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Frédéric Mitterrand et Olivier Mathieu candidats à l’Académie française.

Force est de constater que la toute récente candidature d’Olivier Mathieu à l’Académie française (s’y présente aussi Frédéric Mitterrand, ancien ministre de la Culture) n’a pas encore permis aux journalistes de dire beaucoup de choses exactes à son sujet. Olivier Mathieu continue en effet à être défini (mais les journaux se recopient les uns les autres, ou plus exactement recopient servilement une même dépêche de l’AFP) comme « essayiste », bien qu’il soit évidemment – pour qui connaît sa bibliographie – romancier, poète et humoriste avant que d’être « essayiste ».
« D’origine belge », insiste la presse, Olivier Mathieu aurait été « candidat à de nombreuses reprises, sous son nom ou sous le pseudonyme de Robert Pioche, il n’a jamais obtenu une seule voix sauf, une fois, en 2003 ».
Tout d’abord, le fait d’insister lourdement sur « l’origine belge » d’Olivier Mathieu est assez grotesque. A ce compte-là, d’ailleurs, Alain Finkielkraut est d’origine polonaise. En effet, Finkielkraut et Olivier Mathieu ont ceci en commun d’avoir été « naturalisés » français, la différence entre eux étant que Finkielkaut se sent Français de souche (sic), et pas vraiment Olivier Mathieu.
Mais surtout, quelle lourdeur dans la phrase : « il n’a jamais obtenu une seule voix sauf, une fois, en 2003 ».
Est-ce que les journalistes qui écrivent cela ont fait des études de journalisme ?… On leur souhaite en tout cas bien du plaisir pour obtenir eux aussi, un jour, ne fût-ce qu’une voix à l’Académie française. Comme l’a fait Olivier Mathieu, sous son pseudonyme de Robert Pioche, en 2003, face à l’ex-président de la République Valéry Giscard d’Estaing.
Et je ne peux quant à moi que conseiller la lecture des livres d’Olivier Mathieu, de ses romans, de ses recueils de poèmes. Cette lecture ferait beaucoup de bien aux journalistes.
Qu’on le veuille ou non, en effet, Olivier Mathieu a écrit davantage de romans que Frédéric Mitterrand !
Reste à voir maintenant si quelque académicien courageux votera, le 3 mars 2016, pour Olivier Mathieu, qui est un auteur indépendant et généralement condamné à ne publier que dans de petites, voire toutes petites maisons d’édition. Reste à voir qui, donc, saluera son talent, comme l’a fait récemment Etienne de Montety, directeur du « Figaro Littéraire », en première page du « Figaro » (8 avril 2011).

UNE du FIGARO 8 avril 2011
Reste à voir si Alain Finkielkraut parlera d’Olivier Mathieu, le 28 janvier, à l’Académie. Qu’on n’oublie pas, en effet, qu’Olivier Mathieu s’est présenté, en avril 2014, sous le pseudonyme de Robert Spitzhacke, à l’élection qui fut remportée par Finkielkraut. La presse et France Culture avaient parlé de cet excellent et sympathique canular littéraire !

Jean-Pierre Fleury,
Docteur en sociologie de l’Université de Nantes,
auteur en 2009 d’une biographie (400 pages) d’Olivier Mathieu, « Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le dernier romantique ».

Le romancier et poète Olivier Mathieu, candidat face à Frédéric Mitterrand à l’Académie française.

L’Académie française vient d’indiquer sur son site officiel :
« L’Académie française, dans sa séance du jeudi 14 janvier 2016, a enregistré les candidatures de MM. Yves-Denis Delaporte, Olivier Mathieu et Frédéric Mitterrand, au fauteuil de Mme Assia Djebar (fauteuil 5). L’élection à ce fauteuil est fixée au jeudi 3 mars 2016 ».
La nouvelle est reprise par de nombreux journaux.
Par exemple, citons Le Républicain lorrain ( http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2016/01/14/frederic-mitterrand-candidat-a-l-academie-francaise ) :
« Frédéric Mitterrand sera en concurrence avec l’essayiste, journaliste et poète Olivier Mathieu ».

