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… QUE JE TE RECONQUIÉRERAIS… MA BRAVITUDE ?!

25 novembre 2014

Dans le feuilleton des nullités de la basse-cour élyséenne, l’on me dit ce jour que la Twitter, enfin un nom comme ça (j’ai du mal à me mettre en tête les noms des crétins et des crétines), je veux parler de l’une des ex du chef de service incompétent de l’Élysée, ce déchet du dit socialisme, ce néant intellectuel satisfait béat, cette bouse qui est à la tête de l’État, ou plus exactement de la « république bananière » dénommée la France, donc que cette Twitter aurait écrit sur le site du même nom : « je te reconquiérerai » (j’ai déjà oublié si elle parlait d’elle ou du déchet s’exprimant de male rage ; et j’ignore si la faute vient d’elle ou de lui), du verbe bien connu : reconquiérer. (Enfin, ça aurait pu être pire, l’accord du verbe en lui-même est bon, mais c’est le reste du mot qui cloche.)

Ce qui n’étonnera pas la masse des acculturés français ou autres allogènes incultes qui subissent depuis plusieurs décennies les assauts forcenés d’une caste enseignante en grande partie déliquescente (honneur aux exceptions et aux intègres), pire encore : satisfaite d’elle-même, et dont un nombre certain de ses membres pullulent et se reproduisent dans les travées mêmes de l’Assemblée nationale ou du Sénat. Possédant la Science, comme Raymond, et en particulier la science des sots, il est normal qu’elle veuille nous imbriquer et embrigader dans ses turpitudes politiques grotesques (mais c’est encore un autre sujet), en pontifiant si nécessaire, tout en ignorant le béaba (comme l’écrit Grevisse) de la langue française.

J’ai déjà évoqué ici quelques aspects de cette décadence scolaire. Mais j’ai envie de me répéter, « c’est pédagogique » comme dirait l’autre quand il veut dire en fait : « c’est l’art de la propagande ». Certes, tout le monde peut se tromper, moi le premier. L’inattention, la fatigue, un petit fond de dyslexie (tiens, voilà une « maladie » bien pratique de nos jours !) ou d’ignorance… Et peut-être ici même dans ce billet. Mais il y a des limites quand même. Celle de l’ignorance crasse qui ne voit pas, bien évidemment, qu’elle se trompe. Et pire, ne doute vraiment de rien ! Au sens propre. En expression écrire comme en politique.

La Twitter est journaleuse, donc écrivailleuse un minimum… Je connais une directrice d’école (maternelle) qui reconnaît elle-même qu’elle fait des fautes d’orthographe grossières. J’évoque maintenant les années quatre-vingt du siècle dernier. J’ai connu une institutrice (qui ne se prenait pas pour rien) qui donna un jour (tout le même jour) comme devoir à faire à la maison, à mon fils cadet (classe de CE1 ou de CE2) : recopier cinq fois (pour que ça rentre mieux dans la tête) : « le fabriquant » ; conjuguer le verbe « pleurer » au présent : je pleurs, tu pleurs, il pleurt, etc. Authentique ! bien sûr le fils revint à l’école avec cinq « le fabricant » et « je pleure, tu pleures, etc. ». Sans commentaires de notre part. On en avait honte pour elle. Oui, effectivement, il y a de quoi pleurer. Même des pas trop « fute-fute » avaient remarqué son niveau et avaient, pour certains, changé leurs enfants d’école à cause de ça, rejoignant l’école dite « libre », qui n’est pas plus libre ni plus relevée que l’autre, d’ailleurs.

La question que l’on peut se poser est : comment cette institutrice a pu passer sans encombre le concours d’entrée à l’École normale (l’I.U.F.M. de nos jours). Personnellement j’ai passé sans succès ce concours d’entrée, au niveau de la troisième à l’époque. Concours relevé (surtout en mathématiques) car il était au moins d’un bon niveau de seconde ; cela nécessitait de le préparer, ce que je n’ai pas fait, d’où le résultat. J’ai aussi le souvenir que les enfants d’enseignants et également ceux des « morts pour la France » bénéficiaient de points de bonus à ce concours, un peu comme les employés de la SNCF ont (ou avaient, je ne sais plus trop) des tarifs préférentiels pour voyager en train, ou bien comme la CGT a eu si longtemps le monopole corporatiste de l’embauche dans l’imprimerie et chez les dockers.

