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Mémoire traumatique et manipulations dans tous les azimuts

29 mars 2021

On ne présente plus Muriel Salmona, l’idéologue du dogmatisme et de l’obscurantisme pseudo-freudiens dont toute la théorie repose sur une lecture quasi infantile de la doxa freudienne, théorie remisée au rang de calembredaine pseudo-psychiatrique par toutes les autres écoles de la psycho-thérapie (qui ne sera d’ailleurs jamais une science exacte, tout juste un art à base de croyances et de relations humaines entre une personne dite soignante et une personne dite malade ; à ranger en compagnie des confesseurs, exorcistes, sorciers, marabouts, tireuses de cartes, astrologues, conjureurs de sort, juges à l’eau, jamais très loin de l’ordalie, quand il ne s’agit tout simplement pas d’une machine à abrutir par les médicaments).

« Théorie » non pas rejetée par principe, par des pairs jaloux ou obtus, mais à cause de toutes les nuisances bien réelles qui en découlent, et qui en ont découlé pendant des années dans divers pays du monde, avant que les « élites » de la psychiatrie franchouillarde dégénérée ne se soient mises à jurer que par elle. Ailleurs rappelons-le, le désastre humain de cette « thérapie » fut tel qu’elle a disparu des esprits, s’achevant souvent par des suicides (commis par des gens injustement accusés), des procès, des destructions de familles, ou dans la ruine mentale d’accusateurs manipulés.

Je veux parler, une fois encore, de la fadaise de la mémoire traumatique ou du traumatisme mémoriel – comme on veut le dire. Une Flavie Flament est passée par là et a reçu d’un « psy » tout l’attirail du délire psychiatrique (celui du psychiatre, ou pour le dire plus exactement du gourou) pour aller jusqu’à accuser David Hamilton de viol. Avec la suite que l’on connaît, la mort tragique du plus grand photographe de la fin du vingtième siècle. Un photographe dont l’oeuvre démontre une sensibilité exquise, certainement pas une mentalité de « violeur ».

Flavie Flament avait quelques problèmes psychologiques (sa propre mère lui a d’ailleurs souhaité dans la presse de « trouver un bon médecin ») et déprimait  lorsqu’elle trouva bon d’aller voir un certain David Gourion, adepte des mêmes errements que Muriel Salmona. Comment des psychiatres (des docteurs en médecine) peuvent-il arriver à mettre dans des têtes de telles aberrations : 

– Cherche bien, tu as certainement dû être violée.

– Oui, j’avais oublié, j’avais treize ans… Je vois tout maintenant.

Qui ne remarque, immédiatement, le côté quasi ridicule d’une telle « révélation »? À treize ans, on n’oublie pas un viol. Et surtout à treize, quatorze, quinze ans on ne continue pas à reconnaître les talents artistiques d’une personne – en accrochant des affiches et des photographies sur les murs de sa chambre d’adolescente – si quelque mois auparavant cette même personne avait été un violeur. Or, c’est bien ce que faisait Flavie Flament: elle affichait des affiches de David Hamilton dans sa chambre, puis se présentait au concours de « Miss OK 1988 » en envoyant, avec son dossier d’inscription, une photographie d’elle dont l’auteur n’était autre que David Hamilton.

La puissance manipulatrice des hommes les uns sur les autres est immense, c’est même à la base de ce qui fait une bonne partie des malheurs des masses humaines. Le critère d’autorité, que l’on aime mettre en avant dans les questions de détournements de mineurs par exemple, est tout autant présent dans les rapports entre un psychiatre et un malade dit mental.

Si l’on veut prendre un exemple manifeste de la façon dont fonctionne la pensée humaine dans son aspect idéologie dominante, propagande, il suffit d’analyser ce qui se passe depuis plus d’un an maintenant avec la « corona-folie ». Il est facile finalement, pour qui détient l’autorité et contrôle d’une façon ou d’une autre les médias, de manipuler des millions d’individus et de leur mettre dans la tête des idées fausses, des peurs, des mises en demeure de bien se tenir. Sur rien, ou sur pas grand-chose, ou si peu. Et pour mieux servir des desseins inavouables. Cela a pour nom : viol des foules.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il y a grande concordance de mentalité entre toutes les théories réelles ou fumeuses des modes du moment, qui président toutes à la destruction des esprits sains ou de bon sens.

