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ASSELINEAU : DE RIP (référendum d’initiative populaire) EN RIP (requiescat in pace).

16 juillet 2020

C’est le RIP final ! pour Asselineau qui fait ripaille d’être réélu à la tête de son parti (à tout prendre maintenant) de godillots, au milieu de sa petite cour et de ses fidèles adorateurs qui aiment être bercés par les ronrons asseliniens, tout en abandonnant tout sens critique. C’est échu pour celui qui est mort politiquement. Il faut dire qu’il avait avec lui, parmi ses proches, un conseiller funéraire, ce qui va lui assurer un enterrement grandiose ; du moins je l’espère pour lui. Il ne sera bien évidemment jamais président de la République à moins d’une intervention des dieux, et pas n’importe lesquels ceux du despotisme plus ou moins éclairé.

J’avais déjà noté, lors du confinement, la curieuse attitude d’une partie de ce mouvement qui reprochait au « patron » de prendre parti pour le professeur Raoult comme si la raison ne l’imposait pas d’elle-même. En en faisant un « sujet clivant », comme on aime à dire en ce mouvement. (jusqu’au jour où c’est le chef lui-même qui est apparu manifestement et publiquement clivant). Ce qui n’était rien comprendre de ceux mêmes qui nous « gouvernent » et ne rien comprendre à la propre critique upérienne de la société.

Asselineau va s’enfermer dans ce qui est devenu sa secte de Français qui ressemblent finalement à tous les autres quand il s’agit de voter en conformité avec une allégeance irraisonnée. Je n’avais pas trop de doute sur le résultat, je suis seulement surpris par l’ampleur de la déroute des deux autres listes. Adhérents sous-informés ? Apathiques ? Adhérents scotchés, « adhésivés » à ce que certains appelaient déjà depuis longtemps un gourou ?

Tout est devenu grotesque en ce parti qui vient de perdre une bonne part de son reste de crédibilité et de ses adhérents et sympathisants (comme moi). Par négligence, je ne m’étais jamais préoccupé de savoir comment fonctionnait l’UPR. Malheur à moi qui ai voté pour ce personnage – que je peux définir maintenant comme pas sérieux, irresponsable et autocrate – à la présidentielle de 2017 ; personnage parti depuis la présidentielle manifestement dans je ne sais quelle dérive malade : « il a pété les plombs » a dit quelqu’un, ce qui me semble assez juste : et ce qui au final, fait une très mauvaise publicité pour le Frexit, la sortie de l’euro et de l’OTAN, etc.

Depuis mai, Asselineau qui aurait dû se faire tout petit, humble, et se mettre en retrait selon les préceptes qu’il applique si facilement aux autres, s’est fait chef d’une mascarade. Ces derniers soutiens médiatiques (et encore) sont Beur FM et RT France ; et bien évidemment UPR Télé qu’il a totalement annexée à son unique profit comme d’ailleurs le site de l’UPR, deux lieux que personnellement je n’ai plus grand envie de consulter ni de citer sur mon blog. On peut s’en passer finalement. Il faut tourner les yeux et les oreilles vers d’autres qui ont des analyses similaires.

Ce qui m’intéressera de savoir, du moins « comme ça » et sans en faire une longue fixation, mais pour comprendre le phénomène, c’est comment se réduiront à peau de chagrin ses interventions écrites et orales sur Internet. En terme d’auditeurs ou de lecteurs. Et plus encore dans les media de la conformité dominante, où il n’était déjà pas très présent, et beaucoup moins que d’autres souverainistes (reste à savoir pourquoi).

***

J’ai déjà noté ceci, relativement à des vidéos de la chaîne YouTube UPRTV (« chiffres » relevés dans l’après-midi du 14 juillet) concernant « l’Affaire Asselineau » proprement dite :

– 25 avril : La situation interne de l’UPR (durée 28 minutes et 15 secondes) 191.839 vues comptabilisées. Si l’on veut faire une comparaison un peu provocatrice, c’est guère mieux (si j’ai bon souvenir) que certaines vidéos de Dieudonné à certaines époques, comme du temps de son ennemi intime Valls. Et c’est nettement moins que certaines autres vidéos de Soral (mais là le public est assez particulier). Tous deux venant d’ailleurs de tomber dans le domaine de la censure sur YouTube (qui rappelons-le n’est finalement qu’une entreprise privée qui disparaîtra d’elle-même le jour où elle aura trop censuré la diversité).