Et :
http://www.leprogres.fr/france-monde/2016/01/14/frederic-mitterrand-candidat-a-l-academie-francaise

Pour lire des poèmes d’Olivier Mathieu.

Lire :
http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-15-leconte-de-lisle-59922326.html

Et de même :
http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-27-olivier-mathieu-66013709.html

Ou encore :
http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-xx-olivier-mathieu-114541721.html

Et sur sa pensée philosophique, cet entretien accordé à Michel Marmin et publié dans le journal « Éléments » en 2003 :
http://www.fattore.com/Confession.htm

numéro 8 NOUVELLE REVUE DE PARIS

Œuvre littéraire d’Olivier Mathieu, adversaire de Frédéric Mitterrand à l’Académie française. Par Olivier Mathieu.

Reprise d’un article d’Olivier Mathieu déjà paru ici :
https://blogs.mediapart.fr/robertspitzhacke/blog/100414/loeuvre-litteraire-dolivier-mathieu-robert-spitzhacke

——–

Je suis ouvert à tout dialogue courtois, intéressant et constructif.
J’ai aussi la prétention de savoir mieux que quiconque ce que je suis, et ce que je pense.
Ce que je pense, je l’ai dit dans ce texte publié par le site Afrique-Asie:
http://www.afrique-asie.fr/menu/actualite/7476-lettre-ouverte-de-robert-spitzhacke-a-alain-finkielkraut.html
J’aimerais simplement dire que si quelqu’un veut me « juger », qu’il le fasse après avoir réfléchi, et pas seulement après avoir lu ce que des gens anonymes (qui ne m’ont jamais rencontré, et / ou qui ne m’ont jamais lu) disent sur moi.
La critique est facile, mais l’art est difficile.
http://wp.me/p3CKPJ-c4
http://wp.me/p4i5uY-3s
J’aimerais simplement dire que si quelqu’un veut « juger » mon œuvre littéraire, qu’il la juge après l’avoir lue.
A propos: on trouvera ci-dessous le livre de ma grand-mère, Cent pages d’amour, de Marie de Vivier, livre paru en 1971.
Par conséquent, il serait idiot de dire ou de croire que j’aurais choisi de m’appeler « Spitzhacke » (qui est la traduction allemande de « Pioche ») en vue de l’élection du 10 avril 2014.
A moins de croire que ma grand-mère, l’écrivain communiste Marie de Vivier, m’appelait « Pioche » dans le roman Cent pages d’amour, en 1971 (j’avais onze ans…), en « prévision » de l’élection du 10 avril 2014………
Après m’être présenté en 2003 à l’Académie française sous mon pseudonyme de Robert Pioche, je l’ai simplement traduit (en allemand) quand j’ai déposé ma candidature à l’Académie – au mois de janvier 2014.

