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SUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA GUERRE EN UKRAINE

4 mai 2022

Le développement de la guerre en Ukraine semblant s’accélérer et prendre des dimensions de plus en plus grandes, ainsi qu’un ton de plus en plus ferme du côté russe, je me rends compte que j’ai publié il a peu de jours encore quelques considérations presque du passé maintenant, et finalement j’ai relégué quelques débuts d’article déjà dépassé à la remise, pour me pencher sur diverses sources récentes que je vais essayer de résumer au mieux de ce que l’on peut en savoir ou en deviner, le plus succinctement possible. Cet article est fait à partir de diverses informations, en particulier de Réseau International, Le Courrier des Stratèges, et STRATPOL – Centre d’Analyse Politico-Stratégique de Xavier Moreau.

Tout d’abord, on voit qu’il commence à provenir des deux côtés, des informations sur le possible éclatement et démantèlement de l’entité ukrainienne ou sur sa réduction à la portion congrue, comme il en était d’elle vers le début du vingtième siècle, ou même plus avant dans le passé, lorsque ces contrées étaient partagées entre la Pologne, la Lituanie, l’empire russe ; avant qu’elle ne fût agrandie sous le bolchevisme qui y a développé en grande partie une grande industrie, la plus moderne en son temps, et ceci jusqu’au début même des années cinquante, lorsque Khrouchtchev offrit la Crimée à l’Ukraine pour parachever le tout, c’est-à-dire, les difficultés futures.

Ainsi certains milieux polonais semblent bien évoquer un possible rattachement de l’Ouest ukrainien, autour de la Galicie bandériste, comme il en fut autrefois. Il y a déjà quelque temps, c’est la Hongrie qui a rappelé l’existence de magyars en Transcarpathie, ou Subcarpathie selon le côté où l’on se trouve, tout au Sud de la Galicie.

Petit problème, on ignore ce qu’en passe les descendants de Bandera et consorts qui autrefois firent la chasse aux Polonais (parmi d’autres peuples) afin de se libérer de l’emprise de la Pologne dont la Galicie faisait alors partie. Il faut rappeler que près des frontières de la Galicie avec la Pologne, l’Ukraine réunit des populations polonophones, restes de l’époque où la Galicie-Volhynie était sous domination polonaise.

Voici une carte dont j’ignore la provenance (si ce n’est qu’elle est montrée par Stratpol) qui évoque ce genre de réalité qui serait peut-être à venir :

La Malorossiya, terme apparu au XVIIe siècle, Petite Russie en langue française, est le nom historique en usage sous l’Empire Russe de plus ou moins tout le Nord de l’Ukraine actuelle, zone arrachée par la Russie à la Lituanie.

La Novorossiya ukrainienne — car le reste de l’ancienne Novorossiya se trouve aujourd’hui en Russie de l’autre côté de la Mer d’Azov — à laquelle serait rattachée bien évidemment la Transnistrie moldave, langue de terre qui couvre presque toute la frontière hors Boudjak de l’oblast d’Odessa, autrement dit tout le Nord-Ouest de l’oblast.

Resterait une Ukraine riquiqui réduite à la Galicie-Volhynie ou une partie seulement de la Galicie bandériste. En-dessous d’elle, l’oblast de Transcarpathie (capitale Oujhorod 1), peuplé à 80 % par des Ukrainiens, mais aussi par diverses minorités dont des ruthènes (ou rusyns) et en premier lieu des hongrois (12%), près de la frontière avec la Hongrie ,mais qui sont également présents à la frontière du côté slovaque, entre l’Ukraine et la Slovaquie.

Rayon d’action originel ou principal de l’UPA, et son découpage interne : UPA = Ukrains’ka, Povstens’ka Armiya, Armée insurrectionnelle ukrainienne, armée de guérilla qui a existé entre 1942 et 1954, pro-nazi, puis anti-armée allemande, anti-résistance polonaise non-communiste et anti-armée rouge. Dans ce qui correspond plus ou moins à la Volhynie au Nord et à la Galicie au Sud, avec une extension vers l’Est, presque jusqu’à Kyiv.

Du côté russe, dès les premiers jours de la guerre, le gouvernement a proposé des négociations aux Ukrainiens qui reposaient, sauf erreur, sur quatre points : — la reconnaissance de l’indépendance des deux républiques du Donbass (Lougansk et Donetsk), — la reconnaissance de l’appartenance de la Crimée à la Fédération de Russie, — l’inscription de la neutralité dans la constitution ukrainienne (ce qui sans doute entendait la démilitarisation au moins partielle du pays, l’impossibilité d’adhérer à l’Otan, d’en servir de base, de posséder des armes nucléaires et bien évidemment d’y développer un programme d’armement nucléaire) — la « dénazification » du pays (qui laissait supposer, probablement, le départ de tous les membres des organisations ultranationalistes de l’armée, du gouvernement, etc. voire l’interdiction de certains partis, ou encore la mise en place de procès à l’encontre des membres bandéristes et autres reconnus ou suspectés de crimes depuis 2014, et de crimes de guerre plus récemment).

