Publié le 20/07/2025 par Olivier Mathieu

« Thierry Ardisson, avant sa mort le 14 juillet, a acheté une maison dans le Luberon avec Audrey Crespo-Mara », écrit la publication Closer. Ce qui est assez logique, au demeurant, car il semble difficile que qui que ce soit achète une maison après sa mort. Sauf Dieu?
« Avant de s’éteindre ce lundi 14 juillet à 76 ans, Thierry Ardisson avait pensé à tout pour ses obsèques », écrit la publication Gala. Ce qui est assez logique, au demeurant, car il semble difficile que qui que ce soit pense à tout pour ses obsèques, après sa mort. Sauf Dieu?
Ardisson a donc été inhumé « dans l’intimité » à Ménerbes (Vaucluse).
Intimité? « En fin de matinée ce samedi, des hommes d’une société de pompes funèbres viennent fermer les grilles du cimetière. À l’extérieur des murs d’enceinte, des agents d’une entreprise de sécurité privée sont déployés », écrit La Provence.
S’agissant d’un petit village, combien de grilles peut avoir un cimetière? Il fallait des « hommes d’une société de pompes funèbres » pour cela? Le fils d’un premier lit de la troisième veuve Ardisson, par exemple, ne pouvait pas fermer les grilles à lui tout seul?
Mais surtout, faut-il comprendre ici que des employés d’une société de pompes funèbres sont autorisés à fermer, à tout moment de leur choix, les grilles d’un cimetière, sans autorisation par exemple municipale? A ma connaissance, le droit français ne prévoit pas expressément l’interdiction d’assister à des obsèques. En l’absence de disposition spécifique, rien n’empêche donc légalement qui que ce soit de se rendre à une cérémonie funéraire, que ce quelqu’un ait été invité ou non. En d’autres termes, est-il légal que des employés de pompes funèbres ferment les portes d’un lieu public? Ou les VIP sont-ils au-dessus de la loi?
Closer: « Le cimetière était placé sous haute surveillance » (sic). En tout cas, tout comme les « anonymes » étaient tenus à distance des intouchables VIP, à l’église Saint-Roch, ici aussi il y avait des grilles. Et des agents de sécurité. Et des gendarmes.
Intimité? La Provence continue, avec un ton qui ressemble un peu à un reportage sur quelque front de guerre, au sujet des « agents d’une entreprise de sécurité »: « Ils sont sous la responsabilité de l’ancien garde du corps de Johnny Hallyday. Quadrillant la zone, une dizaine de gendarmes sont également en faction ».
« Thierry Ardisson a été inhumé en toute intimité dans le village de Ménerbes, entouré uniquement de sa famille proche et protégé par une sécurité renforcée », lit-on dans Public. Protégé contre quoi, contre qui? On l’ignore.
« Thierry Ardisson a été enterré ce samedi dans le Vaucluse, à l’abri des regards », lit-on ici ou là. Pas à l’abri des vidéos, semble-t-il: elles sont déjà sur You Tube…
« Alors qu’il s’est éteint le 14 juillet, Thierry Ardisson avait acheté une maison dans le Luberon avec Audrey Crespo-Mara peu avant sa mort », écrit Closer. « Selon ses proches, il souhaitait s’y installer une partie de la semaine ».
A lire ces lignes, il semble clair qu’il venait simplement d’ajouter une maison à toutes celles qu’il possédait déjà. Mais qu’il n’aura jamais eu le temps – avant sa mort, faut-il le préciser? – de vivre à Ménerbes.
Pourtant, Public affirme: « Il y a quelques années, il y avait acquis une belle maison, dans laquelle il passait ses vacances comme ses weekends ».
Il venait d’acquérir une maison, ou il l’avait acquise il y a quelques années? Il faudrait que les feuilles des VIP se mettent d’accord. Selon la moitié de ces publications, Ardisson n’avait quasiment jamais mis les pieds à Ménerbes. Selon l’autre moitié, il y passait ses vacances.
