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FEUILLETON UPR : ÇA COINCE ENCORE DANS L’UNION

7 juillet 2020

Dès le début du rendu public du scandale interne à l’Union Populaire Républicaine (vers le début du confinement), à mon infime point de vue j’avais signalé (sans aucune illusion et comme d’autres sans aucun doute) et réitéré plusieurs fois (avant tout pour me libérer moi-même), aussi bien au clan asselinien qu’au clan « putschiste » que la seule attitude digne (les deux bords avaient leurs torts) et sensée était de trouver un consensus sur des candidats à « diriger » l’UPR, ni marqués par un bord, ni marqués par l’autre. En tirant les conclusions politiques de ce qui est arrivé.

La décence demandant même à François Asselineau de se mettre en retrait de son propre mouvement, quand bien même il en est l’un des membres fondateurs. Et quand bien même il serait reconnu dans quelque temps innocent de tout délit. En accord avec les valeurs défendues par l’UPR, et en accord avec ce qu’il prônait pour les autres.

Et la décence demandant également aux « putschistes » ou «signataires» de se retirer en tant que responsables finalement depuis de très longs mois d’un laissez-faire qui a amené à cette situation, sans oublier leur « lancement » malheureux de cette affaire. Or un bon nombre d’entre eux se retrouvent sur la liste de Philippe Conte.

Ces deux camps farouchement antagonistes, sont actuellement représentés par la liste de François Asselineau (tous ses proches de plus ou moins longue date) d’un côté et par la liste de Philippe Conte de l’autre, pour l’élection de nouveaux dirigeants pour le prochain congrès triennal du parti qui, par toute récente décision de justice (ce matin), se tiendra bien finalement le samedi 11 prochain.

Signalons que de mercredi à vendredi aura lieu les votes électroniques des adhérents ! Type de vote pourtant décrié par l’UPR, dont en premier son propre président en exercice ! Le vote par correspondance auprès d’un huissier donnerait au moins la garantie de traces papier. Ce qui n’est pas le cas avec l’électronique.

C’est hier seulement que par un heureux hasard, j’ai enfin trouvé un peu plus que la simple évocation en passant sur Internet de la troisième liste qui soumet ses candidats aux suffrages des adhérents de l’UPR. La liste conduite par Sylvain Fontaine, un simple adhérent et non un cadre, comme pour les deux autres. C’est ici :

https://sylvieheyvaerts.wixsite.com/uprdavecvous?fbclid=IwAR3FcqxfoAOfjSkiAucM4gdFGYJATZ5CKqycJsgJ-hDVnbbjRM46qV38i1k

Ce qui me paraît être la liste de la sagesse et plus encore de l’humilité. Et de la dignité. Ce qui n’est absolument pas le cas avec les deux premières conduites par Asselineau que l’on connaît bien et le gentleman* Conte que l’on connaît moins et qui enterre déjà (en en faisant une question personnelle) le mauvais, en tirant sur l’ambulance, ou en lui accordant le coup de pied de l’âne, comme on peut le voir et l’entendre ici :

https://www.youtube.com/watch?v=quUKvXjl9EM

J’y retiens, de cet exposé fielleux et vachard, qui prétend dire ses quatre vérités à François Asselineau, que ce dernier peut être « grotesque et vaniteux », qu’il peut avoir une « attitude méprisante » et affubler certains de ses collaborateurs de surnoms douteux, qu’il lui arrive de faire faire antichambre aux cadres du mouvement (des obligés finalement dociles, et muets en réunion devant sa monopolisation de la parole ; c’est moi qui ajoute), qu’il pratique le plagiat (ou plus exactement qu’il ne cite pas ses sources livresques qui elles-mêmes mettent en forme les diverses critiques consacrées à l’européisme et au mondialisme ; c’est également moi qui ajoute).

Et que finalement, il n’aurait pas le sens du kairos, qui dans la mythologie grecque apparaît sous les traits d’un petit dieu ailé de l’opportunité, qu’il faut saisir quand il passe (qui dans le sens biblique et chrétien en particulier est le moment choisi par Dieu ; c’est encore moi qui ajoute). « Opportunité » et « importunité » nous dit Conte qui épilogue sur ce bel éphèbe à qui l’on devrait faire subir les derniers des outrages (sans commentaires de ma part). Il ajoute encore que son protagoniste serait « couard et pleutre » (« couard », forme contournée de dire « connard » ? c’est une nouvelle fois moi qui commente). Là, ça frise la cour de récré.

Je conclus donc que Philippe Conte n’a rien du gentilhomme qu’il prétend être. Et que cette critique uniquement ad hominem, si elle peut faire plaisir à celui qui la soutient, ne va pas arranger les choses. Et je pense même va le desservir et desservir tout le monde.

Elle a un simple goût de vengeance et de vouloir rabaisser quelqu’un de déjà bien mal en point ces temps-ci. C’est avant qu’il fallait le lui dire (en face) ; ici, cela ressemble à un crachat opportuniste dans la soupe (opportunisme n’est pas kairos!). D’ailleurs, seuls les dieux… grecs ont le pouvoir de punir l’hybris, ou démesure, orgueil, arrogance, excès de pouvoir, autocratie, vertige du pouvoir, condamnables.

Tempérance et modération ne semblent pas être non plus les qualités premières d’Iznogoud dit Philippe Conte (dont l’ambition et l’esprit revanchard suintent un peu trop) que l’on finit par se demander si comme le dit F Asselineau, un « complot » pour le virer ne mijotait pas dans son dos depuis un certain temps.

* Il y a quelques jours, il a proposé à F. Asselineau un « débat entre gentlemen » que ce dernier a refusé, comme avec Sylvain Fontaine.

From → divers

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