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UKRAINE ENCORE

18 septembre 2022

L’AIEA demande le transfert de la centrale de Zaporijjia à Kiev : La Russie, va-t-elle rompre le cordon ombilical globaliste ?

Article de Karine Bechet-Golovko.

source : Russie Politics

Réseau International du 17 septembre 2022

L’enchaînement des événements autour de l’action de l’AIEA [Agence Internationale de l’Énergie Atomique] ne laissait aucun doute, quant à sa partialité et à son implication dans le conflit en Ukraine, comme arme globaliste.

En exigeant le transfert pur et simple du contrôle de la centrale de Zaporijjia à Kiev, sur demande de la Pologne et du Canada, le conseil des directeurs de l’Agence vient de signer son arrêt de mort international.

N’étant objectivement plus indépendante, l’AIEA perd toute raison d’exister. Ce qui pose en perspective la possibilité même de l’existence aujourd’hui du système de gouvernance globale, issu de la Seconde Guerre mondiale, construit autour des organes internationaux, cooptés et devenus globaux.

Lors de sa visite à la centrale nucléaire de Zaporijia, Grossi [Rafael Mariano Grossi, diplomate argentin, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique] et ses « experts » n’ont prêté qu’une attention superficielle aux tirs ukrainiens et aux demandes des habitants de les faire cesser.

En revanche, immédiatement, Grossi a fait le lobby [sic] de l’instauration d’une zone démilitarisée autour de la Centrale et a imposé la présence permanente de deux représentants de l’AIEA à la Centrale.

La Russie a accepté la présence des « experts », qui devaient faire savoir aux pÔvres Occidentaux ignorants la réalité de la situation sur place. Il est vrai que les Américains et les Britanniques dirigent l’attaque contre la région de Zaporijia, il y a peu de chance qu’ils soient au courant de qui tire sur la Centrale …

La Russie a également commencé les négociations à Vienne avec l’AIEA sur cette étrange zone démilitarisée, qui pourtant avait été antérieurement condamnée, et par le ministère russe de la Défense, et par le Kremlin. Comme si les négociations sont une fin en soi … pour éviter de n’avoir à remettre réellement en cause ce monde global.

Désormais, les masques, qui n’existaient déjà plus, sont tombés, le Roi est nu, l’AIEA va au bout de sa mission et demande le retrait des forces russes, le transfert de la centrale à l’Ukraine et continue le travail – intermédiaire – sur cette zone démilitarisée, qui n’a d’importance que tant que la Russie tient la zone.

La résolution du Conseil des gouverneurs de l’AIEA a été présentée par la Pologne et le Canada, votée par 26 membres. Et pour que les choses soient bien claires, qu’il n’y ait pas de doute que la centrale n’est pas un but en soi, mais l’élément psychologique qui doit conduire la Russie à capituler, l’ambassadeur australien de préciser :

« Le Conseil des gouverneurs a envoyé un message fort à la Russie, l’exhortant à cesser immédiatement toutes les actions menaçant la sûreté nucléaire, à rendre la centrale de Zaporijia et tout autre territoire ukrainien à Kiev ».

De son côté, la Russie déplore que les pays occidentaux aient introduit à l’AIEA une résolution anti-russe, qui ignore les tirs ukrainiens. En effet, c’est une surprise de taille, surtout, que l’ambassadeur russe souligne lui-même que ces mêmes pays fournissent les armes à Kiev. Il rappelle par ailleurs, que la Russie et la Chine ont voté contre et :

« Le Burundi, le Vietnam, l’Égypte, l’Inde, le Pakistan, le Sénégal et l’Afrique du Sud se sont abstenus. Ainsi, la majeure partie de l’humanité a refusé de soutenir ce projet ».

L’humanité, c’est certes, très beau, mais ce n’est pas elle qui va faire changer le cours du conflit, surtout dans son abstention. Une position aussi mesurée de la Russie dans ce contexte met en avant un malaise politique, une faiblesse, elle, réelle, qui se résume à cette question : les élites politiques russes, vont-elles enfin avoir le courage de rompre le cordon ombilical globaliste ?