S’il y passait ses vacances, il ne devait en tout cas pas daigner avoir plus de contacts que nécessaire avec la population indigène, car on lit dans La Provence: « Dans le village, certains savaient que le producteur et animateur star y possédait une maison. « On l’a vu passer devant la boutique il y a un mois à peine, lâchent de concert deux commerçants. Mais on ne savait pas qu’il allait être enterré ici. »
Brigitte et Emmanuel avaient envoyé des fleurs. Mais les ménerbiens et ménerbiennes n’étaient pas au courant, eux. Tant pis si quelqu’un, ce jour-là, souhaitait se rendre au cimetière, il aura trouvé les grilles fermées, des gendarmes, et le garde du corps à feu Jojo.
Avant sa mort, puis pendant ses obsèques à Paris, puis pendant ses funérailles à Ménerbes, il y avait d’une part Ardisson le VIP (et ses potes de la Caste) et puis, d’autre part, les anonymes, ceux qui ne savent pas, les habitants locaux qui n’avaient pas été informés de l’enterrement, ceux qui ne sont pas dans les secrets des gazettes du Gossip, ceux que l’on tient à l’écart derrière des barrières, ceux qui ne bénéficient pas de la protection d’agents de sécurité. En somme, les gogos tout juste bons à raquer leur redevance téloche.
N’oublions pas Dieu. On avait déjà eu droit à ces délires quand Jojo était mort, le signe de « Dieu » au moment de l’enterrement. Et lors des funérailles d’Alain Delon.
« Dieu » n’a donc rien à faire d’autre que d’assister aux funérailles de Jojo, de Delon et d’Ardisson? Et d’y envoyer des « signes » aux nouveaux haruspices que seraient les plumitifs de la presse gossip? Se rend-il aussi quelquefois, ce fameux « Dieu », aux enterrements de Monsieur Lambda?
« Dieu » s’est dérangé pour les funérailles d’Ardisson, à en croire certains. Closer, par exemple: « Lors d’un moment fort, le ciel a semblé envoyé un message ».
« Dieu » aurait donc pensé à « envoyer un message » pendant les funérailles à Ménerbes. « Dieu », ou Ardisson en personne? Toujours Closer: « Il était un peu plus de 14 h lorsque son cercueil est sorti du corbillard. À ce moment-là, le vent s’est levé et un coup de tonnerre a retenti. Un dernier message de l’animateur ? »
Pour Closer, un coup de tonnerre serait-il un message de « Dieu »? Ou d’Ardisson? Les deux à la fois?
« Thierry Ardisson inhumé : ce signe du ciel au moment de l’arrivée de son cercueil » (Culture Infos). « Le ciel a semblé envoyé un message » (Closer). « Un coup de tonnerre a retenti, comme un clin d’œil venu d’ailleurs », etc.
Pour Closer et compagnie, Ardisson et Dieu seraient-ils alors une et une seule personne?
*
(jpf) Lexique :
VIP : Very Important Person
Gossip : rumeurs, potins, racontars, commérages, ragots, cancans…
Haruspice : prêtre romain qui consultait les entrailles des victimes.
*
Si vous vous intéressez à Ardisson et notamment à l’Affaire David Hamilton et aux insultes proférées par Ardisson à la télévision, contre David Hamilton, en 2016, nous vous conseillons vivement de lire les livres d’Olivier Mathieu, certains de ces livres (romans, livres de poésie, ouvrages sur David Hamilton) étant encore disponibles sur papier et d’autres sous forme de PDF. https://www.vinted.fr/catalog?search_text=%23Livres_O_Mathieu_Vonxted&time=
Peut-on rire de tout ? J’en ai bien l’impression en entendant ce qui suit.
