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C’EST QUOI CE GUIGNOL PITOYABLE ?

23 mars 2020

Je viens d’apprendre que les usines AIRBUS ont rouvert ce matin. Du moins celles de Toulouse et de Saint-Nazaire. Je suppose qu’il en est de même à l’usine AIRBUS de Bouguenais (banlieue sud de Nantes).

On vient de me dire également que les Chantiers Navals de Saint-Nazaire envisagent de faire de même.

Si je comprend bien les capitalistes font ce qui veulent et mènent leurs salariés et toute la société comme ils l’entendent, indépendamment de toute décision « sanitaire » ou pseudo-sanitaire dont on ne sait plus ce qu’elle cache : l’incurie ? un test grandeur nature sur la docilité des peuples ? une limitation drastique des dépenses en ne recourant pas aux tests de dépistage ? ou quoi encore ?

Le bateau ivre prend l’eau, le commandant est à la ramasse, les « élites » deviennent folles, toquées, sont en train de se noyer, ou pire sont d’un cynisme indépassable, ou tout à la fois ?

Rouvrir les deux principales usines de Saint-Nazaire (plusieurs milliers de travailleurs) c’est comme introduire le danger du coronavirus dans une bonne partie des foyers non seulement de la ville mais de toute son agglomération au sens large, de toute son aire d’emploi ; c’est-à-dire toute une zone entourant l’embouchure de la Loire (Presqu’île guérandaise avec La Baule, Grande-Brière, nord du Pays de Retz…), où habitent au moins deux ou trois cent mille personnes. Mais qu’est-ce que trois cent mille personnes ? Broutille. (De plus, les divers sites d’Airbus s’échangent des pièces, des morceaux d’avions par gros avion cargo ou par route).

Pendant que d’autres font jouer la clause de conscience et de mise en danger de la vie d’autrui (à la Poste par exemple)… Jolie cacophonie. Remarquable chienlit européiste macroniste.

De quel confinement parle-t-on ?

Il faut dire que le gouvernement a déjà, en toute connaissance de cause, laissé (et laisse encore paraît-il) de grands contingents de parisiens d’origine provinciale ou à résidence secondaire en province, prendre les trains pour déplacer une partie du problème « chez les ploucs ». Ces jours derniers, avec le soleil revenu, il a fallu en verbaliser un certain nombre qui se rendaient à la plage comme s’ils étaient en vacances et sortaient leurs bateaux. Tandis qu’à la capitale, consignes ont été données pour (comme depuis plusieurs décennies) ne pas « importuner » les « zones sensibles ».

Soit le virus est très dangereux ou bien il ne l’est pas, ou du moins pas plus qu’un autre virus de la grippe.

Je n’ose imaginer comment font ceux qui doivent trouver la solution entre retourner turbiner pour construire avions et bateaux qui polluent le monde, et faire en sorte de s’occuper de leurs enfants qui doivent demeurer cloîtrés à la maison partagés entre le site de l’Éducation Nationale et les consoles de jeu.

M’est avis qu’il va être temps de se concerter – nous les gens normaux – face à ce qui n’a pas beaucoup de sens.

From → divers

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