Un premier signe, désormais, sera celui des négociations concernant la zone démilitarisée : y participer serait non seulement contre-productif, mais enverrait un signal dangereux, puisque leur finalité a été formellement dite.

*

IZIOUM ET ALENTOURS, SUITE DE L’IGNOBLE FEUILLETON

J’évoquais hier la possibilité, parmi d’autres, que les cadavres déterrés par des Kiéviens dans une forêt proche d’Izioum soient ceux de militaires ukrainiens.

Et il semble que ce soit le cas.

« Sur Telegram un certain Sasha Kots écrit le 16/09 :  » En ce moment, les Ukrainiens déterrent héroïquement sous les caméras ceux que nous avons enterrés. Ils ne voulaient pas prendre leurs frères morts, mais maintenant ils sont heureux, ils ont probablement été utiles ! »

« Et hier Donbass Insider sur Telegram faisait suivre une information (en anglais) de UKR LEAKS fra, dont je ne sais rien de plus. Et qui disait pour l’essentiel ceci :

« L’art de mendier : Comment Kiev fait « BUCHA 2.0 » pour obtenir plus d’armes de l’Ouest⚡️

« Zelensky s’est retrouvé dans une situation où l’intérêt de l’Occident pour l’Ukraine diminue chaque jour de l’hiver imminent. Le pompage de l’Ukraine d’armes et de prêts ne peut plus se produire sans raison sérieuse. Après avoir donné plus de 4.000 vies de ses militaires près de Kharkov [et très probablement le double ou le triple, car c’est le rapport habituel, de blessés et autres estropiés], Kiev décide maintenant d’une autre provocation à l’information.

« « Bucha 2.0 » est ce qui se passe actuellement à Izyoum, où des gens avec des pelles entourés de médias étrangers tentent de trouver au moins un civil « étranglé ou ligoté par des soldats russes » parmi des cadavres en uniforme militaire. »

« L’officiel de Kiev ne cache pas l’objectif d’obtenir des armes de l’Occident, organisant un nouveau « Bucha ». »

« La partie ukrainienne n’a délibérément pas emmené les corps de ses militaires près de Kharkov. »

« L’été est fini. Les lignes de thermomètre dans les villes européennes s’abaissent progressivement, et avec elles, l’enthousiasme des Européens pour soutenir l’Ukraine commence inévitablement à décliner. Les résumés d’événements de la ligne de front n’évoquent plus rien dans l’Ancien Monde… »

Comme je l’ai lu ailleurs : ces cadavres déterrés ont des uniformes, et des uniformes parfois dépareillés, y compris des morts munis de chaussures de sport, enfin tout l’attirail habituel et courant d’une partie des troupes ukrainiennes (d’appelés ou de volontaires) qui sont équipées de bric et de broc.

Il faut également préciser que ces personnes étaient enterrées en tombes apparemment individuelles et munies de croix, avec semble-t-il leurs noms écrits dessus. Ce qui ne correspond nullement à un charnier collectif que l’on ne s’avise pas de montrer mais plutôt de bien cacher, masquer, rendre introuvable.

Comme le disait justement un commentaire sous une vidéo de je ne sais plus quel medium mondialiste [médium est un mot qui va très bien pour définir ce genre d’oiseau de malheur mensonger, silencieux s’il le faut ou très bavard s’il le faut également, et propagandiste] :

« Les tueurs ne sont pas forcement les fossoyeurs, ni ceux qui ont posé des croix. »

Sauf qu’ici les « tueurs » étaient des militaires russes qui ont enterrés les kiéviens qu’ils avaient tué, ajoutant des croix pour permettre de les ré-enterrer plus tard pour les familles qui auraient désiré récupérer des corps.