Le premier ministre [ex premier ministre] gabriel attal et [la première dalle mortuaire, pardon …] la première dame [ou le premier trans ou plutôt travelo] brigitte macron étaient réunis pour les zobzèques [!] du célèbre homme de télé. Leur présence conjointe a donné une touche toute particulière à cet événement, marquant l’impact de thierry ardisson sur le paysage médiatique. Un signe fort de reconnaissance pour cette célébrité unique saluée par les plus hautes sphères [demi-sphères, quart-de-sphères et cercles ovoïdes] de l’État.

*
Le premier ministre gabriel attal et brigitte macron ont tous deux honoré de leur présence aux [non : les] obsèques de l’icône de la télévision. L’animateur et producteur thierry ardisson a reçu un dernier salut émouvant, un moment de partage et de dialogue entre le premier ministre et la première dame a souligné l’immense impact d’ardisson sur l’industrie médiatique. Une preuve de l’empreinte qu’il laisse.

*
En signe de respect pour le défunt et sa famille, brigitte macron a retiré ses lunettes de soleil, offrant un réconfort précieux dans ce moment difficile…

Lu sur PRAVDA, ce jour, un poste de Boris Karpov (cf. Telegram BorisKarpovRussie ou boriskarpov.ru/fr/) qui est quelqu’un qui fait rarement dans la nuance, mais il n’a pas totalement tort non plus. Voici ce qu’il vient de déclarer sur telegram à propos d’obama :
Barack Obama a raconté que l’un de ses professeurs préférés à l’université était un sodomite. Et il a conseillé à chaque garçon de trouver un ami pervers [sic] :
« Il faut ce genre de personne pour nous apprendre à faire preuve de compassion et de gentillesse »
Autrement dit, si dans votre groupe d’hommes il y a un pervers de tel ou tel type, cela vous rend «meilleur». Et il vaut encore mieux avoir un ami transgenre et devenir Obama ou Macron. Lui-même est un pervers, et sa logique est perverse. Les rumeurs sur la transidentité de Michelle Obama et la prostitution homosexuelle du jeune Barack ne sont pas sorties de nulle part.
Pour un instant, ce n’est pas seulement un ex-président, mais aussi le leader de facto du Parti démocrate. L’un des principaux idéologues de l’opposition libérale [dite] de gauche.
Il faut reconnaître qu’Obama a raison pour la première fois. En Amérique démocratique et en Europe tout aussi démocratique, chacun doit impérativement avoir ce genre d’amis. Et marcher tranquillement avec eux vers un coucher de soleil complet. Le déclin du monde occidental. La fin de Sodome.
*
Compassion et gentillesse : présidence « démocrate » d’au-bas-mât : 8 ans de guerre en continu. Présidence « en même temps » de macron et jean-brichel trogneux : à vous d’en juger.
Publié le 18/07/2025 par Olivier Mathieu

Ardisson serait mort le 14 juillet.
Ardisson serait mort à Paris. Selon toute la « grande » presse.

Et pourtant:https://www.simplifia.fr/avis-de-deces/thierry-ardisson-annecy
Ardisson est en effet mort à Paris – dans le premier arrondissement, ou dans le treizième? Il est en tout cas étonnant de le déclarer mort à Annecy (voir captures d’écran).
S’il était mort à Annecy, en outre, il aurait fallu porter son cercueil d’Annecy à Paris, avant d’aller l’inhumer en Avignon?
Si vous vous intéressez à Ardisson et notamment à l’Affaire David Hamilton et aux insultes proférées par Ardisson à la télévision, contre David Hamilton, en 2016, nous vous conseillons vivement de lire les livres d’Olivier Mathieu, certains de ces livres (romans, livres de poésie, ouvrages sur David Hamilton) étant encore disponibles sur papier et d’autres sous forme de PDF. https://www.vinted.fr/catalog?search_text=%23Livres_O_Mathieu_Vonxted&time=1
Naïm
Texte d’Olivier Mathieu
du 17/07/2025

Il est étonnant (ou, si l’on préfère, pas étonnant du tout) que presque tous les présentateurs et « animateurs » de télévision, depuis un demi-siècle, en France, aient été des photocopies l’un de l’autre. Des photocopies de gens résolument partisans du « Bien », et qui tenaient à ce que cela se sache, aux sourires et aux propos stéréotypés. Tout cela dégoulinait de « bons » sentiments affichés.