MES OEUVRES LITTERAIRES
 
Pour lire Olivier Mathieu sur Internet, on se reportera d’une part aux textes publiés sur SCRIBD
http://www.scribd.com/oliviero44/documents
Quelques textes de (ou sur) moi :
 1 Olivier Mathieu, « Réflexions sur les ratés », préface à l’anthologie poétique d’Emile Boissier établie par Jean-Pierre Fleury (docteur en sociologie de l’Université de Nantes), 2008:
http://www.scribd.com/doc/38323417/Emile-Boissier-preface-d-Olivier-Mathieu-reflexions-sur-les-rates
2 Marie de Vivier (1899-1980), texte intégral du roman « Cent pages d’amour », Paris, 1971, dont le personnage est Olivier Mathieu:
http://www.scribd.com/doc/38324073/CENT-PAGES-D-AMOUR-Par-Marie-de-Vivier-roman-sur-Olivier-Mathieu-dit-Robert-Pioche
3 Olivier Mathieu, « L’enfance du Fou », 1969 :
http://www.scribd.com/doc/38320233/l-Enfance-Du-Fou
 4 Olivier Mathieu, « Les Dames très dignes », 1969 :
http://www.scribd.com/doc/38323887/Les-Dames-Tres-Dignes-Texte-de-1969
5 Olivier Mathieu, « Olivier et Gertrude », 1969 :
http://www.scribd.com/doc/38324202/Olivier-Et-Gertrude
6 Olivier Mathieu, « Une cicatrice », 1997 :
http://www.scribd.com/doc/38397717/Olivier-Mathieu-UNE-CICATRICE-recit-paru-en-1997
7 Olivier Mathieu, « Un peu d’encre, de larmes, de poudre et puis de sang », 2007 :
http://www.scribd.com/doc/38325131/Olivier-Mathieu-Dit-Robert-Pioche-Un-Peu-d-Encre-De-Larmes-De-Poudre-Et-Puis-de-Sang
Superbe version illustrée de ce texte sur :
http://alenseignedespetitsbonheurs.com/cariboost1/crbst_37.html
 8 Olivier Mathieu, « Les Pommes bleues », 2008 :
http://www.scribd.com/doc/38324391/Les-Pommes-Bleues-d-Olivier-Mathieu-dit-Robert-Pioche
A noter une version superbement illustrée de ces “Pommes bleues” :
http://alenseignedespetitsbonheurs.com/cariboost1/crbst_9.html
9 Jean-Pierre Fleury, « Des pommes bleues au pays d’Avalon »:
http://www.scribd.com/doc/38324941/Au-Sujet-d-Olivier-Mathieu-Dit-Robert-Pioche-Par-Jean-Pierre-Fleury
 10 Olivier Mathieu, « Le Pauvre cœur », 2008 :
http://www.scribd.com/doc/38323693/LEPAUVRECOEUR
A signaler une version superbe de ce “Pauvre coeur”, en cliquant sur :
http://alenseignedespetitsbonheurs.com/cariboost1/crbst_77.html
 11 Olivier Mathieu, le « Passage à niveau », roman, préface de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes :
http://www.scribd.com/doc/38397663/Olivier-Mathieu-le-Passage-a-niveau-roman
12 Olivier Mathieu, « Le Sacrifice », 2009 (format PDF) :
http://www.scribd.com/doc/38312576/LeSacrifice
 13 Olivier Mathieu, article (paru récemment dans le journal « Eléments ») sur « François Villon » : http://www.scribd.com/doc/38397774/Francois-Villon-article-d-Olivier-Mathieu-paru-dans-la-revue-Elements

A noter une version illustrée de cet article ici:
http://alenseignedespetitsbonheurs.com/cariboost1/crbst_98.html
14 Jean-Pierre Fleury:
http://www.scribd.com/doc/38397553/Olivier-Mathieu-La-Mort-de-Robert-Pioche-en-1690-Par-Jean-Pierre-Fleury
15 Olivier Mathieu, « Voyage en Arromanches », roman, janvier 2010, avec une préface de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes :
http://www.scribd.com/doc/38325327/Voyage-en-Arromanches-Olivier-Mathieu-preface-de-Jean-Pierre-Fleury 
Certains textes et certains livres de moi se trouvent, depuis plusieurs années, sur le site littéraire d’un jeune écrivain suisse, DANIEL FATTORE.
Cliquez donc sur :
http://www.fattore.com/NouvellesLitteraires.htm
 
Vous y trouverez par exemple :
http://www.fattore.com/LeSacrifice.htm
http://www.fattore.com/CL.htm
http://www.fattore.com/Mari.htm
http://www.fattore.com/Chambre.htm
http://www.fattore.com/Gertrude.htm
http://www.fattore.com/Dames.htm
http://www.fattore.com/Cicatrice.htm
http://www.fattore.com/Poesies.htm
http://www.fattore.com/CentPagesDamour.htm

Imaginez quand, le 3 mars 2016, à l’Académie française, tombera sous les yeux d’Alain Finkielkraut un bulletin de vote marqué des mots « Olivier » et « Mathieu »…

