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LE CONFORMISME JOBARD, DÉCATI, RÉACTIONNAIRE ET « DE GAUCHE » DES MINUS CHARB ET JUL, «RÉVOLUTIONNAIRES» CRYPTO-SIONISTES ET NÉO-STALINIENS, BARBOUILLEURS DE PETITS MICKEYS

8 janvier 2014

Avertissement : l’urgence de l’actualité fait que je mets cet article, qui m’a déjà demandé quelques jours pour sa rédaction (4 au 8 courant), sans quelques dernières relectures ; on voudra bien excuser les fautes et coquilles qui pourront y traîner.

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Numéro ancien de Charlie Hebdo de la fin des années 70. Je n’ai pas retrouvé la référence d’origine, mais je crois lire dans l’ours « 1978 » ou « 1979 » ainsi qu’au pied du dessin la signature de Wolinski (demi-juif devant l’Éternel) du temps où il était encore contestataire et amant de l’ironie, de la dérision et du double-sens, voire de l’ambiguité volontaire, c’est-à-dire : il y a bien longtemps. Cette une doit être en rapport avec la première affaire Faurisson.   

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Elle est où la blague ? Elle ne fait plus un tabac !

Charb et  Jul : leur « irrévérence » convenue, leur « impertinence » de potache, leur « humour » de beaufs conformistes, leur volonté de faire l’article et de pousser aux délits pour faire du pognon, leur participation à l’oppression et répression ambiantes entretenues par la petite gauche américano-sioniste sous la direction du néant humain déguisé en Gélatine Kippa, le Rien et Valls, le Béria d’opérette, est proche de la nullité totale. Je voudrais en premier lieu rire, ou du moins sourire, je n’y arrive pas. Pourtant, j’ai l’esprit large :

 072Charb – Ouah, la crise ! plié en deux… Fine analyse politique…

La vie de Charlie ne tient plus qu’à un fil, on se demande vraiment pourquoi, ou plutôt comment ?! Cela ressemble au Canard Enchaîné, même néant satirique, mais en pire. Les concierges et les jeux de mots y sont moins bons.  De l’Almanach Vermot farci de hargne pour les perdants ou les pestiférés de préférence.  Quelle irrévérence. Je veux dire : s’en prendre à ceux qui en mangent déjà plein la tronche, ou tirer sur les ambulances, quel courage ! Quel humour ! Quel esprit « rebelle » ! Quelle grande avancée prolétarienne ! (prolétariat, tiens voilà un mot totalement disparu à « gauche »).  Sans oublier un fond bien beauf et répétitif dont on doute qu’il soit du « second degré » ou de l’ironie, de la parodie. Le petit fonds de commerce de gens finalement assez bornés et franchouillards dans le mauvais sens du terme. Il est vrai que la feuille de choux a perdu son impertinence il y a belle lurette. Dès la fin de sa première formule, il me semble bien. Il est vrai aussi que le torchon est sous-titré : journal irresponsable ; c’est bien le mot. Mais pas dans ce faux sens, ou « responsable » veux dire « censuré » ou « autocensuré » comme ici :

 073Non, « irresponsable » au sens réel du terme. Fini de rire avec vos conneries de pauvres types dits « de gauche ». De cette petite gauche grande amie de l’extrême-droite juive, du sionisme international, de l’américano-sionisme. Complices, entre autres, de l’arabophobie ambiante. Je n’ai pas envie de rire de Mohamed quand les Palestiniens subissent ce qu’ils subissent par qui l’on sait : vos petits potes de l’extrême-droite sioniste. Rien n’est sacré chez vous hormis les mythes fondateurs des « vainqueurs de 1945 » (ceux qui ont balancé deux bombes atomiques sur les « sous-hommes » du Japon) et les dogmes talmudiques pour ne pas dire satanistes de la pourriture « démocratique » et bourgeoise (sans aucun guillemet) contemporaine. 

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Pas, peu, plus de contestation, de réelle satire ou de simple critique, aucun esprit révolutionnaire, aucun humanisme ni aucune compassion chez ces racleurs de caniveau redondants et maniaques, ces vidangeurs d’esprits tarés, ces ressasseurs de quelques idées devenues de simples lieux communs et pas des plus fines. C’est du sous Marius, du sous Cent blagues, du sous Hérisson. Même Cabu – c’est du lourdingue ! – est devenu un vieux con radoteur qui retarde d’un siècle dans le critique de la religion. Ou plus exactement, il retarde d’une Shoah et d’un Vatican II, à l’heure où l’Église catholique officielle se meurt dans les pitreries de Femen, drôles d’oiseaux au service de la décadence et de l’Empire qui, bonne nouvelle quand même, en atteignant son point culminant a entamé son déclin inéluctable. Mais la Bête est prête à tout pour vendre très chèrement sa peau. Charlie, c’est Marius, Cent Blagues et Le Hérisson en nettement plus mauvais (idées, dessins).  C’est du laid en tout.  Avec la malhonnêteté et la prétention politique conformiste en plus. Oui, l’irresponsabilité : l’irresponsabilité morale et politique. Un agent ronronnant et complice du déclin.    

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– Par exemple, s’en prendre aux musulmans quand l’actualité est déjà pointée négativement sur eux. Quand « on » les accuse de tous les mots, quand « on » leur a mis le Onze Septembre sur le dos. Mystification sordide. Quand Charlie reçoit le soutien de Mapine Le Renne en prime ! On a les « fachos » et les «  sionistes » qu’on mérite chez les « antifachos » patentés !

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Le petit Jules, pas Jules Bonnot, pas Jules César, non simplement le julot de la putain Démocratie, Jul l’imbécile heureux, le crétin intellectuel, le désagrégé d’histoire fonctionnaire (dont j’aimerais savoir ce qu’il pense des mythes historiques contemporains) jeune con-teste-à-terre, chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres (cette insulte au dessin de presse et à la caricature),dit crûment qu’il est un lâche et un nullard, un cas nullard si l’on préfère, dans L’aberration, cet autre journal officiel en voie d’extinction (perte de 30 à 40% de ses lecteurs en 2013, bonne nouvelle !) :

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« C’est beaucoup plus facile de faire des dessins violents [sic] sur les chrétiens que sur les autres religions. Sans doute parce qu’on est dans un pays catholique. On ne peut pas taper sur une religion minoritaire comme on tape sur une religion majoritaire. Si l’hystérie provoquée par ces dessins est aussi forte, c’est aussi parce qu’il y a un racisme anti-arabe et antimusulman en Europe. [Tu l’as dit bouffi !] Mais je trouve totalement anormal que cette affaire ne se soit pas simplement [sic] réglée devant les tribunaux ». Ben, voyons ! mais, le siège de Charlie qui a cramé, c’est le prix de ton « irresponsabilité » ; assume, ducon.

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Cette nullité julienne n’aime pas les opposants à l’internationalisme, pardon de nos jours on dit « mondialisme » mais c’est le même esprit totalitaire finalement (du moins à partir de la IIe Internationale socialiste).  Ce triste jules n’aime pas les anti et altermondialistes.  Sa petite bande dessinée de 2005 intitulée Il faut tuer José Bové reçu comme disent certains « un large succès critique et [donc] public. » Misère… Personnellement, je n’ai rien à faire de Bové qui depuis, comme tant d’autres tels les écologistes de salon, a viré sa cuti, mais tout à faire de tous ceux qui d’une manière ou du autre conteste l’Empire de la décadence et de la barbarie technologisée

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Le petit Jul, c’est encore, par exemple – je suis tombé là-dessus par hasard – cet article intitulé « Israël? L’Atlantide en sursis » du 19 mars 2013 où il semble reprendre à son compte, pour mieux l’édulcorer et le rendre politiquement correct, cette simple idée de bon sens que de Villepin (qui n’est pas ma tasse de thé mais qui pour l’occasion a un ton assez gaulliennement juste) : « Israël n’est qu’une parenthèse de l’Histoire ».  Enfin, le petit Jul reprend toute sa connerie de petite gauche. Je ne vais pas tout recopier ni tout commenter mais je note seulement ce genre de choses, le salopard :

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« Pourquoi n’écrivez-vous pas plus souvent sur Israël, me demande-t-on régulièrement? Mais parce qu’on a tout dit sur Israël depuis longtemps. S’il y avait le moindre changement dans la politique d’Israël, on serait heureux de le signaler. Israël domine militairement la situation et, plutôt que de profiter de cette force pour lâcher du lest à ses interlocuteurs les plus modérés, Israël les humilie, ce qui a évidemment pour conséquence de renforcer les opposants les plus radicaux. Il sera bientôt impossible de faire une distinction entre les Palestiniens laïcs et démocrates et les Palestiniens qui soutiennentles fascistes du Hamas. […] Les barbus légitiment la violence et l’unilatéralisme de l’État israélien. »

 074Barbus chapeautés et papillotés, fascistes et antisémites, brûlant le drapeau sacré du bon colonialisme talmudique et raciste ashkénazi, drapeau à ladite étoile de David (les armes du baron Rothschild, le double triangle maçonnique).

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Je n’ai rien pour le Hamas mais je ne vois pas dans ce texte une seule fois le mot « fascistes sionistes » puisqu’il y a des « fascistes palestiniens ». Je ne vois pas une seule fois la référence au fait que les palestiniens sont les autochtones agressés et démantibulés et les sionistes les colons envahisseurs, bombardeurs et enfermant les palestiniens dans des bantoustans.  

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« Il sera bientôt impossible de faire une distinction entre les Palestiniens laïcs et démocrates et les Palestiniens qui soutiennent les fascistes du Hamas. […] Les barbus légitiment la violence et l’unilatéralisme de l’État israélien. » Ces deux phrases sont absolument odieuses. Comme est odieuse cette autre phrase : «  on a tout dit sur Israël depuis longtemps. S’il y avait le moindre changement dans la politique d’Israël, on serait heureux de le signaler. » Autrement dit, comme ça ne changera jamais (jusqu’au jour où les juifs iront encore crier au génocide) on ne dit rien, ce qui permet de rester en bon terme avec notre nouvel ami BHL, avec notre nouvelle amie Marine, avec nos amis Val et Valls qui dévalent et avec Gélatine, etc. Avec des tarées dangereuses comme Fourest. Enfin, avec la petite gauche et une partie de l’extrême-gauche (maçonnerie comprise) unies à l’extrême-droite. Tous unies totalitairement sur des critères racistes, suprémacistes, coloniaux. La gauche retrouve là une partie de ses origines « civilisatrices », comme on le verra par ailleurs dans ce texte. 

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Je ne lis nulle part dans cet article qu’il puisse y avoir un état oppresseur dénommé Israël qui assassine depuis 1948 les palestiniens et réduise les terres palestiniennes à peau de chagrin. Quand on sait que les ashkénazis tiennent le haut du pavé sioniste, ne serait que par le nombre, et malgré leur holocaustication quasi-totale comme on sait, que pas un d’entre eux n’est sémite, on est encore plus sidéré de voir des non-sémites exterminer à petit feu, sans doute les descendants directs des populations hébraïques antiques, et pour le moins sémites (d’ethnie ou de langue arabe, de religion chrétienne, musulmane ou juive et samaritaine de vieille présence et généralement antisioniste, liste non close). On pourrait évoquer la fuite des juifs russes (dont les origines remontent à des convertis du XVIIIe) qui pour une part vivent maintenant au Canada.  On pourrait évoquer la place laissée aux demi-juifs noirs éthiopiens, et même à une partie des séfarades d’origine maghrébine.  Je ne parle pas des noirs simplement goyim nègres.  