Il est étonnant aussi de constater le nombre de drogués qu’il y a eu parmi eux. Attention, je ne dis ici aucun mal des drogués en tant que tels. Il y a eu des écrivains et des artistes drogués et de génie. Si un génie se drogue, il reste un génie. Si un médiocre se drogue, il reste un médiocre. La drogue ne donne aucun génie.
J’ai connu des drogués. Qui ne se prenaient pas pour des génies. Mais si l’on considère le nombre de drogués notoires (et condamnés pour cela) parmi les « animateurs » ou les « vedettes » de ce petit monde, force est de se poser la question, vieille comme celle de l’œuf et de la poule. Certains de ces personnages sont-ils devenus animateurs parce que drogués, ou drogués parce qu’animateurs, que la drogue est chère et que les animateurs ont des salaires (scandaleusement) millionnaires?
Je le répète, il n’y aurait aucun problème à ce qu’un animateur se drogue. Il pourrait présenter, y compris sous l’emprise de drogues, d’excellentes émissions. Ce qui est, disons, un peu plus curieux, est que ces animateurs, quelqu’un les a choisis. Un Etat, un gouvernement, des gouvernements, des propriétaires et des directeurs de chaînes, les ont choisis. Quelqu’un a nommé « animateurs » ces gens. Des gens ensuite chargés « d’animer » des émissions, parfois mensuelles, souvent hebdomadaires, et donc de s’adresser à un public de millions de téléspectateurs, dont des millions de « jeunes ».
Comment ne pas s’étonner que l’on confie, ou que l’on ait confié autant d’émissions à des personnes au nombre desquelles se trouvent ou se trouvaient – par exemple – autant d’ex drogués? Pour n’en citer que deux: Ardisson (selon ses propres affirmations dans ses bouquins) et Delarue. Quant à Dechavanne, récemment condamné pour conduite sous l’emprise de stupéfiants en récidive, il a quitté « en larmes » (ce n’est pas la première fois), sans doute provisoirement (il a fait appel), la téloche.
On a dit qu’Ardisson aurait été différent des autres « animateurs ». Dans les apparences, il se peut. Mais je n’en crois absolument rien. Dans ce monde, les critiques que les uns et les autres s’adressent font aussi partie de la comédie du spectacle. Une comédie du spectacle qui donne largement de quoi bouffer à tous les histrions, à tous les privilégiés de cette « caste ».
Et cela, dans la plus parfaite hypocrisie. Prenons encore l’exemple d’Ardisson qui, en octobre 2016, avait traité David Hamilton, 83 ans, de violeur, connard et enculé.
Ce qui est extraordinaire, si l’on y songe, pour différents motifs, tous de notoriété publique. En effet, Ardisson a été plusieurs fois condamné par les tribunaux. Le 23 mai 2013, Ardisson avait été condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation à l’encontre d’un chirurgien, le docteur Stéphane Delajoux. Ou encore, dès 1992, Ardisson avait lancé le mensuel Interview, qu’il lui avait fallu rebaptiser un an plus tard, après avoir perdu un procès pour plagiat. David Hamilton n’a jamais été condamné à quoi que ce soit. Mais c’est Ardisson qui traitait publiquement, et en son absence, dans une émission en différé, David Hamilton de violeur, connard et enculé.
*
Ardisson avait 27 ans de différence d’âge avec sa (troisième) épouse. Rien à dire, elle était majeure.
Le 17 mai 2005 exactement, dans une émission d’Ardisson, “93 Faubourg Saint Honoré”, Beigbeder riait beaucoup en disant que les deux femmes qui encadraient Gabriel Matzneff, Audrey Benoît (36 ans) et Lolita Pille (23), étaient “beaucoup trop vieilles pour Gabriel”. Ici encore, elles étaient majeures.
