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Déliquescence ukrainienne suite.

18 mai 2014

Ajoutons au récent constat d’il y a un ou deux jours, qu’après le retrait des candidats à l’élection présidentielle ukrainienne Natalia Korolevskaïa du parti Ukraine En Avant et surtout Oleg Tsarev le leader des fédéralistes du sud-est, c’est maintenant le premier secrétaire du Parti Communiste Piotr Simonenko qui vient d’annoncer son retrait de l’élection présidentielle.
Comme disait en substance, il y a peu, le gnome quasi décérébré Gélatine : « élection présidentielle en Ukraine, seul scrutin valide et digne de foi » ! Et alors qu’on arrive déjà, depuis les manifestations du début d’année, à plusieurs dizaines de morts : pour une bonne part des civils et des opposants à la junte. Sans parler des centaines de blessés. Référendums populaires très largement suivis et plébiscités… ou élection présidentielle pour élire un oligarque nouveau milliardaire pro-occidental dans le vent, un président déjà annoncé, un certain Petro Porochenko … où est la vraie farce ? Le mal me vient d’ailleurs pas d’aujourd’hui mais remonte à la fin de l’URSS.
Ce retrait fait donc suite à la menace des fantoches au pouvoir d’interdire ou de dissoudre le Parti communiste. Mais ce qu’il faut savoir est que le principal bastion du Parti Communiste Ukrainien est le Donbass sécessionniste, la région côtière à l’ouest du Donbass et la région de Kharkov plus au nord, cette dernière étant au bord de la sécession. Le vote communiste représente plus de 25% dans la région de Lougansk et plus de 20% dans celles de Kharkov, Zaporojie, Kherson. Les seules régions de Donetsk et de Lougansk, ce n’est pas rien, ce sont quand même 7,3 millions d’habitants sur les 45,5 millions que compte l’Ukraine. Soit plus d’une fois et demie la population de la Bretagne historique (i.e. à cinq départements, Loire-Atlantique comprise) pour prendre un exemple français.
Et ce retrait fait suite surtout aux massacres d’Odessa, Marioupol, Slavansk (et autres encore dont les noms ne me reviennent pas présentement) où des militants communistes, entre autres, ont perdu la vie. Odessa dans le brûlage et l’abattage (il n’y a pas d’autres mots) de civils. Marioupol port de la Mer d’Azov, dans l’abattage de participants totalement pacifiques à la fête nationale russe du 9 Mai. Et les deux fois non pas même par ce qui reste de l’armée « régulière » dite « loyaliste », mais par les milices de la junte. Il semble établi que les militants communistes comme les militants du Parti des régions ont rejoint clairement les instances dirigeantes du mouvement et les milices séparatistes. Rappelons que ces milices anti-Kiev comportent non seulement des civils mais aussi des policiers, douaniers, militaires opposés à Kiev.
Ce sont donc, je le répète, les deux fois des bandes armées pro-occidentales et pro-putschistes de la droite extrême la plus violente, barbare et xénophobe qui soit, qui sont les auteurs des tueries. D’ailleurs, depuis la fausse révolution américano-sioniste (je mets dans les sionistes la sinistre Union européenne) qui n’a pas hésité à assassiner dans la rue des civils et de policiers pour prendre le pouvoir, il n’y a pas un jour sans exaction violente et mortelle en Ukraine.
