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QUAND MONA FRICOTE AVEC DU BEAU MONDE…

6 mai 2021

Il y a un an quasiment jour pour jour, sont apparues ou plus précisément réapparues sur twitter deux photographies présentant Mona Arnold l’ancienne compagne de David Hamilton.* Deux de plus diront certains, tant on peut en trouver d’elle sur la Toile, soit des temps anciens où elle était en compagnie de David Hamilton, ou photographiée par lui, soit bien plus récentes où on la voit très généralement tout sourire, et souvent accompagnée de son mari (mais ce n’est pas le cas ici), photographiée dans diverses soirées caritatives new-yorkaises et autres galas de charité réunissant le gratin du « beau monde » millionnaire ou milliardaire, mécène ou « artiste » de la cité.

Mais ce qui est remarquable ici, est de voir en la compagnie de qui elle se fait photographier. Cette première photo pourrait dater de 2016. On la voit accotée à la présentement sulfureuse et détenue en préventive Ghislaine Maxwell.

Il est inutile je pense de trop présenter Ghislaine Maxwell qui est sous les feux des accusations les plus diverses qui seront confirmées ou infirmées par les tribunaux dans la protéiforme « Affaire Epstein » qui semble toucher un certain milieu social nord-atlantique. Nous rappellerons juste que Ghislaine Noelle Marion Maxwell, née en France en 1961, est le neuvième et dernier enfant d’Élisabeth Meynard, une historienne franco-britannique spécialiste de l’histoire de la shoah, nous dit wikipédia, et de Jan Ludvik Hyman Binyamin Hoch dit Robert Maxwell, feu politicien et magnat des media britanniques, d’origine tchèque. Cette Ghislaine a été élevée en Angleterre, paraît-il dans la religion anglicane, et posséderait une triple nationalité : française, anglaise et états-unienne. Peut-être même une quatrième. À la mort de son père, en 1991, elle s’est installée aux États-Unis et est devenue une proche associée financière de Jeffrey Epstein. Donc attendons le procès de cette dernière qui vient tout juste d’être repoussé à l’automne. Et attendons également de savoir quel sort judiciaire sera réservé à l’accusé français, ami d’Epstein, le teneur d’agence parisienne de mannequins Jean-Luc Ben Chemoul, plus connu sous le nom de Brunel (à ne pas confondre avec Bruel, pseudonyme du chanteur Benguigui).

Quand à Mona, pour en savoir plus sur le personnage, ou pour se rafraîchir la mémoire, je renvoie au blog en Défense de David Hamilton, et en particulier à ces trois articles :

Les mystères entourant la mort de David Hamilton – et de si curieux changements de nom

Publié le 20 novembre 2019 par defensededavidhamilton

David Hamilton : quand les Muses septuagénaires retrouvent l’enthousiasme de leur jeunesse pour se transformer en héritières

Publié le 29 novembre 2019 par defensededavidhamilton

La « superstar » de David Hamilton

Publié le 26 janvier 2021 par defensededavidhamilton

Sur cette seconde photo, on y voit Mona à nouveau, mais en compagnie cette fois de Shelley Lewis et de son mari d’alors Mahir Omer Furtun. Après sept ans de vie commune, après avoir « tied the knot », attaché le nœud pendant cinq ans, les deux tourtereaux se sont mariés en 2015 avant de divorcer en 2017. Tous deux se remariant chacun de leur côté dès l’année suivante. J’ignore le montant de la fortune de Furtun, mais ce « Türk milyarder » (ce qui n’est peut-être pas exagéré) comme le présente la presse de son pays d’origine, est connu en tant que président d’une société immobilière à son nom, présente à New York depuis le milieu des années quatre-vingt. Avec Mahir, Mona et Shilley comme nous allons le voir, cette photo est très cosmopolite, du moins au monde de la blanchitude de racines européennes au sens large.

Shelley Anne Lewis surnommée Chocolate Sauce (Sauce Chocolat, Crème Chocolat) est une britannique, fille d’un millionnaire homme d’affaires en retraite. Elle est née en 1977 et a été la petite amie (girlfriend) « secrète » d’Epstein. Ils se sont rencontrés en 1999 quand elle avait donc 22 ans, et lui 46. Elle travaillait alors au département d’art contemporain de la maison de ventes Christie’s de New York. Je ne sais quand s’est achevée l’idylle, mais ce qui est établi est que Shelley a effectué de fréquents voyages dans l’avion privé d’Epstein entre New York et la Grande-Bretagne. On peut lire sur walikali.com (article du 2 août 2020) : « a former colleague told the U K paper of her apparent romantic ties to the notorious late pedophile. « Shelley was always very well connected and beautiful. I am shocked and saddened » ». «Un ancien (ou : une ancienne) collègue a raconté à un journal britannique ses liens romantiques apparents avec le célèbre pédophile décédé. «Shelley était toujours très bien liée [à lui] et belle. Je suis choqué et attristé »». De son côté, Ghislaine Maxwell aurait – dit-on – supplié Epstein, je ne sais quand, d’amener Shelley à annoncer publiquement qu’elle était l’ex du supposé amateur compulsif de « jeunettes de la mode pas tout à fait majeures ». ** Ghislaine ne voulant pas assumer un rôle qui n’aurait pas été le sien.