En 2016, Ardisson avait défendu les allégations de Flavie Flament contre David Hamilton. Sans doute Ardisson avait-il quelque reconnaissance envers Flavie Flament, qu’il avait engagée pour l’émission « Frou-Frou », alors que celle-ci avait 19 ans. Rien à dire, elle était majeure.
Où serait le problème, alors? Ici: il existe une séquence vidéo de « Paris Dernière », datant de 1995 (deux ans après la rencontre entre Flavie Flament et Ardisson), où l’on entendait Ardisson plaisanter avec Frédéric Beigbeder et Gabriel Matzneff à propos de relations sexuelles qu’ils imaginent avec des « gamines de douze ans et demi ». Cette fois-ci, il n’était plus question ici de jeunes filles ou de jeunes femmes majeures, et non seulement de mineures, mais de mineures de « douze ans et demi ».
Et en 2020, Thierry Ardisson, interrogé, avait fait répondre: “Il ne souhaite pas s’exprimer et revenir sur le passé”, avait rapporté son attachée de presse au Huff Post (source: https://www.huffingtonpost.fr/medias/article/frederic-beigbeder-s-explique-sur-ces-archives-de-1995-le-montrant-plaisanter-avec-matzneff_159658.html).
Donc, en 2020, Ardisson ne « souhaitait » pas s’exprimer et « revenir sur le passé », en d’autres termes sur les propos prononcés dans ses émissions à lui par un de ses amis, tandis qu’en 2016 il n’avait pas hésité à prendre parti au sujet des allégations de Flavie Flament racontant avoir été « violée » par David Hamilton en 1987, trente ans auparavant. Sans rien en savoir. Visiblement, cependant, Thierry Ardisson préférait revenir sur le passé des autres que sur le sien?
En 2020, quand il s’agissait d’Ardisson, pour Ardisson 1995 était le passé?
En 2016, quand il s’agissait de David Hamilton, 1987 était le présent?
Il est contradictoire – pour ne pas dire davantage – de traiter un homme de 83 ans de violeur, « connard », « enculé », et de se poser en défenseur de Flavie Flament née Lecanu, quand par ailleurs on ne « souhaite pas revenir » sur son propre passé et sur les propos de ses propres amis, dans ses propres émissions, au sujet de « fillettes de douze ans ».
Dans cet article de Libération, encore aujourd’hui, est citée une phrase d’Ardisson à Matzneff
« Tu as toujours préféré les filles aux mères », dit Ardisson à Matzneff, « et tu aimes bien les fils aussi ».
Pourquoi Ardisson jouissait-il d’un passe-droit pour insulter David Hamilton à la télévision? Pourquoi Ardisson jouissait-il d’un passe-droit pour recevoir des gens et ricaner en parlant de fillettes de « douze ans »? Parce que son nom était connu?
*
Post scriptum. Il sera opportun, pour ceux qui s’intéressent objectivement à l’Affaire Matzneff, de relire mon roman Mon coeur sur l’échiquier, dont le personnage principal était Roland Jaccard (qui avait ensuite recensé le livre sur son blog), et où j’insistais sur mon refus de tels propos, mais aussi sur le refus de Roland Jaccard (dont je citais un grand nombre de lettres) qui, au demeurant, s’était éloigné depuis longtemps de Matzneff.
* * *
Si vous vous intéressez à Ardisson et notamment à l’Affaire David Hamilton et aux insultes proférées par Ardisson à la télévision, contre David Hamilton, en 2016, nous vous conseillons vivement de lire les livres d’Olivier Mathieu, certains de ces livres (romans, livres de poésie, ouvrages sur David Hamilton) étant encore disponibles sur papier et d’autres sous forme de PDF.
