Le monde est inversé. Le réel négligé, aboli. Or, « dans un monde réellement renversé, » du mensonge institué et mis en spectacle, « le vrai est un moment du faux ». En voici encore deux exemples extraits du dossier Pressibus du 2 novembre courant.
I – Un blocage psychologique ?
[Pour prouver simplement, très simplement, que Brigitte est bien celle qu’elle prétend être,] trop de personnes se réfugient derrière des arguments du type « Il n’y a qu’à montrer des photos de famille, il n’y a qu’à faire un test ADN, il [sic] n’a qu’à paraître avec son frère » …
Nous le disons aussi mais dans le sens où cela aurait pu être fait depuis longtemps.
Croire que les Macron pourraient le faire maintenant ou plus tard trahit, en fait, un refus d’admettre la réalité : un homme ne peut pas présenter un test ADN de femme. Quant au frère, iel [sic] est présenté tous les jours à la face du monde entier. C’est la sœur que l’on voudrait voir!*
Alors on cherche quelles raisons les Macron pourraient avoir de ne pas fournir ces preuves simples. Il y a essentiellement trois pistes :
1-« Brigitte » serait trop sensible et tiendrait avant tout à sa vie privée. Elle se comporterait en fait comme son ex-mari André Louis Auzière, comme Véronique Dreux, comme tous les membres de la famille Trogneux sauf, de temps en temps, Tiphaine. Le problème de cette hypothèse, c’est qu’on ne peut pas faire plus m’as-tu-vu que « Brigitte »… [voir le dossier Pressibus]
2-Une femme n’a pas à prouver qu’elle est une femme, ça se voit bien, seuls les complotistes chercheraient un problème là où il n’y en aurait aucun. Plus con et plus ignare, tu meurs.
3-C’est une manœuvre subtile pour détourner l’attention médiatique d’un non-sujet, un plan machiavélique pour embrouiller toute enquête et empêcher tout accès aux vraies données. C’est l’hypothèse intello de haut vol.
On oublie la quatrième solution, pourtant évidente et de bon sens : on ne peut pas prouver l’existence de quelque chose qui n’existe pas. Trop de personnes ont une sorte de blocage psychologique à l’admettre. En plus, nous avons les preuves de ce que nous affirmons ! « Ce n’est pas une rumeur, mais un solide dossier » : c’était le titre de l’introduction du dossier Pressibus en janvier 2022. Un dossier vraiment très solide, qui n’a fait que se renforcer.
*(Note jpf) La sœur. Celle d’origine qui n’existe plus depuis qu’elle est très probablement morte il y a bien longtemps et qu’elle a déjà été remplacée, substituée, une ou deux ou trois fois, dans le scénario tordu de la famille Auzière-Trogneux, pièce de théâtre à entrées multiples.
Et alors même que la Brigitte actuelle a pu affirmer (« fatal error! ») avoir étudié en Algérie dans les années soixante, bien que ce soit indubitablement Jean-Michel qui y a étudié et vécu un temps. Ou pour le dire autrement : alors que le seul et unique Jean-Michel a fréquenté autrefois l’Algérie.
Il n’est d’ailleurs pas indifférent de se poser quelques questions à propos de toute l’agitation politique autour de l’Algérie en ce moment avec en particulier a) de fortes rumeurs concernant le financement illégal de la campagne électorale de macron en 2017 par des oligarques algériens, b) l’affaire du Franco-algérien (Algérien « francisé » il y a peu d’années) emprisonné en Algérie pour trahison et soutien du Maroc dans une affaire très ancienne de frontières et aussi plus ou moins en rapport avec la question du Sahara occidental et du Front Polisario, et, c) la remise en cause toute récente des accords franco-algériens de 1968 à une voix de majorité par l’Assemblée nationale, il y a peu.
Les prix à payer d’un chantage politique ?
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II- Des preuves bidonnées sur la santé de « Brigitte » Macron.
Le 31 octobre, sur GPTV, Nicolas Stoquer a réuni Lionel Labosse, Maître Maud Marian, avocate d’Amandine Roy, et Lara Stam, journaliste, pour une vidéo de 1h 35 consacrée aux deux journées d’audience. Maud Marian (à partir de 30:00) nous éclaire sur ce qui s’est passé concernant l’état de santé de « Brigitte » Macron, qui doit être gravement altéré pour que le cyberharcèlement puisse être reconnu.
« Pendant l’enquête, on lui demande une expertise qu’elle refuse. […] Elle ne fournit alors aucun document. Et, lorsqu’on se présente devant devant les juges, on a un certificat médical de la veille ou de l’avant-veille, du 25 octobre je crois, du médecin de la présidence, qui ne dit rien : trois lignes, même pas, deux lignes. Ce certificat est complètement vide, c’est-à-dire qu’il ne donne aucune précision : il n’y a que l’indication d’une altération de la santé. Mais il ne nous dit pas laquelle, il ne nous dit pas si elle est physique ou mentale.« .
Tout cela est effarant : sans expertise médicale, la plainte pour cyberharcèlement n’aurait jamais dû être instruite. Elle a quand même été instruite. Au dernier moment, deux ou trois jours avant l’audience, un certificat médical est envoyé, alors qu’il est trop tard, car les derniers documents auraient dû être envoyés au moins une semaine auparavant. Ce document n’aurait donc pas dû être pris en compte, et c’était une nouvelle occasion d’annuler la procédure. En outre, étant donné son contenu, on peut estimer qu’il s’agit d’un certificat médical de complaisance. C’était une nouvelle occasion d’arrêter la procédure. Et ce n’est pas tout, Maître Maud Marian poursuit :
« Surtout, Tiphaine Auzière n’est pas venue dire « Ma mère est malade ». Elle n’est pas venue dire « Ma mère ne dort plus, ma mère ne mange plus, ma mère prend des antidépresseurs ». Elle est venue dire : « Ma mère est sous pression parce que, lorsqu’elle sort maintenant, elle se demande si elle va pouvoir s’asseoir ou comment il faut qu’elle s’habille parce qu’elle sait que ça va être détourné ».
Elle a parlé des conditions générales de vie, qui ne sont pas la santé, ni physique, ni mentale. Et elle a parlé des petits-enfants, parce que, effectivement, c’est désagréable. Mais, d’une part « Brigitte » Macron n’est pas l’avocate ou la procureur de ses petits-enfants : si eux subissent quelque chose, c’est à leurs parents de le porter devant la justice. C’est une première chose.
Mais surtout, Tiphaine Auzière, qui est avocate, savait très bien qu’il fallait justifier de l’altération des conditions de vie de la personne. Or elle a oublié que les conditions de vie, ce n’est pas de savoir si le matin, elle va porter tel costume, ou un tailleur Dior ou Chanel, c’est la question de savoir si elle dort, si elle mange, si elle a perdu du poids, si sa santé physique ou mentale s’en est ressentie.«
« Brigitte » Macron n’a, dans la constitution, aucune fonction officielle. Elle devrait être traitée comme une citoyenne ordinaire. Les magistrats cèdent à tous ses caprices. Jusqu’où cela va-t-il aller ?
Le problème n’est plus France-Allemagne ni démocratie-fascisme. Les patries ne survivront pas à cette guerre, elles seront noyées dans une fédération européenne dominée ouvertement par l’Angleterre ou l’Allemagne, et en tout cas dans cette fédération internationale on fera à outrance du socialisme bureaucratique et de l’autoritarisme policier.
Pierre Drieu la Rochelle (1893 – 1945) ; Journal, 20 avril 1940.
– I –
Il y a quelques années, le petit oiseau tombé du nid printanier et qui n’avait pas survécu à notre soutien, avait été enterré en grandes pompes au pied d’un arbre du jardin, un pommier. La marque de sa tombe, à l’ombre des beaux jours, un tout petit poteau, une branchette finit par disparaître. Et ses restes sans doute aussi.
Puis, le temps passant, le pommier tout moisi, tout envahi de vers et de galeries vermoulues, n’a pas survécu, lui non plus. Il a fini tombé par terre, juste en le poussant à peine, racines impuissantes, bois pourri et pas même utile à brûler au feu hivernal. Quant aux vers rescapés, ils se tournèrent sans doute vers un autre arbre à grignoter. Mystère.
Le vide.
*
– II –
Le bonheur, le petit bonheur passant, c’est un peu comme lorsque après une forte envie, tu te relâches et finis d’uriner. Guère plus, ni moins.
Une sensation naturelle, plus qu’un sentiment construit.
Miction accomplie.
Cela fait déjà plusieurs fois que je reçois de LinkedIn.com, où il n’arrive d’aller pour faire coucou à des membres éloignés de mon entourage, cette magnifique sollicitation :

suivies d’autres du même genre, concernant des ministres, plus ou moins éphémères, ou autres sales individus connus… Connus non pour le Bien, mais pour le Mal qu’ils imposent inlassablement à ladite « opinion publique », l’unique qui est la seule réellement autorisée, la seule à détenir haut pignon sur rue.