Ce qui était en contradiction avec une partie du programme de Zelensky — le clown anti-corruption et élu pour cela à plus de 70 % des suffrages — qui tient, a-t-on lu, en six points. L’un relève de l’utopie en l’état de délabrement du pays et de sa « gouvernance ». Pays passé du chaos final stalinien à l’émergence d’une oligarchie dont on aimerait connaître l’origine : vol du bien commun, pillage d’entreprises, accaparement illégaux ? Pour le premier point, il s’agit d’« élever le niveau de vie des Ukrainiens à un niveau supérieur à la moyenne européenne. » Rien que ça. Vœu pieux pour l‘instant.

Les cinq autre concernent l’Union Européenne ou l’Otan !

– Développer la coopération avec l’UE et l’Otan ; Adopter les lois nécessaires à la mise en œuvre d’un accord d’association entre l’Ukraine et l’UE ; Décentraliser le pouvoir conformément aux normes [sic!] européennes [resic !] Alors que l’UE a tous les pouvoirs, supra-nationaux y compris ; Transformer les administrations publiques en préfectures de type européen ; et le plus important mais n’ayant rien à voir avec l’Europe : Réformer les forces armées conformément aux normes de l’Otan.

Tout ce qui a un rapport avec un développement d’une coopération avec l’Otan étant inacceptable pour la Russie. Comme une présence militaire russe au Mexique serait inacceptable pour les étatsusiens.

Puis, sont venues toutes ces révélations sur l’activité de laboratoires biologiques plus que douteux sur le territoire du pays, paraissant développer des recherches illégales et « archiver » un certain nombre de virus dangereux, qui plus est étatsuniens et autres.

Depuis, devant le refus de Kyiv de faire avancer les choses en quoi que ce soit, cela date déjà de plusieurs jours, et a été confirmé par des autorités militaires russes (le Ministère de la Défense russe, le 22 avril dernier en particulier), les quatre conditions du début ne sont plus d’actualité. Mais semble déjà entérinées par les Russes. Qui donne la nette impression de vouloir aller bien plus loin dans l’éclatement de l’Ukraine, sa partition, sa réduction propre à des temps plus anciens .

On est donc passé à une seconde phase de libération du pays, qui était semble-t-il déjà plus ou moins en germe ou même actée, depuis le début de l’opération spéciale, tout au Sud maritime de Kherson à Marioupol. Cette seconde phase est devenue maintenant bien visible. Ne serait que par ses actions militaires intensifiées et ses types de cible.

Il apparaît que la Russie et ses alliés vont, non seulement libérer définitivement le Donbass, et ainsi réduire à peu de chose l’armée ukrainienne en ce secteur et donc en général (puisque l’essentiel de l’armée ukrainienne s’est massée en cet endroit dès avant même l’intervention russe), puis, ou en même temps, considérablement agrandir le territoire libéré, pour reconstituer toute la partie Nord, ukrainienne de l’ancienne Novorossiya.

Les attaques contre des cibles militaires, des dépôts de carburants, ou des infrastructures genre ponts ferroviaires comme à Dnipro, Zaparijjia, Mikolaïv, sont le reflet de cette volonté de monter le Nord). 2L’armée ukrainienne se limite en tout à retenir l’avancée russe, étant juste capable de courtes contre-attaques qui sont de quasi épiphénomènes de la guerre ; ou comme depuis le début à bombarder des cibles civiles, les populations (comme tout récemment encore sur deux marchés de Donetsk, ou sur l’habitat urbain, des parcs, un quartier de jardins d’enfants et d’écoles tel à Kherson).

Comme le dit justement Xavier Moreau, on est maintenant (également) entré dans une guerre du rail. Jusques ici les Russes évitaient de s’en prendre aux infrastructures, pensant déjà peut-être au temps où ils contrôleraient les routes, les ponts, les voies ferrées des régions bombardées (pour poursuivre au mieux la guerre, et/ou pour ne pas trop détruire des régions à libérer).

Cette dernière option a été développée en vue de tout faire pour réduire à néant les approvisionnements de matériels et de munitions ; impossibilité de les acheminer, destruction en cours de route. Par ailleurs de nombreux dépôts d’armement et de munitions sont régulièrement détruits, et ceci depuis la première minute de la guerre où étaient visés les avions et autres drones au sol.

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Récemment également, l’armée russe a mis hors d’état d’utilisation des stations électriques de distribution du courant (par caténaires ou par rails) pour au moins une partie du réseau ferroviaire électrifié. Le réseau ferroviaire ukrainien est très largement électrifié. De plus le chemin de fer ukrainien possède peu de machines diesel, qui plus est peu de carburant pour ses machines, et enfin l’écart « soviétique » entre les rails est plus large que celui de l’Ouest européen. Ce qui bloque sérieusement l’approvisionnement. Non seulement d’armements et de munitions mais aussi de produits alimentaires.