Texte d’Olivier Mathieu
le 16/07/2025
L’Élysée, dans un communiqué, a écrit: « L’homme en noir nous laisse en deuil. Animateur et producteur de cinéma et de télévision, Thierry Ardisson imposa pendant des décennies au paysage audiovisuel français une voix, une silhouette, un style, un esprit, teinté de curiosité et d’irrévérence. »
Pardon? Un style, un esprit?… Irrévérence?…

Luc Chatel: D’ARDISSON À ZEMMOUR, LE BAL DES FAUX IMPERTINENTS
Ne serait-ce que pour les rarissimes lecteurs de ce blog, je reviendrai sur trois épisodes.
Premier épisode: Ciel mon mardi
Le premier épisode renvoie à « Ciel mon mardi » du 6 février 1990. Ce jour-là, à l’occasion de l’émission la plus fameuse de l’histoire de la télévision, on assista à la mise en scène orchestrée par Dechavanne du dénommé Gérard Darmon, acteur de cinéma, censé débarquer à l’improviste sur les plateaux de TF1 pour m’y insulter et, notamment, me traiter d’étron. Il convient de rappeler quelques éléments. Le premier élément est qu’à l’époque, il n’y eut aucune action en justice contre moi: et cela en toute logique, puisque la Loi Gayssot fut votée quelques mois plus tard. Or, nul ne peut être poursuivi, arrêté ou condamné qu’en vertu d’une loi préexistante au moment de l’infraction présumée. Ce principe est consacré par l’article 7 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et par l’article 111-3 du Code pénal français.
Le deuxième élément est que, dans une démocratie, ce sont les tribunaux qui disent le droit. En d’autres termes, non seulement il est difficile voire impossible à qui que ce soit de « débarquer à l’improviste sur un plateau de télévision » (n’essayez pas, cela ne fonctionnerait pas) mais Gérard Darmon n’avait évidemment nul titre, aucun titre, pas le moindre titre pour faire son apparition chez Dechavanne et y insulter, en ma personne, l’un des invités. Imaginez en effet une société où n’importe qui pourrait faire irruption devant les caméras et y agonir quelqu’un d’injures, qui que soit ce quelqu’un et quoi qu’ait dit (ou ait été accusé de dire) ce quelqu’un. Ce serait le Far West!
Gérard Darmon eut pour père – c’est de notoriété publique (voyez, tout récemment, Le Monde du 4 décembre 2022), un certain Henri Darmon, ex-voyou sous les surnoms de « Trompe-la-mort » ou de « Riquet de Bastille ». Cela ne permet pas d’en tirer quelque conclusion que ce soit sur Gérard Darmon. Mais ceci devrait valoir pour qui que ce soit. Chacun devrait avoir le droit, à toute époque de sa vie, d’exprimer ses opinions, comme chacun devrait aussi avoir le droit d’en changer. On ne devrait s’en prendre à personne pour ses opinions, comme pour les actions attribuées, à tort ou à raison, à ses parents. Gérard Darmon a le droit – comme tout le monde – de penser ce qu’il veut. Et de le dire.
Le seul problème, le 6 février 1990, ne résidait pas dans le droit de Gérard Darmon à donner son point de vue, ou ses arguments s’il en avait; mais dans les termes qu’il avait choisis. « Etron » a sans nul doute une valeur dépréciative ou injurieuse. Non point que je m’offense de cette appréciation venant de Darmon, mais concluons: rien n’autorise cependant qui que ce soit, Darmon ou un autre, acteur de cinoche ou quoi que ce soit d’autre, à traiter d’étron un tiers. Ici, Darmon – que je ne connais pas personnellement – m’insultait, sous prétexte de ce que j’avais dit, et cela alors que ce que j’avais dit (ou étais accusé d’avoir dit) ne tombait sous le coup de la moindre loi. Darmon, donc, se substituait à la loi et, ainsi, se rendait quant à lui coupable du délit d’injures qui, lui, existait. L’injure publique est une injure proférée dans un lieu public et la loi, en France, dit qu’elle punit plus sévèrement l’injure publique, parce qu’elle est portée à la connaissance de tout le monde et qu’elle porte donc plus gravement atteinte à la personne qui la subit. Cependant, je ne jugeai pas utile de porter plainte contre ce monsieur.