Tels ces deux zombies malveillants et malfaisants :

On peut quand même noter que ces types divers, ou typesses également, sont contraints de se « publiciter » ici ou là, donc de s’auto-plébisciter dans leur esprit obtus. Pour se donner l’impression d’être des personnages importants, et surtout laisser entendre qu’ils sont suivis par des centaines de milliers, voire quelques millions d’anonymes. Mais combien, parmi eux, de multi-vaxxinés-covid-volontaires, amoureux des masques et des passes dits sanitaires ; et autres castors « anti-fachos » lobotomisés ?
« …Ajoutez du contenu intéressant à votre fil d’actualité ». Et d’une, je n’ai pas de fil d’actualité, je glane à droite à gauche, et certainement pas en y étant sollicité, et surtout en essayant de ne pas me laisser submerger. Et de deux, je ne vois vraiment pas ce que pourraient dire d’intéressant des histrions (restons polis) pareils. Et je ne sais même pas si l’on peut parler de contenu pour eux, si ce n’est en deux mots.
Voici de nouveaux extraits, sans photos et sans renvois à des liens, du site de Pressibus concernant le procès « cyberharcelant ».
Pas facile de reproduire des passages de Pressibus, ses mises en pages étant assez complexes. J’essaye de faire au mieux. D’autant, en plus, que son auteur, Alain Beyrand, a l’habitude de reprendre et modifier certaines parties de ses textes. Parfois d’un jour sur l’autre, voire d’une heure à l’autre.
*
Nous avons relayé, hier, un compte-rendu de « Liliane R », en quatre « tweets », sur la première journée d’audience. Nous en faisons de même pour ses six « tweets « de compte-rendu de la deuxième journée, en conservant ses remarques personnelles et en essayant de ne pas être redondant avec ce que nous avons déjà présenté. Elle précise qu’elle n’est pas journaliste ni présente au tribunal. Elle synthétise simplement différents médias dont le principal est le direct de Ouest-France.
« La salle est beaucoup plus grande aujourd’hui pour permettre de recevoir plus de public. Juan Branco, normalement l’avocat de Aurélien Poirson-Atlan, suspendu la semaine dernière (?!) et remplacé par Luc Brossollet, suit les débats, assis au premier rang du public.
10h 09. La séance commence avec le 8ème prévenu. 2ème adjoint au maire dans une commune de Saône-et-Loire, 64 ans, retraité (ancien dirigeant de petite PME, père d’un adulte, se dit apolitique. […] Le président lit des messages publiés ou republiés qui font, une nouvelle fois, référence à l’anatomie de Brigitte Macron (où celle-ci est désignée comme une « first lady boy » qui serait « montée comme un cheval », ou encore un « vieux singe » ou un « monstre d’orgueil »), à la pédocriminalité mais aussi à Emmanuel Macron : « Les Français ne le méritent pas », appelant à sa démission (comme des millions de Français !!!). […] « Il ne s’agit pas de harcèlement » répète le prévenu évoquant « des milliers de personnes retweetent ». « Je m’adresse à ma communauté, je ne m’adresse pas à elle ».
10h 52. 9ème prévenu, Aurélien Poirson-Atlan. […] « Je suis à l’opposé politiquement de l’extrême droite ». Quatre tweets 2023/2024 ont été retenus, dans lesquels il estime notamment que « l’affaire Brigitte Macron est un secret d’Etat choquant qui implique une pédophilie cautionnée par l’Etat ». (évident, non ?) […] « Je suis écrivain, je crée énormément de personnages ». Il évoque une « intelligence artificielle » et un « nouveau genre de fiction » ainsi que ses livres publiés. Les 4 tweets qui disent que « Brigitte Macron n’est pas Brigitte Macron » ne sont, selon ses propos lors de l’enquête, « que des informations factuelles ». Il dénonce la « violence »de sa garde à vue dans « le top 3 des pires moments de ma vie ». Il évoque « le droit de la presse » et estime qu’il n’a rien à faire là : « Je ne suis pas journaliste mais j’ai le droit d’être romancier, d’être satiriste ». […] « C’est Zoé Sagan et pas moi qui parle. J’ai créé un personnage ». Il ne souhaitait « pas du tout » s’en prendre à Brigitte Macron qui « n’a pas été la cible d’une campagne de cyberharcèlement » a-t-il déclaré lors de l’enquête. Il confirme, par un hochement de la tête, que ces propos tenus en garde à vue sont fidèles à sa pensée d’aujourd’hui. […] Pourquoi avoir reposté un message de l’influenceuse trumpiste Candace Owens qui évoquait de la « pédophilie » sur le couple Macron ? A. P-A dit avoir seulement voulu repartager le message de cette figure montante : « Elle est assez unique en son genre. Je l’avais détectée. Elle était sous les radars ». Il dit avoir eu « l’intuition » qu’elle deviendrait « un phénomène ». Mais son repost ne signifie « pas du tout » qu’il cautionne les propos tenus par Candace Owens. […] Comprend-il que ses propos puissent blesser ? « Non. Si demain je suis marié à un président de la République, j’accepterai d’être critiqué ». Il reprend le terme de « cyberharcèlement inversé » qu’il avait déjà prononcé hier face aux journalistes. Il parle de son fils de 9 ans : « Aujourd’hui, il a peur que papa parte en prison » avant de proposer un « selfie » au tribunal « pour le rassurer ». Rires dans la salle (pas sûr que cela joue en sa faveur).
12h 34 : le dixième et dernier prévenu est appelé à la barre, 56 ans, galeriste. « J’ai été scout, enfant de choeur, président du BDE, diplômé ingénieur ainsi que de Sciences Po Paris ». Compte X toujours très actif – 107k abonnés. (Il s’agit de Bertrand Scholler – @55Bellechasse) Plusieurs messages lui sont reprochés sur X ainsi que des montages de photographies de BM. Il a invoqué « l’esprit Charlie Hebdo » lors de sa garde à vue : « Je me fiche de savoir si cette femme est un homme, ou si c’est son frère. En revanche s’il y a un mensonge, ça m’intéressera », a-t-il également dit. Il nie tout cyberharcèlement. […] Il se définit comme « un analyste des faits et de leurs conséquences et un analyste des images ». « Il n’y a pas de vulgarité, il n’y a pas de violence dans tout ce que je dis ». […] Il évoque une « disproportion entre le pouvoir de certaines personnes et d’autres », confie « la peur » qu’a sa mère, explique être « fiable », espère ne pas être sanctionné car il a « osé » republier une photo de Brigitte Macron en maillot de bain qui circulait déjà « dans le monde entier ». […]
13h 12 : il évoque Emmanuel Macron, qui parlerait dans des écoles de « parent 1 » et « parent 2 » au lieu de dire « père » et « mère ». Le président du tribunal le coupe : « Je ne comprends pas ce que vous dites ». « Notre société est en train d’évoluer dans un sens qui censure, qui déshumanise » explique Bertrand Scholler. La rumeur sur la transidentité de Brigitte Macron « est un bruit qui nuit à la France », ajoute-t-il. […] Une magistrate lui demande en quoi il est intéressant de connaître le genre de Brigitte Macron. » Je ne m’intéressais pas à ce sujet » au début mais à partir du moment où c’est devenu « un phénomène public ».
13h 57 : L’audience est suspendue (ouf!). Elle reprendra à 15h.
14h 47 : Beaucoup de journalistes et un public très nombreux qui espère pouvoir rentrer dans la salle d’audience. Tiphaine Auzière est déjà dans la salle. Elle n’a fait aucune déclaration.
15h 01: La séance reprend. Tiphaine Auziere, 41 ans, avocate, dernière enfant de BM, s’avance à la barre. Plusieurs avocats de la défense déplorent que BM ne soit pas présente et s’opposent à la citation de Tiphaine Auzière, arguant qu’elle a été faite hors délai (moins d’une semaine) et que ce retard les a empêchés de se préparer. L’audience est suspendue.
15h09 : L’audience reprend. Tiphaine Auziere est admise à témoigner. (La séquence « apitoiements / violons » va débuter). [nous l’avons déjà traitée] [Toutefois, le propos qui suit est un peu contradictoire aux propos que nous avons repris de « France Info » :]
Elle lit les tweets ou on les lui rapporte », notamment ceux analysés lors du procès. « Elle [« Brigitte » Macron] les a lus, ça lui a fait suffisamment de peine, elle ne veut pas les revoir » (Une grande sensible, Brigitte !) « Elle se réserve toute possibilité de déposer une nouvelle procédure » sur d’autres messages. (Menace, menace… Elle est bien la fille de sa « mère »)
15h 45 : Tiphaine Auzière a fini son témoignage. Elle sort de la salle d’audience rapidement.
16 h 23. L’avocat de Brigitte Macron, Jean Ennochi, parle d’une « campagne odieuse » menée contre elle. […] Me Olivier Ennochi, second avocat de BM (a prêté serment le 2 avril 2025 – fils du 1er) rappelle des éléments techniques de droit sur « l’intention de nuire » et « l’infraction de harcèlement ». Il ajoute : « Il ne faut pas minimiser les retweets. Car ce sont ces retweets qui vont faire de la viralité ».