Et j’ajoute que le sort des policiers ou militaires « contestataires » du Donbass et alentours n’est pas enviable. Il y a quelques jours on apprenait, par exemple, que dans une ville l’armée avait pris d’assaut avec des chars un commissariat rebelle tuant tous ses occupants ; dans une autre c’était le chef de la police locale qui avait abattu ses subordonnés, mal lui en pris car la population l’a capturé, je ne connais pas son sort.
On a appris ce matin même par la voix d’une certaine Stella Khorocheva, porte-parole du « maire populaire » de Slaviansk, que les gradés de la Garde Nationale fidèle à Kiev venaient de tuer froidement, à Slaviansk même, dix de leurs hommes de troupe qui avaient tenté de passer du côté des forces d’autodéfense.
Ce qui va de pair avec le refus de tout dialogue avec les représentants (dont de nombreux élus) du Sud-Est, y compris dans les semblants de tables rondes du côté de Kiev que tentent d’initier les fantoches – par contre, prêts à y inviter quelques potiches religieuses. Il suffit de voir la tête de faux-jeton de l’actuel premier ministre pour voir où les ukrainiens vont. Arseni Iatseniouk, moi je l’appelle Arsenic.
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Kharkov n’est rien de moins que la ville la plus importante d’Ukraine, plus encore que Kiev (où la langue la plus parlée est le russe d’ailleurs, et où ces dernières années des actions pour limiter la scolarisation en russe ont été opérées). Durant toute la période soviétique elle fut même la véritable capitale économique et industrielle de l’Ukraine. Il faut savoir qu’en 1996, le conseil municipal de la ville choisit le russe comme langue de travail avec les autorités centrales, le russe étant la langue maternelle de la majorité de l’oblat et de près de la moitié de la population municipale. Il s’en suivit un conflit avec Kiev qui déclara cette décision illégale. Revenant à la charge l’été 2000, le conseil municipal décida d’utiliser le russe en plus de l’ukrainien. En mars 2002, un référendum donna 87% d’habitants favorables à l’utilisation du russe. En mars 2006, le conseil municipal déclara que le russe avait le statut de langue régionale. Ce qui fut contesté par le procureur général de Kiev qui sera débouté en février 2007 par la Chambre d’appel de la région. En juillet 2007, le russe sera confirmé comme langue régionale.
Il ne faut pas oublier l’aspect historique dans tout ça. Ainsi, les séparatistes du sud-est (où l’on retrouve, ce que l’on dit bien moins, aussi bien des ukrainophones que des russophones, et des membres de diverses minorités, d’ailleurs il y a de nombreux bilingues) se veulent les héritiers d’une ancienne entité ukrainienne fluctuante dénommée la Novorossia, la Nouvelle Russie. Du côté de Zaporojie se tenait autrefois une partie des fameux Cosaques Zaporogues. Qui n’a jamais vu le tableau d’Ilya Repine : Les Cosaques zaporogues écrivant une lettre au Sultan Mahmoud IV de Turquie ? Qui ne connait pas la Réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople de la Chanson du Mal-Aimé de Guillaume Apollinaire :

