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AU BON COIN, MON CANARD !

11 juillet 2020

On me dit que le véritable nom de notre nouveau ministre de l’Intérieur (sic) – enfin, « de leur nouveau ministre », je me sens totalement étranger à cette maffia et tout ce petit monde de politicards à costards grotesques – ne serait pas Darmanin, mais Dardmalin. Nom prédestiné pour cet opportuniste en tout. Qu’on se le dise !

Tiens à propos de con, voilà ce que je lisais il y a peu ici : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/07/10/le-con-est-il-le-vrai-fond-de-la-vie-sociale-pour-lhomme-eloge-du-con-du-connard-du-conard-du-conneau-du-connaud-du-connot-et-du-conno-aussi/

En fait, « con » semble être une variante de « coin », cuneus en latin, qui à l’origine désignait le coin (l’outil) puis a fini par désigner toute chose plus ou moins en forme de coin ou triangulaire. En français, il a pris le double sens de coin en tant que contenu (l’outil) et coin en tant que contenant (l’angle, le point d’intersection, le recoin, la fente).

À moins qu’il ne soit une variante de « cône », cōnos en latin, kônos en grec avec un o long. Ou un mélange phonétique et sémantique des deux, coin et cône. Un cône n’est jamais qu’un coin (l’outil), non pas à base et sommet rectangulaires, mais à base et sommet circulaires.

Ceci me fait penser également (mais j’en ai peut-être déjà parlé) à un copain d’adolescence qui avait pour habitude de dire non pas « quel con, celui-là ! » mais « quelle bite, celui-là ! » Bite ou bitte d’ailleurs, je ne sais pas, et lui aussi devait l’ignorer.

Je ne saurais dire si c’était un précurseur du féminisme et de l’inclusion (en tout bien, tout honneur) ; je me souviens que c’était un gars qui s’entraînait dans un club, toutes le semaines, à la boxe. Comme quoi l’un n’empêcherait pas l’autre.

À ce propos j’ai connu également, de loin bien qu’on ait fréquenté la même cour de récréation, un ancien champion de France de boxe qui coinçait (sic) sa femme et se servait d’elle comme punching ball (quelle grandeur masculine !) et qui a fait cinq ans de prison pour avoir violé une femme en réunion. « Que voulez-vous, mon fils est nerveux et impulsif » disait sa mère chérie qui oubliait de rappeler quelques probables tares alcooliques familiales. Donc, difficile de généraliser.

Moi, ça m’amuse cette histoire de « con » et de « bite » car j’aimerais comprendre pourquoi on dit « un con » et « une bite ».

Ne devrait-on pas dire « une conne » et « un bit » ? Certes, on a déjà « un vit » mais c’est un mot bien oublié de nos jours.

Le petit lexicographe

From → divers

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