076Mais le petit Jul ne fait pas d’Histoire – c’est le cas de le dire – il fait de la propagande ou du silence. À propos, Jul ne pourrait-il pas dire la même chose de Mohamed et de l’Islam, ou encore de l’islamisme : « On a tout dit sur le sujet depuis longtemps. S’il y avait le moindre changement, on serait heureux de le signaler. » Mais, cela ne semble pas être le cas.  Enfin, ça ne va pas durer, à défaut de renflouement ou de rachat par qui l’on sait (comme L’Immonde par exemple), Charlie va fermer boutique ; bon débarras (c’est un ancien lecteur un temps régulier, autrefois, au bon temps, puis occasionnel qui le dit), c’est Choron qui sera content là-haut !

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Le petit Jul n’avait plus rien à dire mais voilà que la gauche israélienne se réveille.  Si ça existe ! il s’agit en fait de la fausse gauche qui ressemble à la nôtre et possède la même veulerie.  La vraie gauche israélienne ou le vrai humanisme antisioniste en bave tous les jours, c’est ceux qui manifestent face aux armes, dénoncent le sionisme ou soutiennent les palestiniens et écrivent des livres pénétrants sur Israël et sur la juiverie internationale.  Ils ont du courage eux, ces hommes et ces femmes.

077Le judaïsme rejette le sionisme et l’État d’Israël – Solution ! Le démantèlement  pacifique de l’État « israélien ». On ne peut pas être plus clair et un peu plus loin que le partage de la Palestine. Il y a des considérations religieuses mais aussi de simple bon sens chez ces juifs pacifiques, mes petits Charb et Jul et consorts.  

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« La gauche israélienne a cette fois vivement condamné ces bus de «l’apartheid». Zehava Gal-On, députée du parti Meretz, a interpellé le ministre des Transports en ces termes: «Les autobus ségrégés qui opèrent sur une base ethnique étaient chose commune dans les régimes racistes. C’est inacceptable que cela existe dans un pays démocratique.» Bien vu. On sait ce qu’il est advenu des «démocraties» qui pratiquaient la ségrégation. L’Afrique du Sud a un président noir, les États-Unis ont un président Noir. Israël aura un jour un président palestinien. »

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Le pantin, le bon demi-nègre américano-sioniste qui porte d’ailleurs très mal et en vrai néophyte la kippa, ce n’est pas un bonnet que l’on met sur le devant de la tête mais une calotte qui recouvre le sommet du crâne. Obama devrait demander conseil à un cardinal sur la manière dont on se doit de porter le « petit rond rouge », vous savez celui que les cardinaux, qui sont tous presque liquides, portent dans les parcs pour ne pas qu’on les perde, comme disait Coluche.
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Petites erreurs finales : rien n’est réglé, l’Afrique du Sud a un président noir mais la condition sociale de la masse des noirs est guère mieux qu’avant, avec deux partis « de gauche » au pouvoir qui ne sont pas des modèles de démocratie (ANC socialiste et parti communiste) ;  Obama «  démocrate », « de gauche » n’est pas un noir, c’est un métis et ce n’est pas un descendant d’esclaves mais un américain de fraîche importation, et celui-ci poursuit la même politique que les deux Bush et autres, si ce n’est en pire, prix Nitroglycérine de la Paix ! Les États-Unis n’ont pas encore eu un président amérindien, comme par exemple le fut Chávez en République Bolivarienne du Vénézuéla, pour ne parler que de lui.  

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Enfin, un jour que j’aimerais connaître, Israël n’aura pas un président palestinien, mais ce sera la Palestine réunifiée – moins peut-être une enclave du côté de Tel-Aviv ou de Jérusalem – qui aura un président palestinien.   Mais, je crains fort que ce jour-là, comme après l’indépendance de l’Algérie, une trimballée de colons ou de sionistes ne reviennent polluer la vieille et douce terre de France.   

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Intermède récréatif : Honneur aux barbus !

http://www.youtube.com/watch?v=gxcvNuBbudU

NB. Victor Francen dont on cite le nom dans la chanson fut un acteur belge qui vécut de 1888 à 1977.

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Mais continuons.  L’irresponsabilité…

– Par exemple, s’en prendre à Dieudonné en ce moment de bras de fer avec les autorités, la LICRA, la justice… Charlie a choisi son camp celui du pouvoir et du conformisme.  Oui  Choron, toi qui avais tes défauts mais pas ceux de la compromission, d’où tu es, tu dois frémir de rage impuissante !  Charlie, petit journal officiel de « l’humour » des bobos encanaillés et du populo de gauche déboussolé (il est vrai qu’il faut toujours occuper le terrain, bon ou mauvais). Au moment même où le caudillo aux ordres du sionisme international entend clouer le bec au Mauvais Négro, Charlie ne fait pas de politique, c’est bien connu. Il fait de « l’irresponsabilité », c’est lui qui le dit ! Par contre,  Dieudonné ferait de la mauvaise propagande, de la propagande « nazie » ; il ne s’en tiendrait pas à la gaudriole et à l’ « antiracisme » salonard consacré à l’encontre des européens de souche ou mieux encore des maghrébins, arabes ou non, et des musulmans en général. Dangereux déviant, intolérable opposant, ignoble dissident. 

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Charlie redit la même chose que le socialo de passage, le clone du pantin Sarközy, l’hystérique de l’Intérieur qui rajoute constamment de l’huile sur le feu, cet ami éclectique de l’extrême-droite loréalienne et sioniste, « attaché indéfectiblement à Israël » ; comme le socialo Cahuzac est indéfectiblement attaché à ses amis intimes d’extrême-droite.     

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Pauvre Charlie Brown !  Toi qui fut à l’origine du titre Charlie ; en effet, les débuts de Charlie mensuel furent ceux de la publication, après Spirou, de versions françaises des Peanuts de Charles Monroe Schulz.  Ce fut Cavanna qui traduisit une partie des Peanuts à partir de sa version italienne : car Charlie fut initialement la version française du mensuel italien Linus, du nom d’un autre personnage des Peanuts. Mais certains (Wolinski par exemple) affirment que Charlie est une référence au grand Charlot, de Gaulle, on est juste après Mai 68. Les deux explications ne sont pas antinomiques. Je me souviens de manifestations ouvrières où l’on scandait : « Char-lot ! – (silence)– au-po-teau ! ». On n’était donc pas encore dans la mièvrerie de gauche, dans la « gauche » rapetipeta, dégénérée et bobo, mais prolétaire.  

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Entre les médiocres Charb-Jul-et-consorts et Dieudonné  «  y a pas photo ».  Ce dernier a du talent.  Il a d’abord le talent dérangeant né de sa rage de devoir subir la salauderie « démocratique » du monde actuel.  Il a ensuite le courage, courage rare il faut le reconnaître. Il a ses défauts, c’est normal ce n’est qu’un homme. Je n’aime pas tout ce qu’il fait, moins dans le domaine de l’humour où je trouve, et je ne suis pas le seul, qu’il égale les meilleurs (du passé, car du présent, il n’y a plus grand-chose à se mettre sous la dent), que dans celui de ses idées fixes, pour ne pas dire des clichés « antiracistes », « antifascistes », « anti-esclavagistes » (au sens premier du terme) qui réduisent son discours, ou de son christianisme qui nécessairement le limite et l’empêche d’aller jusqu’au bout de la critique du judaïsme, ou plus exactement du talmudisme néo-pharisien. Il n’a pas perdu tout esprit de repentance, a quelques effluves d’opium du peuple, et dans ce domaine je ne le suis pas, c’est pourquoi je n’ai pas signé sa pétition contre la LICRA. On ne me fera pas signer un texte évoquant les malheurs juifs. C’est un non-sens en 2014. Et une insulte au malheur réel mondial contemporain. Pour conclure en quelques mots Dieudonné n’est pas le bouffon du roi, comme Charlie, mais un esprit libre, un dissident. Quand je parle de talent, je l’ai longuement écouté, dans des spectacles enregistrés ou dans ses interventions sur l’actualité ; Dieudonné dans son style et ses mots à lui est du rang de Coluche et de Desproges.

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C’est peu dire qu’eux, Jul et Charb et consorts et autres épigones de la grande époque vont rarement au charbon de la contestation : ils sont agents actifs de la répression. D’ailleurs quand on fouille un peu on se rend compte que les collaborateurs de Charlie non plus rien à voir avec la joyeuse bande harakirienne anarchisante et insolente des débuts.  On y a même trouvé entre 2003 et 2009, grandeur et décadence, l’une des folles télévisuelles hystériques du moment, l’une des caricatures de la décadence : l’impayable et ennemi des hommes (les mâles) Caroline Fourest. Comme écrit dans Charlie le petit « philosophe » tendance BHL, Michael Smadja, pigiste à L’Immonde autre journal officiel américano-sioniste, et membre du duo de propagande « comique » de Canal+  « Mica et Benj » (Benjamin Lehrer) : « Comment se fait-il que Charlie Hebdo et ses collaborateurs (dont Caroline Fourest) semblent un vivier d’intelligence du monde et d’honnêteté bien plus crédible que certaines unités du CNRS ? Peut-être parce que, dans la rédaction de ce journal satirique, on a conservé l’idée qu’être de gauche n’est pas une simple posture sociale, mais plutôt, avant toute prise de position, l’exigence de la lucidité ». À gerber ! Pour la lucidité on peut te faire confiance, indigent cornac.

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J’ai évoqué plus haut les pitreries des Femen.  Quand je pense à ce que subirent autrefois, exemple parmi d’autres, Marguerite des Prés, l’auteur (sans « e », véritable hérésie grammaticale) du Miroir des âmes simples et anéanties et qui seulement demeurent en vouloir et désir d’amour, Jeanne d’Arc ou les dites « sorcières »… Charlie aime bien les femelles d’un nouveau genre, les gouines très mode et ces Femen dont on ne sait si c’est du lard ou du cochon. Ou plus exactement que je trouverai réellement iconoclastes (révolutionnaires et tolérantes, c’est tout autre chose) le jour où elles s’exhiberont comme on sait, non plus dans des églises orthodoxes ou catholiques mais dans des mosquées et des temples francs-maçons ou d’autres sectes bourgeoises mondialistes, et dans des synagogues ou au mémorial de la shoah – remarque : mémorial qui pour ceux qui n’auraient pas encore compris a un mur fait de pierres volées à Jérusalem, donc mémorial sioniste de fait.  Quelle dérision, sinistre dérision. Pas un seul ou si peu d’ashkénazes ne sont sémites ou d’antiquité génétique palestinienne, ou judéenne si l’on préfère !    

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Je tombe sur un titre : « Charlie Hebdo demande la libération des Femen incarcérées en Tunisie ».  Certes, et qu’est-ce que cela leur coûte ? Je me demande même si leur soutien est une bonne chose pour ces Phénomènes femelles. Et surtout si les autorités tunisiennes ont quelque chose à faire du «  journal irresponsable ». Lisez encore :

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« Pourquoi Charlie Hebdo soutient les Femen : parce que Charlie aime le féminisme [ou les femmes à poils ?] qui descend dans la rue [la rue ou les lieux de culte comme en Europe ?] ; parce que le droit des femmes à disposer de toutes les manières de leur corps est inaliénable [je ne vois pas le rapport, si on voyait des hommes faire exactement la même chose, je ne serais pas étonné que Charlie crie au machisme, peut-être même à l’indécence] ; parce que les Femen se battent contre tous les obscurantismes; [même l’obscurantisme de ladite théorie du genre ? bien actuelle celle-là] ; parce que les Femen se battent contre tous les totalitarismes, y compris les totalitarismes sociétaux; [même le premier d’entre eux, l’américano-sionisme ? même le totalitarisme raciste sioniste ?] ; parce que les Femen donnent des coups de pieds dans les couilles du patriarcat; [pour mettre quel matriarcat à la place ?] ; parce que Charlie aime les commandos love et colorés… [c’est là l’essentiel, des commandos dénudés surtout, des majorettes modernisées].