Destruction de stations électriques ferroviaires dans l’Ouest

L’Occident crie – c’est ce qu’il sait le mieux faire — mais cette tactique est-elle pire que celle qui a consisté à enfermer des civils pendant plus d’un mois à Marioupol? Sachant qu’il existe des routes aussi pour l’approvisionnement des produits alimentaires, du moins tant qu’il existe encore de l’essence, mais les produits alimentaires viennent-ils toujours de très loin ?

Selon ce qu’en dit Xavier Moreau ce sont les secteurs en vert et en bleu sur la carte pénultième qui seraient concernés par la destruction de stations électriques ferroviaires. Constatons que cela concerne deux régions essentielles dans cette guerre ou du moins en ce moment dans le développement de la guerre :

– Toute la partie Ouest de l’Ukraine, celle par laquelle est acheminée la plupart des armes et munitions. Rappelons que tout ce matériel ne peut être acheminé que par route ou voie ferrée puisque les aérodromes et l’essentiel de l’aviation ont tous été mis hors d’usage, dont une bonne partie dans la première heure, à peine, de la guerre ;

– Toute la zone Ouest de Novorossiya (et plus encore) qui reste à conquérir, ou plus exactement à libérer du bandérisme. Dont en particulier l’oblast d’Odessa.

Sur ce sujet ferroviaire lire cet article « Qui aurait pu prévoir cela ? » de Jacob Dreizin (source : Dreizin Report, traduction Réseau International , 28 avril).

Selon une ancienne prophétie tirée des parchemins moisis du Dreizin Report, dans la nuit du 24 au 25 avril, des missiles de croisière russes ont détruit un total de six sous-stations de traction dans le système ferroviaire ukrainien, paralysant le trafic des trains électriques (et donc tout le trafic ferroviaire) en Ukraine occidentale.

Les sous-stations de traction abritent des transformateurs qui prennent l’énergie du réseau et la convertissent en tension, ampérage et fréquence nécessaires pour faire fonctionner les moteurs des trains électriques via des lignes aériennes ou (plus souvent) des troisièmes rails. […] les frappes visaient clairement à paralyser le trafic ferroviaire dans environ le tiers le plus à l’ouest de l’Ukraine.

Ce n’est peut-être qu’un début, mais même cela suffira à empêcher, pendant un certain temps, une très grande partie du réseau ferroviaire ukrainien de transporter les « dons » des pays de l’OTAN en Ukraine et vers l’est jusqu’aux lignes de front.

Maintenant, les « donateurs » ont tout ce matériel bloqué sur les rails, qui ne bouge pas, une cible facile pour d’autres missiles de croisière.

Bien sûr, cela arrête aussi le transport ferroviaire de nourriture, de carburant et d’autres choses dont les gens ont besoin pour vivre. Toutes les importations terrestres, les exportations, les passagers. C’est un amas total.

J’avais prévenu de cela, plus ou moins. (Je pensais que la Russie toucherait les ponts, mais, c’était assez proche.)

Qu’est-ce qu’« ils » pensaient qu’il allait se passer?

Pensaient-ils que ce serait aussi facile que d’arracher l’élection à Trump ?

Cela fait environ 60 jours que l’invasion a eu lieu. La Russie voulait clairement laisser l’infrastructure tranquille, mais elle n’a pas eu le choix. Maintenant, qui allons-nous blâmer pour la famine à venir, etc.

Comme je l’ai dit à maintes reprises depuis les tout premiers jours de la guerre, si les États-Unis et leur bloc hégémonique ne font pas marche arrière et n’essaient pas de conclure un accord, l’UKRAINE SERA TOTALEMENT DÉTRUITE.

Au moins un tiers du territoire ira à la Russie, et le reste deviendra un autre Afghanistan, bien qu’avec un certain nombre de centrales nucléaires gravement sous-entretenues et surchargées.

Plusieurs millions de réfugiés supplémentaires frapperont l’Europe au pire moment possible.

Hé, tout cela en un jour de travail !

Dans sa volonté de couper les ponts, ou encore les voies maritimes (ce qu’il a fait depuis le début de la guerre également), ferroviaires et routières, l’armée russe à également commencé à pilonner certains secteurs jusqu’ici épargnés ; je veux parler en particulier du Boudjak, comme ici :

Il s’agit du pont Zatoka, routier et ferroviaire, qui se situe à l’embouchure du Dnistr — Nistru en roumain (point jaune sur la carte suivante) :

Et s’en sont pris à d’autres objectifs du Boudjak (dépôts divers ?) comme notés ici en rouge sur cette carte :

