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ANECDOTES À PROPOS DU CORONAVIRUS CHEZ LES BOUSEUX DE PROVINCE

8 avril 2020

Je vous ai laissé il y a quelques jours avec un bateau, l’Apex Celebrity, à quai dans le bassin de Penhoët à Saint Nazaire, avec finalement 1.460 membres d’équipage et employés sous-traitants confinés à bord. Le 26 mars on apprenait qu’une personne qui se trouvait sur le paquebot était en réanimation à l’hôpital de la ville, alors que le soir même 78 personnes se trouvaient confinées, mais carrément dans leur cabine.

Depuis, l’armateur étatsunien du navire a fait parvenir des tests de dépistage virologique. Soit donc environ 1500 tests. Pendant ce temps, sur la plage, « le monument aux Américains » (aux dirigeants tant aimés de nos édiles mondialistes et/ou européistes locales et nationales) continue de nous narguer.

J’ai écrit l’autre jour : « Si l’on s’en tient au taux que rencontre l’équipe du Professeur Raoult à Marseille (10 % environ) on peut s’attendre à 140, 150 contaminés, sans doute plus puisqu’ils étaient confinés ensemble ! » Sans doute plus, effectivement, puisque d’une information datant d’hier, mardi 7 avril, il s’avère que ce sont 217 cas positifs qui ont été répertoriés sur ce navire qui normalement aurait déjà dû effectuer sa première croisière. Soit pratiquement 15 % des personnes présentent sur le navire. 14,86 % pour être précis.

Aux dernières nouvelles (hier, également), si on ne semble pas déplorer, heureusement, de décès au sein de cette population, on a aussi appris du directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) sise à Nantes que (sic) « Trois cents personnes ont quitté le paquebot Apex… Cette évacuation va se poursuivre avec des solutions différentes selon le pays d’origine des passagers. »

On aimerait savoir quels sont ceux qui sont déjà partis (je me doute) et qu’elles ont été et qu’elles seront les solutions « d’exfiltration » comme dirait l’autre.

Nous aussi, tous les « à quai » *, on aimerait bien être «testés» ; ceci afin non pas de retourner chez nous, mais de pouvoir sortir de chez nous librement. Malheureusement nous n’avons pas la chance de vivre dans un pays développé, mais dans un nouveau Tiers Monde instauré par les mondialo-européistes et « dirigé » par de tristes guignols.

Au final, on aimera savoir, nous les indigènes et autres de France, de combien de morts collatéraux on va être redevable au coronavirus et surtout à l’incurie d’État (ou à l’écurie d’Augias le Second), sachant que (en particulier) les cardiologues et neurologues du CHU de Rennes – pour ne citer que cet exemple – ont constaté depuis le début du confinement une baisse massive (de 30 à 40%) des admissions en urgence pour infarctus du myocarde et sensiblement la même chose pour accident vasculaire cérébral.

« Un constat partagé par quasiment tous les hôpitaux de l’Hexagone et c’est encore pire en Italie ou en Espagne où la baisse des admissions peut aller jusqu’à 70 %.  C’est-à-dire que sept patients sur dix, qui auraient besoin de se rendre à l’hôpital pour des symptômes cardiaques ou cérébraux, ne s’y rendent pas. » (Ouest-France) 

À mon infime niveau, j’ai constaté depuis le début du confinement, qu’il ne circule pratiquement plus d’hélicoptères médicaux entre Nantes et Saint-Nazaire (j’en vois ou entends au moins un par jour en temps « normal »)… Confinement qui d’ailleurs devrait dépasser bientôt la quarantaine.

En attendant, et souhaitons que cela dure, il y a encore des places en réanimation dans notre hôpital du fond de la brousse qui vient tout récemment d’accueillir quatre malades de la région parisienne.

* ou « tous les naquets » », nom donné autrefois par les habitants de la Brière aux semi-briérons et autres habitants du pourtour du marais briéron, donc aux nazairiens.

From → divers

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