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Le Charlie qui se lit encore n’est que le fruit d’une « renaissance », renaissance aujourd’hui totalement déchue. Il faut d’abord rappeler l’historique général des productions de Choron  sans trop entrer dans les détails. Georges Bernier (dit « le professeur Chorone), François Cavanna et Frédérique Aristidès (dit « Fred ») fondent en 1960 le mensuel Hara-Kiri, puis en 1962 la raison sociale du mensuel devient celui des éditions du Square qui créent en février 69 Hara-Kiri Hebdo, qui devient en mai 1969 L’Hebdo Hara-Kiri. Entre temps le mensuel Hara-Kiri connait deux périodes de silence ou du moins de non affichage au public, en 1962 et 1966, suite à des condamnations judiciaires. Charlie mensuel est également créé en février 1969. Après la parution en novembre 1970 dans L’Hebdo Hara-Kiri du « sobre » titre « Baltragique à Colombey : un mort », dont nous ne rappellerons pas ici toute l’histoire, L’Hebdo Hara-Kiri est interdit, il renaît dès la semaine suivante sous le nom de Charlie Hebdo. Les éditions du Square ont également publié d’autres titres dont le plus connu fut La Gueule ouverte, lancé par Pierre Fournier, le premier journal écolo-pacifiste-libertaire (de 1973 à 1980). 

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Charlie première manière a toujours été constitué d’une bonne proportion d’abstentionnistes, pour ne pas dire que de ça, pour qui la gauche et la droite, c’était « bonnet blanc et blanc bonnet » selon la formule remise à la mode par le vieux stal’ roublard Duclos.

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N° 17, du 15 mars 1971

Au printemps 1981, Charlie qui était « l’organe officiel » de la campagne électorale de Coluche, sortit deux numéros (peut-être trois) d’un Charlie Matin (les numéros 1 et 2 sont des 16 et 17 mars) :

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Quelques couvertures de l’époque :

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N° 519

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N° 523

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 0718N° 527 (1980)

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L’arrivée de ladite gauche en 1981, ce qui n’était pas arrivé depuis les cabinets colonialistes « de gauche » des années cinquante, avec les Mollet, Mendès-France, Mitterrand, semble clore définitivement les Trente Glorieuses et les dernières velléités révolutionnaires ou pseudo-révolutionnaires post-soixante-huitardes. 

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Ce fut une calamité sociale, culturelle et tout ce qu’on veut. La presse contestataire ou insolente n’y échappa pas. La Gueule Ouverte disparut donc en 1980, Charlie Hebdo en 1982 « pour cause d’irrégularité des ventes » ! Vers la même époque, disparut le célèbre Tribunal des Flagrants Délires de la radio d’État. Ne s’agissait pas « de moquer » le pouvoir socialo et même socialo communiste au départ, ou déjà, autour de Mauroy trônaient une vingtaine de francs-maçons sur quarante ou cinquante ministres ou sous-ministres !  Fin 81, les Éditions Albin Michel avaient déjà racheté des droits d’édition et créé la collection Le Square – Albin Michel qui produira des recueils de dessins, des anthologies si je me souviens bien. Hara-Kiri réussit à se maintenir cahin-caha jusqu’en décembre 1985. Charlie mensuel s’éteindra de sa belle mort en février 1986. Les maisons de la culture se mirent en sommeil.  La chanson dite à texte se fit encore plus petite que du temps de la vague yéyé. La contestation déjà mise à mal disparut complètement en quelques années. Les salopards, gauchistes en particulier, se recyclaient dans le « socialisme » de la collaboration au Capital. Quand ils ne viraient pas déjà sionistes.  Vers cette même époque, je me souviens d’un échange entre deux quidams de la CGT : le premier disait au second : c’est curieux, maintenant on n’a plus de grève, le second répondit sans ironie aucune : pourquoi veux-tu qu’il y ait des grèves puisque maintenant on est au pouvoir ? et le premier de conclure sans rire : c’est vrai. Pourtant, les usines sidérurgiques en particulier et d’une manière planifiée fermaient (à l’Allemagne la sidérurgie, à la France l’agriculture, tel était le contrat), des électeurs de la gauche se retrouvaient au chômage, on commença à amuser la galerie et occuper le terrain avec le dit antiracisme et avec la répression antirévisionniste. 

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Puis vinrent les débuts des années quatre-vingt-dix ; Choron créa avec Charlie Schlingo, Grodada un mensuel illustré pour enfants qui parut d’octobre 1991 à décembre 1992 et qui eut des problèmes avec la justice.  La loi est très stricte concernant les publications pour la jeunesse, hors les animaux présentés aux enfants étaient sexués, ce que sait tout petit rural depuis son plus jeune âge d’ailleurs… Le titre reparut en décembre 1995 et en janvier 1996, sans suite.

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Entre temps La Grosse Bertha (éditeur directeur Jean-Cyrille Godefroy, premier rédacteur en chef : François Forcadell) est née de l’opposition à la première Guerre du Golfe (premier numéro : le 17 janvier 1991).  Le journal fut sabordé par une partie de sa rédaction à l’initiative de Val, Cabu et Gébé dès 1992 (dernier numéro le 24 décembre 1992) pour reformer le second Charlie. 80% environ des actions de la société qui chapeaute alors Charlie appartiennent alors à deux vieux de la vieille du milieu : Cabu, l’ « anarchiste » antimilitariste et surtout anticlérical maladif et Gébé partisan de « l’anarchie douce » ; au lecteur Renaud, chantailleur anarchisant mondain ; et à l’arriviste et opportuniste Val, ex chantailleur « anarchiste » sous-Ferré et actuel « social-démocrate » comme il se dit, nommé directeur de France-Inter par Särkozy. Dans ce nouveau Charlie Hebdo, Val, Gébé et Cabu détiennent toutes les responsabilités. Renaud y collabore.

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Le Professeur Choron ne fut pas convié à la création du nouveau Charlie-Hebdo.  En janvier 1993, il relancera Hara-Kiri, sous-titré alors journal de l’Europe à feu et à sang (directeur jean-Cyril Godefroy) car il prenait la suite de La Grosse Bertha. En septembre 96, le journal redevint Hara-Kiri hebdo, sa sortie semble avoir été irrégulière ; de mars à avril 2000, ces quatre et ultimes numéros parurent sous la direction d’André Bercoff qui avait racheté le titre en 1998. En 2002, toute l’aventure se termine lamentablement devant les tribunaux : la justice reconnaît la paternité intellectuelle des titres Charlie Hebdo et Hara-Kiri à François Cavanna au détriment de Choron.  Choron avait continué son aventure éditoriale avec le magazine La Mouise, qui contint principalement des dessins de Vuillemin (qui part ailleurs a illustré des livres de Choron) et qui était vendu à la criée  comme Hara-Kiri à ses débuts. Au moins Choron demeura cohérent.

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Un dessin de Vuillemin

Dans le nouveau Charlie, à l’initiative, semble-t-il, du plus incompétent et plus vil, le commissaire Val, la nomenklatura du rire procédera à quelques licenciements pour déviance doctrinale : ainsi de Michel Boujut qui fut écrivain, homme de télévision, critique de cinéma et … déserteur lors de la guerre d’Algérie ; ainsi de Mona Chollet, journaliste d’origine suisse et écrivain critique de la modernité (La Tyrannie de la réalité ; Beauté fatale, les nouveaux visages d’une aliénation féminine) ; ainsi d’un des piliers du dessin de presse depuis une éternité Siné, licencié en juillet 2008 – jugez l’infamie –  pour « antisémitisme ».

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D’autres s’enfuirent plus ou moins rapidement du panier de crabes.  Le plus connu est un ancien du milieu lui aussi, le dessinateur Lefred-Thouron qui quitta le journal en août 1996 lorsque l’un de ses dessins qui présentait les déboires judiciaires du mari de Minou Drouet, le pédophile Font, de l’ancien duo « anarcho-écolo » Font et Val, fut refusé par ce même Val.  Crime de lèse-majesté ! 

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Mais déjà en 2005 on pouvait trouver ceci en couverture de Charlie :

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 Charlie Hebdo, n° 662, du 23/ 02/ 2005

En parallèle à ce dessin, en commentaire complémentaire, si l’on peut dire, voici un passage parmi tant d’autres de ce qu’écrivait « l’homme de progrès » Arouet, le courtisan, le veule, l’ami des despotes, la balance de Rousseau (« je ne suis pas d’accord avec vous, mais, etc. » foutaise !), la « lumière voltairienne » qui a vécu toute sa vie de la spéculation et du commerce des Indes sans oublier celui des esclaves, par exemple dans l’armement du bateau négrier nantais Le Congo (ce qu’on se dispense d’apprendre à nos chères têtes blondes et ce qu’on ne m’a jamais appris non plus aux écoles).  Cet Arouet qui plaît tant aux « antiracistes » genre Charlie :   

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« Je me suppose donc arrivé en Afrique, et entouré de nègres, de Hottentots, et d’autres animaux. Je remarque d’abord que les organes de la vie sont les mêmes chez eux tous; les opérations de leurs corps partent toutes des mêmes principes de vie; ils ont tous à mes yeux mêmes désirs, mêmes passions, mêmes besoins; ils les expriment tous, chacun dans leurs langues. La langue que j’entends la première est celle des animaux, cela ne peut être autrement; les sons par lesquels ils s’expriment ne semblent point arbitraires, ce sont des caractères vivants de leurs passions; ces signes portent l’empreinte de ce qu’ils expriment: le cri d’un chien qui demande à manger, joint à toutes ses attitudes, a une relation sensible à son objet; je le distingue incontinent des cris et des mouvements par lesquels il flatte un autre animal, de ceux avec lesquels il chasse, et de ceux par lesquels il se plaint; je discerne encore si sa plainte exprime l’anxiété de la solitude, ou la douleur d’une blessure, ou les impatiences de l’amour. Ainsi, avec un peu d’attention, j’entends le langage de tous les animaux ; ils n’ont aucun sentiment qu’ils n’expriment : peut-être n’en est-il pas de même de leurs idées ; mais comme il paraît que la nature ne leur a donné que peu d’idées, il me semble aussi qu’il était naturel qu’ils eussent un langage borné, proportionné à leurs perceptions.

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« Que rencontré-je de différent dans les animaux nègres? Que puis-je y voir, sinon quelques idées et quelques combinaisons de plus dans leur tête, exprimées par un langage différemment articulé? Plus j’examine tous ces êtres, plus je dois soupçonner que ce sont des espèces différentes d’un même genre. Cette admirable faculté de retenir des idées leur est commune à tous; ils ont tous des songes et des images faibles, pendant le sommeil, des idées qu’ils ont reçues en veillant ; leur faculté sentante et pensante croît avec leurs organes, et s’affaiblit avec eux, périt avec eux. Que l’on verse le sang d’un singe et d’un nègre, il y aura bientôt dans l’un et dans l’autre un degré d’épuisement qui les mettra hors d’état de me reconnaître ; bientôt après leurs sens extérieurs n’agissent plus, et enfin ils meurent.

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Cet extrait du Traité de Métaphysique de 1734 présente une bien jolie métaphysique. On pourrait même en rire tellement c’est bête et outré.  À comparer avec l’article nettement plus sensé et plus neutre de Johann Formey, à ne pas confondre avec Ferney, un pasteur et homme de lettres allemand d’origine huguenote, dans l’Encyclopédie dont nous donnons juste ceci : « Tous ces peuples que nous venons de parcourir, tant d’hommes divers sont-ils sortis d’une même mère ? Il ne nous est pas permis d’en douter. Ce qui nous reste à examiner, c’est comment d’un seul individu il a pu naître tant d’espèces si différentes ? ».