Il y a environ deux ans, un site littéraire sur Internet évoquait des « résistances » contre l’élection d’Alain Finkielkraut à l’Académie française. Le même site ajoutait, je cite : « Plutôt maigres, par ailleurs, et portées par des personnalités sensiblement moins médiatiques : Gérard de Cortanze, lauréat d’un Prix Renaudot en 2002, et Robert Spitzhacke, écrivain déclaré « anti-Finkielkraut », qui s’est fendu d’une tribune publiée sur Médiapart. Mais, attention, Finkie risque de leur répondre violemment »…
Robert Spitzhacke, c’était moi, Olivier Mathieu. Me « répondre violemment » ?… Ouh là là j’ai très peur !
Je sais, Maître Finkielkraut, vous êtes devenu « Immortel » mais je vous en prie, je vous en supplie, je vous en conjure, ne me répondez point violemment, d’autant qu’à votre âge – d’autres que moi vous l’ont déjà dit – il ne faut point faire de grosses colères !…
Mais seriez-Vous assez bon, Maître, lors de votre discours de réception à l’Académie française (28 janvier 2016), pour répondre à la lettre ouverte que je vous ai courtoisement envoyée il y a déjà deux ans ?
J’ai été – entre le décembre 1990 et le 3 mars 2016 – candidat au fauteuil 7 de Jacqueline de Romilly, au fauteuil 40 de Pierre-Jean Rémy, au fauteuil 33 de Michel Mohrt, au fauteuil 31 de Jean Dutourd, au fauteuil 25 de Jean Bernard, au fauteuil 30 de Maurice Druon, au fauteuil 32 de Maurice Rheims, au fauteuil 29 de Claude Lévi-Strauss.

naso                                                Et jaillit une plaque
Au coin du nez ailé, rouge comme une claque ! 

Elections – et candidatures de ma part – qui ont souvent fait couler beaucoup d’encre.
J’ai ainsi obtenu une voix à l’Académie française, en 2003, en étant candidat au fauteuil de Léopold Sédar Senghor. Il s’agissait de l’élection où a été élu l’ex-président de la République française, Giscard.
L’Académie française vient d’annoncer aujourd’hui (14 janvier 2016), sur son site officiel, ma candidature au fauteuil 5 laissé vacant par le décès de Madame Assia Djebar. L’élection aura lieu le 3 mars 2016.
Je suis le seul écrivain, depuis la création de l’Académie française, à s’être présenté sous trois identités diverses. En 2003 sous le pseudonyme de Robert Pioche, et en 2014 sous celui de « Robert Spitzhacke ».
Tout cela pour respecter une antique tradition d’humour littéraire. François Villon, quand les gens d’armes le coffraient, leur disait qu’il s’appelait Michel Mouton. Romain Gary se déguisait sous le pseudonyme d’Emile Ajar. Et le traducteur de « Quo vadis » signait, au début du XXe siècle, Regor de Sennerav…
Hélas, ou bien les journalistes de 2016 n’ont pas d’humour, ou bien ils obéissent de façon vraiment épatante aux ordres de leurs (petits) maîtres.
C’est comme les critiques littéraires qui (ne) lisent (pas) mes livres : ou bien ils n’ont pas plus de goût littéraire que de sens critique ; ou alors, ils obéissent de façon vraiment épatante aux ordres de leurs (petits) maîtres.
Maître Finkielkraut, je ne vous demande pas de voter pour moi.
Olivier Mathieu

*

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/01/14/97001-20160114FILWWW00287-frederic-mitterrand-candidat-a-l8217academie-francaise.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/15890-bientot-immortel-frederic-mitterrand-candidat-academie.html

 

DANS LA SÉRIE : «  À NE PAS CONFONDRE »

Il ne faut pas confondre « érection de la loge » :

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avec « réception à la loge » :

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Comme s’il pouvait y avoir quelque rapport entre l’érection et l’Élection !