– 6 juin : François Asselineau répond [sic] à vos questions (durée 1 h, 19 minutes, 19 secondes) 77.151 vues comptabilisées. À scandale moindre ou amoindri (chacun se doutant que l’accusé ne risque pas de se lancer dans des révélations fracassantes le concernant ; mais dans un jeu où il se victimise ouvertement quand on prend le temps de l’écouter jusqu’au bout). Soit une chute de 59,9% de vues par rapport à la première vidéo sur le même sujet.

– 11 juillet : Allocution de François Asselineau suite à sa réélection [interne] (durée : 10 minutes et 33 secondes) 34.079 vues. Soit une chute de 55,8% par rapport à la deuxième vidéo sur le sujet et de 82,2% par rapport à la première. Soit également dix fois moins environ de vues que le nombre de personnes qui ont voté pour F. Asselineau à l’élection présidentielle de 2017.

Le 13 juillet a été diffusée une nouvelle vidéo asselinienne sur les suites du coronavirus : le dangereux PEPP de la BCE : plans de relance – n° 3 (durée : 26 minutes et 34 secondes) ; à cette heure elle n’a été regardée que par 13.038 personnes. Ce nombre va encore monter un peu sans doute, mais pas beaucoup plus que de quelques milliers.

L’Affaire est donc entendue, je veux dire comprise et achevée ; peu de gens veulent en savoir plus, connaissant déjà l’essentiel du discours « pour le Frexit en 2022 ». Le Frexit, moi je veux bien, je n’attend que ça, mais ça ne sera certainement pas avec lui à la tête des troupes. Impasse totale. Banco et manque ! Asselineau ne réunira pas 500 signatures de maires et autres.

À ce propos un ancien membre de l’UPR qui est actuellement dans la contestation des media et plus ou moins Gilet Jaune si j’ai bien compris, avait expliqué la méthode utilisée par Cheminade (qui d’ailleurs fit partie des gens qui fêtèrent le Brexit en France avec l’UPR) : l’envoi d’un bulletin régulier à destination de tous les maires de France, voilà dévoilée la technique d’approche ! Il se pourrait que ce soit la même pratique à LO (présent depuis des années à l’élection présidentielle) avec un jeu discret de « la droite » pour faire en sorte que LO soit là pour ôter des voix à « la gauche », doublé d’une présence discrète de personnes de LO dans nombre de petites communes, là où les candidats se font parfois rares.

***

On pourrait faire une autre comparaison, un autre genre de comparaison, en prenant l’exemple de l’évocation du coronavirus en des vidéos d’Asselineau.

– 10 mars : Coronavirus : réaction de François Asselineau (durée : 34 minutes et 56 secondes) 337.287 vues.

– 17 mars : Coronavirus : le bilan tragique au stade 3 : « Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant » (durée 51 minutes et 17 secondes) 742.001 vues. Forte écoute, vu qu’elle est sortie le jour même du début du confinement (mardi 17 mars à 12 heures, mais annoncé dès le dimanche soir pour laisser le premier tour des élections municipales se faire (on a vu dans quelles conditions) et une partie des parisiens s’entasser dans les supermarchés, les gares et les trains vers la province).

– 31 mars : Pourquoi la polémique sur la chloroquine et pas sur les autres médicaments testés par décret (durée : 56 minutes et 47 secondes) 277.744 vues.

– 11 avril : un « plan de sauvegarde européen » de « 500 milliards d’euros » de l’UE… vraiment (durée 34 minutes 30 secondes) 147.880 vues.

– 14 avril : Discours de Macron du 14 avril : Réaction de François Asselineau (31 minutes 48 secondes) 304.254 vues. Sorti donc le jour même de l’intervention télévisée de Macron.

– 27 mai : Covid19 : la cacophonie de la libre circulation des personnes dans l’UE (durée : 12 minutes 27 secondes) 35.374 vues.

– 13 juillet (déjà cité plus haut).

Ce qui donne :

10 mars 17 mars *  31 mars  11 avril  14 avril **  27 mai   13 juillet
337 287 742 001  277 744    147 880   304 254     35 374     13 038
base 1    x 2,2         x 0,82      x 0,44      x 0,9         x 0,15     x 0,04

* tout début du confinement
** discours de Macron

On voit que le plus ou moins grand succès en nombre de vues de ces vidéos suit assez étroitement l’actualité gouvernementale et médiatique dominante. Depuis, la population est en vacances, ou attend la suite des événements économiques, avec l’augmentation manifeste du nombre de chômeurs.