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Enfin, Arouet, on dirait un sketch, par exemple l’un de ceux du crétin Bedos qui n’eut jamais autrefois que le talent de ses faiseurs de textes.  Agressif, prétentieux, sans aucune autodérision, présentant les franchouillards comme de vrais cons, surtout ceux des milieux populaires, mais toujours de l’extérieur, et les arabes n’en parlons pas.  Jamais de compassion, de sympathie, de clin d’œil chez cet être né méchant et imbu de sa supériorité de juifard et de pied-noir anti-arabe.  Il ne fait plus rire depuis longtemps que les français de souche masochistes et les bobos apatrides qui considèrent la France comme un simple hôtel (d’après la définition des pays par le plagiaire mondialiste Attali). Un morceau choisi de sketch sans nuance, sans beaucoup d’humour finalement, sans élévation, sans ironie, ou gentillesse. Tellement agressif qu’un jour Bedos fut poursuivi dans les coulisses par un arabe qui voulait lui faire la peau. Je rappelle quand même que Bedos est un sioniste convaincu et hystériquement holocaustique, quitte à participer à un film construit sur un récit qui s’est avéré être un faux grossier : Survivre avec les loups.  Récit aussi faux que les lettres d’Anne Franck. L’avertissement préalable ne change rien au contenu, sa seule présence montre que ce sketch longuet même s’il peut faire rire ou sourire est douteux, équivoque. Enfin les abrutis n’ont pas changé pour certains : l’arabe et le français moyen.  

http://www.youtube.com/watch?v=Gj_jkL1X9GA

Il faut bien faire la différence entre Bedos le père et l’estimable chroniqueur Nicolas Bedos, le fils qui malgré ses origines « irréprochables » s’est fait mettre plus bas que terre par la maffia sioniste pour avoir osé critiquer d’abord le mauvais cinéma (sous-entendu juif) ensuite rien de moins que le sionisme lui-même. Victime d’une fatwa sioniste pour avoir rompu l’omertà, il s’est fait taper sur les doigts par le paternel. Mais le juif « antisémite », qui a « la haine de soi » c’est sûr, persiste et signe en évoquant « l’immense talent » de Dieudonné.   

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… Mais, poursuivons encore avec Arouet, exemples parmi d’autres réflexions du grand progressiste lumineux (orthographe d’époque) :

« Les Samoïèdes, les Lappons, les habitants du nord de la Sibérie, ceux du Kamshatka, sont encore moins avancés que les peuples de l’Amérique. La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps.

 « La même providence qui a produit l’éléphant, le rhinocéros et les Nègres, a fait naître dans un autre monde des orignaux, des condors, des animaux a qui on a cru longtemps le nombril sur le dos, et des hommes d’un caractère qui n’est pas le nôtre.

« Les blancs et les nègres, et les rouges, et les Lappons, et les Samoïèdes, et les Albinos, ne viennent certainement pas du même sol. La différence entre toutes ces espèces est aussi marquée qu’entre un lévrier et un barbet.

Cela ça sort de l’Essai sur Les Mœurs et l’Esprit des Nations de 1756, il y en a de centaines de cet acabit.

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Cette ordure d’Arouet a spéculé pendant toute sa vie, d’où son immense fortune. Il a conchié les juifs chafouins, mais lui avait un appétit insatiable d’argent lié à un désir inextinguible de réussite bourgeoise et de gloriole. Si vous voulez tout savoir sur ses manœuvres financières, ses prêts d’usure, il faut lire Ménage et finances de Voltaire de Louis Nicolardot (édité en 1854). Ainsi, il écrivait au Père de Menoux, le 11 juillet 1760 : « Il y a une tragédie anglaise qui commence par ces mots : mets de l’argent dans ta poche et moque-toi du reste. Cela n’est pas tragique, mais cela est fort sensé ». Il a même été jusqu’à vendre le fonds de sa bibliothèque à la despote lumineuse Catherine II de Russie, si bien qu’aujourd’hui encore ses livres se trouvent au musée russe de l’Ermitage.

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Il écrivit aussi – il écrivait beaucoup, dont beaucoup de conneries et les écrits restent – cette jolie maxime : « Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité; celui qui se donne un maître était né pour en avoir. »

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Je rappelle en passant que la promotion « Voltaire » de l’ENA fut celle entre autres de Gélatine Kippa, Royal, Sylvie Hubac (directrice des cabinets, pardon du cabinet de Gélatine), Pierre-René Lebas (actuel secrétaire général de L’Élysée), Éliane Loquet, ancien directeur du Commissariat à l’Énergie Atomique, actuel général contrôleur des armées, chargé de la réorganisation des armées, Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi (c’est quoi la différence ?) et du Dialogue social (de la non-grève et non lutte de classes).  Mais la droite n’est pas en reste avec de Villepin et Donnedieu de Vabres (ancien ministre de la Culture et de la Communication, autrement dit de l’inculture et de la propagande).  Numéro de cirque gauche/droite.  Quand on sait qu’une partie de ces individus sont de plus francs-maçons ! Vous avez dit maffia ?  Enfin, lorsqu’ils ne sont pas fonctionnaires énarques, ils sont fonctionnaires de l’Éducation nationale, mais tous partisans du mondialisme, pour les autres bien sûr mais pas pour eux ; comme les sionistes en leur auto-ghetto palestinien sont partisans du métissage pour tous, sauf eux.

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« Celui qui se donne un maître était né pour en avoir » dit le né riche et le courtisan plié en deux Arouet. Non seulement ce fut un bourgeois exploiteur, un usurier et un  esclavagiste, mais il était réellement fier d’être devenu un vrai seigneur féodal.  Il plaisantait en ces termes dans une lettre à M. de Brenles, le 27 décembre 1758 : « Il ne me reste plus que de le prier à dîner dans un de mes castels et de le faire pendre au fruit. J’ai heureusement haute justice chez moi, et si M. Grasset veut être pendu, il faut qu’il ait la bonté de faire chez moi un petit voyage. » Dans une lettre à Thibouville du 28 mai 1760, il écrit encore « très drôle » : « On me reproche d’être comte de Ferney. Que ces Jean f… là viennent donc dans la terre de Ferney, je les mettrai au pilori. » Dans une lettre à d’Argental du 29 janvier 1764, il écrit encore : « Je crois que l’affaire des Calas sera finie avant celle des dîmes de Ferney. Les tragédies, les histoires et les contes n’empêchent pas qu’on songe à ces dîmes, attendu qu’un homme de lettres ne doit pas être un sot qui abandonne ses affaires pour barbouiller des choses inutiles. » Le 1er février suivant, il écrit au même d’Argental : « Je remercie tendrement mes anges de toutes leurs bontés ; c’est à eux que je dois celles de M. le duc de Praslin, qui me conservera mes dîmes en dépit du concile de Latran… Figurez-vous quel plaisir ce sera pour un aveugle d’avoir entre les Alpes et le mont Jura une terre grande comme la main, ne payant rien au roi ni à l’église, et ayant d’ailleurs le droit de mainmorte sur plusieurs petites possessions. » Il faut savoir qu’à cette époque un certain nombre de nobles avaient renoncé à la mainmorte.  Mais lorsque les droits féodaux furent officiellement abolis, dans la nuit du quatre août 1789, on s’aperçut que le défenseur de Callas n’avait pas émancipé les siens.

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Préjugés de l’époque, dirons les faux jetons et les imbéciles heureux de la petite gauche et du gauchisme courant.  Préjugés du colonialisme en général dirai-je, préjugé du Socialisme des Intellectuels, comme l’appelait avec justesse Makhaïski qui n’était pas de droite ; « science socialiste » garante obligée et dépositaire de tous les savoirs, du progrès, de la bonne pensée, de la civilisation par tous les moyens.  Sans parler du temps contemporain, on peut évoquer pour hier, Mollet et Mitterrand sous la guerre d’Algérie, le cartel des gauches pendant la guerre du Rif. Propension très élevée de la gauche (socialiste ou socialisante) à faire ou entretenir des guerres sous l’ère du Capitalisme triomphant.

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Et comment se priver – puisque l’occasion se présente – de ne pas donner un autre exemple des Lumières, de celles de la fin du XIXe siècle avec Jules Ferry, vous savez celui de « l’école laïque, gratuite et obligatoire » source du « progrès républicain » et j’ajouterai du patriotisme belliciste qui s’éclata si joliment et comme on sait pendant la Grande Guerre. Voici quelques morceaux choisis de son discours de juillet 1885 à propos de l’octroi d’un budget militaire exceptionnel pour aller mâter les malgaches, ses sous-hommes qui ne nous avaient rien demandé. Les paroles, les idées de ce « grand » républicain aimé de la gauche et de la franc-maçonnerie, maçon lui-même, valent elles aussi, leur pesant de cacahuètes exotiques (les réactions des uns et des autres est éclairante) :

« M. Jules Ferry… il y a des occasions où, comme le disait M. le ministre des affaires étrangères, l’honneur de la France exige qu’on ne se laisse pas jouer plus longtemps par un petit peuple barbare ; autrement, c’est la civilisation tout entière qui est compromise dans l’Extrême-Orient. (Très bien! très bien! sur divers bancs à gauche.)

« Nous avons été conduits par la nécessité, par le droit : nous avons été conduits par cette obligation et ce devoir qui s’impose à tous les peuples civilisés de faire respecter par les nations barbares la signature de leurs représentants mise au bas des traités. Voilà l’histoire de notre politique coloniale; ce n’est pas une politique qui flotte et qui vogue au hasard. (Très bien ! très bien! à gauche et au centre – Exclamations et interruptions à l’extrême-gauche et à droite.)

« … la politique d’expansion coloniale est un système politique et économique, je disais qu’on pouvait rattacher ce système à trois ordres d’idées : à des idées économiques, à des idées de civilisation de la plus haute portée, et à des idées d’ordre politique et patriotique.

« Messieurs, il y a un second point […] : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. […]

« [Mais comme on commerce avec eux – même argument prétexte que celui d’Arouet] qui peut dire qu’à un moment donné, les populations noires n’attaqueront pas nos établissements? Que ferez-vous alors? Vous ferez ce que font tous les peuples civilisés et vous n’en serez pas moins civilisés pour cela : vous résisterez par la force, et vous serez contraints d’imposer, pour votre sécurité, votre protectorat à ces peuplades rebelles.

« Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai! il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… (Rumeurs sur plusieurs bancs à l’extrême-gauche.)

« M. Jules Maigne – Oh! vous osez dire cela dans le pays où ont été proclamés les droits de l’homme !

« M. de Guilloutet – C’est la justification de l’esclavage et de la traite des nègres !

« M. Jules Ferry – Si l’honorable M. Maigne a raison, si la déclaration des droits de l’homme a été écrite pour les noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics? Ils ne vous appellent pas… (Interruptions à l’extrême gauche et à droite – Très bien! très bien! sur divers bancs à gauche.)

« M. Raoul Duval – Nous ne voulons pas les leur imposer ! C’est vous qui les leur imposez !

« M. Jules Maigne – Proposer et imposer sont choses fort différentes !

« M. Georges Perin -Vous ne pouvez pas cependant faire des échanges forcés!

« M. Jules Ferry – Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures… (Marques d’approbation sur les mêmes bancs à gauche – Nouvelles interruptions à l’extrême gauche et à droite.)

« M. Joseph Fabre – C’est excessif ! vous aboutissez ainsi à l’abdication des principes de 1789 et de 1848… (Bruit) à la consécration de la loi de grâce remplaçant la loi de justice.

« M. Vehnhes – Alors les missionnaires ont aussi leur droit ! ne leur reprochez donc pas d’en user ! (Bruit.)

« M. le président – N’interrompez pas, monsieur Vernhes !

« M. Jules Ferry – Je dis que les races supérieures…

« M. Vernhes – Protégez les missionnaires alors ! (Très bien ! à droite.)

« Voix à gauche – N’interrompez donc pas !

« M. Jules Ferry – Je dis que les races supérieures ont des devoirs…

« M. Vernhes – Allons donc !