L’érection académique d’Alain Finkielkraut. Par Olivier Mathieu.

erection 01

C’est dans Le Point :

« Et soudain le volcan Finkielkraut entre en éruption. La main brosse les cheveux, une plaque rouge jaillit au coin de l’aile du nez, le souffle est de plus en plus court, la main se saisit d’un stylo qui forme des mots sur un cahier, comme des formes géométriques très arrondies, son regard réclame la parole, il n’en peut plus d’attendre, il n’en peut plus d’entendre ce qu’il entend ».

*

erection 02

Olivier Mathieu, poète, commente :

Et soudain le volcan entre en éruption, (1)
Prélude académique à son érection, (2)
Les cheveux, la main brosse. Et jaillit une plaque (3)
Au coin du nez ailé, rouge  comme une claque ! (4)
Le souffle se fait court, une plaque jaillit,
Et ainsi cette main qui s’ébranle saisit (5)
Un stylo pour FORMER, et juste à Point, des FORMES ! (6)
Son regard ? La parole, il réclame… et hors norme !
Qui sait donc ce que l’œil ou la bouche réclament !
Cet homme n’en peut plus et voilà donc qu’il brame !
Cet homme n’en peut mais, et d’attendre, et d’entendre,
Qui sait alors à quoi tel surhomme va tendre !

*

erection 03***
(1) Je donne, pour la métrique, quatre syllabes à « éruption », comme par exemple à l’époque de Baudelaire. Idem à « érection ».

(2) Eriger : promouvoir à un certain rang, élever à une condition supérieure.

(3) C’est logique, car chacun sait que c’est le déplacement des plaques tectoniques qui provoquent les éruptions des volcans.

(4) On parle de Mercure aux pieds ailés. Peut-être la postérité parlera-t-elle de Finkielkraut au nez ailé ?

(5) Elle s’ébranle fort, si l’on ose imaginer que c’est la même main qui brosse les cheveux et se saisit d’un stylo.

(6) « Un stylo qui FORME des mots sur un cahier, comme des FORMES », on sait écrire au « Point ».

erection 04

JEHAN JONAS

Flic de Paris
https://www.youtube.com/watch?v=iLS5cT0P0gI

T’es qu’un flic de Paris, t’es qu’un flic de Paris

T’es la flicaille des gens honnêtes
Avec un œil dans nos assiettes,
Tu fais l’beau aux sorties d’usine
L’air agrippant de Steve Mac Queen

Les pigeons font sur nos toitures
C’que tu fais toi sur nos voitures,
Autant qu’ils visent les monuments
Que toi t’évites les gouvernants

T’es qu’un flic de Paris, t’es qu’un flic de Paris

T’as d’l’avanc’ment qui s’croise les bras
Dans les idées lorsque t’en as,
Tu bouch’s à droite pour le turbin,  ou couch’s ?
Tu vot’s à gauche pour t’fair’ du bien

Comme une Peau d’Âne qui aurait pas tout,
T’es d’la pèlerine et rien en d’ssous,
De la baudruche assermentée
Gonflée au vent de la société

Bref un flic de Paris, bref un flic de Paris

Dans le panier de la connerie
Tu vas taper sur les gars qui
N’ont pas voulu marcher tout droit
Et qu’ton odeur n’impressionne pas

Tu m’diras qu’tu fais ton boulot
Qu’t’es pas payé pour le cerveau,
Heureusement qu’on t’paye pas pour ça
Parce que sinon tu boufferais quoi ?

P’t-êt’ les flics de Paris, p’t-êt’ les flics de Paris

Depuis qu’t’as prononcé tes vœux
Tu as l’esprit qui boite un peu,
Moitié par les coups du regret,
Moitié par les coups d’beaujolais

Si tu fous tes amis au clou
Pour un danger qui t’serre le cou,
Garde le ridicule qu’on te donne,
C’est l’seul au moins qui n’tue personne

Même les flics de Paris, même les flics de Paris

Chez toi, quand on pose des questions,
C’est pas à coups d’conversation,
Même quand t’interroges le bon Dieu
Y ressort jamais avec des bleus