(Voir les cartes d’un article précédent) Le bas-Danube du côté du Boudjak compte deux ports : un assez important, celui de Izmaïl ou Izmail (Iezmail en russe, Smeilu en roumain) et un autre plus modeste en aval, celui de Kilia (ou Chilia Nouă) qui fait face à la cité roumaine de Chilia Vechie. La côte du Boudjak a également deux ports notables, le modeste port de Tatarbunari (de tatarpinari, fontaine des Tatars) et le port principal de Bilhorod Dnestrovs’kyi (Cetatea Albă) — Bilhorod = Cetatea Albă = Blanche Ville — situé à proximité de la passe du liman qui ferme une bonne partie de la lagune qui constitue l’embouchure du Dnistr (Nistru). C’est d’ailleurs au niveau de cette passe que se situe l’une des rares, pour ne pas dire l’unique voie de passage entre le Boudjak et le reste de l’oblast d’Odessa et la région de ce port en particulier. Il s’agit du pont Zatoka comme dit plus haut, qui comporte une voie ferrée et une route. Ou plutôt qui comportait jusque là, puisque il y a peu, un missile a détruit le pont au niveau de la route et que le lendemain il semble qu’il se soit produit la même chose pour la voie ferroviaire. Région jusque ici épargnée. Ce qui veut dire que le Boudjak n’aurait plus qu’une voie encore « libre », la voie d’un hypothétique cabotage maritime.

Il semble n’y avoir que deux routes pour passer du Boudjak au reste de l’oblast d’Odessa. Par le pont en bordure de mer qui a été détruit, ou par une route qui se termine en Moldavie, mais je ne saurais dire à quel niveau exactement : Moldavie proprement dite ou Sud de la Transnistrie.

Alors que la Russie commence à s’occuper de l’Ouest de l’oblast d’Odessa, depuis lundi dernier 25 avril, la Transnistrie russophone est devenue un objectif ukrainien. Ce qui entre dans le cadre de l’élargissement de la guerre au territoires russes entamées par des attaques aux drones au-delà de la frontière Est de l’Ukraine.

Le but semble être multiple : — affaiblir les attaques russes pour contraindre la Russie à protéger cette zone isolée, — récupérer ou détruire le contenu d’un important dépôts de munitions de l’époque soviétique situé en Transnistrie, — pousser la Moldavie et la Roumanie dans la guerre. On sait que ces jours derniers la Roumanie est sollicité à en faire plus ; c’est déjà par elle que transite une partie de l’armement de l’Otan.

La Moldavie est amenée malgré elle dans la guerre. Elle n’a déjà pas besoin de ça : 500.000 réfugiés ukrainiens pour un petit pays qui ne compte que 2,6 millions d’habitants. Il faut rappeler, comme déjà dit par ailleurs, que depuis 2020 le gouvernement y est pro-occidental et qu’il s’y trouve sans doute encore des labos de la guerre bactériologique et qu’il est assez niais (comme le gouvernement roumain voisin) pour laisser transiter des armes de l’Otan par son territoire. La Moldavie c’est la corruption, le chômage, le très bas niveau de vie, l’émigration en masse. La dépendance énergétique totale à la Russie.

Je vous donne ici l’extrait d’un article d’Erwan Castel du 28 avril dernier : La carte moldave dans la manche de l’Oncle Sam ; 2- Alerte en Transnistrie !

Ces derniers jours, une série d’attaques terroristes a frappé la République moldave de Pridnestrovie (PMR), plus connue en Occident sous le nom de Transnistrie. Cette république séparatiste pro-russe qui apparait dès la fin de l’URSS, il y a 30 ans, représente une longue et étroite région coincée entre la Moldavie et l’Ukraine et dans laquelle est déployé un groupe tactique russe d’environ 1500 hommes.

Le 25 avril, le bâtiment du ministère de la Sécurité nationale a subi des tirs de lance-roquettes antichar dans la capitale Tiraspol. Un autre attaque a été effectuée contre la caserne d’une unité militaire dans le village de Parkany.

Le 26 avril, 2 nouvelles explosions ont secoué un relais de radio-diffusion dans le village de Mayak [ou : Maïak] le 26 avril, détruisant les deux plus grandes antennes de la république, lesquelles qui transmettaient les stations de radio russes.

Dans la nuit du 26 au 27 avril, plusieurs drones venant de l’Ukraine ont été aperçus dans le ciel de Transnistrie au-dessus du village de Kolbasna, dans la région de Rybnitsa.

Selon les premières informations, il n’y aurait pas eu de victime mais dans le contexte actuel du conflit russo-ukrainien, ces attentats ont immédiatement eu une répercussion régionale aggravée : la Transnistrie est passée en alerte rouge antiterroriste, tandis que la Moldavie, tout en appelant au calme, a déclaré qu’elle n’écartait pas une option militaire pour résoudre ce vieux conflit avec la Transnistrie dont pourtant les combats ont cessé dès 1992.

Le 27 avril, Vitaly Ignatiev, le ministre des Affaires étrangères de la RMP (Transnisstrie) déclarait que les auteurs des attentats avaient été repérés par des caméras de surveillance et plus tard observés s’exfiltrant vers le territoire ukrainien.