« […]

« M. Jules Ferry – Est-ce que vous pouvez nier, est-ce que quelqu’un peut nier qu’il y a plus de justice, plus d’ordre matériel et moral, plus d’équité, plus de vertus sociales dans l’Afrique du Nord depuis que la France a fait sa conquête? Quand nous sommes allés à Alger pour détruire la piraterie et assurer la liberté du commerce dans la Méditerranée, est-ce que nous faisions œuvre de forbans, de conquérants, de dévastateurs? Est-il possible de nier que dans l’Inde, et malgré les épisodes douloureux qui se rencontrent dans l’histoire de cette conquête, il y a aujourd’hui infiniment plus de justice, plus de lumière, d’ordre, de vertus publiques et privées depuis la conquête anglaise qu’auparavant ?

« M. Clemenceau – C’est très douteux.

À méditer, on croirait lire les discours des jacobins à propos des provinces françaises « attardées », « réactionnaires », « sécessionnistes », « monarchistes », » patoisantes », « ennemies de la république ».  Toutes bonnes à mâter et à sortir de l’obscurantisme ; toujours cette histoire des Lumières ! On croirait entendre, beaucoup plus près de nous, toutes les balivernes concernant le respect des dits droits (abstraits et universels) de l’Homme. Mais jamais de ses devoirs. On croirait entendre tous les appels au meurtre des nations et des états déviants, le bellicisme imbécile et ignoble de ce droit d’ingérence qui n’est que l’autre nom du néo-colonialisme politique et de la dictature de l’Empire.

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Maintenant, la cerise sur le gâteau, si l’on peut dire :

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Dernière couverture de Charlie présentant un mbala mbala du genre comicus ; où l’on peut admirer la nullité graphique du petit commissaire du peuple Charb. Et surtout l’absence de pensée : Bonne année, bonne quenelle ? Quésaquo ? Ce numéro présente un chapitre sur « la quenelle petite bourgeoise et antisémite » comme pourrait dire le chef de la propagande Valls. Là, mes cons, enfoncez le clou, vous allez encore perdre des lecteurs et des électeurs. Charb fonctionnaire du rire (sic) traitant le vrai comique Dieudonné de petit-bourgeois ! Injure suprême à gauche qui n’est plus farcie  justement que de petits-bourgeois et autres bobos endormis dans leur confort douillet d’imbéciles heureux finalement très satisfaits de l’état du Monde.  Ah ! s’il n’y avait pas ces salauds d’islamistes et d’arabes, la Terre serait un paradis !

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Charb, t’es pas cap’ de faire le même genre de dessin avec les « grands salauds de ce monde ». Tu n’es qu’un minable. Une raclure de bidet socialo. Tu ne sais pas dessiner, ni caricaturer ; ton incompétence rejoint celle des pantins prétendument artistes mais simples agents dominants de la décomposition des arts. Esprit mité, gangréné par les pseudo-lumières du pseudo-progrès «  de gauche » (pas dans les esprits et les mentalités toujours ! le progrès) qui ressemblent à s’y méprendre aux ombres réactionnaires des suprémacistes de la droite-extrême.

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Dans le genre « artiste » ton dessin n’est pas même d’un sous-suprématiste mais bien suprémaciste, Charbonnier, vilain charbonnier, mauvais bougnat au nom prédestiné. 

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Les couvertures des deux torche-culs sont interchangeables On peut mettre Minute à droite et Charlie à gauche, ou l’inverse c’est kif-kif (je parle aussi  d’« idées » politiques), « l’éthique » et « l’esthétique » sont les mêmes.  À laid propos, laide illustration. De la haine et de la bêtise. Maintenant, petits merdeux de Charlie, aurez-vous le courage d’achever votre travail d’équipe en faisant votre prochaine une avec ce titre, par exemple :

« Écho des Savanes : Nouveau scandale dans les importations et désarroi chez les singes négroïdes : la banane africaine de Taubira n’était qu’une vulgaire quenelle franchouillarde que Dieudo s’était carrée dans le fion.   

« La socialiste Taubira nous déclare, vraiment indignée : « je c’oyais bouffer une banane anti’aciste, ce n’était qu’une quenelle, et en plus elle avait t’ainé dans le fion du benêt ‘ouge et noi’ antisémite ! » 

Chiche ! Ça-t-y pas du fion, fieu ?

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À propos de nègres et de singes, je précise quand même qu’il ne faut pas confondre un mbala mbala avec un bonobo, grand adepte lui aussi de la quenelle :  

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Or, tu sembles les confondre, Charb. Certes, ce petit bonobo m’est sympathique. Son regard me semble beaucoup plus humain que celui de beaucoup de mes semblables. On aurait envie de lui faire plein de scroun-scrounchs. Moi, j’aime beaucoup les singes, nos cousins, ils ont une intelligence vive, plus vive que celle d’un charbonnier et d’un petit jules moyens. Je dirai même qu’en symbiose avec ce qui reste de la Nature, ils font beaucoup moins de mal que le beauf humain courant. Que le charbonnier qui déforeste l’Amazonie, Madagascar ou  Bornée et que le maquereau de la finance internationale qui met à mal l’Humanité entière. 

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Oui, j’aime les petits singes et autres lémuriens si souvent espiègles, rebelles et joueurs ; et les gros singes plus débonnaires ; tous nos proches cousins, mes cousins germains. J’aime aussi le singe initié et savant, le magicien et maître du feu vital, le singe noir camerounais voleur du Feu ; le singe dionysiaque et priapique, celui qui conjure le stress vital et sociétal ; le singe vert qui vit en lisière des forêts africaines et qui connaît les secrets de la création du monde ; le singe créateur de l’homme, inventeur des techniques manuelles, le magicien habile et rusé des Bororo d’Amérique du Sud. Or,  sais-tu Charb, qu’il ne convient pas de se moquer du singe qui a initié l’homme, car c’est toujours lui, le singe qui aura le dessus. N’oublie pas, non plus, qu’il convient de ne pas croiser le singe dans l’Autre Monde ;  ce grand initié en mystères pharaoniques y pêche les âmes mauvaises dans ses rets. Tu vois, riquiqui, je suis loin, bien loin, si loin de ta bassesse si terre-à-terre, de ta trivialité confondante de routine de beauf qui est à la politique (car tu es un politicard) ce qu’est le Cac-40 à la Poésie. 

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A tout prendre et à propos de sodomie, très mode et très obsessive de nos jours comme on sait, je préfère cette caricature-ci du temps où Cabu pensait encore, caricature qui t’explique mieux les enjeux du Monde et que tu devrais connaître quand même un peu, puisque tu frayes avec le Parti dit Communiste et dit Français :

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Entre vous et l’Assiette au Beurre (Le Rire, etc… de la très grande et très Belle Époque artistique et contestataire Dix-Neuf-Cent) il y a la différence entre une vraie revue et un petit journal de lycéens boutonneux qui s’imaginent tout connaître du Monde en répétant les âneries de leurs bons maîtres tout en les effleurant de leurs flagorneries coquines.

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De plus, je le dis à nouveau :pour la plupart, vous ne savez pas dessiner ni caricaturer.  Textes, dessins, mentalités sont à l’avenant. Sont des exemples patents de la décomposition contemporaine des arts, de l’esprit mité, pervers, gangréné par les raccourcis de l’inculture, la mort de notre civilisation. Quand j’écris « civilisation » je ne parle pas du colonialisme, du néo-colonialiste et du bellicisme américano-sioniste qui détruit la civilisation. Je parle des arts, des lettres, des savoirs bénéfiques à l’Humanité. De la diversité des peuples, des langues et des cultures européennes.  Et des vraies valeurs humaines qui se meurent elles aussi dans les autres civilisations, en Chine comme au Brésil, chez les amérindiens comme chez les aborigènes ; du moins de ce qu’il en reste, les pauvres ! 

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Charb et Jul, pour moi vous ressemblez à ceci – de la part de Henri Jossot, un maître de la caricature :

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– Je crois au Saint-Esprit de RESPECT…

Par exemple le Saint-Esprit de respect de l’État et de sa saine propagande, le respect des Intouchables depuis que BHL est de vos amis, et nonobstant vos incartades convenues et votre mauvais goût de corps de garde parfaitement toléré et même encouragé, quitte à fermer boutique bientôt.  « Que voulez-vous on veut distraire le peuple mais le peuple ne veut même plus marcher à gros sabots, ni à godillots. Quelle époque difficile pour les comiques-troupiers ! » Ce que vous avez en main, votre tinette où croupit votre soupe si rance, plus personne de sensé, de raisonnable ne veut ne serait qu’y goûter, même réchauffée. Même le plus indulgent et esprit large qui soit. Charlie lui tombe des mains. Ça pue trop ledit Nouvel Ordre (ou désordre ?) Mondial des salauds.

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… Ou encore celle-là de la part de Louis Malteste, qui n’est pas mal non plus :

 0727– Toi, tu n’es pas digne d’être chien ! Tu n’es qu’un flic !

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On voit tout de suite la différence (esthétique, éthique, humoristique) entre la vraie caricature et les petits mickeys des sous-doués du dessin et du reste. Normal, nous vivons à l’heure de la médiocratie. Pire de la médiocratie qui se prend pour une nouvelle aristocratie « progressiste ».

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En fait, vous êtes aussi drôles qu’un Guillon, qu’un niais Guillon qui est si mauvais qu’il a été viré de France Inter et ne fait même pas rire ses patrons sionistes, comme on peut le voir sur des vidéos.  Pire, son petit texte pseudo-comique (Ma Douéou ! que tu es mauvais et besogneux !) qui est paru le 3 janvier 2014 sur L’Abbé Ration et intitulé « Dieudonné la honteuse ! » reçoit un flot de critiques (négatives).  Le journal en voie de disparition n’arrive même plus à avoir des commentaires de ses lecteurs pour contrer les mécréants du sionisme et amoureux du talent (le sionisme semble inversement proportionnel au talent). On finirait par croire qu’il n’en a plus du tout.  Enfin, il l’a bien cherché lui aussi.

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Nous avons déjà montré ailleurs ces deux couvertures de Charlie Hebdo première époque, celle de gauche date du 1er janvier 1977.  « Alors, on fait la paix… Continue, on verra après ». Situation encore actuelle. Celle de droite d’une date similaire : « le racisme fait-il vendre ? »  Je réponds : oui, de nos jours il fait vendre Charlie Hebdo, il l’a d’ailleurs reconnu à propos de l’affaire Mahomed, coup publicitaire pour lui. Le journal sioniste tendance faux jeton, islamophobe et maghrébinophobe qu’est devenu Charlie.    

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Comme dit Fayez Chergui, du Cercle des Volontaires :

« Charlie s’accroche aux branches pour ne pas se ramasser. Pour ça il rentre dans les rangs, tout comme Le Monde Diplomatique, qui a moins de chance, et s’aligne sur la pensée unique. […]

« Tourner en ridicule le Prophète est déplorable comme argument d’analyse qui en définitive ne s’adresse qu’à un public dépourvu de sens critique et donc de culture générale, ne lisant rien d’autre que ce type de contenu qui efface tout sentiment d’humanité. Il cultive et pérennise la haine et l’abrutissement de ceux qui en sont les victimes. Ce qu’il aurait fallu, tant qu’à dénigrer l’Islam, c’est de chercher à comprendre l’évolution de la pensée islamique, sa récupération par les Anglos saxons et le formidable recours qu’a été cette religion vomique, fer de lance de la civilisation dite judéo-chrétienne […] »

Quand Charlie va-t-il enfin boire le bouillon, enfin boire son bouillon ?  Bouillon d’onze heures.  Sa disparition fera un organe de moins de la contre-révolution « de gauche », voire « d’extrême-gauche » et du déclin humain.