***

Autre élément de comparaison : « Les 5 actus de la semaine » d’UPRTV qui ont disparu au moment du « clash upéèrien », et qui jusque là suivait son petit bonhomme de chemin ; soit 50.000 vues environ chaque semaine. Rien de changé jusqu’en avril avec ses spectateurs propres.

Cf. – Les 5 actus de la semaine n° 55 – 2 avril – Émeline et Fabien : Coronavirus – Crise – Économie – UE – Monde (durée 8 minutes 48 secondes) 51.453 vues. – Les 5 actus de la semaine n° 57, confinement – 16 avril – Émeline et Fabien : Covid19 – Technologie liberticide – France – UE – Monde (8 minutes et 41 secondes) 46.675 vues.

***

Ultime remarque sur la question de la présence des uns et des autres sur le site de l’UPR et sur la chaîne UPRTV. Ayant totalement annexé le site UPR et UPRTV (ce qui était déjà en grande partie le cas) Asselineau a passé 490 minutes sur UPR TV depuis le 8 mai, auxquels on peut ajouter divers articles sur l’actualité. La comparaison n’est pas possible avec ses concurrents (les deux autres listes qui se présentaient à l’élection interne) qui ont eu droit à 0 heure 0 minute et 0 seconde.

Remarque en passant : je trouve quand même que quitte à casser la baraque, ses opposants étaient tous finalement des mous. Il suffisait d’investir le studio d’UPRTV payé par tous les membres de l’UPR pour ramener le dictateur un peu à la raison.

Asselineau, ce même homme qui « pigne » en permanence, qui se plaint de ne jamais passer dans les « grands » media nationaux, n’est qu’un gros farceur qui finalement me semble avoir quelque problème psychologique lui aussi. Bien la peine de critiquer Macron l’immature et égoïste, lorsque l’on est également totalement un autocrate intégralement imbu de soi, finalement vaniteux et prétentieux, et qui plus est manipulateur, harceleur et menteur à l’occasion. Et qui sait : peut-être pas même sincère dans certaines de ses opinions ou actions politiques.

***

Bien évidemment on ne peut que rire (jaune, comme un gilet), maintenant que l’on a mieux cerné le contexte, des prétentions « démocratiques » énoncées par l’UPR. Je comprends mieux à cette heure (tout se passant habituellement dans le microcosme parisien) l’absence de gens comme Todd ou Chouard sur la liste UPR des européennes. Et le refus d’Asselineau de rapprochements avec les autres vrais démocrates et souverainistes, ou du moins prétendus tels.

Car en fait il n’est pas démocrate, ou plus exactement démocrate de démocratie dite représentative, à la sauce de la liste majoritaire qui empoche tout (la meilleure démocratie étant toujours la dictature, c’est bien connu).

Et souverainiste à la sauce gaulliste c’est-à-dire totalement en accord, à quelques aménagements mineurs prêts, avec la Constitution présidentialiste de 1958 qui montre actuellement tout son dévoiement. Ce que Mitterrand appelait « le coup d’État permanent » avant qu’il ne s’y rallie lui-même.

Asselineau se dit enfin favorable au R I C, le référendum d’initiative citoyenne (l’équivalent du RIP) mais je doute qu’au fond de lui il l’agrée vraiment, ou plutôt cela l’ancre, le conforte sans doute dans l’idée de ne pas prendre lui-même clairement position sur tel ou tel sujet, et de passer pour un dirigeant débonnaire, du moins pour l’extérieur, mais pas en interne. Je découvre en effet de plus en plus en lui, un simple illusionniste non exempt de simple « air du temps ».

Attendons maintenant les condamnations prévisibles d’Asselineau au pénal. Ou alors il n’y aurait plus de Justice. Concernant la « gestion » énarco-rigide et intempestive des hommes, de ses très proches collaborateurs. Manquera, en l’absence de troisième plainte, sa condamnation pour sa gestion financière avant tout à son profit quasi unique, dans un total mépris pour les cotisants et donateurs. Le « petit peuple ».

***

Je vais donc commenter tranquillement les résultats de cette consultation interne.

