
@JoURBEX
Pour ceux qui veulent situer l’endroit, voici les coordonnées: 48°13’20.4″N, 5°57’38.7″E. C’est un terrain privé, donc interdit d’accès. J’y suis allé uniquement pour documenter ce qu’on y trouve, mais je décline toute responsabilité si certains décident d’y aller. Et gardez bien en tête que ce site n’est qu’une décharge parmi d’autres autour de Vittel.

LA MALÉDICTION MACRON Pour l’histoire, la présidence Macron restera comme une souillure et une destruction de la France.
15 avril 2019 Notre-Dame de Paris s’embrase dans un incendie jamais élucidé, qui laisse sceptiques tous les experts.
19 octobre 2025 Vol de bijoux inestimables au Musée du Louvre. La couronne de l’Impératrice Eugénie, sertie de 1354 diamants et 56 émeraudes, est heureusement retrouvée, mais semble-t-il cabossée dans un caniveau, peut-être entre deux crottes de chien ?
Dans les 2 cas, la présence d’échafaudages pour travaux, mal surveillés, semble avoir été l’un des facteurs essentiels ayant contribué au désastre.
[J’ajouterai à la liste, mais il y a malheureusement d’autres exemples encore, l’incendie criminel des Grandes Orgues de la cathédrale de Nantes et autres mobiliers, dont un tableau ancien, perpétré par « une chance pour la France » à qui des irresponsables religieux avaient confié les clefs du bâtiment ; individu qui fut interné en hôpital psychiatrique, puis relâché dans la nature au bout de quelques mois, ce qui s’est soldé par l’assassinat qu’il a opéré sur un prêtre en Vendée]
— Certains diront qu’il est injuste d’accuser Macron et son gouvernement devant ces événements qui pourraient survenir sous d’autres dirigeants. Il y a bien sûr une part d’aléa dans toutes choses. Mais, que ce soit l’incendie de Notre-Dame ou le vol de bijoux du Louvre, on ne peut s’empêcher d’y voir les symboles, les symptômes et les conséquences d’un pays en pleine banqueroute politique, morale et financière.
Toutes proportions gardées, ces événements sont aussi révélateurs de la déliquescence générale de la France que la catastrophe de Tchernobyl en 1986 le fut de l’état de décomposition de l’URSS.
Macron et son gouvernement portent du reste une responsabilité directe puisqu’ils n’ont pas cessé de maintenir à bas niveau, voire diminuer, les fonds dévolus à l’accueil, à la sécurité et à l’entretien des monuments anciens.
Lecornu a d’ailleurs déjà fait savoir que le budget 2026 du ministère de la Culture sera en baisse pour la 2e année d’affilée. Ainsi, le programme Patrimoines va chuter de 1,2 milliard € en 2025 à 1,04 milliard € en 2026 https://actualitte.com/article/126820/politique-publique/budget-2026-pour-la-culture-des-moyens-et-des-emplois-en-baisse
— Résultat de ces contraintes ? Comme d’autres grands musées français, le Louvre a recours à «l’externalisation» des tâches pour remédier tant bien que mal aux « plafonds d’emploi » de plus en plus sévères fixés par les documents budgétaires et le Ministère de la Culture.
La conséquence en est une baisse préoccupante des personnels (Il n’y a plus 1 surveillant par salle au Louvre), d’autant plus préoccupante que le nombre de visiteurs, et notamment de visiteurs étrangers, est en croissance continue.
