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Coronavirus, l’allié providentiel et le stade ultime de la globalisation

9 avril 2020

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LA QUARANTAINE POUR MILLE ANS? Malgré ce que me disent des naïfs, des mal informés, des andouilles ou des gogos, je répète que cette quarantaine pourrait durer – dans la plupart des pays, voire dans tous les pays – des mois ou des années. De semaine en semaine et de mois en mois, on va – je le crains – annoncer des dates « possibles » de « sortie de la quarantaine », dates qui seront ensuite repoussées. Techniques bien connues, depuis qu’il existe des carottes et des bâtons.

DEBUT MAI, FIN MAI?… En Italie, ainsi, certains rêvaient d’une « sortie de quarantaine » au DEBUT mai.  Depuis quelques jours, on est passé à FIN mai. Selon la très sérieuse Fondation GIMBE, « il est risqué de ralentir les mesures (de quarantaine) avant la fin du mois de mai. (…) Les mesures de quarantaine ont seulement servi à alléger la pression sur les hôpitaux« .

Extraordinaire. On oblige donc à rester chez eux des centaines  de millions d’Européens (au nom de l’annonce faite par l’OMS d’une pandémie qui est fort loin d’avoir fait le quart du nombre annuel moyen de victimes de la grippe!) et cela afin de ne pas surcharger des systèmes hospitaliers où des politiques menées parfois pendant des dizaines d’années ont abouti à la perte d’innombrables lits de thérapie intensive, à la diminution des budgets de la Santé, à une pénurie de médecins, personnels soignants, médicaments et masques. Or, ce sont plus ou moins les mêmes gouvernants, d’abord responsables de la destruction des systèmes sanitaires, qui privent ensuite les populations de leur liberté, à commencer par la liberté de circulation.

L’IMPERATIF, CE NE SERAIT PAS LA LIBERTE? En France , pareil. Bonnet blanc et bonnet blanc. Edouard Philippe, le 7 avril, a dit:
« Aujourd’hui, l’impératif, c’est de faire en sorte que le confinement fonctionne, que le virus circule suffisamment lentement pour que le nombre de cas sévères qui justifient l’admission dans les services de réanimation ne soit pas supérieur aux capacités globales de notre système hospitalier. »

Les gouvernements italien et français, donc, pour ne pas parler ici des autres, te mettent en quarantaine pour que ne soient pas dépassées les capacités des systèmes hospitaliers qu’ils ont été incapables d’administrer correctement?…

POURQUOI un citoyen doit-il se voir privé de sa liberté de circuler pour remédier à l’incapacité des gouvernants en matière (par exemple) sanitaire? Combien de temps de telles mesures sont-elles prévues par la Constitution?

FIN 2020 ? Aujourd’hui, sur La Stampa, en Italie, Walter Ricciardi, conseiller du gouvernement italien, a affirmé que la distanciation sociale durerait jusqu’à la fin de l’année 2020.

D’autres jouent sur les mots, dans la grande logorrhée où se noie toute vérité. Un autre responsable italien, Domenico Arcuri, dit ainsi que va bientôt « commencer une longue phase de transition durant laquelle il serait impardonnable de ne pas maintenir les mesures de quarantaine adoptées jusqu’ici« .

On va rouvrir quelques activités productives ou économiques, mais – pendant on ne sait combien de temps – il n’y aura aucune sortie de quarantaine qui ne corresponde à une nouvelle entrée dans ou à une prolongation de la fameuse « distanciation sociale ».

RECOMMENCER DE ZERO ? Le Ministre des Affaires étrangères italien, Luigi di Maio, a été catégorique, aujourd’hui: « Nous devons être très attentifs à la phase 2. Si nous commettons une erreur, nous retournons au lockdown (quarantaine) et on recommence de zéro« .