T’as la manière d’te rendre utile
En uniforme ou en civil,
T’as beau bouffer du Gargantua,
T’es jamais qu’un larbin de l’Etat

Et un flic de Paris, et un flic de Paris

Enveloppé d’ ta sépulture
On t’sortira d’la préfecture
Pour un p’tit coin à concessions
Où on f’ra pousser des bâtons

En attendant tu fais des p’tits,
Tu bouch’s le soleil de Paris
Pour que continue la synthèse
De cette spécialité française

Qu’est le flic de Paris, qu’est le flic de Paris

Chanson trop courte
https://www.youtube.com/watch?v=xa0O9bA4gbU

À coups d’ fusils
Se sont battus, se sont éteints
Mourir les armes à la main
Paraît qu’ c’est bien
À coups d’ képis
Se sont donnés des airs vainqueurs
Toi le troufion va voir ailleurs
Si t’en reviens

J’ te f’rai cadeau d’un’ bell’ médaille
S’il te reste encore des entrailles
Pour l’accrocher
J’ te f’rai cadeau pour tes vieux jours
D’une fourrure en poils d’amour
À pein’ mitée

À coups d’ bâtons
Se sont battus, se sont butés
Maint’nant vont boire à la santé
Le temps d’un’ peine
À coups de prisons
Se sont forgés des souvenirs
Dont i’s n’ pourront plus se servir
Qu’au bout d’une chaîne

J’ te f’rai cadeau d’un’ pair’ de plumes
Mon vieil Icare des amertumes
Pour t’envoler
J’ te f’rai cadeau pour tes vieux os
D’une caisse en sapin, sans barreau
Sans ge-ôlier

À coups d’ guitares
J’ me suis battu et j’ me battrai
J’ai tout mon temps et pour dir’ vrai
J’ai tout’ la vie
À coups de regards
Je f’rai ma route avec ma gueule
Et tant pis si je reste seul
Je l’ai choisi

On n’ m’a fait cadeau que d’un’ peau
Et comm’ je n’ suis pas un héros
Je me la garde
Mon vieil ami, mon vieux copain
Mets ta cravate et tiens-toi bien,
On nous regarde

La P’tite école (Par Jean-Marie Vivier)
https://www.youtube.com/watch?v=1Zi_i-SC-ls

Chanson pour ma belle
https://www.youtube.com/watch?v=EskJbNY5a2w

Cette chanson pour vous ma belle
Qui ne l’écouterez jamais
La vie passe et dans ses ruelles
Je voudrais chanter ses couplets
L’amour a frappé à ma porte
Si je ne lui ai pas ouvert
C’est afin que mes amours mortes
Ne gèlent plus dans mon hiver

Cette chanson pour vous ma belle
Peut-être aura-t-elle les mots
Qui pour toujours vous ensorcellent
Pour une nuit, pour un sanglot
Vous êtes jolie comme une ombre
Celle du cœur qui bat en moi
Et si ma voix vous paraît sombre
C’est ma chanson qui vous la doit

Cette chanson pour vous ma belle
Et si la vie me court après
Je n’ai qu’un’ maîtresse et c’est elle
Alors qu’importent les regrets
Pourtant si j’avais su vous dire
Les mots que d’autres vous diront
C’est qu’ j’avais peur de vous voir rire
C’est la raison de ma chanson

Cette chanson pour vous ma belle
Qui ne vous y r’connaîtrez pas
Mariez-vous, soyez fidèle
Et mon cœur s’en contentera
Que le temps garde votre charme
Et vienne glacer mon oubli
J’ai passé mon cœur par les armes
Un soir d’hiver et j’ai écrit
Cette chanson pour vous ma belle

À la vie
https://www.youtube.com/watch?v=yoezpPp4irg&list=PLRRL4fMIlWqZ-b7sP43tIkbUTgTAVO3bY

Le sein qui s’agenouille
Au milieu des badauds
La bouche qui se grouille
À l’ vider illico
Le sourire en photo
Tout nu sur le sofa
Et puis les premiers mots
Dont on n’ se souvient pas
C’est la vie qui commence {x2}

