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LÉON DINGO N’EST PLUS

25 août 2026

Je suppose que peu de gens savent qui est Léon Dingo, enfin c’est comme cela que je surnomme cette personne que j’avais déjà vu, il y a déjà bien longtemps parfois, à la téloche ou en photographie sur quelque gazette.
Je dois dire que je « connaissais » le personnage mais que j’ignorais son nom. Je ne savais même pas qu’il était Belge comme sa bande d’entartreurs des « grands de ce (triste) monde ».
J’ai donc appris qu’il vient de défunter. Il se nommait Noël Godin et il était né en 1945 et fit donc partie de toute cette génération d’après-guerre bercée dans le milieu anarchiste encore un peu virulent. Je parle de vrais anars, pas de cette bouillie de fachos anti-fascistes du genre Black-blocs.
Plus précisément je parle du ou des milieux se réclamant de près ou de loin de la pensée, de l’action, de la mouvance situationniste dont les deux personnages les plus connus Guy Ernest Debord et Raoul Vaneigem sont, eux aussi, partis ad patres.
Milieux qui dès les années cinquante conchiaient autant la gauche que la droite et le centre, extrêmes compris, et en particulier le gauchisme (étalé en diverses obédiences de trotskards et mao du côté de Mai 68), devenu de nos jours ouvertement la maladie sénile du mondialisme, partisan de la censure, de la guerre et de l’oligarchie.
Seul ou à la tête de « commandos pâtissiers », Noël Godin a entarté des « personnalités » qu’il considérait comme détestables et/ou infatuées. Parmi ses victimes, du moins c’est wikimachin qui le rappelle :
dans le genre « artistes » : Maurice Béjart, Patrick Bruel, Marco Ferreri, Jean-Luc Godard, Doc Gynéco, Hélène Rollès ;
dans le genre politicards : les Québécois Jean Charest et Bernard Landry, le Belge Édouard Poullet, Nicolas Sarkozy ;
dans le genre « gens de la téloche » : Patrick Poivre d’Arvor, Pascal Sevran ;
dans le genre transhumaniste et sataniste : Bill Gates ;
et dans le genre bobo à chemise blanche et col ouvert et surtout salopard intégral : Bernard-Henri Lévy.
Ce dernier est d’ailleurs connu pour avoir proféré, à l’occasion de l’un de ses nombreux entartrages où l’entartreur avait dû choir à terre, un résumé de sa « nouvelle philosophie » :
« Lève-toi vite, ou je t’écrase la gueule à coups de talon ! ». Esprit humaniste que l’on retrouve bien évidemment ces derniers temps lorsqu’il évoque le génocide des Palestiniens en ces termes : « Il y a peu de tirs israéliens qui ne soient littéralement mesurés, dans le but et l’intention qu’il y ait le moins possible de victimes civiles ». Crapule abjecte.
Rappelons encore une fois que le barbare sioniste aura poussé à la guerre Sarkozy, Hollande et Macron. La guerre en Libye, la guerre au Mali et la guerre actuelle contre la Russie.
Dans E & R je lis :  » Entarter le BHL vaniteux qui pérore dans les médias, c’est la réponse d’un autre temps, celui où il y avait encore une liberté d’action et d’expression en France, où l’humour et l’information n’étaient pas encore encadrés comme sur France Inter, la radio qui vole et qui insulte la majorité des Français ».

Mais je voudrais terminer sur tout autre chose. Là où je perdais ma vie à la gagner, j’ai connu quelqu’un dénommé Noël Gaudin. Ce dernier s’était exercé à la « musique » punk ou au rap je ne sais plus trop. Et il avait jugé bon de prendre un nom de scène qui était Léon Dingau, l’anagramme métathésique de son nom.
C’est à peu près tout ce qu’il a dû faire d’original, il avait tout du crétin, se moquant ainsi bêtement une fois de gens qui manifestaient (c’était des écolos, du temps où ils n’étaient pas encore escrologistes affirmés), lui étant au-dessus de tout ça. Je lui avais demandé de la fermer, ce qu’il avait fait.
C’était un type assez grand assez costaud, plus jeune que moi. Un jour, alors que je ne « tripalais » plus avec lui, on m’a raconté l’histoire suivante. Il avait cherché des noises à un gars que je connaissais, un « pays » comme on dit, petit, pas musclé pour deux sous mais très nerveux.
Ils s’étaient donnés rendez-vous sur un parking voisin de notre boîte. Et ils en sont venus aux mains. Le petit nerveux ne lui laissa pas le temps de réagir et lui balança sa main griffue sur un œil. L’autre hurla : Mon œil, mon œil ! stoppé net. Et le petit put repartir tranquille.
Mais c’est là qu’il faut ajouter que le petit pas costaud du tout lui avait abîmé son bon et unique œil valide ; Dingau était borgne. Heureusement pour lui, il n’a pas perdu son bon œil.
Je ne sais plus combien de temps après, le petit nerveux qui marchait à la bière et aux antidépresseurs réunis, trouva bon, en ayant marre de vivre, il avait pourtant une compagne et deux jeunes enfants, et pas quarante ans je pense, de se pendre dans un petit-bois derrière son immeuble en bordure de campagne. « Derrière chez moi, savez-vous quoi qui n’y a ? » Triste…

Tout ça pour dire qu’il y a Dingo et Dingau.
Pour être complet j’ajouterai encore que mon « pays » était anar et écolo et syndiqué à la CGT. Cette dernière put faire entrer sa veuve, qui alors ne bossait pas, dans la boîte. La boucle était à nouveau bouclée.

From → divers

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