Premier élément grotesque (simple remarque en passant), alors que le site de l’UPR affiche en ce moment même (et en temps réel comme il est précisé) 38 981 adhérents, je constate que le corps électoral, i.e. le nombre d’électeurs inscrits (donateurs et adhérents à jour de leurs cotisations et de plus de six mois de présence) s’est établi en définitive à 12 718.

Ce qui veut dire que le compteur « en temps réel » a été gonflé et multiplié par 3,06. (Et je doute vraiment que depuis ces derniers mois et le confinement, des gens nombreux aient adhéré). Que c’est minable!

Par rapport à 2017 (certes l’année de l’élection présidentielle) le corps électoral a pratiquement fondu de moitié (de 49,2% très exactement).

Le nombre de votants a été de 8 142, soit une participation de 64,02 %. Donc près des deux-tiers des inscrits. Il faut dire que la fois précédente en 2017, où il n’y avait que la liste (consensuelle ?) du président, la participation n’avait été que de 35,9 %. Seule différence entre une société d’inspiration stalinienne où ne pas voter est un quasi délit ; une mise à l’écart et sur liste noire. On est donc passé sensiblement d’une participation d’un tiers à deux-tiers en passant d’une seule liste à trois listes.

Sur ces 8 142 votants on doit déduire 352 votes blancs. Soit finalement 7 790 exprimés, ce qui représente 61, 25 % des inscrits.

La liste Asselineau, Cap sur le Frexit en 2022 (vœu pieux, du moins avec lui à la tête du mouvement) a obtenu 6050 voix, soit 74,3% des votants, 47,6 des inscrits. La liste Conte, Une nouvelle ère pour l’UPR, 1348 voix, soit 16,6% des votants, 10,6% des inscrits ; et la liste Fontaine, Union du Peuple pour Rétablir la Démocratie (qui est le sous-titre de l’intitulé de l’Union Populaire Républicaine), 392 voix, soit 4,8% des votants, 3,1% des inscrits.

Notons qu’entre les 35,9% de participation de 2017 et les 64 % de participation de 2020, François Asselineau est passé de 8 857 suffrages à 6050, soit une perte de 2 807 voix, autrement dit de 31,7%.

% sur les inscrits

inscrits /votants/ suffrages Asselineau /autres candidats /blancs
2017

25035      8988                  8857                            sans                     131
………..  (35,9%)          (35,4%)                                                     (0,5%)

2020

12718       8142                  6050                            1740                     352
……………(64,%)            (47,6%)                      (13,7%)               (2,7%)

N.B. Je ne connais pas le nombre exact d’inscrits, de votants et de votes blancs en 2017 ; ces nombres (mis en italiques ici) ont été déduits de divers pourcentages (qui comportent donc des arrondis). Mes sources sont celles (uniques) du site en voie d’extinction : Les signataires et leurs soutiens (https://www.signataires.frexit.org/). Comme le site YouTube UPRD avec vous (https://www.youtube.com/channel/UCUnqdRIzBgi8gMq2yhxMmxQ) d’ailleurs.

Ce que l’on peut ressortir de ce tableau, sorte de sondage finalement, est qu’Asselineau malgré ses 6050 voix contre 1740, sort grandement affaibli, légitimité fortement entamée. Car si l’on peut comprendre le faible taux de participation à son élection interne de 2017, puisqu’il était le seul candidat à sa propre et constante réélection (mais il faut le dire avec un certain nombre de changements dans sa liste, suite à des démissions récurrentes ; depuis le début de l’UPR semble-t-il), ici c’était lui-même qui était en jeu.

Il y a bien évidemment la chute de la moitié environ des adhésions entre 2017 et 2020. Asselineau l’explique par le fait que 2017 était une année d’élection présidentielle avec lui présent en tant que candidat ; mais on peut tout aussi bien évoquer, depuis, la stagnation, les revers des élections présidentielle, européenne et municipales pour expliquer la chute des adhésions.

On peut même noter que ses fidèles constituent maintenant un groupe de 6000 personnes environ. Certes, 6000 adhérents à un parti (qui plus est souverainiste) de nos jours n’est pas si mal. Mais, qui sont ces 6000 personnes ? De simples électeurs ? Ou des militants ? Car ce qu’il reste à connaître, c’est l’ampleur de la prévisible grave hémorragie interne, non seulement adhérente mais militante (la plus active, la plus critique et la plus déçue). Un vrai gâchis. Et pire encore la déroute électorale assez prévisible, alors que les résultats n’étaient déjà pas mirobolants.