Les conditions de travail au Louvre sont si dégradées que les agents d’accueil ont bloqué le musée pendant plusieurs heures le 17 juin dernier. Cette grève surprise dénonçait le sur-tourisme et les risques pour la sécurité. 200 emplois ont en effet été supprimés en 15 ans alors que le nombre de visiteurs a explosé !https://lemonde.fr/culture/article/2025/06/17/le-louvre-bloque-plusieurs-heures-apres-une-greve-surprise-de-ses-agents-d-accueil_6613597_3246.html
Le recours à des entreprises privées pour fournir une main-d’œuvre sous-payée, mal formée, et au statut parfois incertain au regard du droit du travail. Ils se murmure même que certains musées ont recours, sans le savoir, à des personnels employés au noir, voire sans droit de séjour, par les sociétés privées de gardiennage…
Voici 1 an, le 18 octobre 2024, le syndicat Sud-Culture a d’ailleurs déposé plainte contre 4 grands musées, dont le Louvre, pour emploi illégal de main-d’œuvre ! https://20minutes.fr/arts-stars/culture/4116520-20241018-quatre-grands-musees-dont-louvre-mucem-accuses-travail-illegal
Par Régis de Castelnau
18 octobre 2025
Dans un article précédent [1], j’ai tenté de démontrer que le Parti socialiste dans son histoire, n’avait jamais été « de gauche ». La sociologie [et sociographie] de ses directions, ses modes d’organisation, et sa pratique du pouvoir dans une république de démocratie représentative, permet d’aboutir à cette conclusion. Cependant, si tant est que l’on retienne (à juste titre jusqu’à une période récente) le caractère opératoire du clivage droite-gauche, comme nous l’avons rappelé dans l’article précité, le Parti socialiste est toujours arrivé au pouvoir grâce à des alliances. Ce fut parfois avec la droite, mais plus souvent avec d’autres forces de gauche. Et en particulier, le Parti communiste souvent promoteur de ces stratégies d’union, et qui à chaque fois lui ont coûté très cher, jusqu’à sa disparition. Au détriment bien sûr des forces qu’il représentait, mais pas seulement. Toutes les trahisons mises en œuvre par le Parti socialiste ont porté préjudice à la majorité du peuple français, qu’il a fini par enfermer dans un néolibéralisme destructeur pour le pays. Il faut toujours rappeler que l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017 est le fruit d’une opération assimilable à un coup d’État dont le PS fut l’un des principaux organisateurs.
On ne reviendra pas en détail sur les différentes catastrophes politiques générées par « l’union des forces de gauche », mais il convient quand même de se rappeler le catalogue.
L’union de la gauche de catastrophes en catastrophes
Aux élections législatives de 1924, alors que le Parti communiste occupé à sa « bolchevisation » s’était enfermé dans la marginalité, on assiste à la mise en place du « Cartel des gauches » [2] qui se coucha prestement devant le « mur de l’argent » pour passer les manettes à Raymond Poincaré chargé de mettre en œuvre les pires politiques d’austérité. Il y eut ensuite, le « Front populaire » de 1936 que Léon Blum, après avoir trahi l’Espagne républicaine [3], abandonna au bout d’un an pour laisser le pouvoir à une alliance avec le centre-droit. Qui approuva bien sûr les monstrueux accords de Munich. En attendant l’interdiction du PCF en septembre 1939, avec la peine de mort pour ses distributeurs de tracts et l’installation de Pétain le 10 juillet 1940 lorsque la grande majorité du groupe socialiste lui vota les pleins pouvoirs en actant la fin de la République. Encore bravo !
Il y eut ensuite l’alliance tripartite de l’immédiat après-guerre à laquelle le Parti socialiste mis fin en 1947 pour installer avec l’aide de la droite la domination américaine sur l’Hexagone. Léon Blum ayant repris du service pour y veiller. Le nom du socialiste qui se détache à ce moment est celui de Jules Moch féroce briseur de grève qui laissera des souvenirs cuisants chez les mineurs de fond.
En 1956, le PS (SFIO) remporte les élections législatives sur la base d’un programme de paix en Algérie. Que le PCF entend soutenir en votant «les pleins pouvoirs» au gouvernement Guy Mollet. Celui-ci trahit immédiatement ses engagements, nomme Robert Lacoste proconsul en Algérie qui donne les pouvoirs de police et une partie des pouvoirs civils à l’armée ! Qui mettra en œuvre une répression sans mesure à base de torture, de disparitions et d’exécutions sommaires. Englué dans sa trahison, le parti socialiste sera incapable de s’opposer au délitement de l’État et à l’installation d’une situation de guerre civile. Que l’opération politique virtuose de Charles de Gaulle en mai juin 1958 évitera à la France.