J’ai aussi connu un autre enseignant, celui-là était professeur de gymnastique et professeur principal de mon fils aîné au collège (début des années quatre-vingt-dix) ; à cette époque ce professeur préparait le concours de proviseur de lycée. Lors d’une réunion avec les parents, il a passé son temps (pas une fois, plusieurs fois) à nous dire : « lorsqu’ils auront acquéri… ceci et cela, etc. » Je me souviens des regards que l’on échangeait à ses propos avec un autre parent. Je suppose que cet homme à la gymnastique mentale défaillante est devenu un parfait proviseur et qu’il avait « acquéri » sans dommage le niveau pour diriger un lycée et s’y exprimer en bon français au nom de l’administration scolaire, de la culture et du savoir.

Du temps où je vaquais à l’Université (court temps car je compris bien vite que je n’y aurai rien d’autre), je veux dire du temps où j’étais vacataire sous-payé à l’Université (début de ces mêmes années quatre-vingt) j’en ai vu des dégâts de la lecture globale, des mathématiques dites modernes, de la politique des intervenants extérieurs, du non-apprentissage par cœur, de l’absence de règles et de notions de l’effort ou du travail (c’est ringard, tout ça !!! voire facho !!!), du laissez-aller généralisé et de la science infuse grandes victoires syndicales. Je vis une palanquée d’étudiants, les pauvres ! n’ayant pas le niveau du bon vieux « Certif » d’autrefois, nuls en grammaire, mais pire encore nuls en expression écrite, en vocabulaire et en syntaxe. C’est peut-être ce qui a fini de me dégoûter de l’Université.

Tout le reste est à l’avenant, ainsi qu’attendre d’autre par exemple d’un ou d’une énarque, le contraire serait étonnant, par exemple de Marie-Ségolène nous gratifiant, tout le monde s’en souvient, d’un joli et presque cornélien :  » Qui vient sur la Grande Muraille / Conquiert la bravitude ! » « Conquérir » et « reconquérir », décidément les socialos, champions du bellicisme capitaliste, ne semblent pas trop s’y connaître, même en ce domaine presque réservé.

Je ne suis donc pas surpris non plus, d’entendre la langue de bois de Gélatine, président normal, ânonnant les textes écrits par ses « conseillers », textes contournés et faux d’autosatisfaction présidentielle ; mais c’est presque un plus par rapport aux improvisations souvent très maladroites (ou très mal à droite, mais je ne veux pas dire pour ça que Gélatine est très bien à gauche) de Nico Nagy-Bocsa. *

Ce Charkeuzy est même le chef toutes catégories du dit « parler vrai », c’est à dire du sous-parler. Personne n’a oublié son « célèbre » : « Casse-toi, casse-toi pauv’ con, va ! ». Ce morceau d’anthologie de la mauvaise improvisation (du 17 mars 2009, à l’usine d’Alstom d’Ornans dans le Doubs) sortie lors de la Semaine de la langue française n’est pas mal non plus : « Vous savez dans la crise… [silence] y a beaucoup de gens qui perdent leur sang-froid. Surtout parmi les élites. [silence] C’t’une grande caractéristique. [silence] On se demande parfois, plus y z-ont fait d’études… [silence] À part Patrick [Patrick Kron avec un « r », patron d’Alsthom, diplômé des Mines et de Polytechnique : faux-jeton avec ça]. Mais franchement, par moments, on se demande c’est à quoi ça leur a servi toutes ces années pour avoir autant de mauvais sens ! »

Effectivement ! On dirait du Coluche, mais lui au moins faisait exprès pour faire rigoler Populo. Ce qui ne choquerait pas un dénommé Bernard Fripiat spécialiste (auteur de 99 Questions à mon coach [sic] d’orthographe, éditions Demos) dont l’esprit fripé lui fait dire : « C’est un président comme on en trouve aux États-Unis ; le voir [ou l’entendre ?!] faire une faute, ça désacralise l’orthographe. Je vois trop de gens complexés. » Certes ce Fripiat n’est qu’un spécialiste en orthographe (?!), on ne peut quand même pas lui demander de disserter sur une faute manifeste de syntaxe. Ou sur la décadence américaniste de notre pays.