Imaginez le scénario: vous avez été en quarantaine pendant six mois, au terme desquels on vous dit que si le « coronavirus » n’a pas été vaincu, c’est votre faute (vous n’avez pas respecté la quarantaine, vous n’avez pas mis de masque…) et vous voilà remis en quarantaine pour… pour combien de temps? Euh…

CONCLUSION

Il y a belle lurette que beaucoup de gouvernements, beaucoup de médecins, beaucoup de gens savaient, au sujet de virus potentiellement venus d’Asie et frappant (entre autres) les poumons humains.

Quelle que soit l’origine du « coronavirus » (origine qui, on ne se lassera jamais de le dire, est dans tous les cas une origine humaine, parce que même si elle coronavirus est passé par des espèces animales, ce sont les hommes qui détruisent la planète, exterminent les animaux et se servent de cobayes, y compris dans leurs laboratoires militaires), on ne peut certes pas dire que beaucoup de gouvernements, si gouverner c’est prévoir, aient prévu grand-chose. En tout cas, et pour ne pas exposer ici d’autres hypothèses, à en juger par les résultats.

L’Italie est en quarantaine depuis un mois. D’autres pays ont suivi l’exemple italien. La sortie de la quarantaine me semble plus que lointaine.

Le durcissement ou la reprise rapide de cette quarantaine, en revanche, ne m’étonneraient pas du tout.

Et dans les coulisses, que se passe-t-il?

Va-t-on trouver un vaccin? Quand donc? Certains gouvernements, voire tous les gouvernements, vont-ils en profiter un jour ou l’autre, sous des prétextes sanitaires, pour essayer – par exemple – de microchiper des millions d’individus?

Quelles nouvelles technologies, ou encore quels présumés  « perfectionnements » d’Internet (Internet quantique) est-on en train d’expérimenter, sous des prétextes sanitaires naturellement, notamment (mais pas exclusivement) afin de « tracer » les individus au moyen de leur téléphone portable?

Combien de temps va-t-il falloir attendre pour que l’on repropose, aussi, la suppression de l’argent comptant? Tiens, on pourrait raconter aux gens que les billets de banque et les pièces de monnaie transmettent le coronavirus. Un bon téléphone (muni de GPS) serait tellement plus pratique pour les soigner du coronavirus (et, accessoirement, pour qu’on sache en temps réel où ils sont, ce qu’ils achètent, ce qu’ils lisent, la musique qu’ils écoutent, voire s’ils préfèrent la position du missionnaire ou la levrette). 

Mon opinion est que les choses vraiment intéressantes liées à la phobie savamment entretenue du coronavirus (des choses dont la « grande presse » ne parle donc pas, ou parle peu) se passent actuellement ailleurs:

J’estime que l’on est passé des nationalismes à la globalisation (depuis les années 1950) et que, maintenant, ce coronavirus – une providence pour certains, mais pour qui donc? – ne conduira nullement à la fin de la globalisation, mais tout au contraire à son amplification et à son stade ultime.

Et donc (on agitera naturellement l’épouvantail toujours commode des nationalismes) à la création – sous tous les prétextes sanitaires et économiques que l’on voudra – d’une sorte de gouvernement centralisé, au niveau planétaire. Que ce soit là un but ou un résultat, ou les deux, voilà ce à quoi auraient alors conduit le coronavirus et sa phobie (qui sont, fondamentalement, une seule et même chose).

Le monde est, je le crains, en train de basculer dans la plus grande et définitive dictature technologique de tous les temps. Adieu, la liberté, et adieu l’être humain.

Quand vous serez en quarantaine avec un GPS microchipé et un autre dans votre téléphone, au demeurant, il sera hélas un peu tard pour que vous vous posiez des questions au sujet de la liberté. Le sens de ce mot vous sera devenu complètement inconnu.

Science-fiction? Peut-être. Mais au fait, la science-fiction a-t-elle jamais eu véritablement d’autre but que de vous habituer peu à peu au spectacle d’aujourd’hui?

Oui, nous aurions préféré un monde david-hamiltonien…

Olivier Mathieu

From → divers

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