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FERRY — ONFRAY — LÉVY : LE TRINÔME INFERNAL

6 août 2021

Luc Ferry est philosophe, du moins c’est lui qui le prétend. Certes à notre époque de décadence généralisée, tout est devenu possible dans l’abaissement des z-élites, on le voit présentement dans les domaines pourris, gangrenés par l’argent et la folie transhumaniste de la politique, de la science, de la médecine, de la pharmacie, du journalisme….

Il posséderait dit-on des diplômes idoines (acquis comment?) et aurait enseigné la philosophie y compris à l’Université (je me demande vraiment quelle philosophie et grâce à quel coup de pouce?), du moins quand il n’était pas payé à sécher lui-même ses propres cours. Véridique et bien attesté.

C’est un individu au moins aussi sympathique et humain que nos deux autres très grands philosophes que sont Michel Onfray et Bernard-Henri Lévy — dont la plus grande pensée politique, la seule et unique, tiens en une phrase : «L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre ». Pauv’ type, sinistre personnage qui n’achève pas sa phrase : de la guerre… faite chez les autres, et moi la provoquant autant que faire se peut. Le premier autrefois prof de philo pour lycée privé de jeunes filles, et sévissant en une dite université populaire ou encore sur France-Inculture. Le second auto-élu philosophe et donc pousse au crime bien connu.

Ces trois individus ont quelques points communs : une « œuvre » abondante et fantasque (mot gentil) sans beaucoup d’intérêt philosophique, historique ou littéraire avec recours probable à des nègres littéraires, une présence médiatique plus ou moins marquée, une absence totale de véritable esprit philosophique et de véritable sentiment humaniste, et une propension à suivre le vent dominant en parfaite conformité avec les dogmes et tous les tabous de notre époque.

Tous trois ont leurs haines propres. Tous trois déblatèrent sur tout et sur rien. Mais tous trois actuellement se rejoignent — comme c’est curieux — sur un même point : pour être libre, il faut être enchaîné, ou du moins enchaîner les autres.

Lévy nous a fait un couplet délirant sur les opposants au passe sanitaire qui seraient les « plus pires » éléments des Gilets Jaunes (voir un article précédent), Onfray se prétend libertaire et traite les manifestations libératrices des Patriotes de rassemblements de racailles ! (voir un autre article passé). Et voici maintenant Ferry.

J’aime à rappeler ici que ce « philosophe » se fait une gloire de se dire de lointain cousinage avec Jules Ferry — dont on oublie toujours de rappeler qu’en tant que maire de Paris, il dirigea la répression sanglante contre les Communards en 1871 et qu’il fut un colonialiste totalement décomplexé, comme l’était par exemple Victor Hugo, le poète officiel de la république post-empire.

Lévy, comme Finkielkraut d’ailleurs, a une aversion totale pour ne pas dire une haine profonde pour les Français et plus généralement pour ce qui n’est pas de sa communauté. Français : tous graines de « fachos », de racistes etc. Ils l’ont dit et ils l’ont écrit et on les a laissé le dire et l’écrire dans les media en toute impunité. Il y a un grand masochisme franchouillard à ce niveau. Accueillir des gens en France et se faire insulter par eux en toute impunité et sans dommage.

Le cas Onfray est un peu différent : il a son bon peuple et son mauvais peuple, un peu comme Mélenchon. Le bon peuple, c’est celui du Front Populaire dont il prétend être un fidèle et adéquat représentant. Le mauvais peuple c’est par exemple celui qui met des bâtons dans les roues du toqué de l’Élysée : « populistes » comme disent les gens à idées courtes et souverainistes non estampillés, etc. Onfray aime bien le peuple, uniquement celui des bons livres de gauche et du bon passé de gauche.

Pour le reste, pas plus que Lévy il n’aime les Gilets Jaunes. Et pas plus que Ferry dont on se souvient de sa sentence parfaitement indigne d’un philosophe quand en janvier 2019 il déclarait : « Il faut que les policiers se servent de leurs armes une bonne fois ».

Moi, j’aurais envie d’ajouter : de quoi tu te plains, ils ont fait sciemment des handicapés et en particulier des éborgnés, et même ont tué à Marseille une petite grand-mère qui a reçu une grenade qui lui a explosé en pleine tête alors qu’elle était à sa fenêtre. Certes, ce n’est pas bien grave, ce n’était qu’une maghrébine, comme pourrait penser très fortement un Zemmour, un Lévy ou un Finki.