Quelques heures plus tard d’autres attaques confirmaient ses dires :

Le 27 avril, à 08h45, un groupe de sabotage ukrainiens a été repéré s’infiltrant en direction du village pridnestrovien de Kolbasna. Des échanges de tirs ont eu lieu avec les forces de sécurité locales.

À noter que dans ce dernier secteur, qui n’est qu’à deux kilomètres de la frontière ukrainienne se trouve un dépôt de munitions datant de l’époque soviétique [un des plus grands dépôts de l’Europe de l’Est, créé en 1940] et contenant au minimum, estimé par les autorités moldaves voisines, 20 000 tonnes de stocks en provenance du pays mais aussi de la RDA au moment de la réunification allemande.

Il semble donc bien que les « incidents » de Transnistrie ne soient pas des faits divers mais bien des actions planifiées par les forces ukrainiennes.

D’abord, c’est une zone tampon entre la Moldavie et l’Ukraine pro-atlantistes qui contrôle la grande majorité des communications terrestres entre la Roumanie (donc l’OTAN) via la Moldavie et l’Ukraine, dont la région stratégique d’Odessa, ciblée par les opérations militaires russes, à seulement une cinquantaine de kilomètres de ses frontières. Les forces russes ont commencé cette semaine à détruire les rares routes et voies ferrées entre Moldavie et Ukraine au Sud de la Transnistrie fermant ainsi l’approvisionnement direct vers Odessa

Pour quel scénario ?

Si l’intérêt pour les ukro-atlantistes d’ouvrir un second front en s’emparant du verrou transnistrien est évident, en revanche les forces moldaves ne sont pas suffisantes pour y parvenir, même avec l’aide des forces ukrainiennes qui serait forcément réduite du fait de leur priorité donné au front de Nikolaïev [au Nord_Ouest de Kherson] et la défense du littoral d’Odessa.

Aujourd’hui, du côté de la Transnistrie il y a environ 1500 soldats russes et 7500 soldats transnistriens (plus une force de réserve). Du côté de la Moldavie il y a 5200 hommes et du côté de la Roumanie 70 000 hommes. Mais ce sont certainement les forces polonaises, mieux équipées et entraînées et surtout les plus motivées pour un engagement contre les russes qui seraient en pointe dans des opérations militaires contre Tiraspol.

Donc, on pourrait sans peine imaginer l’engagement d’un corps de bataille polono-romano-moldave qui à la demande du gouvernement de Chisinau [capitale de la Moldavie] interviendrait pour « pacifier » une situation chaotique en Transnistrie et en coordination avec des attaques menées à l’Est par des forces spéciales et de l’artillerie ukrainiennes par exemple.

Cette situation chaotique, on vient d’en avoir un aperçu avec ces attentats provoquant une mise en alerte de la Transnistrie (jusqu’à annuler les prochaines cérémonies du 9 mai 1945), une convocation du Conseil de sécurité en Moldavie et un départ précipité d’une partie de la population vers la Roumanie ou l’Ukraine, sera certainement provoqué par des forces spéciales ukrainiennes jusqu’à ce que la Transnistrie demande

l’assistance de la Russie et la Moldavie celle de l’OTAN !

Primo, depuis le début du mois d’avril d’importants Groupes Tactiques InterArmes polonais se sont déployés en Roumanie afin de mener des manœuvres d’entraînement conjointes avec les forces roumaines mais aussi des exercices…. sur le territoire de la Moldavie ! Les forces polonaises déjà déjà arrivées sont estimées à 8000 hommes.

Secundo, le 24 avril, veille des attentats, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken et le chef du Pentagone Lloyd Austin étaient en visite à Kiev, pour étudier entre autres points les moyens d’imposer aux forces russes une extension de leur ligne de contact dans des opérations non préparées dispersant leurs forces militaires.

On hésite encore sur le sens à donner aux attaques contre le dépôt qui ne semble pas contenir d’armements mais uniquement de (vieilles) munitions bien explosives. Certains évoquent l’idée qu’elles pourraient être prises par les Ukrainiens ; d’autres que le stock pourrait être détruit par ces même Ukrainiens.

Dans ce cas, ce serait un feu d’artifice qui aurait des répercutions jusqu’à cinquante kilomètres à la ronde et très probablement des conséquences catastrophiques sur les populations des alentours, tant ukrainiennes d’ailleurs, que moldaves et transnitriennes. Du moins c’est ce qui est dit.

Certains, mais je ne sais si cette information est fondée, je n’en sais pas plus, ont évoqué la puissance dévastatrice de la bombe d’Hiroshima (« minuscule » bombe atomique par les temps « du progrès » qui courent).

Rayon d’action d’une éventuelle explosion qui engloberait un nombre certain de villages de la campagne moldave, transnistrienne (ou de la République moldave pridnestrovienne, RMP), ukrainienne, et des villes dont les noms sont inscrits en gros : РЫ́БНИЦА (Rîbnița), en bordure du Dniestr, ville de 48.000 habitants ; Балта (Balta) ville de l’oblast d’Odessa de 18.600 habitants ; ОРГЕ́ЕВ (Orhei), ville moldave de 33.500 habitants 3 ; Podol’sk est un nom de cité assez courant à l’Est, mais je n’en ai pas repéré dans ce secteur.