À partir de son ralliement à la candidature de François Mitterrand à la présidentielle de 1965, le PCF se lancera à corps perdu dans la construction de « l’Union de la gauche » comme alternative au pouvoir gaulliste. Cette stratégie mortifère aboutira à la signature d’un programme commun en 1972 offrant à cette union des perspectives d’arrivée au pouvoir. La dynamique politique illusoire créée à cette occasion permettra l’arrivée de François Mitterrand à la présidence de la république en 1981. Tous les engagements furent rapidement remis en cause, scandé par le fameux tournant néolibéral austéritaire de 1983 sur fond d’abandon progressif de la souveraineté nationale au profit de l’Union européenne en construction. Le tout accompagné par l’effondrement du PCF, faisant ainsi perdre à la classe ouvrière son principal outil politique. En 1997, nouvelle union de la gauche, «plurielle» cette fois-ci, avec l’arrivée de Lionel Jospin au poste de Premier ministre de cohabitation avec Jacques Chirac. Dont le gouvernement, néolibéralisme européen oblige, sera le plus grand privatiseur de l’histoire de France. Les lambeaux du PCF se contentant d’apporter son écot à la catastrophe politique et économique dont la défaite de Lionel Jospin à la présidentielle de 2002 fut l’épisode normal. Qui eut au moins un mérite, celui de nous éviter la honte du soutien de l’agression américaine en Irak en 2003. Dont chacun sait que Jospin aurait été, comme son camarade Tony Blair, l’acteur empressé. Rappelons au passage la honteuse démarche qu’il demanda à Pierre Moscovici et François Hollande auprès de l’ambassade des États-Unis pour dire son désaccord avec le refus gaulliste de Chirac de participer à ce crime.
Hollande parrain de Macron
Et en 2012 « L’union de la gauche » de se rassembler à nouveau, derrière François Hollande cette fois-ci ! On allait voir ce qu’on allait voir, puisque « son ennemi était la finance » et qu’Emmanuel Todd nous annonçait « le hollandisme révolutionnaire ». Ce mandat tout de trahisons, de laideurs et de lâchetés fut une épreuve pénible. De l’ectoplasme Jean-Marc Ayrault au nervi politique Manuel Valls, en passant par Cahuzac, Moscovici, Jouyet, Macron (déjà) et tant d’autres nullités corrompues, nous avons dû tout supporter. L’évidence que François Hollande allait être, selon l’expression d’Emmanuel Todd, comme vomi par le pays, les grands intérêts dont le Parti socialiste était l’instrument durent trouver une solution. Ce fut Emmanuel Macron, qui fut choisi par la haute fonction publique socialiste décidée à conserver ses sinécures et ses possibilités de pantouflage juteux. Proposé aux oligarques ceux-ci décidèrent de l’installer à l’Élysée. Tous les dirigeants significatifs du PS se mobilisèrent et lui apportèrent son soutien. Macron devenant le véritable candidat de ce parti. Prétendre que c’était Benoît Hamon est absolument grotesque. Par conséquent, macronisme destructeur que nous supportons depuis maintenant huit ans est le fruit empoisonné de l’union de la gauche qui avait porté François Hollande au pouvoir. Dont il faut rappeler qu’elle disposait lors de son avènement de tous les pouvoirs de la république, présidence, Assemblée nationale, Sénat, hégémonie dans les collectivités locales.
Avec la bouffonnerie de la candidature Hidalgo, aurait pu espérer en 2022 que le PS officiel était enfin ramené à la situation d’un groupuscule,. Avec obstination, et après avoir appelé à voter Macron, Mélenchon nous infligea ensuite une autre forme d’union de la gauche avec sa NUPES, dont il s’est imaginé qu’elle pourrait lui permettre d’accéder à Matignon (!!!). Peine perdue, et de nouveau tous les mauvais coups du gouvernement de la socialiste Élisabeth Borne, et notamment la réforme des retraites, furent perpétrés par des socialistes ralliés. Le patron de LFI n’abandonna pas pour autant cette obstination et pour les législatives, n’hésita pas à nous servir dans la vieille soupière de 1936 un « Nouveau Front Populaire » dont le premier mérite fut de requinquer le PS, de faire élire François Hollande pourtant en difficulté électorale, de sauver une partie conséquente des députés macronistes, et une fois de plus le locataire de l’Élysée au passage. La ridicule candidature au poste de Premier ministre de Lucie Castets, caricature de haut fonctionnaire socialo-macroniste donnait déjà un avant-goût du brouet contenu dans la soupière. Et ça n’a pas raté, la fameuse « union de la gauche » est aussi indigeste que les précédentes.