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Plus criminel que Barrabas
Cornu comme les mauvais anges
Quel Belzébuth es-tu là-bas
Nourri d’immondice et de fange
Nous n’irons pas à tes sabbats

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Poisson pourri de Salonique
Long collier des sommeils affreux
D’yeux arrachés à coup de pique
Ta mère fit un pet foireux
Et tu naquis de sa colique

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Bourreau de Podolie Amant
Des plaies des ulcères des croûtes
Groin de cochon cul de jument
Tes richesses garde-les toutes
Pour payer tes médicaments

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De nos jours, je les verrais bien encore envoyer ce genre de lettre, mais cette fois aux « autorités » de Kiev.
Zaporogue, « au-delà des rapides »… du Dniepr. À Zaporojie, le russe est parlé par près de 60% de la population. L’élection municipale de 2010 a vu une large victoire du Parti des Régions qui a obtenu 61 des 90 sièges du conseil. Dans ces régions il faut rappeler le poids très important du Parti des Régions celui du président « démissionné » (la démission ou une balle dans la tête), Viktor Ianoukovitch. Remarque en passant : le maire de Zaporojie est un certain Alexander Chensanovich Xing dont l’origine asiatique ne fait aucun doute. Zaporojie est un centre industriel important depuis la mise en service de la centrale électrique du Dniepr, en 1932.
Quelques mots enfin sur Kherson : c’est un important port de la mer Noire et du Dniepr qui possède des chantiers de construction navale.
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Certains évoquent maintenant la présence au sud-est de l’Ukraine, en plus des putrides bataillons néo-nazis (composés en grande partie de supporters de football et de crânes rasés !) et néo-bandéristes extrémistes de Pravy Sektor et autres éléments du même tonneau, en plus de sociétés gringos de mercenaires telle Academi (sic), fille puînée de Black Water de sinistre mémoire, en plus d’agents de la CIA (cette officine vient d’affirmer, contrairement à ce qui avait été annoncé, qu’aucun membre de la CIA n’avait été tué jusqu’ici dans le Sud-Est, on peut le croire, la lâcheté ou l’obscurité sur le tas des fouteurs de bazar américains n’est plus à démontrer)… de djihadistes montés du front syrien avec le soutien de la famille royale saoudienne humiliée par le refus du Kremlin d’abandonner son allié Bachar el-Assad.
Il ne faut pas du tout en être étonné. Il suffit par exemple de suivre le parcours de certains pour comprendre le pourquoi d’une telle présence localement. En cette époque de folie impérialiste généralisée à l’échelle mondiale.
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Ainsi, il y a peu, le milliardaire israélo-ukrainien, juif à kippa et accessoirement résidant en Suisse (type même du cosmopolite ou de l’apatride volontaire), Ihor Kolomoïsky, a informé par téléphone Oleg Tsarev, le leader des fédéralistes du Sud-Est, que la communauté juive ukrainienne verserait une prime d’un million de dollars à qui l’assassinerait. Il l’a sommé de fuir immédiatement le pays [Enregistrement de la conversation téléphonique, s’il y en a qui veulent ou peuvent vérifier, c’est ici : « Телефонные переговоры :Коломойский угрожает Царёву и его близким]
Kolomoïsky considère que Tsarev est responsable de la mort d’un militant juif favorable aux putschistes de Kiev, le 9 mai à Marioupol. Cependant un leader de la communauté juive ukrainienne, Ian Epstein, a déclaré que Kolomoïsky n’était pas représentatif des juifs d’Ukraine même s’il jouait un rôle important dans le mouvement sioniste international, et c’est là : [Телефонный перехват : Коломойский нанял побоище в Одессе]
Par ailleurs, ce Kolomoïsky avait déjà proposé une prime de 10 000 dollars (selon certains ; mais de 28000 dollars selon d’autres) par « saboteur russe » arrêté dans son fief de Dnipropetrovsk. Cette ville, anciennement dénommée Iekaterinoslav, troisième agglomération d’Ukraine avec sa banlieue, est entre autres choses le siège d’industries aéronautique et spatiale, de matériels ferroviaire et agricole, etc. ; le tout créé sous le régime soviétique.
Cela dit, sorti de je ne sais où, il est considéré comme le principal chef de la maffia ukrainienne. Il serait la seconde ou la troisième fortune du pays (après Rinat Akhmetov et/ou Viktor Pinchuk). Il détient le secteur de la métallurgie, la Privat Bank et a acquis en 2011 le secteur du gaz. Il a même engagé le fils du vice-président étatsunien Joe Biden, R. Hunter Biden, et le président du comité de soutien au secrétaire d’État John Kerry, Devon Archer, comme administrateurs de sa holding gazière [En Ukraine, le fils de Joe Biden joint l’utile à l’agréable]. Il possède également la moitié de la chaîne de télévision Jewish News One (qui émet désormais sous le nom d’Ukraine News One) [Lancement de la chaîne satellitaire Jewish News One].

Ce Kolomoïsky a été nommé gouverneur de l’oblast de Dnipropetrovsk, un centre de l’industrie aéronautique et spatiale en autres, sise au nord-ouest du Donbass, par les autorités putschistes de Kiev. Il a participé à l’organisation du massacre d’Odessa du 2 mai 2014 avec son armée privée, le 1er Bataillon du Dniepr [Le massacre d’Odessa organisé au sommet de l’État ukrainien] Se trouvait à Odessa également, nous dit-on, des individus de Kiev. L’entourloupe mortifère indigne aurait été mise sur pied via Internet. On nous dit encore que des femmes se trouvaient parmi ces timbrés, et qu’elles n’étaient pas les dernières à rire de ceux qu’ils exterminaient. Il faut rappeler encore une fois que la junte s’est félicitée du beau travail de ces joyeux nationalistes ukrainiens.
Car Kolomoïsky est bien évidemment un russophobe convaincu qui entretient des liens amicaux avec les dirigeants du parti néo-nazi Pravy Sektor (secteur droit). Par contre, depuis quelque temps il semble s’être écarté de Timochenko, sans doute trop modérée (sic), qu’il ne finance plus. Les bien-pensants, du judaïsme patenté en particulier, le déclare « antisémite », mais qui n’est pas « antisémite » de nos jours ? En attendant, il préside la Communauté Juive Unie d’Ukraine et l’Union Juive Européenne. Curieux « antisémite ».