Rien n’est simple dans tout ce secteur de la Moldavie, Transnistrie, Boudjak. Avec tous ces mélanges de nationalités, certaines anciennement autochtones (Gagaouzes, roumanophones) d’autres nées de colonisations bien plus récentes (bulgares, ukrainiens, russes…) et quand on sait que la langue d’intercommunication y est généralement le russe, résultat de l’époque soviétique.

Rien n’est tout blanc, rien n’est tout noir. Je lis ainsi dans un extrait non référencé d’un texte cité par le dictionnaire ru.glosbe.com :

К сожалению, согласно разведданным, на территории, контролируемой сепаратистским антиконституционным режимом из Приднестровского района Молдовы, а именно на ряде промышленных предприятий в Тирасполе, Бендерах и Рыбнице по-прежнему производятся, а затем продаются в зоны конфликтов и «горячие точки» различные виды современного оружия и боеприпасов

Soit : « Dans la région de la Transnistrie qui est de facto contrôlée par les autorités séparatistes de la République autoproclamée du Dniestr, une politique discriminatoire a été menée à l’égard de la population autochtone (moldove) des régions de Tiraspol, Dubasari, Rîbnița, Camenca, Grigoriopol et Slobozia, qui représentent 41 % des quelque 600.000 habitants de ce secteur. » Par population autochtone il faut comprendre : essentiellement des roumanophones ou moldavophones, comme on veut le dire. Autre rappel encore : la Transnistrie est une zone militarisée qui est également productrice d’armes (je ne sais lesquelles).

Donc qu’elle le veuille ou non la Russie est amenée, peut-être plus rapidement que prévu, à libérer, non seulement la Transnistrie, mais l’oblast qui le jouxte ; ce qui nécessite de conquérir les deux villes de Mikolaïv et d’Odessa. Sans doute prioritairement à toute avancée au Nord-Est autour et dans Kharkov et Centre-Est (Dnipro, Zaporijjia, Krivoï-Rog, etc.). Étant entendu que la priorité première est de réduire l’essentiel de l’armée ukrainienne dans le chaudron du Donbass.

La résorption du chaudron ou des divers chaudrons qui en résulteraient, autrement dit la fermeture à l’Ouest du chaudron que s’impose elle-même l’armée ukrainienne car elle n’entend pas quitter les lieux mais s’y (en)terrer (dans des abris en campagne, dans les villes et villages …) sont en train de se réaliser à partir des deux zones cerclées en rouge sur cette carte au-dessus.

Soit, en partant du Nord, à l’Ouest des deux principales villes de cette zone, Slaviansk et Kramatorsk (voir la carte ci-dessous) :

Sachant que depuis de nombreux jours les combats sont rudes du côté, entre autres, de Sievierodonetsk et de Lyssytchansk.

***

Il faut se dire que l’offensive russe en Ukraine, contre ce maillon faible de l’empire du mondialisme occidental germano-siono-anglo-saxon (ou les pays latins européens, pour ne parler que d’eux, et la vieille civilisation grecque, du moins du peu qu’il en reste, jouent le rôle de faire-valoir grotesques et de dindons de la farce pitoyables) est la première étape décisive, non pas tant de la dégringolade de nos sociétés, car elle déjà patente depuis des années, mais de la contre-offensive militaro-économique civilisationnelle chargée de faire remonter l’humanité en nos contrées dégénérées en tout. Qui ne représentent que 13 % seulement de la population mondiale.

Contrées, qui sont de plus en plus marginalisées, contrées de l’inversion du réel, de la corruption généralisée (comme dans les pires pays dudit Tiers-Monde ou Quart-Monde), et de l’incompétence assumées ; du trivial, du mensonge, de la folie anti-humaniste, anti-populaire.

Il peut paraître curieux que j’évoque l’humanisme quand il est question de guerre, mais comment pourrait-il en être autrement quand ce n’est rien moins que le Sens Humain, la Raison, la Vérité et j’ajoute le Sacré, qui doivent se libérer du Non-Sens « intellectuel », de la Folie destructrice, de la Manipulation des masses, du Laid, du Faux, du Bas en tous domaines.

Il est plus que temps que l’on se libère de la crasse accumulée par les ennemis de l’intérieur, qui englue tant et plus de Français désorientés, fanatisés, démolis par des années de propagande d’individualisme et de consommation antisociale, de déculturation (scolaire en premier lieu), d’immigration non maîtrisée et de régression sociétale proprement délirante. De perte du libre-arbitre, de l’esprit critique et du simple bon-sens.

De l’inversion pathologique du réel dans un oubli total ou plus exactement dans une attaque frontale contre tout ce qui élève, grandit l’être humain. Pans entiers du pays, de tous bords politiques, de tous milieux sociaux, de toutes origines, incapables de penser ; jeunes et vieux ; incapables de se rendre compte que nos gouvernements participent depuis des années à notre propre destruction.