Un livre plagié par Ardisson sur au moins six autres ouvrages, et mis au pilon.
Deuxième épisode: « Double jeu » du 7 novembre 1992 chez Ardisson
Occupons-nous maintenant de France 2, et de l’émission « culte » d’Ardisson « Double jeu » du 7 novembre 1992. Cette émission se trouve, depuis des dizaines d’années, sur Internet (y compris dans les archives de l’INA). Dans cette émission, un peu plus de deux ans après l’émission du 6 février 1990, toute la mise en scène – depuis les dialogues jusqu’aux expressions faciales de certains participants – était un pur et simple remake de l’émission du 6 février 1990. Avec Gérard Darmon qui jouait, rejouait ou surjouait Gérard Darmon, et Ardisson à la place de Dechavanne.
Mais il y avait quelques différences entre les deux émissions. En effet, le 6 février 1990, quelqu’un de particulièrement ignorant pouvait croire à la version de Darmon arrivant « par hasard » et en catastrophe sur les plateaux de TF1. Mais dans « Double jeu » du 7 novembre 1992, les choses au moins étaient claires. Tout ici était une mise en scène, l’émission ayant été diffusée en différé. En outre, la presse est pleine de « témoignages » quant au fait que les émissions étaient « montées », avec un soin scrupuleux, par Ardisson.
Conclusion? La conclusion est simple: si les insultes de Darmon contre ma personne, chez Dechavanne, pouvaient chercher l’excuse de l’émotion d’une émission en direct, en revanche les insultes de Darmon contre moi, chez Ardisson, n’étaient certainement pas « spontanées ». Puisque, répétons-le, il s’agissait d’une émission en différé, au montage supervisé par Ardisson. L’intention était fort claire puisque, dans la « confession » de Gérard Darmon à Ardisson dans « Double jeu » du 7 novembre 1992, les tout premiers propos de Darmon consistaient en des insultes contre moi.
Je suggère à tout lecteur de cet article de revoir cette émission (https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i08282629/interview-confession-de-gerard-darmon), comme je suggère à tout amateur de morphopsychologie d’examiner avec soin les expressions de visage de Gérard Darmon quand il causait de moi, plus de deux ans après la première émission du 6 février 1990. Il y avait ici une évidente récidive dans la volonté – de chez Dechavanne à chez Ardisson, de TF1 à Antenne 2 – de m’insulter publiquement. Insultes publiques toujours présentes, donc, par exemple dans les archives de l’INA.
Est-ce donc là ce que l’Elysée appelle « un style, un esprit, teinté de curiosité et d’irrévérence » ?
Ardisson, qu’on le veuille ou non, le 7 novembre 1992 dans son émission « Double jeu », consentait en toute connaissance de cause à ce que, en mon absence et publiquement, je sois insulté.

Troisième épisode: « Salut les Terriens » du 22 octobre 2016
De ce troisième épisode, j’ai tout dit ici et l’on relira:
Ardisson, ce jour-là (« Salut les Terriens » du 22 octobre 2016), donnait la parole à son amie et ancienne employée Flavie Flament ou, plus exactement pire encore, injuriait – « enculé, connard » – un vieillard de 83 ans, David Hamilton, au casier judiciaire vierge. Ardisson, en quelque sorte, se substituait à la justice et se rendait coupable, ici encore, d’insultes publiques. Or David Hamilton n’avait pas été invité sur le plateau (pas davantage que je ne l’avais été, le 7 novembre 1992, à « Double jeu »).