Les latrines de l’Histoire s’interrogent, pressées, attentives…

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J’avais écrit l’essentiel de cet article lorsque je suis tombé totalement par hasard sur l’article qui suit que je vous livre en entier.  Il est récent il a été publié le 5 décembre 2013 sur Article 11 le blog de son auteur, Olivier Cyran, un ancien de Charlie.  Il y a travaillé de 1992 à 2001, avant de claquer la porte, échaudé par « la conduite despotique et l’affairisme ascensionnel » d’un certain Philippe Val. Depuis, il observe de loin  l’évolution de Charlie Hebdo et sa grandissante obsession pour l’islam. Il revient sur cette dérive à l’occasion d’une tribune récemment publiée dans L’Immonde, signée Charb et Fabrice Nicolino.

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Cher Charb, cher Fabrice Nicolino,

« Et que ceux qui prétendent et prétendront demain que “Charlie” est raciste aient au moins le courage de le dire à voix haute, et sous leur nom. Nous saurons quoi leur répondre. » En lisant cette rodomontade à la fin de votre tribune dans Le Monde (1), façon « viens nous le dire en face si t’es un homme », j’ai senti monter comme une envie de rejoindre mon poste de combat dans la cour de récré. La sommation ne m’était pourtant pas destinée. Quelles bonnes âmes vous espérez convaincre, d’ailleurs, mystère. Cela fait belle lurette que quantité de gens disent à « voix haute » et « sous leur nom » ce qu’ils pensent de votre journal et du fonds de sauce qui s’en écoule, sans que personne chez vous ne se soit soucié de leur répondre ou d’agiter ses petits poings.

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Ainsi donc Le Monde vous a charitablement ouvert son rayon blanchisserie, pour un repassage express de votre honneur tout chiffonné. À vous entendre, il y avait urgence : même plus moyen de sortir dans Paris sans qu’un chauffeur de taxi vous traite de racistes et vous abandonne les bras ballants sur le bord du trottoir. On comprend la vexation, mais pourquoi ce besoin d’aller vous refaire une beauté dans un autre journal que le vôtre ? Charlie Hebdo, son site internet et sa maison d’édition ne vous offrent donc pas un espace d’expression à la hauteur ? Vous invoquez le glorieux héritage du « Charlie » des années 1960 et 70, quand c’était la censure du pouvoir politique et non la hantise du discrédit qui donnait du fil à retordre au journal. Mais je doute qu’à l’époque un Cavanna ou un Choron eussent quémandé l’aide de la presse en redingote pour se façonner une respectabilité.

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S’il m’est arrivé à moi aussi, par le passé, de griffonner quelques lignes fumasses en réaction à tel ou tel de vos exploits, je ne me suis jamais appesanti sur le sujet. Sans doute n’avais-je ni la patience ni le cœur assez bien accroché pour suivre semaine après semaine la navrante mutation qui s’est opérée dans votre équipe après le tournant du 11 septembre 2001. Je ne faisais déjà plus partie de Charlie Hebdo quand les avions suicide ont percuté votre ligne éditoriale, mais la névrose islamophobe qui s’est peu à peu emparée de vos pages à compter de ce jour-là m’affectait personnellement, car elle salopait le souvenir des bons moments que j’avais passés dans ce journal au cours des années 1990. Le rire dévastateur du « Charlie » que j’avais aimé sonnait désormais à mes oreilles comme le rire de l’imbécile heureux qui se déboutonne au comptoir du commerce, ou du cochon qui se roule dans sa merde. Pour autant je n’ai jamais qualifié votre journal de raciste. Mais puisque aujourd’hui vous proclamez haut et fort votre antiracisme inoxydable et sans reproches, le moment est peut-être venu de considérer sérieusement la question.

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Raciste, Charlie Hebdo ne l’était assurément pas du temps où j’y ai travaillé. En tout cas, l’idée qu’un jour le canard s’exposerait à pareil soupçon ne m’a jamais effleuré. Il y a avait bien quelques franchouillardises et les éditos de Philippe Val, sujets à une fixette inquiétante et s’aggravant au fil des ans sur le « monde arabo-musulman », considéré comme un océan de barbarie menaçant de submerger à tout instant cet îlot de haute culture et de raffinement démocratique qu’était pour lui Israël. Mais les délires du taulier restaient confinés à sa page 3 et ne débordaient que rarement sur le cœur du journal qui, dans ces années-là, me semblait-il, battait d’un sang plutôt bien oxygéné.

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À peine avais-je pris mes cliques et mes claques, lassé par la conduite despotique et l’affairisme ascensionnel du patron, que les tours jumelles s’effondrèrent et que Caroline Fourest débarqua dans votre rédaction. Cette double catastrophe mit en branle un processus de reformatage idéologique qui allait faire fuir vos anciens lecteurs et vous en attirer d’autres, plus propres sur eux, et plus sensibles à la « war on terror » version Rires & Chansons qu’à l’anarchie douce d’un Gébé. Petit à petit, la dénonciation en vrac des « barbus », des femmes voilées et de leurs complices imaginaires s’imposa comme un axe central de votre production journalistique et satirique. Des « enquêtes » se mirent à fleurir qui accréditaient les rumeurs les plus extravagantes, comme la prétendue infiltration de la Ligue des droits de l’homme (LDH) ou du Forum social européen (FSE) par une horde de salafistes assoiffés de sang (2). Le nouveau tropisme en vigueur imposa d’abjurer le tempérament indocile qui structurait le journal jusqu’alors et de nouer des alliances avec les figures les plus corrompues de la jet-set intellectuelle, telles que Bernard-Henri Lévy ou Antoine Sfeir, cosignataires dans Charlie Hebdo d’un guignolesque « Manifeste des douze contre le nouveau totalitarisme islamique (3) ». Quiconque ne se reconnaissait pas dans une lecture du monde opposant les civilisés (européens) aux obscurantistes (musulmans) se voyait illico presto renvoyé dans les cordes des « idiots utiles » ou des « islamo-gauchistes ».

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À Charlie Hebdo, il a toujours été de bon ton de railler les « gros cons » qui aiment le foot et regardent TF1. Pente glissante. La conviction d’être d’une essence supérieure, habilitée à regarder de très haut le commun des mortels, constitue le plus sûr moyen de saboter ses propres défenses intellectuelles et de les laisser bailler au moindre courant d’air. Les vôtres, pourtant arrimées à une bonne éducation, à des revenus confortables et à l’entre-soi gratifiant de la « bande à Charlie », ont dégringolé à une vitesse ahurissante. Je me souviens de cette pleine page de Caroline Fourest parue le 11 juin 2008. Elle y racontait son amicale rencontre avec le dessinateur néerlandais Gregorius Nekschot, qui s’était attiré quelques ennuis pour avoir représenté ses concitoyens musulmans sous un jour particulièrement drolatique. Qu’on en juge : un imam habillé en Père Noël en train d’enculer une chèvre, avec pour légende : « Il faut savoir partager les traditions ». Ou un Arabe affalé sur un pouf et perdu dans ses pensées : « Le Coran ne dit pas s’il faut faire quelque chose pour avoir trente ans de chômage et d’allocs ». Ou encore ce « monument à l’esclavage du contribuable autochtone blanc » : un Néerlandais, chaînes au pied, portant sur son dos un Noir, bras croisés et tétine à la bouche. Racisme fétide ? Allons donc, liberté d’expression ! Certes, concède Fourest, l’humour un peu corsé de son ami « ne voyage pas toujours bien », mais il doit être compris « dans un contexte néerlandais ultratolérant, voire angélique, envers l’intégrisme ». La faute à qui si les musulmans prêtent le flanc à des gags difficilement exportables ? Aux musulmans eux-mêmes et à leurs alliés trop angéliques, ça va de soi. Comme l’enseigne Nekschot aux lecteurs de Charlie Hebdo, « les musulmans doivent comprendre que l’humour fait partie de nos traditions depuis des siècles ».

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Personne chez vous n’a claqué sa démission après cette page insuffisamment remarquée, qui après tout ne faisait que consacrer le processus entamé six ou sept ans plus tôt. Vos sortes de tolérances vous regardent. Mais quand je lis dans votre tribune du Monde : « Nous avons presque honte de rappeler que l’antiracisme et la passion de l’égalité entre tous les humains sont et resteront le pacte fondateur de Charlie Hebdo », la seule information que je retiens, c’est que votre équipe ne serait donc pas totalement inaccessible à la honte. Vraiment ?

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Après le départ en 2009 de Val et de Fourest, appelés à de plus hautes destinées, l’un à la tête d’une radio publique, l’autre sur les podiums de l’antiracisme gouvernemental, on se demandait si vous continueriez à faire du Val sans lui et de la Fourest sans elle. Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous êtes restés fidèles à la ligne. Imprégnés jusqu’au trognon, faut croire.

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Aujourd’hui, les mouches qu’un Tignous n’omet jamais de faire tourner autour de la tête de ses « barbus » se collent plus que jamais à votre imaginaire dès que vous « riez » des musulmans. Dans une vidéo postée fin 2011 sur le site de Charlie Hebdo, on te voyait, Charb, imiter l’appel du muezzin sous les hoquets hilares de tes petits camarades. Tordant, le numéro de la psalmodie coranique à l’heure du bouclage, Michel Leeb n’aurait pas fait mieux. Dans quelle marinade collective faut-il macérer pour en arriver là ? Dans quelles crevasses psychologiques puisez-vous matière à « rire » d’un dessin représentant des femmes voilées qui exhibent leurs fesses pendant qu’elles font leur prière à la « mère Mecquerelle » ? Minable vanne même pas honteuse, embarrassante d’imbécillité avant même que d’être révélatrice d’un état d’esprit, d’une vision du monde.

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C’est ce dessin de Catherine qui me vient à l’esprit, mais je pourrais en citer tant d’autres parmi les épanchements de gaudriole islamophobe que vous autres, fabricants d’humour gonflé aux vents du temps, dégazez à longueur de semaines. Ce dessin-là accompagnait une pseudo-enquête sur les « djihadistes du sexe » en Syrie (4). Un « scoop » dont on apprenait peu de temps après – il est vrai qu’on s’en doutait un peu à la lecture – que c’était un tissu d’âneries bidonné à des fins de propagande (5). À noter que vous n’avez même pas retiré cette daube de votre site web : apparemment, certains sujets se prêtent mieux que d’autres au relâchement. Quand on rigole avec la femme voilée, on peut bien se laisser aller, s’autoriser un peu de confusion entre info croustillante en papier mâché et poilade de salle de garde.

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Mais je ne vous écris pas pour vous parler de bon goût, plutôt de ce pays que vous avez contribué à rendre plus insalubre. Un pays qui désormais interdit à une femme de travailler dans une crèche au motif que le bout de tissu qu’elle porte sur la tête traumatiserait les bambins. Où une élève de troisième coiffée d’un bandana jugé trop large se fait exclure de son collège avec la bénédiction d’un maire UMP, du ministre socialiste de l’Éducation nationale et de la presse écumante (6). Où l’on peine à trouver un comptoir de bistrot ou une table de fins lettrés sans qu’à un moment ne se déverse le genre de blagues qui, à « Charlie », vous font péter les boyaux le jour du bouclage. Où l’on considère comme une avant-garde de la cinquième colonne toute femme qui se couvre les cheveux, au point qu’on lui interdit de participer à une sortie scolaire ou de faire du bénévolat aux Restos du cœur (7).

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Je sais qu’à vos yeux ces vigoureuses dispositions sont cruciales pour la survie de la république et de la laïcité. Récemment, vous avez jugé utile de publier une interview de votre avocat, Richard Malka, le valeureux défenseur de Clearstream, de DSK et de l’esprit des Lumières. « Le voile, c’est l’anéantissement, l’ensevelissement du triptyque républicain “Liberté, Égalité, Fraternité” » (8), pérorait votre bavard comme à un concours d’éloquence pour vendeurs d’aspirateurs (9). Faudrait déjà qu’il nous explique en quoi ce fameux triptyque a une existence concrète et au bénéfice de qui, mais passons. Ce qu’il enfonce dans la tête de vos lecteurs, pourtant déjà abondamment instruits en la matière, c’est que quelques centimètres carrés de coton éventuellement mêlé de polyester menacent de répandre la peste sur notre beau pays. Que ce voile est si dangereusement infecté qu’il ne serait pas sage de prêter attention à l’individu qui le porte.