16h 40. Me Jean Ennochi : « Il n’y a pas besoin d’avoir une intention de nuire, il n’est pas nécessaire que la victime ait lu le message » pour qu’on parle de harcèlement. […]
Il s’attaque à Amandine Roy insinuant que la rumeur sur BM lui a permis d’employer 2 personnes. Celle-ci, abasourdie, soupire, le regarde d’un œil noir et susurre à voix basse « écœurée ». Il évoque brièvement d’autres prévenus.
16h 52 : Me Jean Ennochi s’attaque à Aurélien Poirson-Atlan [..] et affirme qu’il « semble s’exonérer pour des raisons artistiques ». « Ce n’est pas la loi », tacle-t-il, d’autant « qu’il est le leader de tout ça ».
Puis il critique l’arrogance de Bertrand Scholler : « Nous sommes dans un raid, dans un cyberharcèlement en masse ». « Il a tweeté, il a retweeté. Lui aussi a commis l’infraction dont il dénie la réalité ».
17h 01. Olivier Ennochi : […] » Le droit à l’humour ne permet pas tout ». « Les propos ne contribuent pas à un débat d’intérêt général ».
17h 16 : le président du tribunal demande à l’avocat de Brigitte Macron d’être plus « concis » afin que tous puissent s’exprimer. Les deux avocats de Brigitte Macron ont parlé environ 1 heure (encore un traitement de faveur car les avocats de la défense sont une dizaine et il reste ensuite les réquisitions du procureur !).
En conclusion de leurs plaidoiries, les deux avocats de Brigitte Macron ont demandé la condamnation des prévenus à 15.000 euros de dommages et intérêts, au total.
17h 22. Réquisitoire du procureur [Hervé Tétier]. Il commence par rappeler la peine encourue pour harcèlement. Selon lui, même « un seul message » peut être considéré comme du harcèlement. « L’ensemble de ces messages caractérise le phénomène de cyberharcèlement ». Il estime que l’infraction de cyberharcèlement est constituée dès lors que « des propos et des comportements sont opposés à une même victime », et ce, quand bien même il existe « une absence de concertation entre les prévenus ».
Le procureur sépare le groupe des 10 prévenus en 2 (diviser pour mieux régner ?) : « 7 suiveurs » et « 3 instigateurs »(Aurélien Poirson-Atlan, Amandine Roy, Bertrand Scholler) qui ont en commun d’avoir « une audience » importante. […énoncé des peines demandées, déjà présenté…] Amandine Roy accuse le coup et est en larmes, consolée par deux membres du public qui la soutiennent (c’est vraiment de l’acharnement la concernant).
17h59 : La séance est suspendue.
18h 41 : plaidoirie de [Me Luc Brossollet] l’avocat d’Aurélien Poirson-Atlan (Zoé Sagan). […] « L’instigateur c’est celui qui lance la meute. Lui [son client], c’est l’instigateur… qui suit la meute qui est partie il y a plusieurs années ! C’est absurde » […] « Si, aujourd’hui, on s’intéresse à la poitrine de Brigitte Macron, à son sexe, c’est parce qu’ils ont vendu leur couple jusqu’à plus soif ». […] « L’élément constitutif du délit n’existe pas » Il parle de « témoin perroquet » (Tiphaine Auzière). « Rien n’a été vérifié concernant l’impact réel sur BM ». [ajout :] « Vous vous offusquez que dix pauvres clampins s’interrogent sur la vie privée des Macron, sur leur différence d’âge, mais c’est Brigitte et Emmanuel qui ont mis en scène leur vie privée jusqu’à plus soif dans les magazines « people ». Couvertures après couvertures, ils ont invité les Français à s’intéresser à à eux et à l’intimité de leur couple. Cette mauvaise soupe préparée par Mimi Marchand, les Français en ont trop mangé ! […] Les Français n’ont plus confiance dans les médias dominants, le rejet du pouvoir est total ! ».
19h 31 : C’est l’avocat de Bertrand Scholler [Me Jérôme Bertrand] : « Où sont les faits ? ». L’avocat évoque les « centaines de blagues » d’humoristes sur les rumeurs de transidentité de Brigitte Macron. […] On reproche à son client « des tweets » à l’été 2024 alors « qu’il est démontré » que la dégradation des conditions de vie de Madame Macron a commencé en 2017 et s’est amplifiée en 2021″ (tiens donc !)
20h 14 : Il reste 7 plaidoiries de la défense (certaines groupées) + le mot de chacun ! La plupart des journalistes ont quitté la salle. Le public lui, reste présent avec plusieurs dizaines de personnes encore sur place. L’avocat de Bertrand Scholler fustige les médias « de masse » […] Il finit en pleurs sa plaidoirie, évoquant son père, mort il y a peu qui lui racontait « la justice pour l’exemple » pendant l’Occupation. « Quand je vois ceux-là, alignés derrière moi, c’est ce souvenir que j’ai », désignant les prévenus présents ce soir. Il est applaudi dans la salle.
20h 35 : l’avocat du premier prévenu (informaticien travaillant en Suisse). Très courte plaidoirie.
20h42 : Me Maud Marian, avocate d’Amandine Roy, commence par contester tout harcèlement. « On a pris dix personnes, on ne sait pas pourquoi. On ne comprend pas ». « on est devant votre tribunal à défendre des gens qui ont eu le tort de rire ». Le « but » de ces poursuites est simplement de « faire taire les rumeurs ». « Désolée mais ça ne va pas s’arrêter ». […] « Malveillant ou virulent, ce n’est pas le sujet « . « J’ai déjà vu des gens harceler d’amour ». […] Elle parle de sa cliente comme « une petite médium du fin fond de l’Anjou dans le viseur de la présidence de la République ». « Il y a un acharnement judiciaire » contre sa cliente (c’est clair !).
21h 23 : Me Karim Forand défend deux prévenus qui ne sont pas venus aux audiences, dont la personne handicapée à 80%. […] Sa cliente n’a pas fait ça pour « étayer » la rumeur de transidentité mais simplement pour « rigoler ». « C’est violent (pour elle) d’être accusée de harcèlement » car elle « a fait elle-même l’objet de harcèlement quand elle était enfant ». « On se moquait d’elle ». « Aujourd’hui, elle a peur de perdre son travail ».
Il évoque ensuite son second client, dont les tweets n’évoquent pas la transidentité. « Ensuite il y a des republications, mais les personnes qui ont publié ne sont pas assises sur les bancs des prévenus ». « Il ne peut pas être considéré comme harceleur » si la personne qui a publié le message n’est pas elle-même sur le banc des accusés (logique !). « C’est un procès pour l’exemple. On veut bâillonner les paroles qui dérangent. Ce n’est pas ça la justice ».
21h 52 : dernière plaidoirie avec Me Carlo Brusa, qui défend le 8ème prévenu (deuxième adjoint au maire, retraité ex dirigeant PME). Carlo Brusa se dit « étonné » par plusieurs éléments de l’enquête et Brigitte Macron « ne subit aucun effet par rapport aux tweets », « aucun préjudice ». « Il n’y a pas d’incrimination possible de harcèlement dans cette affaire ». « Il y a 12.600 tweets par seconde en France. Là on est en train de parler d’une rigolade ».
22h17 : derniers mots des prévenus : l’enseignant de sport dans un collège, confirme accepter les travaux d’intérêt général. « Merci de m’avoir rendu ma dignité », dit Amandine Roy à son avocate, la voix cassée et les yeux embués. « Je suis confiant dans la justice », dit Bertrand Scholler. »
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Approximations et stupidités dans l’émission « C dans l’air » de France 5. Ce mercredi 29 octobre, l’émission avait un titre très orienté : « Brigitte Macron : le procès de la rumeur ». Caroline Roux interrogeait Lætitia Cherel, de la flagorneuse « Cellule investigation de Radio France ». Commençons par le positif : c’est plus proche d’Anizon que de « BFM TV ». Les propos des accusés ont été correctement présentés, il a été dit que c’était des personnes « Lambda » comme tout le monde, le mot « complotiste » n’a pas été prononcé, « extrême droite » une seule fois. Il était cocasse de voir ces deux « journalistes » s’étonner que les accusés puissent justifier leurs actes. La notion de liberté d’expression et de satire leur est étrangère, au moins quand il s’agit des Macron.
L’historique de l’affaire, et notamment son implantation aux USA, était mal raconté (Anizon n’est guère meilleure).
