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Nostalgie, nostalgie … Cat Stevens

27 août 2021

On ignore, ou du moins j’ignore comment — ou j’ai oublié comment — David Hamilton a connu Patti D’Arbanville, qui tint l’un des principaux rôles dans son film Bilitis.

Ce qu’elle est devenue depuis et aujourd’hui encore ne m’intéresse guère — sauf à dire que sa carrière fut je crois en grande partie celle d’une actrice de feuilletons télévisés — car elle fait partie de ceux qui, comme tant d’autres, ont craché gratuitement sur lui une fois mort, en racontant une histoire rocambolesque comme quoi lors d’une soirée David Hamilton lui aurait exhibé à elle et à son « petit ami » du moment, en présence de Mona, un album de photos de sexes de jeunes enfants !

Et d’une, cela correspond peu pour ne pas dire pas du tout au personnage et au photographe ; et de deux, je trouve cette anecdote guère plausible dans le contexte du tournage du film Bilitis, sauf a avoir été une intime du photographe ce qu’elle ne fut sans doute jamais ; et de trois, je ne sais pas comment David Hamilton aurait pu constituer sa « collection » ; et de quatre, quand bien même, n’existe-t-il pas dans la peinture religieuse des siècles passés (certes catholique avant tout, et non rigoriste et hypocrite protestante) tant et plus de tableaux sacrés exhibant le zizi du Petit Jésus en compagnie des nichons de la Madone — la déesse-mère et son parèdre terrestre réunis. Ou des corps entièrement nus d’adultes ou d’enfants, en autant de fresques de voûtes ou murales (parfois encaleçonnés aux temps pudibonds de la contre-réforme, avatar pesant du protestantisme). Ou encore de dieu Amour et autre Cupidon dans la peinture et la sculpture profanes / païennes des temps passés (pour s’en tenir au simple sexe masculin).

Ici, je vais évoquer l’existence d’une courte vidéo (le temps d’une chanson de Cat Stevens, sa chanson la plus connue) où apparaît Patti D’Arbanville. Merci à C. D. qui me l’a fait découvrir. Cette vidéo se trouve depuis le 5 novembre 2020 sur le site de Yusuf / Cat Stevens. Voici ce qu’il est dit de cette vidéo en présentation :

This enchanting long-lost music video was shot in 1970 and stars Cat alongside Patti D’Arbanville – the American actress/model who inspired the song. It is believed to be one of the earliest cinematic music videos ever made. The footage was rediscovered in 2020 and features on the Mona Bone Jakon 50th anniversary Super Deluxe Box Set.

Cette vidéo musicale enchanteresse perdue depuis longtemps a été tournée en 1970 et met en vedette Cat aux côtés de Patti D’Arbanville – l’actrice/mannequin américaine qui a inspiré la chanson. On pense qu’il s’agit de l’un des premiers vidéoclips cinématographiques jamais réalisés. Les images ont été redécouvertes en 2020 et figurent sur le coffret Super Deluxe 50e anniversaire de Mona Bone Jakon.

Mona Bone Jakon est le troisième album studio de Cat Stevens, enregistré en début d’année 1970 et paru en juillet.

Court rappel. Patricia D’Arbanville est née en 1951 à New York. Elle a entamé une carrière d’actrice et de modèle en 1968. Entre 1968 et 1970 elle a vécu en compagnie de Steven Demetre Georgiou, dit Cat Stevens, qui n’était pas encore Yusuf Islam.

Bilitis, le film de David Hamilton est sorti en 1977.

Peut-être que David Hamilton connaissait ce petit film, peut-être s’en est-il inspiré, peut-être est-ce lui qui l’a réalisé ? Ou peut-être est-ce par lui qu’il a connu Patti D’Arbanville.

De nombreux moments de cette vidéo font penser à son univers romantique, évanescent, vaporeux.

From → divers

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