Un mélange d’éléphants socialistes survivants d’un troupeau étique [et pas pour un rond éthique, ni encore moins poétique] surtout soucieux de conserver quelques gamelles, de jeunes loups installés là par les Américains, d’écologistes allumés recyclés dans le bellicisme russophobe, de faux communistes groupusculaires, s’est acharné à soutenir la diabolisation de LFI et de son chef. Avant, pour la partie socialiste, de rallier explicitement Macron avec l’incroyable mot d’ordre: « surtout ne pas donner la parole au peuple ! Ni dissolution, ni démission ou destitution de Macron. Une majorité avec les macronistes et une partie de la droite pour garder nos fauteuils ». Cette monstruosité démocratique où l’on revendique de refuser au peuple l’exercice de sa souveraineté est le produit direct de « l’union de la gauche ».
L’Histoire nous avait pourtant appris que tant qu’existera un parti socialiste vivant, elle ne pourra enfanter rien d’autre.
*
Notes (jpf)
1 – La trahison, ADN du Parti socialiste, article payant du 2 septembre 2025 : « En France, le concept de clivage gauche/droite ne raconte plus grand-chose sur la réalité des forces politiques qui composent la bouillie dont le Parlement issu des législatives de 2022 puis de 2024 … »
2 – Cartel des gauches : le Parti radical et radical-socialiste, les radicaux indépendants, le Parti républicain-socialiste, les socialistes indépendants, et la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière).
1924 est aussi l’année où les troupes françaises se joignent aux troupes coloniales espagnoles pour mater les Berbères dans la guerre du Rif (1921 – 1927), au Nord du Maroc.
Sous le Cartel, c’est aussi en Syrie la révolte druze, difficilement réprimée par l’armée coloniale française, dont l’intervention est condamnée par ladite opinion publique internationale. Quand on a pouvoir, gouvernement socialiste, on n’a jamais très loin guerre ou répression sociale.
À lire dans un esprit similaire, de Xavier Moreau : Le Livre noir de la Gauche française (stratpol.com).
3 – 36, où l’occupation des usines pendant quarante jours, par la classe ouvrière, a permis d’arracher les premiers quinze jours de congés payés au Front Popu.
Source : https://regisdecastelnau.substack.com/p/avec-le-ps-lunion-de-la-gauche-ne
15 octobre 2025/Réseau International
par Caitlin Johnstone

Il est étrange de constater le peu d’attention accordée par les médias au fait que le président des États-Unis a avoué à plusieurs reprises avoir été acheté et possédé par l’Israélien le plus riche du monde, surtout compte tenu de la forte obsession de son opposition politique quant à la possibilité qu’il ait été compromis par un gouvernement étranger durant son premier mandat.
Lors d’un discours devant le Parlement israélien lundi [13 octobre], le président Trump a de nouveau admis publiquement avoir mis en œuvre des politiques favorables à Israël à la demande de la milliardaire israélo-américaine Miriam Adelson et de son défunt mari Sheldon, ajoutant cette fois qu’il pensait qu’Adelson favorisait Israël au détriment des États-Unis.
Voici une transcription des propos de Trump :
«En tant que président, j’ai mis fin au désastreux accord nucléaire iranien et, finalement, au programme nucléaire iranien grâce à des bombardiers B2. C’était rapide, précis et d’une grande beauté militaire. J’ai autorisé des milliards de dollars de dépenses, qui ont servi à la défense d’Israël, comme vous le savez. Et après des années de promesses non tenues de la part de nombreux autres présidents américains – vous savez qu’ils n’arrêtaient pas de promettre -, je n’ai jamais compris ce qui se passait avant d’arriver là-bas. Ces présidents ont subi une forte pression. J’en ai subi une aussi, mais je n’ai pas cédé. Mais tous les présidents, pendant des décennies, ont dit : «On va le faire». La différence, c’est que j’ai tenu ma promesse et j’ai officiellement reconnu la capitale d’Israël et transféré l’ambassade américaine à Jérusalem.
