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ITE MISSA EST

5 juillet 2014

J’ai-ti z-eu grand peur, peur de ne pas pouvoir dormir une partie de la nuit, non pas de bonheur, mais à cause du bruit. Mais non, bien heureusement ! la Franchouillie a perdu.
Ah, les Schleus, pas bien mirobolants non plus, mais nettement plus réalistes et costauds. (Moi, je me demande si ce n’est pas, ici encore, la preuve que Merkel est un ton au-dessus de Hollande.)
Alors que dire des petits françouillards qui dérouillent ?
Je ne reviens pas sur le déjà dit. Et je ne parlerai ni technique, ni tactique ni physique non plus. Je vais essayer de parler d’autres choses, en rapport quand même.
Remarque préliminaire : les gazettes évoquent toutes « le mythique stade de (ou : du) Maracana » de Rio de Janeiro. Il faut quand même rappeler qu’ils ont le mythe un peu court. En effet, les débuts de ce stade remontent à 1950, et puis il ressemble un peu au couteau de Jeannot dont on aurait changé plusieurs fois la lame et le manche. Il n’y a plus grand-chose d’origine dans ce stade.
D’ailleurs, c’est « le stade de » (si l’on parle du quartier) « du » (si l’on parle de l’oiseau) «Maracanã» ; avec la nasale finale « ain » comme dans « nain » (Et je passe sur les « a » non accentués qui se prononcent plutôt « ë »). Pour un français, il serait plus logique d’écrire : Maracanain. Qui n’est ni une mare à canards, à canes ou à cannes, ni une mer à canins ou un marocain nain. Maracanã signifie « oiseau vert » en tupi-guarani. Il désigne une sorte de perroquet agité et criard, telle une nuée de supporters hystériques. D’où le nom, ou plutôt le surnom du stade, car il possède un «vrai nom», celui d’un ancien journaliste sportif.
Il y a belle lurette que le stade n’accueille plus 173.000 spectateurs selon certains, 199.000 selon d’autres, comme lors du match du 16 juillet 1950 qui fit office de finale de la Coupe du Monde en opposant l’Uruguay (deux buts) au Brésil (un but). Sa contenance actuelle, toujours revue à la baisse, est d’un peu plus de 75.000 places.
Donc le « mythique » stade remonte à 1950, ce qui veut dire que les gens qui n’ont pas beaucoup plus que la soixantaine actuellement, peuvent potentiellement prétendre à la qualité, à la vertu mythique et qui sait mystique ! Enfin, ce qui me surprend le plus est que l’on m’a toujours affirmé (aux écoles et surtout de nos jours dans les media) qu’il n’y avait qu’un seul mythe incontestable (paradoxe) et qu’il remontait à environ 1945, peut-être même avant. Ce dernier d’ailleurs, à l’inverse du nombre des spectateurs du Maracanã, ne cessant d’enfler.
Mais changeons de «diks» et revenons au «macht» comme disait un copain de jeunesse qui était plutôt plus que moins dyslexique (mot imprononçable correctement pour lui, et d’ailleurs de lui totalement ignoré).
Petit foute d’ennui que tout ça. Pas beaucoup d’envie dans ces équipes. Du convenu. Match de fin de saison. Match de trop. Trois, quatre joueurs de talent dans chaque équipe et le reste insipide, comme on va au turbin, à reculons. Mais attention, pas tout à fait au même tarif : passer le huitième de finale (contrat rempli auprès de la F.F.F.) a rapporté 93.000 euros (chacun) aux déjà millionnaires de la baballe française. Finalement, c’est amusant, certains n’ont jamais joué, se sont contentés d’être les « sparring-partners » (sic) « des « cadors » (resic), ils passent eux aussi à la caisse.
Parmi ceux-ci, un doit bien rigoler, c’est Landreau l’ex-jeune-gardien-prodige du F.C. Nantes. Il vient de prendre sa retraite, plus ou moins oublié tout en battant le record d’Ettori de présence dans des matches de première division du championnat franchouillard. Il n’a pas été souvent appelé en équipe nationale. Les deux dernières fois on lui a même fait le coup d’être retenu comme troisième gardien et finalement de ne pas être emmené aux phases finales de Coupe du monde. Lors de la lamentable aventure d’Afrique du Sud, orchestrée par le minable et alors capitaine et chef des grévistes Evra (encore présent en équipe de France!), c’est le quatrième gardien qui passe devant lui pour remplacer je ne sais plus quel gardien blessé.
Sur une image de fin du match d’hier, j’ai vu le maillot de Landreau (et lui dedans), j’en conclus donc qu’il a eu « le bonheur » d’un ultime cirage de banc. Mais après tout, il passe à la caisse comme les autres et sans dommage.