Il a même créé, avec le soutien du Bahreïn, le Parlement Juif Européen qui a été qualifié de fumisterie par le CRIF lui-même, c’est dire du peu de l’individu ou bien plutôt de l’indépendance totale de ce bien puissant personnage.
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Selon un dernier sondage, un tiers seulement des électeurs de l’Est se disent prêt à voter pour la présidentielle. Il en sera sans doute de même dans d’autres contrées proches comme l’oblat d’Odessa, le port complètement au sud-ouest de l’Ukraine. Mais l’énorme majorité des ukrainiens n’en peut mais de 20 ans d’après soviétisme. Effondrement économique, État aux mains des maffieux, censure, violence, corruption généralisée, marché noir avec trafic d’armes jusque dans l’armée, media à la botte… Enfin quelque chose qui n’est pas si loin que ça de notre situation ou de notre situation si nous ne faisons rien, nous citoyens ordinaires français, dans les brèves années qui viennent.
Déjà, il y a quelque temps, Viktor Ianoukovitch appelait les Ukrainiens à ne pas se laisser tenter par les spéculations politiques des opposants qui « divisent le pays et la société ». Eh bien, c’est fait et « bien » fait. Assis entre deux chaises, il a signé un traité de libre-échange avec les pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI), puis a dû se rendre compte à quoi il s’engageait en se préparant à signer un accord de partenariat et un second traité de libre-échange et une modification de la politique des visas (pour inonder l’Occident de chômeurs ukrainien comme nouveaux salariés « européens » sous-payés) mais cette fois avec l’Union Européenne.
Lors de la campagne électorale de 2010, Ianoukovitch avait promis durant la campagne électorale présidentielle de 2010 de donner au russe le statut de deuxième langue officielle. La chose s’est cependant avérée impossible, le chef de l’Etat ne disposant pas d’un nombre suffisant de soutiens au Parlement pour faire voter une telle loi. Il faut savoir qu’avant l’arrivée des fous soutenus par l’Occident sortis du Maïdan, et récupérant en grande partie le mouvement populaire ukrainien, le Parlement ukrainien avait voté l’été 2012 une loi sur l’octroi de statut de langue régionale au russe dans 13 des 27 régions que compte le pays. Ce texte avait été vivement contesté par l’opposition et entraîné, comme souvent, une bagarre générale à coups de poings et de pieds entre certains députés au sein même du Parlement ukrainien. (cf. diverses vidéos sur le sujet sur You Tube et Rutube). L’ukrainien restait la seule langue officielle du pays mais le russe et 17 autres langues parlées par des minorités nationales (dont le bulgare, l’arménien, le gagaouze, le moldave, le tchèque, le ruthène et le polonais) ont obtenu le statut de langue régionale dans les régions où elles comptent plus de 10% de locuteurs au sein de la population. Tout ça été balayé par les « démocrates » de Kiev qui finalement sont de parfaits jacobins et terroristes à la Robespierre, pour parler comme un français. Oui, quel est l’état des langues régionales en notre pays ? Quel est le droit des minorités nationales en France ?
Petite remarque : même la Princesse du Gaz à peine sortie de sa geôle, enfin l’ex princesse du gaz, l’escroc Timochenko dans ses invectives puériles téléphoniques (enregistrées puis confirmées par elle-même) disait vouloir exterminer les russes à coup de bombes atomiques… en russe. C’est dire la connerie du « pouvoir » ukrainien présent.
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J’ai évoqué au début l’indigence politique et intellectuelle du pantin qui se pavane dans les fauteuils élyséens. Cela me fait penser à l’état de délabrement général de la Pensée occidentale et de la pensée politique en particulier, même chez les petites gens les moins insensées. Et en particulier de la ruine totale de la simple pensée de gauche courante. Sans même parler de la pensée libertaire et/ou d’ultragauche véritables, rendues aux abonnés absents ou tombées dans la ruine extrême, totale et ignoble représentée par des pantins abrutis comme l’escroc pédophile, mondialiste et sioniste Cohn-Bendit dit La Braguette. Pauvre type confondant esprit libertaire avec esprit libéral et libertin, pour ne pas dire libertarien, autrement dit adepte de la liberté individuelle au détriment de toute forme d’esprit social et d’entraide humaine.
