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LA VIE À S’ÉBROUER

13 février 2019

 

Un vague bruissement, qui mène le ruisseau

Sous les rameaux usés par les temps détestables,

Au sombre et froid chaos profond de rocs instables,

Donne une âme à des eaux d’oubli, dans un sursaut.

 

Aucun faune, ni nymphe y a posé son sceau ;

La solitude y est totale et délectable

Pour qui cherche à se perdre en ce lieu indomptable,

Du côté d’une mort sans soleil en arceaux.

 

La vie est là, à s’écouler, et goutteler,

S’évaporer, parfois geler ; à s’atteler

À des moments indifférents au cours du temps.

 

La vie est là, à s’enliser dans la rigole,

À s’embourber près d’un Ankou qui en rigole,

Lui qui éteint le plus vibrant, le plus luttant.

From → divers

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