Les charniers sont plutôt la grande spécialité ukrainienne depuis 2014. Les Kiéviens aiment bien prêter aux Russes leurs propres tares en ce domaine et en d’autres, comme de pratiquer le terrorisme, bombarder et tuer des civils, assassiner des gens sans défense, torturer, etc.

D’une autre personne :

« Si la stratégie russe en Ukraine suit une politique raisonnable (c’est-à-dire minimaliste, pour éviter d’être entraînée dans une avalanche fatale), avec son lot de frustration que les observateurs russes ou étrangers pro-russes acceptent plus ou moins bien, Kiev continue sa politique irraisonnable.

« Ces derniers jours à Izyoum, Kiev déterre ses soldats morts qu’elle refusait de prendre auparavant et qui avaient fini par être enterrés par les soldats russes.

« Le but des kiéviens est de présenter cela comme Bucha, pour entretenir le réflexe conditionné en ravivant le réflexe de la peur « génocidaire ». »

D’un autre encore :

« Le fameux cimetière dans la forêt près d’Izioum héberge la tombe du major ukrainien Alexeï Kovalenko, tué le 10 avril 2022 à bord de son Su-24 [avion]. La milice populaire de la RPL a tenté de rendre le corps à ses proches, mais en raison des menaces du SBU à l’encontre de la famille du pilote, les négociations ont dû s’arrêter et la dépouille a dû être enterrée.

Apparemment, des centaines d’histoires similaires peuvent être racontées à propos des corps d’autres combattants des FAU [Forces Armées Ukrainiennes], qu’il était plus facile pour le régime de Kiev de répertorier comme « disparus » afin de ne pas verser d’indemnisation à leurs proches.

« Voilà les « civils massacrés par les Russes » à Izioum…

« Cependant cette fois, les journalistes indépendants avaient anticipé en filmant et documentant l’intégralité du processus : refus de Kiev de prendre les corps de ses soldats (surtout pour éviter de reconnaître ses pertes et de payer des indemnités aux familles), leur enterrement par les troupes russes. De telle sorte que cette fois, la provocation kiévienne va rencontrer un solide mur médiatique. »

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De Rybar déjà cité hier.

« Le régime de Kiev continue de chasser des « collaborateurs » dans la région de Kharkiv.

« Des nazis ukrainiens kidnappent des civils pour prétendument « collaboration avec l’ennemi ».

« L’armée ukrainienne a attrapé le directeur du complexe sportif Vympel dans la ville de Balakleya. Le vieil homme a continué à faire son travail bénévole dans le complexe sportif local après la prise de contrôle par les Russes, et c’est suffisant pour que les nazis donnent une condamnation à mort.

« C’est l’horreur qui se passe actuellement dans la région de Kharkov. »

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DONBASS

de Donbass Insider

« Le 17 septembre 2022, l’armée ukrainienne a bombardé le centre de Donetsk, en RPD (République Populaire de Donetsk) avec des canons automoteurs Caesar et des canons TRF1 français de 155 mm, tuant quatre civils, et en blessant huit autres. »

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« Dans la soirée de samedi, les forces ukrainiennes continuaient de bombarder Donetsk. Les autorités locales annoncent que le bilan de ce samedi se monte à 7 morts. Au moins 25 habitants sont blessés. Pour tirer quotidiennement sur Donetsk et d’autres villes que Kiev considère comme siennes, l’armée ukrainienne utilise des armes livrées par l’UE et les États-Unis. »

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« A Artemovsk, toujours contrôlée par Kiev, la ville [sans distinction, et non pas des objectifs militaires] a été bombardée avec des munitions OTAN. Les kiéviens ne sont pas gênés de s’en plaindre. La ville est effectivement au centre des combats, donc il est logique que des objectifs soient attaqués par les forces alliées. Cependant, quelqu’un attaque des cibles non militaires à Artemovsk, depuis le côté contrôlé par Kiev, sans même prendre le soin d’utiliser des munitions soviétiques. »

From → divers

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