«N’est-ce pas, Miriam ? Regardez Miriam. Elle est là-bas. Levez-vous». Miriam et Sheldon [Adelson] venaient au bureau et m’appelaient. Ils m’appelaient – je crois qu’ils sont allés plus souvent à la Maison-Blanche que quiconque, je crois. Regardez-la, assise là, si innocente – elle avait 60 milliards de dollars en banque, 60 milliards. Et elle adore… et je crois qu’elle a dit : «Non, plus». Et elle adore Israël, mais elle l’adore. Et ils venaient. Son mari était un homme très agressif, mais je l’adorais. Il était très agressif, très encourageant envers moi. Et il m’appelait : «Puis-je venir te voir ?» Je répondais : «Sheldon, je suis le président des États-Unis. Ça ne marche pas comme ça». Il venait. Mais ils ont joué un rôle important dans tant de choses, notamment en me faisant réfléchir au plateau du Golan, ce qui est probablement l’une des plus belles choses qui soient arrivées. Miriam, levez-vous, s’il vous plaît. Elle adore vraiment ce pays. Elle adore ce pays. Son mari et elle sont incroyables. Il nous manque terriblement. Mais je lui ai vraiment demandé : «Je vais lui causer des ennuis avec ça». Mais je lui ai vraiment demandé une fois : «Alors, Miriam, je sais que tu aimes Israël. Qu’est-ce que tu aimes le plus ? Les États-Unis ou Israël ?» Elle a refusé de répondre. «Ça veut dire… ça pourrait vouloir dire Israël, je dois dire, on t’aime. Merci, ma chérie, d’être là. C’est un grand honneur. Un grand honneur. C’est une femme merveilleuse. C’est une femme formidable».
Sheldon Adelson aurait versé à Trump et aux Républicains plus de 424 millions de dollars de financement de campagne entre 2016 et sa mort en 2021. Sa veuve, Miriam, a perpétué l’héritage de son mari et a investi 100 millions de dollars supplémentaires dans la campagne présidentielle de Trump en 2024.
Pendant la campagne de 2024, Trump a également admis être contrôlé par l’argent d’Adelson. Voici une transcription de ces propos :
«Comme je l’avais promis, j’ai reconnu la capitale éternelle d’Israël et j’ai ouvert l’ambassade américaine à Jérusalem. Jérusalem est devenue la capitale. J’ai également reconnu la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan».
«Vous savez, Miriam et Sheldon entraient probablement à la Maison-Blanche presque plus souvent que quiconque, hormis ceux qui y travaillent. Et ils étaient toujours à la recherche d’Israël – et dès que je leur donnais quelque chose – toujours à leur service. Dès que je leur donnais quelque chose, ils en voulaient autre chose». Je disais : «Accordez-moi deux semaines, s’il vous plaît ?» Mais je leur ai donné le plateau du Golan, et ils ne l’ont même pas demandé.
«Vous savez, ça fait 72 ans qu’ils essaient de faire le plateau du Golan, non ? Et même Sheldon n’a pas osé. Mais j’ai dit : «Vous savez quoi ?» J’ai dit à David Friedman : «Donnez-moi une petite leçon, genre cinq minutes ou moins, sur le plateau du Golan». Et il l’a fait. Et j’ai dit : «Allons-y». On a réussi en 15 minutes environ, non ?»
La légitimation de l’annexion illégale du plateau du Golan par Israël et le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem ont été deux des décisions les plus controversées de Trump en faveur d’Israël durant son premier mandat. Ces décisions ont été éclipsées par son soutien au génocide de Gaza et ses bombardements en Iran et au Yémen.
Et voici qu’il admet ouvertement que ses méga-donateurs milliardaires sionistes ont utilisé l’accès que leurs dons leur ont offert pour le pousser à prendre des mesures drastiques en faveur d’Israël.