Le crayon qui s’anime
Pour écrir’ des pensées
Le prof qui fait d’ la frime
En pensant à l’été
Le banc qui mène au large
Les premièr’s illusions
Le zéro dans la marge
Pour la bonn’ tradition
C’est la vie qui s’ déroule {x2}

Le ruban qu’on dénoue
Les cheveux qui s’ délacent
Et la photo qu’on cloue
Sur les murs de la classe
Le baiser sous les nuages
À fair’ danser la ville
L’amour qui déménage
Et part d’un pas tranquille
C’est la vie qui s’enroule {x2}

Le premier lit qu’on traîne
Derrièr’ soi, tout’ sa vie
Et les autr’s qu’on enchaîne
Aux galèr’s de l’ennui
Ce qu’on y a trouvé
Et c’ qu’on y a perdu
Un’ vertu qu’a lâché
Et l’autre qu’a rien vu
C’est la vie qui s’en lasse {x2}

Les premiers pas des gosses
Qu’on suivra jusqu’au bout
Si l’ temps qui nous désosse
Nous gard’ les yeux debout
La femm’ qu’on a comm’ ça
Puisqu’il en faut bien une
Et la maîtress’ qu’on noie
Tout’s les nuits sous la lune
C’est la vie qui s’efface {x2}

La lampe qu’on trimballe
À la dernièr’ veillée
Comme une carte postale
Qu’on n’ose pas envoyer
La peau qui se fait tout’ blanche
Et les fleurs qu’on écoute
Frapper aux quatre planches
Sur le bord de la route
C’est la vie qui s’achève {x2}

Trois pensées de Patricia Highsmith

Le travail [d’écriture] est la seule chose importante, la seule joie dans la vie. Les ennuis commencent quand on s’arrête pour regarder ce qu’on a accompli.

Elle [une amie] est incapable de se rendre compte que la vie n’a pas de sens.

Je crois aussi peu en Dieu que je crois à la chance.

Réception à l’Académie française d’Alain Finkielkraut. Article d’Olivier Mathieu.

Philosophes,
CHERCHEZ L’ERREUR.

***

Fauteuil 1. Un vieux philosophe de Buironfosse.O1

Fauteuil 2. Le fameux philosophe Bourrel de Bédarieux.02

Fauteuil 3. Un philosophe de Pontoise.03

Fauteuil 4. Un philosophe normand.04

Fauteuil 5. Un vieux philosophe vendéen.05

Fauteuil 6. Un autre philosophe normand                                     (sur un poème de Henri Ermice).06

Fauteuil 7. Un charcutier philosophe nantais.07

Fauteuil 8. Un philosophe polymorphe.08

Fauteuil 9. Un philosophe de Parmain.09

 Fauteuil 10. Un philosophe de Sainte-Aulde.10

Fauteuil 11. Un philosophe en plein repas, square de Cluny.11

Fauteuil 12. Un philosophe de la Meuse.  12 

Fauteuil 13. Un époux philosophe.13

Fauteuil 14. Un chiffonnier philosophe.14

Fauteuil 15. Le philosophe et Prince des savants persan Avicenne.15

Fauteuil 16. Le philosophe censeur.16

Fauteuil 17. Le philosophe et historien arabe Ibn Khaldoun.17

Fauteuil 18. Un philosophe suisse.18Fauteuil 19. Un philosophe soldat.19

Fauteuil 20. Un professeur de philosophie philosophe.

20

Fauteuil 21. Un agrégé ès Lettres modernes.21

Fauteuil 22 et fauteuil 23. Bouvard et Pécuchet.22bis

Fauteuil 24. Un philosophe italien.24

Fauteuil 25. Un philosophe penseur.25

Fauteuil 26. Un philosophe pluriel.26

Fauteuil 27. Un philosophe à Dissay.27

Fauteuil 28. Un enfant philosophe.28

Fauteuils 29, 30, 31, 32 et 33. Cinq philosophes. 33

Fauteuil 34. Femme philosophe.34

Fauteuils 35 et 36. Deux philosophes sétois.35

Fauteuils 37, 38, 39 et 40. Grands et vrais philosophes.39

 

Olivier Mathieu.