***

Notes :

1 –Oujhorod : la ville (horod) du serpent (ouj, en un ancien dialecte slave, dit-on) ; le serpent Ouj, étant le nom de la rivière qui traverse la ville.

2 — À propos de Dnipro, ou Dnepropetrovsk, voici un article édifiant sur l’état d’esprit des populations de cette région au travers de cette histoire du bataillon Dniepr 2. De ce qui est écrit, il semble plus ou moins assuré que l’armée russe ira jusqu’à cette cité aussi pour l’intégrer avec son oblast à la Novorossiya qui est en train de se dessiner.

Article de Laurent Brayard, originellement publié en anglais, pour Donbass Insider, le 04/05/2022. Titre anglais :Dniepr-2 battalion, brigands and retaliation.

Source : https://www.donbass-insider.com/2022/05/04/bataillon-dniepr-2-brigands-et-represailles/

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Bataillon Dniepr-2, brigands et représailles 04/05/2022

Après l’histoire des bataillons spéciaux de représailles créés par l’Ukraine, voici Dniepr-2. [voir articles plus anciens sur Donbass Insider] Comme ses frères, son histoire a été marquée par les tueries et les exactions dans le Donbass, et elle s’est illustrée dans l’horreur des premières années de la guerre.

La ville de Dnepropetrovsk a été le théâtre d’événements non signalés à l’époque (2014-2015). Située sur la ligne de partage du Dniepr, cette grande ville était une clé pour contrôler l’est de l’Ukraine et endiguer la vague de révolte à l’est.

Le Maïdan avait été froidement accueilli dans cette région russophone, d’autant plus que la ville avait une longue histoire russe. Fondée en 1776, elle a été fondée par les Russes sous le règne de Catherine la Grande et a même longtemps porté son nom (Ekaterinoslav) jusqu’en 1926.

Pour la dé-russifier, l’Ukraine a dû être féroce, et elle a utilisé des moyens considérables pour empêcher la ville de se ranger du côté de la population russophone (printemps 2014). La ville était en effet résolument tournée vers l’Est, ayant même deux jumelages avec la Russie (Krasnoïarsk et Samara), un avec l’Ouzbékistan (Tachkent) et deux avec la Chine (Dalian et Xi’an).

Ainsi Dnepropetrovsk fut rapidement occupée et envahie par des « patriotes » des compagnies de défense du Maïdan, renforcés par des locaux, des mercenaires et des désœuvrés attirés par les salaires offerts, pour créer des bataillons de représailles afin de terroriser les populations du Donbass.

De l’entraînement à l’envoi contre les populations du Donbass.

Avec les premiers bataillons de liquidateurs formés au printemps 2014 (Aidar, Azov, Donbass etc.), l’oligarque mafieux Igor Kolomoysky a continué à construire une armée privée, qu’il a financée avec son propre argent et des fonds américains. Le ministère ukrainien de la Défense s’était déjà compromis en acceptant la formation de ces unités et a rapidement donné son feu vert pour former deux autres unités ultranationalistes (10 mai).

Un appel a été lancé… non pas dans la ville réticente, mais dans tout l’Ouest pour rassembler des volontaires. Assez ridiculement, l’appel était pour que « les patriotes ukrainiens viennent en aide à nos frères et sœurs dans les régions de Donetsk et Lougansk », affirmant qu’une invasion russe était en cours.

Aucune mention n’a été faite du fait qu’il n’y avait pas un seul soldat russe dans le Donbass, et que les « frères et sœurs » du Donbass étaient en fait en insurrection contre le régime de Kiev, totalement choqués par les nouveaux massacres à Odessa (2 mai) et Marioupol (9 mai).

Le bataillon est formé à la hâte et pourvu uniquement d’armes légères, et est rapidement envoyé dans le Donbass (juin/juillet). Avec Azov, il a d’abord marché sur Volnovakha (qui n’a jamais été complètement prise) et a terrorisé les populations sur son chemin.

Les premières exactions et massacres de civils ont provoqué un exode important des populations, environ 1,5 million de personnes ont fui devant l’avancée sanglante de ces bataillons néo-nazis. Mais les choses ont rapidement tourné au vinaigre lorsque les insurgés se sont organisés et que les hommes du Donbass ont commencé à affluer pour défendre leurs familles et leurs terres menacées.

Le bataillon, qui ne s’occupe plus d’hommes, de femmes et d’enfants désarmés, commence à subir de lourdes pertes et est même menacé de destruction lors de la bataille d’Ilovaisk (août/septembre). Une partie du bataillon était encerclée et taillée en pièces, sa valeur au combat était de toute façon très faible. Les soldats de Dniepr-2 n’étaient en fait que des « gamellards », venus au bataillon principalement pour l’appât du gain. Ces hommes relativement âgés, comme en témoignent les cadavres qu’ils ont laissés au sol (35-45 ans), s’étaient également livrés au pillage.