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Je dois préciser à ce stade que, personnellement, je n’ai aucun « problème » avec le bonnet de ma tante ou les dreadlocks de mon cousin, et que je n’en ai pas davantage avec le voile de ma voisine. Si cette dernière me confiait qu’elle le porte contre son gré, j’aurais certainement le réflexe de l’encourager à trouver les moyens de vivre comme elle l’entend. Je réagirais de même si on l’obligeait à porter des bas résille ou le kilt écossais. En dehors d’un tel scénario, qu’une femme décide ou non de porter telle ou telle liquette ne me regarde pas. Que ce soit pour des motifs personnels, religieux, esthétiques ou autres, c’est son affaire. Étonnante, cette manie qu’ont les gens dans ce pays de projeter leurs fantasmes sur un carré d’étoffe, qui l’aliénation de la femme, qui la peur de l’invasion islamique, qui la défense du droit masculin à la drague capillaire, etc. Peu m’importent le voile, les talons hauts ou même le t-shirt Camaïeu made in Bangladesh, du moment que la personne dessous, dessus ou dedans mérite le respect. Où en sommes-nous rendus pour qu’il faille réhabiliter un principe aussi évident ? Essayez-le, vous verrez : c’est le meilleur préventif contre l’ulcère à l’estomac et la sauce blanche dans la tête.

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Le pilonnage obsessionnel des musulmans auquel votre hebdomadaire se livre depuis une grosse dizaine d’années a des effets tout à fait concrets. Il a puissamment contribué à répandre dans l’opinion « de gauche » l’idée que l’islam est un « problème » majeur de la société française. Que rabaisser les musulmans n’est plus un privilège de l’extrême droite, mais un droit à l’impertinence sanctifié par la laïcité, la république, le « vivre ensemble ». Et même, ne soyons pas pingres sur les alibis, par le droit des femmes – étant largement admis aujourd’hui que l’exclusion d’une gamine voilée relève non d’une discrimination stupide, mais d’un féminisme de bon aloi consistant à s’acharner sur celle que l’on prétend libérer. Drapés dans ces nobles intentions qui flattent leur ignorance et les exonèrent de tout scrupule, voilà que des gens qui nous étaient proches et que l’on croyait sains d’esprit se mettent brusquement à débonder des crétineries racistes. À chacun sa référence : La journée de la jupe, Elisabeth Badinter, Alain Finkielkraut, Caroline Fourest, Pascal Bruckner, Manuel Valls, Marine Le Pen ou combien d’autres, il y en a pour tous les goûts et toutes les « sensibilités ». Mais il est rare que Charlie Hebdo ne soit pas cité à l’appui de la règle d’or qui autorise à dégueuler sur les musulmans. Et comme vos disciples ont bien retenu la leçon, ils ne manquent jamais de se récrier quand on les chope en flag’ : mais enfin, on a bien le droit de se moquer des religions ! Pas d’amalgame entre la critique légitime de l’islam et le racisme anti-arabe !

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C’est évidemment ce même sillon que vous labourez dans votre tribune du Monde. « Passe encore, vous lamentez-vous, que Charlie consacre tant de ses dessins de couverture aux papistes. Mais la religion musulmane, drapeau imposé à d’innombrables peuples de la planète, jusqu’en Indonésie, devrait, elle, être épargnée. Pourquoi diable ? Quel est le rapport, autre qu’idéologique, essentialiste au fond, entre le fait d’être arabe par exemple et l’appartenance à l’islam ? »

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Je veux bien tâcher d’éclairer vos lanternes sur ce point, mais permettez-moi d’abord d’apprécier la vicieuse petite incise dans laquelle vous resservez en loucedé le vieux plat sur l’islam-religion-conquérante qui fait rien qu’à croquer la planète. L’islamisation de l’archipel indonésien a commencé au XIIIe siècle, quand des princes de Sumatra se sont convertis à la religion des marchands perses et indiens qui faisaient bombance dans leurs ports – non sous la contrainte, mais par désir d’intégrer un réseau commercial prospère. Plus tard, au XVIIIe siècle, ce sont les colons hollandais, chrétiens irréprochables, qui se sont arrangés pour imposer l’islam à Java, en vue de soustraire sa population à l’influence séditieuse des Balinais hindouistes. On est loin de l’imagerie du farouche bédouin réduisant à sa merci des peuples exotiques, à laquelle se résume apparemment votre connaissance du monde musulman.

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Mais revenons à la question du « rapport » entre Arabes et musulmans, racisme et islamophobie. La démarcation que vous tracez avec une belle assurance entre les deux catégories est-elle vraiment si claire dans vos esprits ? À lire le début de votre tribune, il est permis d’en douter. L’édifiante anecdote du « chauffeur de taxi arabe », qui refuse de conduire à bon port un collaborateur du journal « au motif de dessins moquant la religion musulmane », révèle à cet égard une certaine confusion. En quoi la qualité d’« arabe » prêtée au chauffeur – qui d’après vous ne saurait donc être simplement français – nous renseigne-t-elle sur l’affront subi par votre infortuné collègue ? Croyez-vous qu’il faille être « arabe » pour froncer le nez devant vos beaufitudes de fin de banquet ? Moi qui ne suis ni arabe ni chauffeur de taxi, pas sûr que je dépannerais votre collaborateur d’un ticket de métro. J’espère néanmoins qu’il aura surmonté son choc des civilisations en se dégotant un chauffeur blanc qui l’accepte sur sa banquette arrière.

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Vous avez raison, arabe et musulman, ce n’est pas la même chose. Mais vous savez quoi ? Musulman et musulman, ce n’est pas pareil non plus. Sachez qu’il y en a de toutes sortes, riches ou pauvres, petits ou grands, sympathiques ou revêches, généreux ou rapiats, désireux d’un monde meilleur, réactionnaires ou même, oui, intégristes. Or, dans Charlie Hebdo, rien ne ressemble davantage à un musulman qu’un autre musulman. Toujours représenté sous les traits d’un faible d’esprit, d’un fanatique, d’un terroriste, d’un assisté. La musulmane ? Toujours une pauvre cloche réductible à son foulard, et qui n’a d’autre fonction sociale que d’émoustiller la libido de vos humoristes.

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Parlant de cela, il y aurait beaucoup à dire sur la composante graveleuse de votre inspiration. L’euphorie avec laquelle Charlie Hebdo a acclamé les militantes topless des Femen suggère que le graillon islamophobe s’agrège parfaitement aux éclaboussures de testostérone. L’ode de Bernard Maris à Amina Sboui, une Femen tunisienne qui avait posé torse nu sur Internet, offre un bon échantillon de la mayonnaise hormonale qui colle à vos pages : « Montre tes seins, Amina, montre ton sexe à tous les crétins barbus habitués des sites pornos, à tous les cochons du désert qui prêchent la morale à domicile et se payent des escorts dans les palaces étrangers, et rêvent de te voir lapidée après t’avoir outragée… Ton corps nu est d’une pureté absolue en face des djellabas et des niqabs répugnants. (10) » Allo, docteur ?

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Vous avez le toupet d’accuser vos détracteurs d’« essentialisme », et sans doute les bulbes congestionnés qui vous vénèrent applaudiront-ils l’acrobatie. Mais on n’est pas au cirque. L’essentialisme, vous vous y vautrez chaque semaine ou presque en racialisant le musulman sous les traits d’une créature constamment grotesque ou hideuse. Ce qui définit la vision dominante du « racialisé », « c’est qu’il est tout entier contenu dans ce qui le racialise ; sa culture, sa religion, sa couleur de peau. Il serait comme incapable de s’en sortir, incapable de voir plus loin que son taux de mélanine ou le tissu qu’il porte sur la tête, observe sur son blog Valérie CG, une féministe pas très intéressante puisqu’elle ne vous a pas montré ses seins. Musulman devient une sorte de nouvelle couleur de peau dont il est impossible de se détacher. » (11)

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Cette remarque judicieuse se rapportait aux élucubrations de la « pédopsychiatre » Caroline Eliacheff, qui, dans le magazine Elle, venait de justifier ainsi le licenciement d’une puéricultrice voilée par la crèche Baby-Loup : « On peut s’interroger sur les conséquences pour un nourrisson de ne voir que le visage de face, une tête amputée des oreilles, des cheveux et du cou. (12) » Le voile est une arme de destruction massive, il ensevelit la république aussi sûrement qu’il ampute des organes vitaux. Inutile de préciser que Caroline Eliacheff, tout comme vous, « lutte contre le racisme », c’est en tout cas ce qu’elle déclare dans son interview. Pour professer des inepties, et justifier le renvoi brutal d’une employée reconnue comme compétente et que personne n’a vu appeler les petits chéris au djihad, on n’est jamais aussi confortablement juché qu’au plus haut sommet des vertus civilisées.

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Mais votre trône surplombe un marécage. Toi, Charb, pour lequel j’ai jadis éprouvé de l’estime, et toi, Fabrice, dont j’appréciais la rigueur intellectuelle (13), je vous tiens, vous et vos collègues, pour coresponsables du pourrissement ambiant. Après le 11-Septembre, Charlie Hebdo a été parmi les premiers, dans la presse dite de gauche, à enfourcher le cheval du péril islamique. Ne vous privez donc pas de ramasser votre part du crottin au moment où le nombre d’actes islamophobes bat des records : + 11,3 % sur les neuf premiers mois de 2013 par rapport à la même période de 2012, selon l’Observatoire national de l’islamophobie. Lequel s’inquiète d’un « nouveau phénomène » de violence, marqué par au moins quatorze agressions de femmes voilées depuis le début de l’année.

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Rassurez-vous, je ne dis pas que la lecture de Charlie Hebdo déclenche mécaniquement l’envie de badigeonner une mosquée avec du sang de porc ou d’arracher son voile à une cliente de supermarché, comme cela se produit ici et là. Vous avez désigné les cibles, mais vous ne voulez pas qu’un pauvre type s’attaque à elles pour de vrai, car vous êtes contre la violence et contre le racisme. Vos lecteurs aussi, très certainement. Ils n’ont aucun préjugé contre les musulmans, c’est juste qu’ils s’esclaffent de bon cœur sur ce dessin de Charb où l’on voit un Arabe à grosse moustache en arrêt devant une prostituée, tandis qu’un prédicateur à barbe le sermonne : « Mon frère ! Tu vas pas payer 40 euros une passe alors que pour le même prix tu peux acheter une épouse ! » Dans les années trente, le même gag avec des juifs à la place des musulmans aurait fait un tabac, sauf qu’à l’époque son auteur n’aurait sans doute pas eu l’idée de venir brandir un brevet d’antiracisme. Le dessin en question illustrait un article démasquant les sombres desseins d’un petit groupe de salafistes à Bruxelles. Le sous-titre résumait bien l’idée : « Les frites seront-elles bientôt toutes halal en Belgique ? Quelques barbus s’y activent, et combattent la démocratie qui leur permet d’exister. (14) » Quoi ? Islamisation des frites, démocratie en danger ? Dans sa tête, le lecteur commence déjà à graisser son fusil de chasse. Dans sa tête seulement, car c’est un antiraciste. À moins qu’il n’aille se déverser au bas de quelque site internet évoquant vos faits d’armes, à la manière de « lulupipistrelle », auteur de ce commentaire sur Agoravox : « Les caricatures de leur prophète ulcèrent les musulmans ? Et alors, moi j’ai envie de baffer toutes les bonnes femmes voilées que je croise, et je ne parlent [sic] pas des barbus… mais je me domine… » (15)

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Bien sûr que Charlie Hebdo ne se limite pas à cela, qu’on y écrit et dessine sur bien d’autres sujets. On veut bien croire que nombre de lecteurs vous achètent par attachement à la cause des animaux, ou pour Cavanna, ou pour Nicolino, ou pour les dessins drôles, ou pour congratuler Bernard Maris après sa nomination au conseil général de la Banque de France, autre repaire de joyeux drilles. Mais je doute qu’il y en ait beaucoup qui ne trouvent leur petit plaisir sale dans le ressassement de vos obsessions islamophobes – sans quoi le journal leur tomberait des mains. Il en est même, vous ne pouvez l’ignorer, qui l’achètent principalement pour ça : pour voir ce que « Charlie » va encore leur mettre dans les dents cette semaine. Faut avouer, c’est une bonne affaire. Depuis l’épisode des caricatures danoises et votre héroïque montée des marches en costumes de pingouins au festival de Cannes, bras dessus bras dessous avec Philippe Val, Daniel Leconte et BHL (mais hélas sans Carla Bruni, pourtant annoncée), le « muslim bashing » ripoliné en « défense intransigeante de la liberté d’expression » est devenu votre tête de gondole, que vous prenez soin de réapprovisionner régulièrement. Vous pouvez toujours certifier que les sans-papiers sont vos amis ou critiquer Manuel Valls pour ses rafles de Roms, c’est l’islamophobie votre marronnier, votre ligne de front.