Devant la télé, je n’ai même pas tenu une mi-temps, un gros bout de la première. Le temps de voir le seul but du match. J’ai arrêté avant la mi-temps, je sentais déjà le match plié. De ce que j’en ai vu : petit foute de passe à dix et de défensive, ou mis à part deux ou trois éclairs – je parle de la Franchouillie –, du jeu stéréotypé (par exemple par-dessus la défense, mais systématiquement, ça finit par ne plus prendre) et Neuer le bon veillait ! Et certaines « vedettes » ou pseudo-vedettes, des deux côtés, inexistantes.
Où est le « 3-3, 5 tirs aux buts à 4 » d’un célèbre France-Allemagne (celui du gardien drogué Schumacher qui assomma Battiston ce jour-là) ? Où sont les scores étincelants de bien d’autres matches d’autrefois ? « Mais il y en a eu, il y a eu le « 5 à 2 » contre les petits Suisses », me souffle un vaillant supporter. Certes, mais un « 5 à 2 » avec deux relâchements coupables en fin de match ; et ce n’était pas un quart, un demi ou une finale ; non un petit match entre deux équipes de seconde zone. De second tableau. Comme quoi le métissage à outrance – je veux dire : le mercenariat à outrance – ne permet pas tout et est probablement un frein à l’excellence. Au foute comme en tout domaine. Et ce n‘est pas le touchant (sic) cliché de début de match où les deux équipes se sont regroupées, pour une ultime photo, derrière une banderole contre le racisme, qui y changera quoi que ce soit. Au fait que pensent du métissage (obligatoire) et du racisme les équipes africaines sans aucun blanco en leur sein ?
Peu de temps avant le match, j’entendis dans la rue quelques joyeux klaxons. « On » allait gagnait. Une personne de mon entourage, rentrant au bercail, me dit : « quelle circulation ! le tramway, quel cirque ! il y a un écran géant en ville ! ». Personnellement, tout le temps du match, je n’aurai pas eu besoin d’ouvrir la télé ou de me renseigner sur Internet pour deviner le sort réservé à cette équipe. Quel calme, plat, au dehors.
« Tiens, Eurosport me dit que le match vient de se terminer : 1 à 0. »
Je ne vous dis pas le plus que silence qui a suivi. Pas même un seul coup de klaxon de la part d’un supporter de l’Allemagne. Un silence encore plus silencieux qu’auparavant. La ville a fini de s’endormir comme si de rien n’était. Comme s’il ne s’était rien passé, du tout. Les spectateurs de l’écran géant ont dû rentrer chez eux tout miteux, résignés mais meurtris, la queue entre les jambes. Certains ajoutant, « Pogba sur Kroos, y a même pas faute » enfin si peu ; « Hummels, y fait poussette sur Varane » enfin si peu. Mais la chance, le vent arbitral a tourné, voyez-vous ! Fini de rêver, fini de croire aux conneries des journaleux. Jusques à la prochaine !
Enfin, si les jeunes ont l’excuse de l’âge, il n’en va pas de même des croulants. Tiens, il y en a un bien connu, de croulant, il s’appelle Gélatine Kippa. C’est mon héros. Mon z-héros, d’un z qui veut dire zéro. Il y a peu il se déclarait très ennuyé, il y avait de quoi. « La finale, c’est le treize, le lendemain, c’est le jour des cérémonies » déclara-t-il fort contrit. «Comment on va faire, nos p’tits français vont revenir avec la Coupe le quatorze, quel casse-tête». Cornélien, je vous dis !
Moi, je suggèrerai bien à tous les supporteurs (sic, du français : « supporter » dans les deux sens du terme, positif et négatif) de France et de Navarre la chose suivante : Il y a encore le moyen d’arranger tout ça. Rendez-vous le long du parcours élyséen du Quatorze Juillet. Vous aurez tout loisir de siffler, de siffler à satiété, un tocard. Le roi même des tocards ! Munissez-vous de cartons rouges pour compléter joliment le tableau. Vous pouvez rire, le Quatorze Juillet n’a jamais été que du pipeau. Journal de Louis XVI au 14 juillet 1789 : rien ! (sic)
En effet, convenait-il de s’attarder sur ce minuscule fait d’Histoire, ce non-évènement tragique qui a consisté à ce que quelques excités de la populace parigote trucident les gardiens pas de but mais d’une prison d’État essentiellement réservée aux hautes couches de la société, et surtout quasi vide, mais finalement beaucoup plus civilisée que tant et plus de nos geôles contemporaines ?
Ultime remarque.
« France/Allemagne : un match qui promet d’être mémorable » titrait encore des heures après la fin du match le site de l’Immonde. Cela me paraît aussi sérieux et « mémoriel », et réellement « de référence » comme on disait autrefois, que ses commentaires concernant, par exemple, l’Ukraine. Si le match ne promettait finalement rien de bon et de beau, par contre l’Immonde promeut le mensonge et la bêtise en tout. Ils en tiennent une couche ceux-là.
Carton rouge là aussi. Que dis-je : exclu à vie !
Pauvre France !

From → divers

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