A la remarque de bon sens d’un accusé disant que « quelques photos d’elle [« Brigitte »] enceinte, quelques photos d’enfance et l’affaire serait terminée » (c’est ce qu’a fait Michelle Obama pour stopper la rumeur et cela a fonctionné), Laetitia Cherel a trouvé pertinente la réponse stupide d’un magistrat : « Vous attendiez quoi, qu’elle vienne se mettre nue devant les caméras et qu’elle montre son sexe ». Et Caroline Roux a renchéri : « C’est ce qu’ils attendent ». Elles nous prennent pour des imbéciles. Peu avant Lætitia Cherel avait pourtant dit que « Brigitte » Macron montrerait des preuves de sa féminité aux USA, plus tard. Pourquoi donc ne l’a-t-elle pas fait en 2021 en France ? Voire à cette audience ? Être « journaliste » en Macronie interdit-il de comparer les situations et d’en tirer quelques réflexions de bon sens ?
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Étonnements dans la presse étrangère Les « grands » médias à l’étranger sont en général sur la même position que leurs équivalents en France. Ainsi cet article allemand reprend l’approche d’Emmanuelle Anizon, avec un titre « Le poison du mensonge » qui ne place pas le mensonge du côté des Macron. Toutefois, on trouve dans ces médias étrangers des interrogations que nos journalistes nationaux éludent. C’est le cas d’un article de « The spectator » intitulé « Est-ce que se moquer de Brigitte Macron devrait être un délit ? ».
Extraits : « La France a toujours été partagée sur la question de la liberté d’expression. Elle célèbre Charlie Hebdo comme un symbole national de rébellion, mais poursuit en justice des citoyens ordinaires pour des actes de moquerie moins graves. En Grande-Bretagne, une affaire comme celle-ci concernant un homme politique n’arriverait jamais devant les tribunaux. […] Les Britanniques attendent de leurs personnalités publiques qu’elles supportent les moqueries, tandis que l’État français a tendance à les réprimer.
Insulter les détenteurs du pouvoir a longtemps été considéré comme une sorte de lèse-majesté, même dans la République qui se vante d’avoir guillotiné ses rois. […] Une réfutation calme et factuelle aurait mis fin à l’affaire depuis longtemps, tout comme le fait d’ignorer complètement la rumeur, ou même un test ADN. Au lieu de cela, les Macron ont transformé ces allégations en une saga judiciaire mondiale qui garantit à la rumeur une durée de vie infinie. Ce qui rend cette affaire remarquable, ce n’est pas la vulgarité des messages, dont Internet regorge, mais la réaction de l’Élysée. […] La vie publique a un prix, et ce prix, c’est la moquerie. ».
L’auteur, James Tidmarsh, avocat international basé à Paris, n’a pas compris que le sujet n’est pas le droit à la moquerie mais le droit à dénoncer des mensonges d’État. Vu sous cet angle, le comportement des Macron est plus compréhensible.
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Les compléments de Lionel Labosse exprimés sur sa page, […] avec le sommaire suivant : La meute en question, Tour de chauffe de la journaputerie, Tour de chauffe des avocats de la défense, 1er jour du procès le 27 octobre 2025, 2e jour du procès le 28 octobre 2025, Bertrand Scholler, Tiphaine Auzière, Parties civiles, Réquisitoire du procureur, Plaidoiries des avocats, Conclusion : quelle suite ? Nous ne retenons que des passages sans redondance avec ce qui précède. Lionel a été refoulé la première journée, à cause de la salle bondée, son propos porte donc principalement sur la seconde journée. Sa connaissance du sujet lui permet d’éclairer quelques scènes de ses commentaires.
1- « Me Danglehant prend la parole, il amène son grand tableau devant le témoin [Tiphaine Auzière]. Ah oui, j’ai oublié, il a réussi à s’introduire dans le procès en se portant partie civile au nom de Natacha Rey, pour demander réparation pour le harcèlement que Natacha a subi de la part de la macronie. « Comment expliquez-vous que votre oncle Jean-Michel a porté plainte en diffamation pour détournement de mineur alors qu’il n’est pas concerné ? » Bien qu’avocate, elle ne sait pas quoi répondre.
Je trouve nos avocats pas assez incisifs sur ce coup. J’aurais dit […] « Lors de cette rencontre, vous qui ne cessez de publier sur vos réseaux sociaux des photos de votre famille en vacances à nos frais à Brégançon, vous n’avez pas manqué de prendre un « selfie » de vous avec tonton ? Pouvez-vous sortir votre téléphone et bien vouloir nous montrer le « selfie » ?
2- Me Jérôme Bertrand, l’avocat de Bertrand Scholler – qui se révélera d’ailleurs un fin brigittologue – demande quel était l’objectif de sa sœur Laurence Auzière en publiant précisément la photo de sa mère en bikini qui allait mettre le feu à la poudre (de perlimpinpin) ? « Jamais elle n’a pu imaginer le détournement auquel cela sonnerait lieu ». Il ne s’agit en fait pas d’un « détournement », car la photo en elle-même était problématique. L’avocat enfonce le clou : c’est cette publication de la sœur de Tiphaine qui a entraîné ce qu’elle qualifie de « raid ». C’est là que Me Brossollet referme son piège : « Et depuis combien de temps avez-vous constaté cette dégradation des conditions de vie de môman ? (Ils reprennent les termes de la loi sur le cyberharcèlement (article 222-33-2-2) : « Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale ». L’avocate répond benoîtement « A partir de 2021-2022 ». « Donc antérieurement aux tweets qui sont poursuivis » jubile l’avocat. Elle essaie de se raccrocher aux branches façon tarzan, mais c’est plutôt façon Jane. Brossollet la taxe de « réponse habile » : elle reprend « réponse sincère ». Il concède « sincère et habile ».
3- Comme en juin 2024, le gilet jaune Stéphane Espic s’est porté partie civile pour avoir le droit de parler, qui lui a été généreusement accordé. Il a dit des choses sensées, après s’être présenté comme une victime de la macronie. Poussés par « Brigitte » selon lui, Ducon-Maserati, Schippa et Blanquer, n’ont-ils pas créé spécifiquement cette loi sur le cyberharcèlement ad hoc pour Brigitte ? Il demande un euro aux prévenus, parce qu’ils ne vont pas assez loin ! Pour lui on s’approche d’une escroquerie au jugement, alors que l’on jette un grand nombre de plaintes à la poubelle (j’en suis un témoin, car je n’ai jamais eu de nouvelles de ma plainte).
Danglehant revient pour dire que c’est Natacha Rey qui est harcelée depuis 2021 par le couple Macron-Trogneux. Il refait l’historique que nous connaissons bien désormais, et on le laisse parler longuement sans l’interrompre. Selon lui, les propos qui font l’objet de la plainte, ayant été tenus en public, relèvent de l’article 11 de la « Convention européenne des droits de l’homme ». Il plaint les juges car ça va être difficile à juger. Il rappelle que Natacha Rey a proposé un règlement amiable depuis 6 mois, en vain.
4- Le procureur Hervé Tétier […] trouve très bien le certificat médical bidon du 23 octobre, qui a été présenté la veille du procès, alors que « madame » a refusé l’expertise médicale prouvant l’« altération de sa santé physique ou mentale ». [Il dit que] Amandine Roy – horreur – a eu un contact téléphonique avec Poussard au printemps 2024 !
Remarque : du fait du nombre de prévenus, chacun d’entre eux est obligé de payer un avocat pour deux jours de plaidoirie, préjudice qui s’ajoute aux autres.
- Voici quelques-unes des informations délivrées sur Twitter (X) par « Liliane R » :
-« Les avocats des 10 prévenus n’ont reçu des pièces du dossier que hier soir et même que ce matin : le procureur s’y oppose » .
-« On me reproche neuf tweets, espacés sur quatre mois » commence le premier prévenu qui explique avoir ouvert son compte en 2022 et en publiant « trente par jour en moyenne ». Il affirme donc qu’il ne s’agit pas de cyberharcèlement, d’autant que, selon lui, les tweets ont davantage été vus par les enquêteurs que par des gens lambda. « Je ne fais que dire que les médias ont menti, je ne fais pas un commentaire sur Madame Macron », se défend ce 1er prévenu. « Il y a beaucoup de sujets sur Madame Macron … J’ai un tout petit compte Twitter. Je sais très bien que Madame Macron n’a pas vu mes tweets. Tous les puissants et les gens connus subissent des milliers de tweets et de toute sorte ». « S’ils voulaient que la rumeur s’arrête », les Macron auraient dû « apporter des preuves rapides » poursuit cet informaticien, « tuer dans l’œuf » cette rumeur.
-« Je suis sur mon canapé, je tweete, je retweete … pour informer ceux qui veulent les lire ». Concernant ces tweets « je veux bien les assumer ». « Je trouve quelque chose de bizarre dans cette histoire. J’ai le droit de me questionner ». Comme le premier prévenu, lui aussi revendique « un esprit Charlie ». « C’est pour rire, c’est pour faire rire. Il faut rire dans la vie. Est-ce qu’il faut avoir un diplôme pour faire de l’humour en France ? » « On ne parle pas d’humour, on parle d’infraction pénale » répond le président du tribunal. Le deuxième prévenu lit son quatrième message publié qui évoque de la « pédophilie » : « Je pense que c’est la vérité. C’est factuel », ajoute-t-il. Concernant certains messages, « je regrette d’avoir été un peu lourd, pas tellement marrant » poursuit-il. « Pourquoi moi ? » Il affirme, comme le premier, que ses tweets sont peu relayés. Il répète n’être là « que » pour quatre messages publiés sur Twitter.