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Vous me direz que vous n’êtes pas les seuls. Votre positionnement sur ce terrain est en effet assez largement partagé par vos confrères de la presse écrite, de L’Express à Valeurs Actuelles en passant par Le Point, Marianne, Le Nouvel Observateur ou Le Figaro, pour s’en tenir aux plus enthousiastes. Et je ne parle même pas des télés et des radios. Le marché médiatique de l’islam « sans-gêne », « qui fait peur » et « qui dérange » rapporte gros, même s’il est quelque peu saturé. Toutefois, au sein de cette saine et fraternelle concurrence, votre canard parvient à se distinguer par des produits qui n’ont leur équivalent nulle part ailleurs, et qui vous permettent d’occuper un segment non négligeable de l’opinion islamophobe décomplexée de gauche.

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Vous connaissant, je m’interroge cependant : c’est quoi, au juste, votre problème avec les musulmans de ce pays ? Dans votre texte du Monde, vous invoquez la salutaire remise en cause des « si grands pouvoirs des principaux clergés », mais sans préciser en quoi l’islam – qui n’a pas de clergé, mais on ne peut pas tout savoir, hein – exerce en France un « si grand pouvoir ». Hors de la version hardcore qu’en donnent quelques furieux, la religion musulmane ne me paraît pas revêtir chez nous des formes extraordinairement intrusives ou belliqueuses. Sur le plan politique, son influence est nulle : six millions de musulmans dans le pays, zéro représentant à l’Assemblée nationale. Pour un parlementaire, il est plus prudent de plaider la cause des avocats d’affaires et de voter des lois d’invisibilité pour les femmes voilées que de s’inquiéter de l’explosion des violences islamophobes. Pas un seul musulman non plus chez les propriétaires de médias, les directeurs d’information, les poids lourds du patronat, les grands banquiers, les gros éditeurs, les chefferies syndicales. Dans les partis politiques, de gauche comme de droite, seuls les musulmans qui savent réciter par cœur les œuvres complètes de Caroline Fourest ont une petite chance d’accéder à un strapontin.

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Je n’ignore pas, Charb, que tu as reçu des menaces de mort et qu’il y a peut-être des dingues quelque part qui en veulent à ta peau. Cela me désole. Malgré tout ce que je vous reproche, à toi et aux autres, je ne me réjouis pas de t’imaginer avec deux flics collés en permanence à tes semelles et qui coûtent un bras à votre république chérie. Je crains aussi que tes molosses ne déteignent sur toi comme Val a déteint sur toute l’équipe. Mais si vraiment vous tremblez à l’idée que les musulmans de France se métamorphosent en serial killers de la guerre sainte, peut-être trouverez-vous un brin d’apaisement en voyant la manière placide dont les intéressés réagissent aux attaques réelles ou symboliques qui sont leur lot quotidien. Quand une mosquée est recouverte de tags racistes, croyez-vous que ses responsables ou les fidèles du coin se répandent en cris de vengeance ou en promesses de mettre l’Élysée à feu et à sang ? Non, à chaque fois ils déclarent s’en remettre tout simplement à la « justice de leur pays ». Parmi ceux que je connais, l’écume médiatique de vos prouesses ne fait qu’ajouter une petite couche supplémentaire à leur lassitude. Pas sûr que j’aurais la même patience.

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Bunkérisés derrière vos zygomatiques, vous revendiquez le droit sacré de « rire » pareillement des imams, des curés et des rabbins. Pourquoi pas, si encore vous appliquiez vraiment ce principe. On oublie l’épisode Siné ou il faut vous faire un dessin ? Un constat avéré d’islamophobie, et c’est l’éclat de rire. Une mensongère accusation d’antisémitisme, et c’est la porte. Cette affaire remonte aux années Val, mais la pleutre approbation que votre patron d’alors a recueillie auprès de « toute la bande », et plus particulièrement auprès de toi, Charb, démontre que le deux poids deux mesures en vigueur à cette époque n’était pas le fait d’un seul homme. La même règle a perduré. À ce jour, me dit-on, le numéro spécial « Charia Hebdo » ne s’est toujours pas dédoublé en un « Talmud Hebdo ». Croyez bien que je ne le regrette pas.

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Vous vous réclamez de la tradition anticléricale, mais en feignant d’ignorer en quoi elle se différencie fondamentalement de l’islamophobie : la première s’est construite au cours d’une lutte dure, longue et acharnée contre un clergé catholique effectivement redoutable de puissance, qui avait – et a encore – ses journaux, ses députés, ses lobbies, ses salons et son immense patrimoine immobilier ; la seconde s’attaque aux membres d’une confession minoritaire dépourvue de toute espèce d’influence sur les sphères de pouvoir. Elle consiste à détourner l’attention des intérêts bien nourris qui gouvernent ce pays pour exciter la meute contre des citoyens qui déjà ne sont pas à la fête, si l’on veut bien prendre la peine de considérer que, pour la plupart d’entre eux, colonisation, immigration et discrimination ne leur ont pas assigné la place la plus reluisante dans la société française. Est-ce trop demander à une équipe qui, selon vos termes, « se partage entre tenants de la gauche, de l’extrême gauche, de l’anarchie et de l’écologie », que de prendre un tantinet en compte l’histoire du pays et sa réalité sociale ?

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J’aime bien les bouffeurs de curés, j’ai grandi avec et ils m’ont inculqué quelques solides défenses contre les contes de fées et les abus de pouvoir. C’est en partie cet héritage-là qui me fait dresser les poils devant l’arrogante paresse intellectuelle du bouffeur de musulmans. La posture antireligieuse lui offre un moyen commode de se prélasser dans son ignorance, de faire passer pour insolents ses petits réflexes de contraction mentale. Elle donne du lustre à un manque béant d’imagination et à un conformisme corrodé par les yeux doux de l’extrême droite (16).

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« Encoder le racisme pour le rendre imperceptible, donc socialement acceptable », c’est ainsi que Thomas Deltombe définit la fonction de l’islamophobie, décrite aussi comme une « machine à raffiner le racisme brut » (17). Les deux formules vous vont comme un gant. Ne montez donc pas sur vos grands chevaux quand vos détracteurs usent de mots durs contre vous. Ces derniers jours, vous avez hurlé au scandale parce qu’un rappeur pas très futé réclamait un « autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo » au détour d’un titre collectif inséré dans la BO du film La Marche. Comme si votre journal n’était qu’amour et poésie, vous avez fait savoir à la terre entière que vous étiez « effarés » par tant de « violence ». Pourtant, vous ne vous êtes pas offusqués lorsque le rappeur tunisien Weld El 15 a assimilé les policiers de son pays à des « chiens bons à égorger comme des moutons ». Au contraire, vous l’avez interviewé avec tous les égards dus à un « combattant de la liberté d’expression » (18). Les violences verbales de Weld El 15 trouvent grâce à vos yeux parce qu’elles visent un régime à dominante islamiste qui veut le renvoyer en prison. Mais quand la métaphore canine se retourne contre vous, ce n’est plus du tout la même chanson. Envolée, la liberté d’expression : ralliement à la rengaine néoconservatrice sur le rap comme « appel à la haine » et « chant religieux communautaire » (19).

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La machine à raffiner le racisme brut n’est pas seulement lucrative, elle est aussi extrêmement susceptible.

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Bien à vous,

Olivier Cyran

 


(1) « Non, Charlie Hebdo n’est pas raciste ! », Le Monde, 20 novembre 2013.

(2) Fiammetta Venner, « Forum social européen : un autre jihad est possible », Charlie Hebdo, 29 septembre 2004. A lire ICI.

(3) Publié le 1er mars 2006 dans Charlie Hebdo en partenariat avec L’Express, RTL, RMC, Europe 1 et France Info.

(4) Zineb El Rhazoui, « Sexe and the Syrie », Charlie Hebdo, 25 septembre 2013.

(5) Ignace Leverrier, « Vous allez être déçus : le “djihad du sexe” en Syrie n’a jamais existé », 29 septembre 2013.

(6) Pour un décorticage de cette affaire hallucinante, lire Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, « Islamophobie, comment les élites françaises fabriquent le ‘problème musulman’ », La Découverte, 2013.

(7) « Pas de femmes voilées aux Restos du cœur », www.islamophobie.net, 6 décembre 2012.

(8) Les majuscules sont fournies par la rédaction de Charlie Hebdo.

(9) « Affaire Baby-Loup : la laïcité à la barre », interview de Richard Malka par Gérard Biard, Charlie Hebdo, 6 novembre 2013.

(10) Bernard Maris, « Cette jeunesse irresponsable », Charlie Hebdo, 20 juin 2013. Quelqu’un peut-il expliquer à l’éditorialiste de « Charlie » que la djellaba n’est pas un attribut « musulman » mais un vêtement « arabe » ? Un mois après cet article, et à la grande déception de son auteur, Amina Sboui claquait la porte des Femen en expliquant qu’elle ne souhaitait pas que son nom « soit associé à une organisation islamophobe ».

(11) « L’islam, ce nouveau déterminisme selon Eliacheff et Elle », www.crepegeorgette.com, 22 novembre 2013.

(12) « Le conflit sur le voile touche aussi les enfants », Elle, 13 novembre 2013.

(13) – Je suis surpris que tu accrédites par ta signature la piteuse opération de ravalement de façade de tes employeurs. Je ne doute pas de la sincérité de ton ralliement, mais je vois dans celle-ci un mauvais signe.

(14) Zineb El Rhazoui, « Les salafistes ont leur roi des Belges », Charlie Hebdo, 13 septembre 2013.

(15) Commentaires de l’article « La dernière provocation de “Charlie Hebdo” contre les musulmans », www.agoravox.fr, 19 septembre 2012.

(16) Parmi vos sympathiques soutiens : Bruno Mégret, « Désislamiser la France », discours à l’université d’été du MNR, 27 août 2005 ; Ivan Rioufol, « Pourquoi “Charlie Hebdo” sauve l’honneur », Le Figaro, 19 septembre 2012 ; Benoît Rayski, « Tombouctou-sur-Seine : et si on tranchait les mains des dessinateurs de “Charlie Hebdo” ? », atlantico.fr, 28 novembre 2013.

(17) Lire Alain Gresh, « L’islamophobie, “Le Monde” et une (petite) censure », Nouvelles d’Orient, 5 novembre 2013.

(18) Zineb El Rhazoui, « Tunisie : l’islamisme menacé par du rap et des tétons », Charlie Hebdo, 19 juillet 2013.

(19) Lire Sébastien Fontenelle, « Un intéressant cas de foutage de gueule », Bakchich.info, 26 novembre 2013.

 

FIN

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