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IMPRESSION

8 septembre 2014

LA BELLE MORT D’UNE POMME.

Fenêtre ouverte, volet à clore en main, début de nuit. Les oiseaux sous les couettes des ailes, dorment.

Clair-obscur d’une lune engrossée et rendue presque à terme.

Chaleur encore, chaleur d’été retrouvée, quiétude, pas de vent, silence.

Regard au pommier à demi assombri.

À ce moment précis, un bruissement fin, un froissement bref, un frou-froutis de vie végétale.

Suivi d’un très court instant de non-vie dans l’air… De cri contenu sans doute, en y repensant.

Puis de si peu, un petit bruit mat au sol de qui se cogne au puissant globe de la terre, et résonne pourtant, mais pour quasi personne… pour presque personne qui raisonne ou en prend cas.

Pour un moment si ténu et sans suite. Si loin du jour déjà.

Alors ?!

Plus rien… Si, l’oubli !

Et la délivrance ! Car de ce cœur brisé dès son enfance en fleur, le ver qui se tortille en vie attend de devenir éphémère papillon.

Pendant ce temps, bien stoïque voire indifférent, le pommier nourricerie demeure.

From → divers

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