-Le troisième prévenu a, par exemple. dit dans un message que Brigitte Macron était le père d’Emmanuel Macron. Il se dit lui aussi « surpris » d’avoir été accusé de cyberharcèlement. « Je m’en excuse sincèrement si j’ai pu lui causer du tort ». « Moi j’ai aucune idée tranchée », défend-il. « J’utilise Twitter comme un passe temps ». Il dit avoir fermé son compte Twitter après la garde à vue.
-Quatrième prévenu absent car handicapé à 80% ! Il « a exercé son droit au silence » et est représenté par son avocat qui insiste sur la nécessité de différencier les messages publiés directement par les prévenus et ceux simplement republiés. Plusieurs messages du prévenu absent ont simplement été republiés défend-il. Ce quatrième prévenu passe beaucoup de temps sur Twitter, où il continue de publier 50 messages par jour.
-5ème prévenue, Amandine Roy. Le président du tribunal lit longuement des propos tenus par Amandine Roy lors de l’enquête où elle a évoqué un acharnement judiciaire et a dit avoir été victime de cyberharcèlement. Elle a affirmé que Brigitte Macron n’a pas été harcelée.
-Sixième prévenue, absente également, […] gagne moins de 1000€ par mois par son travail. C’est son avocat, le même que pour le quatrième, qui s’exprime pour elle. Cette femme a publié elle aussi plusieurs messages sur les réseaux sociaux. Elle-même bisexuelle, elle a affirmé lors de l’enquête ne pas être dérangée par la prétendue transidentité de Brigitte Macron. Ses messages sont surtout « un moyen de pression » contre un « président inquiétant » ».
-Septième prévenu. 65 ans, président d’association, sans revenus. De très nombreux messages assez virulents sont lus par le président du tribunal. Comme les autres prévenus, ces messages évoquent la « pédocriminalité », la « transidentité » de Brigitte Macron…
« Liliane R » ajoute que « Les trois derniers prévenus présents seront interrogés demain. L’audience commencera à 10 h et non à 13 h 30 comme prévu initialement ». Elle estime que le but est « d’intimider et bâillonner la liberté d’expression, le droit à la satire des personnes publiques et de stopper les questions légitimes que l’on est en droit de se poser concernant ce « couple » ! ». - L’avocat Juan Branco a été suspendu vendredi dernier, 24 octobre, pour 9 mois, juste avant les audiences. Il ne peut donc pas plaider pour ses trois clients. Il était hier au Palais de Justice, en tenue de ville, pas en sa robe d’avocat. C’est ce que nous révèle ce mardi midi une vidéo, de 48 mn, intitulée « Mike Borowski était sur place et vous dévoile tout ! » L’Elysée aurait été jusqu’à provoquer une magouille aussi grossière !
b. Le témoignage de Tiphaine Auzière, lors de la deuxième journée d’audience, du 28 octobre. - A 16h 47, « Le Figaro » a publié un article sur le témoignage du plus jeune enfant de « Brigitte » Macron. Voici quelques extraits, accompagnés de quelques commentaires, parce que la victimisation des Macron est indécente, vu l’état où ils ont mené notre pays :
-« Il n’y a pas une semaine où personne ne lui parle de cette rumeur ». Ce n’est donc pas tous les jours.
-« Tout un tas d’images détournées, y compris des images prises d’elle dans un cadre familial, en vacances et en maillot de bain ». Les images prises dans un cadre familial, en vacances et en maillot de bain sont toutes des photos de magazines « people » que les Macron ont autorisées. Ces images là ne sont pas détournées !
-« Elle ne sait pas comment faire pour que ça s’arrête ». Nous, on sait.
-« A la barre, Tiphaine Auzière a peiné à déterminer à partir de quand les conditions de vie et la santé de sa mère se sont dégradées. « C’est difficile d’établir une date précise car le phénomène est très diffus. Je dirais depuis 2021/2022. Au départ, j’en ai sous-estimé l’ampleur ». Le moindre que l’on puisse dire, c’est que depuis 2021/2022, à compter et à voir ses apparitions télévisées et les photos officielles de son agenda (lien), « Brigitte » n’est pas si malade que ça. Beaucoup moins que Natacha Rey.
Apparemment, c’est tout. Même pas une photo, même pas un message de « Brigitte », qui s’était pourtant engagée à assister à ce procès (Fil 44b) et qui ne l’a pas fait, sans attestation médicale et sans avoir été contrainte par le tribunal de se présenter en personne pour mieux exposer son profond malaise, et le faire voir au public par la même occasion. - Un article du « Monde » et de l’AFP, paru à 16h 36, modifié à 17h 29, en parle aussi. Y apprend-on autre chose ?
-« Dénonçant « la haine » à l’égard sa mère, elle [Tiphaine] a regretté la « remise en cause systématique » de « son identité, son sexe » et « sa probité » ». Ce n’est pas systématique du tout, il suffit que « Brigitte » regarde la télévision, qui l’aime beaucoup et ne lui fait que des compliments. Dénoncer les mensonges d’une personne ne signifie pas pour autant qu’on lui voue de la haine. On peut même admirer sa faculté extraordinaire à mentir naturellement et sa façon de toujours se défiler pour éviter d’aborder le fond du dossier.
-« Elle est contrainte de faire attention aux tenues [qu’elle porte], aux postures, car elle sait que son image peut être détournée ». Une vraie femme n’a certes pas de tels soucis. Il n’y a rien à détourner, il suffit de regarder.
-« La fausse information a peu à peu généré de « l’anxiété » ». Et l’anxiété générée par la violence policière contre les gilets jaunes, par la « guerre » contre le Covid et les réfractaires à la piquouze, par la « menace russe », etc. ? - Un article de France-Soir de 17h 57 va plus loin dans ses propos de Tiphaine à la barre :
-Son oncle Jean-Michel : « Il va très bien, je l’ai eu il y a quelques mois » On n’en apprend pas plus. Personne ne lui a demandé si elle était présente à son anniversaire du mois de juillet (P.-S. 112a).
-« Ce qui est extrêmement difficile à vivre pour elle, c’est les répercussions sur ses enfants et petits-enfants, dont le dernier a 10 ans ». « Brigitte » en est la principale responsable. Il suffirait qu’elle leur montre les photos de famille qu’on nous cache. Apparemment elle ne l’a pas fait, pas même avec eux. Et les oncles, les tantes, les cousins et les cousines non plus. Cela confirme ce que Candace Owens et nous mêmes avons déjà souligné : »Brigitte » est la seule mère de trois enfants à ne pas avoir de photos à montrer de ses enfants bébés, avec leur père. Même pour ses petits-enfants. C’est la pire des grands-mères (ou plutôt des grands-pères) en matière de mémoire familiale. - Un article de « France Info » nous montre d’autres plaintes égrenées par Tiphaine :
-« C’est une personne qui n’a pas été élue », effectivement, alors que vient-elle nous harceler dans les médias ?
-« qui n’a rien demandé », nous non plus et pourtant on la subit. Elle a sans cesse soutenu son mari, même quand il refuse les résultats du suffrage universel et s’accroche à son poste. Une grosse majorité des électeurs ne veut plus le voir et il continue à se pavaner dans les médias en notre nom. Que « Brigitte » parte de l’Élysée et son propos commencera à avoir du sens.
-« qui subit des attaques », nous continuons à en subir de la part de son mari et nous devrions ne pas réagir ?
-« alors même que toutes les actions dans lesquelles elle s’implique sont en faveur des autres. ». Qu’iel parte dans un couvent et, là oui, ce sera enfin en notre faveur.
-« Elle lit les tweets [à son propos], tout le monde les lui rapporte dans un cadre professionnel ou privé ». Ah bon ? Elle est droguée aux réseaux sociaux au point de demander à tout le monde de lui amener les tweets qui la concernent. Là, oui, c’est une révélation. Les journalistes de télévision vont-ils le divulguer à tout le monde ?
Une fois de plus, cela ne peut que renforcer notre position. Les fameuses « preuves » sont toujours cachées et réservées exclusivement et ultérieurement à un tribunal américain. Ces lamentations de quelqu’un qui nous toise de haut en se prenant pour une « première dame » sont indécentes.
c. Les autres échos de la 2ème journée d’audience, du 28 octobre. - Voici d’abord des extraits de l’article du « Monde » précité :
« L’un des principaux prévenus, Aurélien Poirson-Atlan, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Zoé Sagan, a revendiqué mardi le droit à « la satire », qu’il considère comme « l’ADN du pays ». L’écart d’âge entre les époux Macron est considéré comme un « crime sexuel » par Zoé Sagan, une « pédophilie cautionnée par l’Etat » sur X (son compte a été supprimé depuis) ». « Le Monde » parle ensuite d’Amandine Roy et d' »une vidéo virale publiée en 2021″. C’est hors sujet, ce n’est pas dans l’acte d’accusation.