Personnellement je ne vois pas trop de différences entre un gourou du confinement et de la vaccination universelle, un gourou du racisme (y compris du racisme anti-blanc), un gourou du féminisme hystérique, un.e crétin.e de l’écriture inclusive, ou un adepte de la mémoire traumatique. Ce sont souvent les mêmes.

Certains ont beau avoir quelques diplômes, cela ne les empêche nullement d’être des imbéciles, incultes et bornés: leur place dans la société leur monte à la tête.

Pour en revenir à la salmonellose qui semble accabler certains milieux de psycho-thérapeutes, j’ai dit plus haut nuisance, le mot est faible. Du côté des malades, des personnes mal dans leur peau, c’est l’attachement moral, mental et financier, de type disciple à maître infaillible. Du côté du thérapeute présumé, c’est le recours à une manipulation systématique du patient, pour ne pas dire le client. Client à vie, rente assurée.

Patient toujours orienté dans une seule direction, qui n’est jamais celle qui lui vient spontanément à l’esprit. Ce dernier ne développe aucunement son propre discours mais est amené par des questions perfides, perverses, toujours du même type, à admettre toujours la même chose: l’abus sexuel, alors même qu’il n’en a eu aucunement conscience jusque-là. 

L’histoire est monotone et simpliste, même Freud n’a pas été jusqu’à ces extrémités. Aujourd’hui, en 2021, on est dans la vulgarisation à la petite semaine. Bornée. Lecture féministe et genriste.

La dame Salmona – grande copine de toutes les échevelées femenisantes – ce n’est pas que la mémoire traumatique, c’est aussi le militantisme féministe hystérique et castrateur. Un exemple ? Je le recopie d’un article de Peggy Sastre (Muriel Salmona: la psy qui traumatise. La promotrice de la notion d’amnésie traumatique est une femme dangereuse, in Causeur, 10 mars 2021). Ce qu’elle décrit est une vidéo datant du 14 janvier dernier.

« C’est une vidéo grise, comme délavée. Muriel Salmona, psychiatre, est assise au bord d’un canapé, les mains jointes sur les genoux. La caméra de Brut zoome sur son visage alors qu’elle enclenche sa litanie: « À toi, future victime d’inceste, je suis désolée, car tu vas subir un viol commis par l’un des membres de ta famille. C’est intolérable. » La focale se rétrécit sur les yeux noirs de la présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie, désormais au centre de l’image. « Tu as certainement moins de 10 ans. Je ne sais pas dans quelles circonstances ça va se passer, mais ton beau-père, ton père, ton frère, ton oncle reviendront certainement plusieurs fois. » Puis l’horreur va croissante. « Je suis désolée pour toi, car si rien n’est fait pour te secourir, te protéger, te soigner, […] cet inceste aura des conséquences très lourdes sur ta santé et ta vie. […] Tu risques de vivre dans la peur. Peur de l’agresseur, peur de subir à nouveau des violences, peur de tout. […] Ce sera très difficile, mais tu essayeras de parler, d’appeler au secours, mais il y a de grands risques qu’on ne t’écoute pas et qu’on ne te protège pas. Tu devras survivre seul aux violences et à leurs conséquences psycho-traumatiques. » ( https://www.causeur.fr/muriel-salmona-amnesie-tramatique-viols-192816)

« Que fait l’Ordre des médecins ? » ajoute Peggy Sastre, auteur de l’article. Oui, que fait-il ? Rien de plus et rien de mieux que pour la corona-folie.

Coronavirus ou mémoire traumatique, la recette ne change pas: foutre la trouille et élucubrer ; mettre dans la tête des idées malsaines, perverses, pathologiques. Orienter, manipuler. Que ne ferait-on pas pour servir « en même temps » (comme dirait l’autre) son fonds de commerce et son idéologie politique misandre? Et faire d’une pierre deux coups…

Jean-Pierre Fleury.

From → divers

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