Cette Shelley vit dans une certaine aisance. Dans une aisance certaine. Elle est co-propriétaire avec sa sœur unique d’un appartement qui serait évalué à un million de livres, dans l’Ouest londonien. Elle répartit son temps entre son pays d’origine et New York où elle habite, déjà remariée, en compagnie de son époux actuel, Dennis Kardon, un artiste-peintre de Brooklyn né en 1950. Selon le wikipédia anglais : « 49 Jewish Noses, Kardon’s best-known piece, gained attention in the exhibition Too Jewish, Challenging Traditional Identities at the Jewish Museum in 1996 ». 49 Nez Juifs, la pièce la plus connue de Kardon, a attiré l’attention dans l’exposition Identités traditionnelles trop juives et difficiles au Jewish Museum en 1996. Pour le dire sans trop de développements, et à regarder ses tableaux, le style de « l’artisse » est dans l’air dominant du temps ; bien évidemment. L’inverse serait étonnant et détonnant ; et puis « qui se ressemblent, s’assemblent » En effet, qu’attendre d’autre de « l’élite mondiale » pour ne pas dire mondialiste ? La « mode » picturale de Kardon est faite d’un fatras de styles et stylets propres au dit « art contemporain » ; dans l’ensemble c’est un bric-à-brac, une brocante dépenaillée (redondance) de figuratif, d’abstrait, d’hyperréalisme, de naïf, d’emmêlé sans queue ni tête, de reprises amoindries de grands thèmes du passé, du mauvais goût apoétique « moderne ». Ses rares tableaux qui a mon sens sont esthétiques relèvent d’un abstrait total de formes et de couleurs. Voilà pour la critique artistique en passant. Mais il est bon de rappeler que tout se tient dans les diverses strates, classes, castes et marigots de la société.

Depuis des années, Shelley, « a graduate of NYU School of Film and Television », une diplômée de l’École du Film et de la Télévision de l’Université de New-York, travaille dans le domaine de la radio comme journaliste et productrice, carrière qu’elle a entamée à NBC Radio News, Good Morning America et America Morning. Depuis elle s’est faite co-fondatrice et vice-présidente de Air American Radio. 

Elle a également publié divers ouvrages tels que Naked Republicans (Les Républicains à nu) ou Five lessons I didn’t learn from breast cancer (Cinq leçons que je n’ai pas apprises du cancer du sein), ou encore ADHD and Autism (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité et autisme). Et des livres pour enfants dont certains à succès et même à prix littéraire. Se déclarant elle-même « spiritual entrepreneur », elle dirige une maison d’édition pour enfants dont elle dit qu’elle est « orientée spirituellement » et qui se nomme Chocolate Sauce, comme son surnom. Shelley Lewis participerait également, en compagnie de diverses fondations éducatives, à une « Give Freedom Fund Alliance« , Alliance de Fondations Donnez la Liberté (La liberté ? Reste à savoir laquelle!) qui pilote un programme au bénéfice d’enfants et de jeunes, en particulier en Estonie. Je suis toujours sidéré de l’hyperactivité disons productive de certains. Par contre, j’ignore totalement si cette dame a des enfants, elle-même.

Dans l’Affaire Epstein, pour l’heure elle n’est accusée de rien, mais – nous dit la presse – le FBI aimerait bien l’entendre, pour qu’elle raconte ce qu’elle pourrait connaître, liées aux accusations de pédophilie concernant feu Epstein et vive Maxwell.

En attendant, Mona fréquente vraiment du beau monde, par contre elle qui fut sa muse et compagne (mais non son épouse) pendant plusieurs années, n’eut rien à dire à la mort de David Hamilton et n’a pas daigné être présente à ses obsèques. Mais a su quand même très rapidement récupérer des biens du défunt, dont sa maison de Ramatuelle.

Il faut dire que David Hamilton fut le seul artiste de la bande (si on peut parler de bande, de bande à Mona). Seul artiste et, au final, seul fauché. Et avec le temps oublié et, peu ou pas toujours bien entouré. Totalement en marge. Ce qui n’est pas du tout le cas de Maxwell ; et pas vraiment le cas de Lewis. Ni non plus de Mona, d’ailleurs.

Que lui reproche finalement cette dernière ? Mystère et boule de gomme.

En attendant, moi, la Mona que je préfère c’est celle-ci, celle d’autrefois qui semble éteinte depuis bien longtemps et qui paraît même être morte à l’art ce jour d’été 1983 où – la trentaine passée —elle s’est mariée avec l’homme d’affaires, sauf erreur plus jeune qu’elle de quelques années, Gregory Hild Arnold, du petit monde et entre-soi de la « jet society ». ***

Notes :

* cf. https://twitter.com/mopeng/status/1266828608137383937 

Merci à C. D. qui a déniché ces informations.

** Epstein qui n’était déjà pas un oisillon blanc en ce domaine puisqu’il a été condamné en 2008 à dix-huit mois de prison (dont il fit quelques-uns) pour prostitution de mineures (une quarantaine).

** Mode et études de marché pour les parents – Nancy et Rome – à New York et à Chicago ; finance d’entreprise (chez Goldman Sachs) pour l’aîné Rome George Arnold III …

From → divers

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