Que le temps d’un De Gaulle s’exprimant, lors de ses conférences de presse ou de ses discours télévisés, en mots choisis et expressions originales, en art oratoire certain, semble loin. Quoi que l’on puisse penser par ailleurs de ses idées. De même, que Le Pen père semble d’une autre époque ! C’est bien ce qui gêne les médiocres et mediacrates qui nous “dirigent” ou nous médiatisent, qui parlent par slogans, les plus étroits ou courts et les moins nombreux possibles.

Tiens, un petit Nicolas dernier pour la route (mais il y en a bien d’autres) ; à propos des résistants (discours pourtant écrit) : «Quelles qu’avaient pu être avant la guerre leurs opinions, ils se batturent [ce n’est pas une coquille, c’est ce qu’il a bavé] tous au fond pour la même idée de la liberté, la même idée de la civilisation». On voit bien le genre de civilisation. Pour le même qui un jour dit sa passion pour les Rougeon-Macquart (sic). Zola a vraiment les admirateurs qu’il mérite.

Ce « batturent » me fait penser à un condisciple de collège (en troisième), bon en mathématiques malgré d’énormes lacunes en français (pourtant les mathématiques réclament un bon sens non seulement de la logique, mais aussi de la rédaction en français), qui un jour se risqua en cours de français à utiliser un magnifique : « je trouvis »…

C’est le même individu de bas-étage (Charkeuzy) qui eut le culot de dire (discours de Caen, 9 mars 2007 et de Besançon, 13 mars 2007) :

« Le français, c’est l’âme de la France, c’est son esprit, c’est sa culture, c’est sa pensée, c’est sa liberté. C’est le droit de penser autrement que selon la pensée dominante. La diversité linguistique c’est la condition de la diversité culturelle et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. »

« Nous avons le devoir pour nos enfants, pour l’avenir de la civilisation mondiale, pour la défense d’une certaine idée de l’homme, de promouvoir la langue française. » 

Bah ! quand on entend ce qu’on entend à la télévision, à la radio, quand on lit les journaux, les revues, Internet (les sommets!!!) le français (notre langue) semble n’être devenu qu’un pas grand chose, pas grand chose de bon, ou alors il appert que ce sont les plus nuls qui cherchent à tout prix à « s’exprimer ». Je dis bien les plus nuls, car tant le génie populaire urbain ou rural que le génie lettré de notre langue semblent moribonds.

Il y aurait de quoi fuir ; pourquoi pas jusqu’au pays des « andalousiens » comme ne cessait de le répéter tout au long d’une émission un journaleux de France-Inculture, il y a déjà des années de ça, vers le début des années quatre-vingt encore une fois. On se demande bien ce qui a pu se passer en France vers cette époque.

* « La France ceci, la France cela » nous serine l’incapable et impayable lèche-cul des amerloques, collabo de première, dégonflé, baudruche (regardez-le sur les photos, ce nain intellectuel sans aucune envergure, ni charisme, ni aura, ni quoi que ce soit, une sorte de petit fonctionnaire miteux et chafouin des multinationales et des banques) et sa cohorte épanouie de minables ; en ce moment, écoutez ses jérémiades : « la Russie… Poutine… Ukraine… les Mistral… etc. » Mais « la France » comme tu dis, du moins ce qu’il en reste, ainsi que les russes, te conchient minable, toi et tes semblables. Et c’est tant mieux. Dernière claque dans ta tronche et dans celle des socialo-libéraux de la capitale : le sapin offert par la municipalité de Moscou, et qui a fait le voyage depuis la Russie, qui se trouve sur le parvis de Notre-Dame de Paris ; c’est la réponse russe aux Femelles (Femens en angliche) que toi et tes semblables soutiennent. Plus tout le reste. Bien joué (et c’est pourtant un mécréant qui écrit ceci).

From → divers

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