LE « JIM BOWIE KNIFE »

Je ne vais pas m’appesantir.
On me dit que David Jones, dit Bowie est mort. Elle vivait donc encore, cette “icône musicale” (voilà à nouveau ici un mot typique de notre époque sans religion, quand le sacré va se nicher dans la décrépitude*), et même cette “icône sexuelle d’avant-garde” selon sa dernière hagiographe Wendy Leigh. Pourtant devenu un tantinet néo-classique dans son aspect physique, il survivait puisque sa dernière « œuvre » sera une chanson pour la comédie musicale américaine à venir :
Bob l’éponge, éponyme du dessin animé pour enfants. C’en est risible.
Lorsque j’eus vingt ans et un peu plus, cet être grotesquement exhibitionniste était au mieux de sa forme et de ses excentricités qui, dois-je le préciser, n’ont aucunement révolutionné le monde, mais juste abusé une jeunesse en mal de briser tabous et interdits, ou plutôt conforté à son niveau, ou enfoncé un peu plus notre « civilisation » dans sa décadence de fin d’empire.
Cet androgyne d’opérette qui se targua, dès cette époque immédiatement post-soixante-huitarde, d’être bisexuel** ne laissera rien, ou pas grand-chose, comme malheureusement une bonne partie de ladite « musique pop » sortie des langes de l’immédiat après-guerre et de ladite Reconstruction. Quelques-uns seuls feront exception. Et certes pas lui. Adepte de toutes les modes « transgressives » bourgeoises, lui aussi tourna avec le vent. Bruits et fureurs bien vaines, au paradis des faux mondes meilleurs.
Ajoutons encore, qui s’en étonnerait ? qu’il fut un « grand amateur » dudit « art contemporain ». En particulier d’un certain Peter Howson curieux mélange (entre autres) de tableaux à la Dali et de tableaux (sécularisés) à la de Groux. Et d’un Derek Boshier, un fumiste sous-décati
. Enfin, parmi les fortes « pensées » de ce déchet de la provoc, retenons qu’il voyait en Hitler « la première étoile du rock » comparant Mick Jagger, cette autre « rock star », à ce dernier dans l’art de la mise en scène et du maniement des foules.

Je ne sais pourquoi dès le départ j’ai associé Bowie, le mot, à “boggie” (ou bogie), cet élément de châssis de train apte à bien prendre les virages. Je n’avais pas tort. L’inconscient quand même ! Aujourd’hui, je pense d’avantage à “bouillie”. Mais je n’insisterai pas plus en ce début de nuit du long couteau, car telle est la réalité ultime de Bowie.***

* Toute honte bue (mais s’en rend-il même compte?), c’est ainsi que ces dernières heures, le cardinal Gianfranco Ravasi en personne, président du Conseil Pontifical de la Culture (sic), a tenu à saluer la mémoire de Bowie dans un touite où il a repris le passage suivant de l’une de ses très poétiques « chansons » : Tour de contrôle à Major Tom, le compte à rebours commence, les moteurs sont allumés, vérifie la mise à feu et que Dieu soit avec toi. » On arrive à ne plus savoir qui caricature qui. 

**Anecdote : Selon les gazettes, l’admiration de Bowie pour Brel est telle qu’il demande à rencontrer « Le Grand Jacques » lors d’un passage à Paris en 1973. Mais le sentiment semble loin d’être réciproque. Brel, l’amant bien connu et exclusif des dames, aurait dit : « Comment un pédé pareil [sic] peut-il croire que je pourrais avoir envie de le voir ? »  Individu particulièrement méprisable, le cocaïnomane déclarera franco un peu plus tard, en 1976 dans Playboy, que toute la réclame autour de sa bisexualité (j’ajoute : avec tout le tralala spectaculaire qui en a découlé) l’avait aidé dans le lancement de sa dite carrière. 

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