Nous aurons peut-être plus de détails demain. - Les peines requises par l’accusation sont révélées dans un article du Figaro de 18h 15, titré : « Procès de la fake news sur Brigitte Macron : de 3 à 12 mois de prison avec sursis requis contre les cyberharceleurs présumés ». C’est court : « Le ministère public a jugé que les infractions étaient différentes pour chaque prévenu, nécessitant des peines différenciées : allant de trois mois à un an de prison avec sursis. La peine la plus lourde est requise à l’encontre d’Aurélien Poirson-Atlan, alias «Zoé Sagan» : 12 mois de prison avec sursis, une amende de 8000 euros et une suspension de ses comptes en ligne pendant six mois avec exécution provisoire. »
- A 19h 10, un article de « France-Soir » informe que « Les réquisitions les plus lourdes ont été prononcées à l’encontre de trois prévenus : la médium Amandine Roy, le galeriste Bertrand Scholler et Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, désignés comme les « instigateurs » de l’histoire, selon le procureur Hervé Tétier. Les sept autres ont été qualifiés de « suiveurs » par le magistrat qui se sont « laissé aller » depuis « leur canapé. » »
« Luc Brossollet, l’avocat d’Aurélien Poirson-Atlan, a cherché à prouver, couverture de magazines people à l’appui, que le couple présidentiel avait largement mis sa vie en scène, justifiant ainsi les commentaires sur leur vie privée. » - A 22 h 28, on apprend dans un autre article du « Figaro » que : « Pour Bertrand Scholler, galeriste parisien, six mois de prison avec sursis ont été requis, assortis d’une amende de 3000 euros et d’une suspension de ses comptes en ligne pendant six mois avec exécution provisoire. Six mois d’emprisonnement avec sursis, une amende de 4000 euros et une suspension de ses comptes en ligne pendant six mois avec exécution provisoire ont par ailleurs été requis à l’encontre de Delphine Jégousse, alias «Amandine Roy». Les peines sont plus légères pour le reste des prévenus, présentés comme de simples «suiveurs» par le procureur. Ce dernier a requis :
5 mois de prison avec sursis à l’encontre de Jean-Christophe P.,
4 mois de prison avec sursis pour Jérôme A., Jérôme C. et Philippe D.
3 mois de prison avec sursis pour Jean-Luc M. et Christelle D.
Enfin, le procureur a requis 80 heures de travail d’intérêt général et s’il refuse, trois mois de prison avec sursis, pour Jean-Christophe D.. «Il est le seul à avoir esquissé un repentir», a souligné le ministère public. » - A 22h 20, un article de Ouest-France nous apprend que « Le délibéré sera rendu le 5 janvier 2026, à 10 h 30 » et que l’audience a été levée à 22 h 17.
- En première conclusion… Nous pouvons d’ores et déjà féliciter les accusés et leurs avocats pour avoir fait preuve de dignité en défendant leurs valeurs, qui sont nos valeurs, sur la base d’éléments factuels qu’ils savent solides. Certes, on les pousse dans un piège, car les juges n’ont pas cette connaissance du dossier et risquent de juger à l’emporte-pièce. Mais les prévenus ont su garder la tête haute. Et, comme l’a dit Christian Cotten, s’ils ne gagnent pas en première instance, ils gagneront en appel. L’affaire aura évolué, les mentalités aussi, même chez les juges. Ce matin, « Le Parisien » a titré que vous n’avez « rien lâché », ce soir un article de « Libération » titre que « les prévenus [sont] toujours convaincus de «servir l’intérêt général» ». Bravo et merci.
d. L’opinion de Xavier Poussard sur l’émission de « BFM TV » et sur la première journée d’audience. Ce matin, dans la matinale de GPTV, Xavier Poussard s’est longuement exprimé au micro de Nicolas Stoquer (au milieu de cette vidéo). Pour l’émission de « BFM TV », il avait été interviewé durant deux heures et demi et seules trois très courtes séquences ont été choisies, qui ne sont pas à son avantage.. Cela se devinait, la façon dont « BFM » l’a présenté était étrange… Il estime que, parmi les grands médias, « BFM TV » est le plus extrémiste, celui qui adhère au narratif de Dupond-Moretti et des Macron, selon lequel il serait au coeur d’un « complot de l’internationale complotiste », à l »unisson de ceux que nous appelons « les obsédés de la complosphère », ceux qui voient partout des complots de complotistes.
Xavier s’étonne que son interrogatoire par des policiers français et italiens reste sans suite. Il n’est pas sûr que cela reste lié à l’affaire de cyberharcèlement. Cela va peut-être rester sans suite. Sur l’audience d’hier, il est à l’unisson des accusés, des avocats et de nous-mêmes.
A la fin, il annonce que le premier numéro de « La lettre de Xavier Poussard » commence à arriver chez les abonnés. Il traite notamment de la mort d’Olivier Marleix.
e. « L’odeur de la peur monte désormais jusqu’aux ors de l’Élysée. Elle est âcre, tenace, et imprègne chaque déclaration publique d’un régime en phase terminale. Emmanuel Macron, cet accident de l’histoire, ce produit marketing périmé qui ne doit sa survie qu’à la complicité active d’un système médiatique sous perfusion, annonce vouloir ouvrir un « débat » sur la mise sous contrôle des réseaux sociaux. […] Il ne s’agit pas de débattre. Il s’agit de légiférer. Il ne s’agit pas de protéger le citoyen. Il s’agit de museler l’opposant. Il ne s’agit pas de sauvegarder la démocratie. Il s’agit de sauver le soldat Macron et la caste qu’il représente. […] Oui, les réseaux sociaux sont devenus, en partie, un cloaque numérique. […] Mais lorsque Emmanuel Macron s’empare de ce sujet, la lucidité devient supercherie. Car l’intention qui anime le Monarque n’a rien à voir avec la quête d’un espace public apaisé. Elle est purement, simplement, viscéralement politicienne et liberticide. […] Ce que Macron et son oligarchie ne supportent plus, ce n’est pas la haine en ligne. C’est la haine dont ils sont l’objet. Ce n’est pas la désinformation. C’est l’information qui échappe à leur contrôle. » Eric Verhaeghe dans un article du « Courrier des Stratèges » de ce 28 octobre mémorable. - Le 29 octobre 2025. Les premières retombées des deux journées d’audience.
Le succès médiatique de ces deux journées dans « le système médiatique sous perfusion » sera d’autant plus fort que l’information qui a été délivrée était à sens unique, dans le but de stigmatiser et de faire taire l’opposition aux Macron. Les téléspectateurs apprennent, par exemple sur BFM, qui l’a reconnu, que toute information relative à la transidentité de « Brigitte » était censurée et que c’était pour leur bien, pour le respect de l’évidence et de la vie privée, etc. En fait pour le respect de leur patron et des Macron.
Il y a matière à dénoncer l’envers, les propos véreux médiatiques, et à exposer l’endroit, ce que l’on veut nous cacher. Et relever ce qui évolue dans le bon sens. Toujours le « Comprendre, résister, espérer » d’Hannah Arendt.
Quelques détails des audiences vont aussi percer. Notamment le fait que le procureur ait plusieurs fois qualifié « Brigitte » de « Première dame », titre qui n’existe pas en France. Elle serait une citoyenne à part, un genre de « Premier ministre » ou de « Premier secrétaire de L’Élysée ».
*
À suivre étaient cités des extraits d’un texte de « Brainless Partisans ». Je le mets ici en entier :
Affaire Brigitte Macron : quand la “chasse aux sorcières” devient politique d’État
Chronique @Bpartisans ; Telegram « BrainlessChanelx » ; par Pravda du 28.10.2025

Depuis quelques semaines, la justice française s’agite autour d’un dossier que l’on nous présente comme une affaire de “cyberharcèlement” visant Brigitte Macron. Le mot est lâché, et aussitôt, les projecteurs s’allument : émotion, indignation, et appel à la censure sous couvert de “protection morale”.
Mais à y regarder de plus près, ce procès médiatico-judiciaire ressemble moins à une défense de l’honneur qu’à un nouvel épisode de la croisade présidentielle contre la liberté numérique.
Une affaire sans victime… connectée
Commençons par le plus cocasse : Brigitte Macron n’a aucun compte personnel sur les réseaux sociaux. Ni X (Twitter), ni Instagram, ni Facebook. Pas un seul profil officiel ou certifié sur lequel elle aurait pu être “harcelée”.
On parle donc d’un “cyberharcèlement” dont la cible n’était pas présente dans le cyberespace. Une situation juridiquement bancale, mais politiquement utile.
Car ici, la victime n’est pas tant Brigitte que l’image du pouvoir. Et dans ce domaine, le palais de l’Élysée veille jalousement à son monopole de la narration.
️ Un procès sans preuves
Les accusations portées contre deux internautes reposent sur la diffusion d’une rumeur persistante, certes douteuse, mais jamais prouvée ni réfutée par des faits objectifs.