Imaginez un instant que quelqu’un ait divulgué à la presse des documents prouvant que Trump a bénéficié d’un soutien financier important d’un oligarque russe à qui il a accordé des faveurs d’une portée géopolitique considérable. Ce serait le plus grand scandale de l’histoire de la politique américaine, sans conteste. Mais comme il s’agit d’un oligarque israélien, il peut l’admettre ouvertement et à plusieurs reprises sans sourciller.
Durant le premier mandat de Trump, ses rivaux politiques ont passé des années à promouvoir une théorie du complot fallacieuse selon laquelle il était contrôlé par Vladimir Poutine, alors même qu’il avait passé tout ce mandat à intensifier agressivement les hostilités de la guerre froide contre la Russie. Des carrières entières d’experts politiques sont nées dans la tentative de créer un scandale à partir d’un récit qui pouvait être clairement démenti au simple vu des mouvements de la machine de guerre américaine et des actions de Washington contre Moscou.
Mais voilà que Trump admet ouvertement avoir fait tout ce qu’il pouvait pour accorder à une oligarque israélienne ce qu’elle voulait, car elle a versé d’énormes sommes d’argent à sa campagne, tout en déversant des armes sur Israël pour faciliter ses atrocités de masse et en menant des actes de guerre au nom d’Israël. Et cela passe à peine inaperçu dans la politique et les médias occidentaux traditionnels.
Cela s’explique par le fait que la politique et les médias occidentaux traditionnels comprennent que nous vivons dans un empire oligarchique officieux auquel appartiennent à la fois les États-Unis et Israël. Ils ne le reconnaissent jamais, n’en parlent jamais, mais tous les politiciens, experts et agents de haut rang du monde occidental comprennent qu’ils servent une structure de pouvoir mondiale dirigée par une alliance informelle de ploutocrates et de gestionnaires d’empire. Ils comprennent que des États comme Israël en font partie, contrairement à des États comme la Russie, la Chine et l’Iran. Ils passent donc leur temps à normaliser la corruption et les abus des États membres de l’empire, tout en facilitant les efforts de l’empire pour attaquer et affaiblir les États qui ont résisté avec succès à leur absorption par le pouvoir impérial.
Je l’ai déjà dit et je le répète : la seule chose que j’apprécie chez Donald Trump, c’est sa tendance infantile à dire les choses à voix basse. Il prône les mêmes abus que ses prédécesseurs, qui n’étaient pas moins corrompus et contrôlés, mais il expose les mécanismes sous-jacents de ces abus d’une manière que des présidents plus raffinés ne feraient jamais.
source : Caitlin Johnstone https://caitlinjohnstone.com/ via Marie-Claire Tellier https://marie-claire-tellier.over-blog.com
« L’RPS… Ça gratte, ça démange, c’est mauvais pour la France. #Herpès », écrivit Florian Philippot le 31/05/2015 quand il n’était plus possible d’évoquer l’UMPS. Union pour le Maintien Perpétuel du Système, comme certains s’amusaient à l’appeler. L’UMP (Union de la Majorité présidentielle, celle de Chirac, puis Union pour un Mouvement Populaire) ayant été rebaptisée Les Républicains.
UMPS : entité qui donnait l’impression de tenir tout le pays sur le même chemin des fausses oppositions, ou plus exactement d’une alternance complémentaire et déjà passablement rance et décadente sur la voie mondialiste montante et sans issue. Dans une patauge putride socialiste où les castors de l’électorat étaient sommé d’établir un front républicain. Celui du socialo-républicanisme ou du républicano-socialisme. De construire un barrage face à la Bête Immonde très largement imaginaire.
Tout ça pour dire qu’aujourd’hui le gouvernement Lecornu II, qui prévoit un tas de saloperies anti sociales et anti populaires dans son budget (mais pas anti corruption, anti dépenses inutiles pour un tas de parasites, et anti détournements d’argent public à grande échelle), a pu passer, d’une assez courte majorité, chez les parle-menteurs de l’Assemblée dite nationale, grâce à l’union de l’RPS avec les macronistes honnis (… soient qui mal y pensent) rejetés par une énorme majorité des Français.

