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B.P. Grillon.

19 mai 2014

On peut, on doit juger parfois, souvent même, les gens à de tous petits détails, du moins « détails » pour le commun des mortels, ou éléments que d’aucuns jugeront accessoires ou simples fautes de goût.
Je viens de lire sur le site de Robert Pioche – au fait de la vie italienne – que le matamore de la Commedia dell’arte politicarde italienne Beppe Grillo avait voué à l’euthanasie le pauvre chien innocent de Berlusconi qui, soit dit en passant, purge (pas le chien, mais son maître) une peine d’intérêt général dans je ne sais plus quel organisme, une maison de retraite je crois.
Heureusement une énorme majorité d’italiens s’indigne !
J’ajoute même que Grillo vient de signer, lui mais pas le chien, son propre arrêt de mort politique.
Je trouve cette saynète entre Fierabras et Il Cavaliere nettement moins drôle que la lutte farouche idéologique ou à coups de poings entre Don Camillo et Peppone. Beppe n’est pas Peppone qui s’en prenait à un puissant de village, non à un vieillard et encore moins à un malheureux chien. Peppone qui avait une vision discutable mais cohérente du monde.
Grillon n’a aucune vision cohérente du monde. Cri-cri se chante estival, se terre hivernal. Il est bien incapable de se libérer de l’idéologie dominante et du spectacle dominant encore plus. Ce n’est qu’une grande gueule prêchant dans le vide un tas d’idées en fatras et dont l’ensemble est proprement incohérent.
Je l’ai jugé – je crois en avoir déjà parlé – le jour où j’ai parcouru son programme et me suis attardé sur ses conceptions culturelles. J’y ai lu qu’il entendait promouvoir l’engliche (qui n’a déjà pas besoin de ça) : il voulait angliciser la jeunesse italienne dès l’école, dès son plus jeune âge. L’engliche – comme aimait à dire de Gaulle – langue unique du même acabit sans doute que la monnaie unique et inique européenne.
Ce Capitan, supposé ennemi acharné du mondialisme, préconisant encore plus de dictature langagière amerloque, tombant des deux pieds dans la boue indigne, le cloaque répugnant du mondialisme. Et « péché » plus grand encore à mes yeux, ravalant la belle langue italienne, l’une des plus belles du monde, celle de Dante, de Pétrarque et de Boccace, du bel canto et de l’opéra, au rang d’une vulgaire marchandise dévaluée ou de seconde zone. L’italien, c’est la musique européenne, la vraie. L’Italie est l’un des grands berceaux de l’Europe pour tous les arts. Mais il semble ignorer tout ça, il ne sait pas, il ne sait plus tout ça Grillon. Quel pitre ! Et au profit de quoi ? Du néant, des bordereaux de vente, des étiquettes de produit, des biftons verts et du délabrement généralisé du monde amerloquisé.
Avez-vous déjà entendu de l’amerloque, car ce n’est pas même l’anglais, pourtant langue suffisamment bâtarde elle-même, qui est celle de l’Amérique profonde, comme on dit ? Moi, je n’y entends que des vagissements bovins inarticulés de mecs gros ploucs et de leurs femelles criardes. Quelle horreur ! Et à l’image même du satanisme mondialiste.
Beppe, c’est British Petroleum, ou plutôt Yankee Petroleum and co. Grillo le faux contestataire, le faux dissident vient de se griller et c’est tant mieux.
Son attitude montre à quel point le monde présent est déboussolé, tête à l’envers, pervers. Se venger sur un animal, comme sur des livres ou tout objet d’art montre le niveau extrêmement bas de l’humanité, plus encore quand elle se prétend « contestataire », « progressiste » et ennemi du dit Mal absolu.
C’est tout à fait dans le même esprit que tous ces timbrés, ces sociopathes qui n’ont rien d’autre à faire de leur vie misérable que de pourchasser les « mauvais » de la Seconde Guerre Mondiale. Moi, je dis que ces gens-là n’ont pas l’esprit reluisant, pour ne pas dire qu’il est totalement breneux. Ils n’ont aucun humanisme. Il est vrai que pour la plupart leur ciboulot a été formé, formaté aux saintes écritures talmudiques. Le grand œuvre de la perversité inhumaine. Pas de pitié et pas de pardon ad vitam æternam.
C’est pourquoi s’en prendre aux vieux m’a toujours paru ignoble. Quand bien même ces vieux eussent été de vrais salopards autrefois ou de jeunes cons il y a bien longtemps, ou pire de supposés jeunes cons, ou simples lampistes. J’appelle ça abus de faiblesse, esprit bassement revanchard, absence totale de noblesse, acharnement dément, médiocrité intrinsèque de trouillard. De petite tête molle. C’est du même tonneau que ceux qui estourbissent des petits vieux pour piquer les trois francs six sous de leur retraite de misère. Il y a beaucoup de ressemblance entre la canaille auto-élue du haut et celle du bas. Même esprit tordu général, même absence d’Esprit, de Pensée réellement humaine.
Cette propension à s’en prendre aux plus faibles et aux marginaux montre surtout, alors qu’il y a prétention chaque jour répétée à être « tolérant », « démocrate » et « civilisé » (certes, le plus souvent avec l’appui et la pluie des bombes), la véritable sénilité morale, l’alzheimerisme éthique profond, abyssal du monde contemporain.
Laissons les morts enterrer les morts. Laissons les « mauvais » vieux à leurs (éventuels) remords. En cela je pense être finalement plus religieux, moi l’athée (non militant), que pas mal de juifs et de chrétiens. Pour ne parler que d’eux.
Je hais la mentalité populacière des vils tondeurs de cheveux de « mauvaises » femmes de quarante-cinq. Plus encore quand elle s’en prend à l’entourage des « mauvais ».
La honte !

From → divers

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