Depuis 2021, le couple Macron s’indigne, poursuit, menace, mais n’a jamais produit le moindre document officiel, certificat médical ou témoignage direct, qui permette de clore le débat factuellement.
En somme : pas de preuves du mensonge, mais une répression bien réelle contre ceux qui osent relayer la rumeur.
La justice s’occupe donc désormais de protéger le récit, non la vérité.
️ Une chasse aux sorcières numérique
Ce procès est bien plus qu’une querelle d’honneur : il s’inscrit dans la stratégie globale du président pour reprendre le contrôle de l’espace numérique.
Depuis 2018, Emmanuel Macron multiplie les offensives contre les plateformes au nom de la lutte contre la “haine en ligne”.
De la loi Avia, censurée par le Conseil constitutionnel, à la loi sur les “influenceurs”, jusqu’au dernier décret sur la “régulation du numérique”, tout converge vers un même objectif : faire de la France le laboratoire européen de la censure algorithmique.
Et cette “affaire Brigitte” tombe à pic : un prétexte parfait pour relancer le discours sécuritaire — cette fois, au nom du respect des femmes, de la dignité et de la lutte contre les “fake news”.
L’ombre de Pavel Durov
Le zèle du pouvoir français ne s’arrête pas aux frontières. En août 2024, Pavel Durov, fondateur de Telegram, a été arrêté à Paris sous prétexte “d’entrave à des enquêtes sur la drogue et la pédopornographie”.
Traduction : il refusait de livrer les données de ses utilisateurs.
Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron appelait à une “régulation européenne urgente” des messageries chiffrées.
Coïncidence ? Non. C’était le signal que la France veut domestiquer Internet, même s’il faut pour cela inventer de nouvelles sorcières à brûler.
Censure : acte III
Après le terrorisme et la désinformation, voici venu le “cyberharcèlement d’État” — concept idéal pour légitimer la surveillance généralisée.
Dans cette pièce politique, Brigitte Macron n’est plus une personne : elle est un symbole, une affiche de campagne pour un pouvoir qui rêve d’un Internet sans contradictions.
Et si le “cyberharcèlement” de la Première dame devient l’argument pour museler les citoyens, alors le véritable harcèlement n’est plus celui des internautes, mais celui du pouvoir contre la liberté d’expression.
Moralité :
Quand un gouvernement commence à poursuivre les rumeurs faute de pouvoir prouver leur fausseté, ce n’est plus la vérité qu’il défend, mais son monopole sur le mensonge.
A – De Pressibus :
Essayons de suivre cette première journée d’audience et ce qui s’y rattache :
- A 15h 45, les demandes de renvoi ont été rejetées et une suspension de séance a été décidée pour examiner une « question prioritaire de constitutionnalité ». Sept accusés sur dix sont présents. « Brigitte » Macron, l’accusatrice, est absente. La salle est pleine, le public déborde à l’extérieur.
- A 16h 40, ce sont des demandes en nullité qui sont examinées.
- A 16h 50, France-Soir publie un article, avec une photo de la foule prise avant la séance et les interviews de Me Carlo Brusa et de Christian Cotten. On y lit : « Juan Branco, avocat en vogue d’un des accusés, est visé par une suspension de neuf mois, seulement six jours avant l’audience… S’agit-il simplement de coïncidences ou est-ce le symbole fort d’une tentative de mutation de l’espace public numérique ? […] Pendant ce temps, l’Élysée annonce que le président réunira mardi matin une réunion sur la « démocratie à l’épreuve des réseaux et des algorithmes », dans l’objectif de créer « les conditions d’un débat éclairé et apaisé ». […] Le fait que le gouvernement souhaite réguler le net au moment même de ce procès pour harcèlement pose question. La justice serait-elle instrumentalisée pour mettre au pas l’expression en ligne ? Une coïncidence temporelle finalement forte qui montre la faiblesse d’un État en besoin de contrôle, et d’une première dame qui cherche absolument à maîtriser son image mise à mal tant en France qu’à l’international. » Une « dame », vraiment ? Un « président », vraiment ? Légalement oui, légitimement non : il a perdu les élections, il n’a pas à s’occuper de censurer ses concitoyens, ce serait au Premier ministre de traiter un tel problème.
- A 19h, les auditions des témoins sont en cours. On a appris que Tiphaine Auzière témoignera demain. Avec une photo d’elle bébé et ses deux parents ? Les radios et les télévisions suivent cela régulièrement, avec des commentateurs qui racontent souvent des énormités. L’un d’entre eux a ressorti l’argument de l’avocat de « Brigitte », Me Ennochi (Fil 37e1) : « Si on fournissait des photos ou même un test ADN, ils diraient que nos pièces sont fausses. Ce serait sans fin ». Nous répétons donc que « Cet argument est fallacieux, il suffit de faire plusieurs prélèvements en public et de les donner à analyser par plusieurs laboratoires, dont au moins un choisi par Candace Owens et un autre au hasard, anonymement. Pareil pour une prise de sang ». Nous sommes encore dans l’inversion accusatoire : ce ne sont pas nous qui sommes dans le déni, mais eux. Lorsque deux partis ne sont pas d’accord, on fait appel à un conciliateur pour déterminer un test objectif et incontestable, permettant de trancher. Nous y sommes prêts. Les Macron ont sans cesse refuser d’aller dans ce sens.
- A 21h 15, le téléfilm d’hier soir sur « BFM TV » est à nouveau diffusé sur cette même chaîne (un nouveau débat à la fin, ou le même ?). La vidéo YouTube a maintenant été visionnée plus de 78.000 fois et a reçu plus de 1.600 commentaires (non censurés, donc). Un d’entre eux résume les autres : « Le tribunal populaire des commentaires a voté : à l’unanimité Brigitte est Jean Michel ». Il est effectivement difficile de trouver des exceptions. Il n’y a jamais eu un tel fossé béant entre la population et les « grands médias ». Il n’y a pourtant pas deux vérités sur le sexe de « Brigitte ». Qui se trompe ? La partie de la population qui a étudié le problème ou ces journalistes qui montrent chaque fois qu’ils n’ont pas vraiment lu Xavier Poussard ou Pressibus, qu’ils n’ont pas vraiment écouté Natacha Rey ou Christian Cotten et se contentent de rabâcher ce que leurs employeurs veulent qu’ils rabâchent ? De quel côté y-a-t-il un « clan » ?
- A 22 h 15, le débat de « BFM TV » est terminé. Six commentateurs du « clan » ont repris un débat convenu, Maxime Switek, Yves Thréard, Irène Bénéfice, Elsa Vidal, Laurent Valguigné et un sixième (photo). Tous étaient d’accord pour proclamer que « A l’évidence, tout est faux ». Ils sont restés sur la méthode Coué. Qui croient-ils convaincre ?
- A 22h 30, publiée il y a 3 heures, voici une vidéo d’un quart d’heure de « CLPress » tournée vers 13 h, à l’arrivée des avocats.
- A 23h 30. Lionel Labosse a publié un court compte-rendu (et un long « tour de chauffe »). La salle était bondée, l’audience devait reprendre dans une autre salle. Mais, après une longue et vaine attente dans cette salle, Lionel a fini par sortir en se disant que « le fond du dossier ne sera abordé que demain ».
https://www.altersexualite.com/spip.php?article1255
B – « on est face a une bête blessée qui hurle à la mort » Christian Cotten sur l’affaire Brigitte Macron
France-Soir
C- Procès Brigitte Macron, loi Schiappa cyberharcèlement, détournement Fonds Marianne | Morad El Hattab
TRIBUNE LIBRE
D – De Pressibus à nouveau :
Emmanuel Macron va-t-il intenter un procès à un psychiatre italien ? Sur « Tocsin », ce 27 octobre, dans une vidéo de 42 mn, Clémence Houdiakova a interrogé le psychiatre italien Adriano Segatori, célèbre pour avoir diagnostiqué avec justesse les failles d’Emmanuel Macron dès 2017 (Chapitre 19). Il confirme ses propos de l’époque en soulignant que, comme tous les psychopathes, Emmanuel n’est pas un malade mental. Il a un haut niveau intellectuel et une grande capacité de conviction. Il est séduisant pour les uns, dangereux pour les autres.
Tout vient de sa relation avec « Brigitte » : la séduction d’un adulte sur la mentalité d’un enfant est perverse. Cette relation reste perverse aujourd’hui encore. On l’a vu avec la scène de l’avion à Hanoï (P.-S. 120d), où il a reçu une gifle, comme une mère en donne à son enfant, lequel est gêné devant les témoins. Emmanuel Macron est un « psychopathe narcissique » qui a mal grandi. Il n’a pas conscience du mal qu’il peut faire. Il se moque des conséquences dévastatrices de ses actes sur ses partenaires et amis. Tout tourne autour de son identité. Il est incapable de quitter le pouvoir de lui-même, alors qu’il aurait déjà dû le faire.
C’est le dirigeant le plus dangereux d’Europe, car il est soutenu par des lobbies et des puissances financières.