Il y a deux ou trois jours j’ai lu ainsi le commentaire maboule, c’était sous un article de La Voix de la Russie, d’un pauvre gueux de la pensée anarchiste qui prenait fait et cause contre les méchants russophiles ou russophones et déclarait Poutine rien de moins que tyran tireur de ficelles ou dictateur ou facho, je ne me souviens plus du mot exact. Enfin, sous-homme. Certes Poutine n’est pas un saint, il n’existe pas de saint ou de vrais sages chez les hommes, ou ils sont si rares et totalement absents de la politique. Il y en a peut-être eu un seul en ce domaine : Gandhi. Certes Poutine n’est pas révolutionnaire, quoique ; certes il ne remet pas vraiment en cause le capitalisme, mais quand on voit dans quel état il a pris la direction de la Fédération russe après le fossoyeur alcoolique Ieltsine qui vendait son pays… Et il me semble être nettement plus intelligent et infiniment plus populaire en son pays que nos politicards.
Depuis le début de l’année, divers sondages accordent à Poutine des chiffres très élevés de soutien, certes sondages, « manipulation stalinienne » dira « mon » « anarchiste » à défaut de dire : « russes tous abrutis et alcooliques » comme je l’ai lu quelque part sur un commentaire d’Internet. Plus intelligent et plus légitime en tout cas que les nains français ou que l’Obama (prix Nobel de la Paix, quelle honte ! Ô si jolie pax americana ; bellum, duellum americana permanent plutôt). Et il semble bien avoir une vision civilisationnelle, peut-être discutable sur plus d’un point, mais nettement plus efficiente, humaine, humaniste que celle des insignifiances à la solde de la finance américano-sioniste et du Grand Capital comme dirait l’autre, qui dirigent, faut voir comme, les contrées occidentales. En nous menant au déclin et à l’esclavage totaux.
Je me suis dit : en voilà un qui est encore à la page, encore un qui est à la solde de la pensée dominante la plus conformiste, conforme et informe. Et qui se croit rebelle, voire révolutionnaire. Il est sans doute de ces pauvres types qui hurlent avec le loup mondialiste aux « antisémites » et « fascistes » à tous les coins de rues. (Mais qui curieusement ne doit pas les voir en Ukraine). Plutôt dans la rue d’ailleurs contre des quidams que contre les vrais dépositaires de pouvoir ou les vrais « fachos » et autres « fafs » de notre époque pour reprendre la terminologie convenue. Au temps présent : les « fachos », nos « fachos » ce sont en premier lieu les socialos qu’il conviendrait mieux d’ailleurs de surnommer : les néostaliniens franchouillards. Ceux qui « curieusement » ont voté libre circulation en Europe mais ont dégoût, par exemple, des Rroms et ne veulent pas chez eux de cette « peuplade de dernière zone », quand bien même ces derniers sont tout ce qu’il y a de plus européen et non jamais exterminé d’autres peuples, eux. Ce qui n’est pas notre cas à nous. Certes moi, je ne connais aucune banque rrom. Ceci expliquant cela. Mais c’est curieux, mon petit anar n’en dit mot des socialos. Il fait sans doute partie des supplétifs et petites milices de l’Arrêt public « de gôche » des autres sionards et frères à la truelle qui ont aux lèvres le mépris d’un peuple qui ne veut pas descendre plus bas, le nôtre encore.
Et il ajoutait l’indigent, ânonnant ces deux ou trois vagues connaissances historiques convenues : « Ah, si Makhno était là ! » Mais mon pote, si Makhno était là, il serait du côté de ceux qui se révoltent, je veux dire du côté non pas des ultranationalistes xénophobes mais du côté de la vraie contestation et de la vraie prise en main populaire. Il serait au Donbass ! Où il serait à Gouliaï Polié sa patrie qui n’est pas si loin puisque chez les Zaporogues, dans l’actuel oblat tout voisin de Zaporojie. À l’époque, un peuple essentiellement paysan en ces lieux. Et à la tête de la makhnovchtchina contre les escrocs sanguinaires de Kiev. Eh oui, à la tête, bien qu’anar, et pas exempt de trucider ou exécuter « pour le bien du peuple ». Ce qu’il n’aurait pas fait de mieux, soit dit en passant, dans la vie. Mais l’Homme est ainsi fait, pas fini, primaire, impulsif et sans finesse aucune.
En attendant, l’opposition anti-déconfiture-occidentale, et anti Empire américano-sioniste décadent et donc hargneux – l’opposition : je veux dire les séparatistes, fédéralistes, régionalistes, communistes, etc. et avant tout des populations quasi entières de certaines contrées ukrainiennes – a pris clairement, largement ses distances avec le pseudo État ukrainien né du putsch. Les pignoufs mortifères pourront refaire tant qu’ils voudront les référendums, celui de Crimée et les deux du Donbass, le résultat sera toujours le même, tant est fort ici le rejet des gens de Kiev depuis des années. Et qu’on ne vienne pas nous parler d’amateurisme, de vote douteux, de fraude… Refaites les référendums et faites venir tous les observateurs que vous voudrez, rien n’y changera sur l’essentiel. Ce ne sont pas quelques bureaux de vote sans résultat, car brûlés par vos maudits grands démocrates hyper-nationaliste et fanatiques dans le genre islamistes hystériques, qui en modifieraient sensiblement la donne.

From → divers

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