Sans trop nous tromper on peut supputer que l’essentiel des votants des deux autres listes et d’une partie des votes blancs ou des abstentionnistes de ce scrutin interne vont quitter le navire pour retourner à l’abstention, ou rejoindre d’autres mouvements ou partis souverainistes. Ou se lancer dans de nouveaux projets comme semble le proposer certains tels Charles-Henri Gallois et Philippe Conte.

***

En pourcentages par rapport aux votants, la liste de François Asselineau l’emporte avec 74,3%, suivie de celle de Philippe Conte avec 16,6%, puis de cele de Sylvain Fontaine avec 4,8% ; pour un vote blanc de 4,3%. Vote blanc qui a augmenté, dit-on, de 134,2% par rapport à 2017.

Si l’on veut s’en tenir au faux compteur officiel qui depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines (aujourd’hui 16 juillet encore), reste bloqué à 38 981 adhérents, puéril mensonge, tout en étant relégué maintenant en bas de page, François Asselineau a été élu par 15,5% des adhérents. C’est donc une débâcle. « Vanité des vanités », dirions nous à l’encontre de celui qui aime à se mettre sous la garde de Confucius ou de la Bible.

De ce que l’on peut en saisir, la contestation semble avoir été plus forte en certains secteurs du pays que dans d’autres. Centre – Val de Loire, Pays de la Loire, Bretagne, Gironde, Lyonnais, Côte d’Azur. Là où justement l’UPR semble connaître une forte activité militante qui a permis la constitution de listes aux élections municipales de grandes villes comme Nice, Bordeaux ou Nantes.

Si l’on sépare comme l’a fait très justement la liste UPRD ceux qui sont cadres du mouvement de ceux qui sont simples adhérents, on peut noter ceci concernant ceux qui se sont présentés en tant que titulaires (en % arrondis) :

                          1- liste Fontaine 2 – liste Asselineau 3 – liste Conte
cadres                          3%                            71%                    79%
simples adhérents              97%                          29%                    21%

Soit : 1 – une liste composée quasi exclusivement de gens de la base, moins un cadre ; 2 – une liste dans un rapport de 7 cadres pour 3 personnes de la base : et 3 – une liste dans un rapport de 8 cadres pour 2 personnes de la base. Du moins pour ce qui concerne les titulaires.

Comme je l’ai écrit ailleurs les listes 2 et 3 représentent le combat des chefs (sachant qu’une partie des cadres de la liste 3 ont été choisis « autrefois » par Asselineau), et la liste 1, celle qui représente la masse de la base adhérente, qui n’a pas voté pour elle finalement mais pour, on peut vraiment le dire maintenant non leurs semblables mais leur gourou. En qui ils ont foi, confiance aveugle et religieuse : homme providentiel pour ses ouailles. Malheureusement pour eux, devenu inaudible et improbable, en sa dégringolade, pour qui politique rime autant avec raison qu’avec passion et émotions. Et pour la masse énorme des gens qui en ont soupé de la déliquescence intellectuelle et morale politicarde.

***

Laissons donc François Asselineau, ce pauvre homme finalement, jouer à De Gaulle (un De Gaulle sans honneur, ni grandeur) et se pavaner dans sa bassesse présente et sa misère à venir. Plus vite il sera jugé, mieux ça sera pour le camp souverainiste ; le talent oratoire et l’érudition n’autorisent pas tout. L’autoritarisme, le mépris et la manipulation encore moins. L’égoïsme jaloux et démesuré non plus. Pour ne pas parler du reste, encore moins reluisant.

Le mieux pour le mouvement souverainiste et pour une démocratie directe est que cet autocrate toc et vent mauvais qui attire depuis quelques la répulsion en tous ses comportements publics, que ce « bon père de famille » harceleur et « tout pour sa pomme » disparaisse des écrans de la politique ; ou se perde le plus seul possible dans les arcanes infamantes de la politique politicienne et politicarde. Dans la politicaillerie, cette quincaillerie, cette quincaille inutile et qui plus est nuisible. Celle des condamnés par la Justice mais toujours là. Celle qui, par les statuts présents mêmes de l’UPR, lui interdit de se présenter à toute élection.

From → divers

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