Réduit en bouillie, le bataillon regagna ses lignes, abandonnant butin, armes, bagages, morts et prisonniers et fut renvoyé à l’arrière (septembre 2014).

La justice militaire ukrainienne s’est saisie de l’affaire, via le procureur militaire qui a engagé diverses procédures disciplinaires à l’encontre des soldats de l’unité. Cela a entraîné la destitution du commandant de bataillon Pasishnuk (octobre) et le début de la désobéissance, les hommes refusant un nouveau commandant.

Encore une fois, les prisonniers n’avaient pas été maltraités par les Russes, contrairement au triste sort qui attendait les soldats insurgés. Certains ont été échangés et ont affirmé ne pas avoir été battus, mais… humiliés verbalement !

De la reformation à la dissolution d’une unité de brigade.

Renvoyé à l’arrière à Dnepropetrovsk, ce bataillon de l’armée privée Kolomoysky est renfloué et réarmé, puis transformé en bataillon d’infanterie motorisée (novembre 2014). Il a été envoyé à l’arrière du front de Lougansk, pour participer aux opérations de police de deuxième ligne sur le front du Donbass (Severo-Donetsk). Il est ensuite resté en ligne dans ces positions, puis du côté d’Avdeevka.

Tout au long de son existence, de nombreux scandales et problèmes ont marqué son histoire : conflits et bagarres entre militaires, alcoolisme endémique, salaires manquants, manque de munitions, elles aussi disparues, et ne pas avoir reçu les véhicules et engins promis lors de sa formation en unité motorisée.

Cela a conduit à des déclarations meurtrières dans la presse, à la désobéissance et même au « piquetage ». Sous la pression des familles des « patriotes » du bataillon, un appel a été lancé aux conscrits de Dnepropetrovsk pour remplacer ces hommes… Pour tenter de remplir les rangs, l’Ukraine avait lancé des mobilisations de conscrits dans le pays (2014-2016), chacun plus catastrophique que la précédente. Les jeunes de Dnepropetrovsk, massivement contre la guerre, ou carrément pour les insurgés du Donbass, se sont cachés ou ont fui vers la Russie, la Pologne ou ailleurs.

Malgré les appels, et le constat du manque d’équipement (pas plus de 10 gilets pare-balles (août 2014), le bataillon est tout de même envoyé dans la fournaise du Donbass.

La lutte du gouvernement de Kiev avec le réseau mafieux d’Igor Kolomoysky, bientôt déposé par le président Porochenko (25 mars 2015).

De très fortes pressions ont été exercées sur les bataillons spéciaux, qui n’ont pas tous été dissous, même si le chef de la police politique ukrainienne, le SBU, Valentin Nalyvaychenko, a déclaré que les volontaires devraient rejoindre la Garde nationale ou démissionner et renoncer à leur armes. Il y a eu une forte résistance, car Dniepr-2, comme les autres, a été financé, on l’a vu, par des fonds privés, notamment des USA, mais aussi du Canada (et du monde entier).

Très visibles à l’époque, mais jamais relayées par les médias occidentaux, des levées de fonds existaient sur les réseaux sociaux, comme la chanteuse ultranationaliste Sofiya Fedyna (on y reviendra).

Liée à des lobbyistes aux États-Unis, au Canada, en Australie et dans toute la diaspora ukrainienne à travers le monde, elle a levé des millions de dollars en parcourant le monde, rencontrant de nombreuses personnalités très généreuses, comme le triste John McCain.

Ce flot d’argent privé et « d’aide humanitaire », terme maintes fois utilisé, a inondé les bataillons spéciaux (faute d’armes !), au point d’empailler les oies, évidemment très réticentes à se laisser aller d’un tel flux juteux.

Malgré les tentatives de désobéissance, parfois armée, et les scandales révélés, les bataillons spéciaux de Kolomoïsky, qui dissimulaient tout un trafic de contrebande, durent se plier à l’ère nouvelle.

Certains bataillons, dont le Tornado et le Dnepr-2, ont été dissous parce que leurs exactions, meurtres de civils et pillages étaient trop visibles et que leur réputation était en lambeaux, même au niveau international. Après bien des tergiversations, Dniepr-2 est renvoyé à l’arrière et officiellement dissous…

En réalité, il est transformé en bataillon de la 55e brigade d’artillerie séparée (fin 2016). Le bataillon a été identifié comme Dniepr-1, pour crimes de guerre et à ce jour aucun des responsables n’a été traduit devant un tribunal.

Officiellement en Occident, tout cela n’est que de la propagande russe…

3 — Paul Goma, le sulfureux écrivain apatride (qui a été déchu de sa nationalité roumaine sous Ceaușescu, et qui a refusé la nationalité française dans les années quatre-vingt) est né à Mana, village proche d’Orhei qui était alors en Roumanie, le deux octobre 1935 … et il est mort le 24 mars 1920, à Paris, des suites du covid-19.

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