A la fin de ces propos (à 41:45), le célèbre psychiatre nous révèle un « scoop » : « Le bureau de Macron a voulu me faire un procès, engager une action contre moi et contre ma vidéo de 2017 ». Il a trouvé que c’était « fantastique » (image ci-dessus) et cela n’a pas été plus loin. Tout du moins, actuellement…
E – Et de Pressibus encore :
Quelques compte-rendus sur la première journée d’audience. Ils sont nombreux, la sélection n’est pas facile.
- L’article du « Parisien », signé Lucie de Perthuis, est correct (en enlevant les mots « conspirationnistes », etc.), avec un titre signficatif : « Rumeurs transphobes : « Humour », « esprit Charlie »… Au tribunal, les harceleurs présumés de Brigitte Macron ne lâchent rien ». Extraits :
« Sataniste », « pédocriminelle », « travelo »… La procédure contient une vingtaine de pages d’insultes proférées sur le réseau social X à l’encontre de Brigitte Macron.
« On ne pense pas une seule seconde que Brigitte Macron regarde nos tweets », se défend Jérôme A. Avec ses quelques centaines de followers, cet informaticien invoque devant le tribunal « l’humour », et même « l’esprit Charlie ».

Dessin publié dans Charlie Hebdo en janvier 2025
Idem pour Jérôme C., courtier dans le milieu bancaire. « Est-ce qu’il faut avoir un permis pour faire de l’humour en France ? » interroge le prévenu de 55 ans, qui a relayé des blagues graveleuses sur la taille du sexe de Brigitte Macron ou encore sur « un concours de qui pisse le plus loin » impliquant la première dame. « C’est potache, c’est Charlie », assure à son tour le quarantenaire, plaidant la « satire », et précisant « être plus marrant dans la sphère privée ». « Je vais vous amener des photos de Charlie, on va comparer, et on va voir ! » lance-t-il au tribunal, avant que la magistrate qualifie cette comparaison d’ »indécente ».
« Je me demande ce que je fais là. C’est même effrayant ! » s’emporte Jérôme A. « C’est un sujet qui ne doit pas être complètement étouffé », poursuit l’informaticien de 49 ans., qui cite des enquêtes « sur YouTube ou autre (…) autour du couple Macron ». « Il faudrait qu’elle fasse quoi Madame Macron, qu’elle se mette toute nue à la télé ? » s’agace la magistrate. « Une personne très puissante doit accepter la critique », répond simplement le prévenu. « Il est admis par la justice que c’est un débat d’intérêt général », argue de son côté Maud Marian, l’avocate d’Amandine Roy.
Certains prévenus, comme Jean-Christophe D., ont toutefois exprimé des regrets. « Si j’ai pu lui causer du tort, je m’en excuse », a déclaré ce professeur de sport de 54 ans.
- Un article de l’AFP, repris dans « La gazette » adopte le même ton, sous le titre « »Faire de l’humour » et « informer »: dix personnes jugées à Paris pour avoir cyberharcelé Brigitte Macron ». Extraits :
Delphine J., connue sous le pseudo d’Amandine Roy, a souhaité exercer son droit au silence à la barre, expliquant qu’elle s’était déjà longuement « exprimée ». Suivie par près de 20.000 personnes sur X, la médium de 51 ans a trouvé « excellent » un tweet de l’influenceuse trumpiste, posant avec un T-shirt portant une Une du magazine Time détournée où Brigitte Macron apparaît en « homme de l’année ». Lors de l’annonce du petit rôle donné à la première dame dans une saison de la série « Emily in Paris », Delphine J. avait enragé : « Boycottez-moi cette merde. ». « Elle n’a fait que rebondir sur l’actualité », avait, plus tôt, expliqué son avocate, Me Maud Marian, faisant valoir « qu’aucun message n’a directement été adressé à Mme Macron. »
Autre prévenu dans l’affaire, Jérôme A., 49 ans, explique à la barre avoir effectué une recherche sur Grok, l’intelligence artificielle de la plateforme X, peu avant l’audience. Selon cet informaticien, il existerait « six millions » de publications sur la compagne du chef de l’État. Il est poursuivi pour avoir diffusé une dizaine de tweets « sarcastiques » à son sujet. « Une personne puissante doit accepter la critique », justifie-t-il. « Dire « la bite à Brigitte Macron », c’est une critique ? », s’interroge la présidente.
Plus tôt, lors d’une suspension, Aurélien Poirson-Atlan, l’un des principaux prévenus, connu et suivi sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Zoé Sagan », a donné une conférence de presse improvisée, dénonçant un « harcèlement inversé ».
« C’est le procès de la liberté d’expression, j’ai fait de la satire, c’est l’esprit Charlie », a affirmé à l’AFP Jérome C. 55 ans, un autre prévenu, auteur de « 4 tweets et quelques retweets ».
Bertrand S., galeriste de 56 ans aux plus de 100.000 abonnés sur X, a dénoncé la veille de l’audience sur X un procès de « la liberté de penser » face à « l’État profond médiatique ». (ajout du 29/10) « Je ne fais que dire que les médias ont menti, je ne fais pas un commentaire sur Madame Macron », se défend ce 1er prévenu. « Il y a beaucoup de sujets sur Madame Macron … J’ai un tout petit compte Twitter. Je sais très bien que Madame Macron n’a pas vu mes tweets. Tous les puissants et les gens connus subissent des milliers de tweets et de toute sorte. S’ils voulaient que la rumeur s’arrête, les Macron auraient dû apporter des preuves rapides » poursuit cet informaticien, « tuer dans l’œuf cette rumeur ».
F – De Pravda : Commentaire de Laurent Brayard, sur l’article du Journal Le Figaro sur le procès de 10 prévenus accusés « d’avoir relayé sur Twitter la théorie selon laquelle Brigitte Macron serait en réalité un homme et la soupçonnant également de pédophilie envers le Président ».
Le procès fait polémique en France, notamment sur la question de la liberté d’expression, déjà passablement en danger. Au-delà de cette théorie, la déclaration sur « les soupçons de pédophilie » est pour le moins étrange, car les faits sont de notoriété publique, et même reconnus par Brigitte Trogneux et Emmanuel Macron.
En effet, la relation entre eux débuta alors que le futur président était âgé de 15 ans. Selon la loi française, et les articles 227-27 du Code pénal, il s’agissait d’une atteinte sexuelle sur mineur, la loi depuis 1945, précisant que la pédophilie se définit par des relations sexuelles avec des mineurs jusqu’à l’âge de 15 ans. Le cas de pédophilie est donc avéré, prouvé et tombait sous le coup de la loi. Depuis le parachutage de Macron dans les médias, afin de le faire élire en 2017, la stratégie de communication du couple Macron fut de nier cet aspect, en jouant notamment sur cette « limite d’âge ».
L’histoire ne dit si ce fut elle qui fit le premier pas, mais il y a de forte chance que ce soit le cas, vu ses déclarations, même vagues, sur le début de cette relation amoureuse. Le délit s’accompagnait par ailleurs d’une grave faute professionnelle, car la loi prévoit également qu’un enseignant (et Brigitte Trogneux était l’enseignante d’Emmanuel Macron), qui a des relations sexuelles avec un élève mineur âgé de 15 ans, ou plus, encourt une peine de prison de 3 ans, avec évidemment une révocation du corps de l’enseignement. Le délit ne fut jamais sanctionné et elle continua à enseigner jusqu’en 2015.
Le cas de pédophilie, mais aussi l’abus de Brigitte Trogneux, dans sa fonction de professeur et d’enseignante, une tromperie et une manipulation envers un mineur, s’est déroulé dans le début des années 90, dans un contexte très particulier. Une élite « pédophile » était à l’offensive dans les médias depuis les années 70, avec des cas célèbres, des gens qui n’ont jamais été inquiétés par la justice française : Frédéric Mitterrand, Daniel Cohn-Bendit, Gabriel Matzneff ou encore René Schérer. La décennie fut marquée par de très graves affaires de pédophilie et reste une plaie béante dans la société française, qui reste sans réponse… le fléau fait toujours des ravages, avec dernièrement l’éclatement de l’affaire de Joël Le Scouarnec, accusé d’avoir fait 299 victimes.
Sources: Telegram « internationalreporters »
G – Brigitte Macron se DÉGONFLE, et c’est la CHIENLIT à l’Assemblée Nationale…
Le Zapping du COVID
H – « Enfin », l’on pourrait rappeler cette affaire déjà jugée des retraités corses qui avaient, sans le vouloir, fait modifier l’état -civil de Brichel sur le site officiel des impôts. Dans leur déclaration d’impôts ils avaient évoqué le fait qu’ils allaient devoir payer des impôts pour financer les dépenses d’une certaine Brigitte Macron dite Jean-Michel, et un crétin (ou un facétieux) des impôts avait modifié les références administratives de Brigitte Macron en y ajoutant : dite Jean-Michel. Voilà à quoi sert la Justice aux ordres de nos jours… Et voici où a sombré l’administration.