De quelle « déontologie » s’agit-il donc ici?… Les plateaux de télévision devraient, selon toute logique, mettre en scène des débats, et des débats contradictoires. L’animateur supposé devrait distribuer la parole et servir d’arbitre aux invités. Tout débat devrait être équilibré. Sinon, ce n’est plus un débat. C’est du lynchage médiatique. Ce sont de faux débats, des émissions qui feignent d’organiser un débat contradictoire, qui n’est pourtant qu’illusion puisque, souvent, trop souvent, tous les invités et animateurs appartiennent à la même tendance, celle du conformisme et de la platitude. Le personnage qui dérange, s’il a le bonheur que des voyous ne l’assomment pas, n’est carrément pas convié. Tel fut le cas du malheureux David Hamilton, 83 ans, traité par Ardisson de connard, de violeur et d’enculé, en son absence, et aussi en l’absence totale de la moindre condamnation judiciaire pour « viol ». En outre, malgré le caractère homophobe, comme on va lire dans l’article qui suit, qu’aurait le terme « enculé ».
A lire: On vous explique pourquoi « enculé » est une insulte homophobe
Traiter un homme de 83 ans, au casier judiciaire vierge, et en son absence, « d’enculé », est-ce donc là ce que l’Elysée appelle « un style, un esprit, teinté de curiosité et d’irrévérence« ?
Notons enfin que, paradoxalement, et quelque temps après avoir été l’un des rares à défendre son pote Gérard Depardieu, voilà que Gérard Darmon – le grand ami d’Ardisson – a été accusé d’attitudes sexistes. Pour information, on lira: https://www.europe1.fr/people/gerard-darmon-accuse-de-violences-sexistes-et-sexuelles-par-neuf-femmes-4281997
Gérard Darmon a tout nié. Et il est en effet hors de question, sur la seule base d’allégations ou de campagnes de presse, de conclure quoi que ce soit. La présomption d’innocence est comme la liberté d’expression, elle vaut (ou devrait valoir) pour tout le monde! Pour Gérard Darmon aussi. Le hic est que le seul qui n’y ait pas eu droit se soit appelé David Hamilton… Tiens, qui sait, les accusations contre Darmon datant de 2024, ce qu’en aura pensé son ami Ardisson?
*
Si vous vous intéressez à Ardisson et notamment à l’Affaire David Hamilton et aux insultes proférées par Ardisson à la télévision, contre David Hamilton, en 2016, nous vous conseillons vivement de lire les livres d’Olivier Mathieu, certains de ces livres (romans, livres de poésie, ouvrages sur David Hamilton) étant encore disponibles sur papier et d’autres sous forme de PDF. https://www.vinted.fr/catalog?search_text=%23Livres_O_Mathieu_Vonxted&time=1751559194&search_id=24610435827
Une polémique (une de plus à notre époque où tout se dit à tort ou à raison) a surgi la veille de la mort de Hardis-sons. Le 13 juillet donc, occasionnée par un certain Clément Garin (qui m’est totalement inconnu) qui aurait trouvé bon d’annoncer sa fin ante mortem et de contacter dans les derniers instants de Hardis-sons, l’ultime veuve du personnage.
Mais je la laisse s’exprimer :

Tiens à propos, quand Hardis-sons a trouvé bon de diffamer David Hamilton en accordant crédit aux faux souvenirs – ou souvenirs induits, provoqués, suscités par un « psychologue » entreprenant, non objectif – de sa potesse (ou peut-être plus encore) Flavie, et comme argent comptant (comme si elle eût pu oublier un prétendu viol vers l’âge de treize ans), notre photographe n’eut pas vraiment le temps, ou n’eut pas vraiment la force de porter plainte, lui ! Il le désira pourtant. Et peu de temps après, quelqu’un ou quelques-uns trouvèrent bon de l’exécuter en une parodie de suicide. Finalement, encouragé par ce pauvre type d’Hardiçon qui s’est cru autorisé à provoquer la mort d’un vieil homme en partie oublié et sans défense aucune.
*
Si vous vous intéressez à Ardisson et notamment à l’Affaire David Hamilton et aux insultes proférées par Ardisson à la télévision, contre David Hamilton, en 2016, nous vous conseillons vivement de lire les livres d’Olivier Mathieu, certains de ces livres (romans, livres de poésie, ouvrages sur David Hamilton) étant encore disponibles sur papier et d’autres sous forme de PDF.