Enfin, ces pseudo-philosophes sont des récidivistes de l’abjection. La dernière en date concerne Ferry qui vient de sortir une pensée au ras des pâquerettes, « pensée » (qui n’est pas une fleur) d’une profondeur abyssale, d’une sorte de bobo imbécile de la philosophie (dans un article du Figaro titré (sans rire ?!) : « Luc Ferry : pour le passe sanitaire, philosophiquement ! » Madre de Dios !) :

« Ce pass, validé par un Parlement démocratique, est le seul et unique moyen, non seulement de s’émanciper d’un individualisme narcissique qui ruine le civisme, mais aussi de retrouver nos libertés. »

Affligeant. Mais, que pouvait-il enseigner autrefois et que pouvait-il raconter d’original ou d’intelligent quand il était super-payé à faire des conférences sur des bateaux de croisière en « petit boulot d’appoint » ?! Des discours de crétins à destination de crétins eux-mêmes non essentiels, mais friqués ?

Une simple phrase qui est un concentré de lieux communs, de banalités conformes au monde dominant :

— Un parlement démocratique, ou une assemblée où la majorité est constituée de fantoches ?

— Un individualisme narcissique, ou une résistance tout ce qu’il y a de plus collective à l’obscurantisme scientiste, aux criminels du gouvernement, aux corrompus, au totalitarisme ?

— Le civisme où l’esclavage accepté ?

— Et retrouver nos libertés tout en les perdant ? C’est déjà ce que nous expliquait le « libertaire » Onfray quand il s’indignait que tout le monde ne soit pas « vacciné ». Crétin ne connaissant rien à rien lui aussi sur ce qui est en train de se tramer. Infiniment plus taré que la moyenne. Taré à diplômes. Ou pire, satisfait de ce qui se trame. Il est vrai que Onfray est aussi un cas psychologique, deux fois victime d’AVC (il paraît) il reporte sa peur de mourir sur les autres. *

À propos de diplômes, ou plutôt d’instruction, il ressortirait d’une étude sérieuse que les opposants au « passe sanitaire » seraient les plus instruits des tenants et aboutissants sanitaires et politiques de ce qui arrive. Instruits par eux-mêmes et en partie grâce à Internet. Indépendamment de toute considération de degré d’instruction scolaire reconnu.

Comme il y a la masse des éternels gogos qui tournent avec le vent dominant et des réels individualistes obtus, tout juste bons pour la fosse septique, il y a, à l’opposé, les curieux et les sceptiques qui ne s’en laissent jamais compter. Il y en a dans tous les milieux. Y compris les plus inattendus, mais très généralement chez ceux qui ont eu à affronter de réelles difficultés ou de réels malheurs dans leur vie.

Des personnes des media de la propagande – dont le travail très bien rémunéré consiste à répéter les discours officiels et autres dépêches d’agences quasi officielles comme l’AFP – se sont crues intelligentes en nommant les esprits éveillés : « complotistes » et ont affirmé qu’ils ne connaissaient rien à rien. (Eux-mêmes d’ailleurs étant le plus souvent des puits de science expliquant leurs erreurs à des chercheurs de longue date). C’étaient des gueux, des ploucs, des ignares, des fardeaux pour la société et ledit progrès. Certains n’hésitant pas à souhaiter la disparition physique de ces empêcheurs de tourner en rond, en particulier chez les transhumanistes style Gates et Alexandre.

Pourtant, ces « complotistes », ces « conspirationnistes » sont rien de moins que ceux qui dès le début ont parfaitement analysé et compris où allait nous mener la corona-folie. Dans le tas on n’y rencontre guère de journalistes dont c’est paraît-il le métier de comprendre ce qui se passe dans les sociétés. Et quel journaleux du système est encore capable d’investiguer ou de dénoncer les abus, de tout dire, surtout ce qui ne doit pas être répété.

Mais pour en revenir au trio de philosophes d’opérette ou pire de drames bien réels et de la vraie vie (là je pense plus particulièrement à Nanard-Riton Le Vide), qu’en dire au final, si ce n’est que ces « grands esprits » ne sont que des salauds intellectuellement très limités, des produits interchangeables de la publicité mondialiste, de la réclame idéologique dominante. Tous ces Lévy, Onfray, Ferry e tutti quanti.

* Sujet de bac de philo :

Analysez, commentez et apportez un point de vue critique à cette citation trouvée dans la presse pipole :

« Ce pass, validé par un Parlement démocratique, est le seul et unique moyen, non seulement de s’émanciper d’un individualisme narcissique qui ruine le civisme, mais aussi de retrouver nos libertés. »

Ceci à la lumière, en particulier, du roman de George Orwell : 1984.

From → divers

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