui s’est déroulé près d’une rivière où, voici quelques semaines, s’épanouissait une forêt vivante, n’est pas un accident. C’est un crime.

Nous ne pouvons assurer définitivement ici qu’une grenade ou un autre projectile lancé par les forces de « l’ordre » a touché mortellement le jeune Rémi Fraisse. Les témoignages que nous publions incitent à le penser, mais nous attendons le résultat de l’autopsie et d’autres témoignages indiscutables pour déterminer notre conviction.

Mais nous affirmons que la mort de ce jeune homme résulte de l’obstination criminelle de hauts responsables qui ont, contre l’évidence et en piétinant l’esprit de la loi, conduit à une situation où la seule issue était la violence, une violence savamment entretenue par une police à qui l’on a lâché la bride.

Rappelons divers faits, amplement documentés par Reporterre et par les collectifs de sauvegarde de la zone humide du Testet :

- l’enquête publique avait conclu à un avis favorable, SOUS RESERVE d’un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature. Or, celui-ci a rendu un avis nettement défavorable ;
- les travaux de défrichement se sont déroulés sans autorisation préalable de défrichement ;
- les opérations obligatoires de diagnostic archéologique préalable ont été oubliées ;
- le conflit d’intérêt est manifeste, puisque la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne a établi l’étude concluant à la nécessité des travaux, alors que c’est elle qui doit les réaliser.

Par ailleurs, l’action de la police a été extrêmement violente depuis la fin août, outrepassant largement les nécessités de l’ordre public dans un État républicain. De nombreux témoignages attestent de cette violence souvent gratuite, à l’encontre d’opposants installés sur la Zad essentiellement non-violents. Plusieurs des opposants ont certes, à l’occasion, lors des affrontements de début septembre, lancé des projectiles et parfois des cocktails molotov contre les forces de police. Mais l’esprit dominant, aussi bien sur la Zad que parmi les collectifs, est à la non-violence, comme l’attestent reportages et témoignages. La répression provocante menés par gendarmes et CRS [qui ne font qu’agir aux ordres…] à l’encontre de manifestants ou d’occupants pacifiques ne pouvait que viser à susciter des réactions violentes – servant d’alibi à la répression – chez les opposants.

Et par ailleurs, on traitait par le mépris ceux qui, s’engageant pacifiquement, mais au péril de leur santé, ont fait plus de cinquante jours de la faim afin, simplement, d’obtenir… un débat.

L’obstination du président PS du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, à mener les travaux quoi qu’il puisse en coûter, avec l’appui du préfet et du premier ministre Manuel Valls, est bien criminelle : elle a conduit à la mort d’un homme.

On sait la tactique suivie par les promoteurs de ce projet inutile et imposé : aller le plus vite possible pour réaliser le barrage. Ensuite, la justice pourrait bien juger de son illégalité, le barrage serait là, inamovible.

Ce mépris de la loi, de la démocratie, du droit des citoyens, a conduit au trépas d’un jeune homme, et c’est un crime.

Ses auteurs – M. Carcenac, M. Valls qui l’a soutenu, tous ceux qui se sont tus parmi les responsables politiques en situation de peser – portent aussi une terrible responsabilité historique : en continuant à se comporter ainsi, ils alimentent le dégoût de nos concitoyens et concitoyennes pour les pouvoirs politiques, ils encouragent la montée de l’extrême-droite, ils préparent des lendemains dramatiques à ces journées de deuil.

On peut revenir en démocratie. Laisser la vérité émerger sur les circonstances du décès de M. Fraisse. Suspendre durablement les travaux, le temps de réfléchir, de dialoguer, et d’étudier. Reprendre le contrôle de la police, en la rappelant à sa noble mission, qui est de protéger la République, donc la démocratie.

Les responsables du crime se grandiraient en prenant ce chemin.

From → divers

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