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L’ÊTRE ET L’IDÉE.

9 septembre 2014

Le ciel pleurniche un brin sous sa chape engrisée ;

Solitaire et mouillé, tout renfrogné du faîte,

Un vieux chêne penaud, qui n’est pas à la fête,

Entend le temps passer d’une oreille brisée.

*

C’est le vent qui susurre, en sa danse frisée,

Les vieux secrets des dieux et la veille parfaite

Des morts aux souvenirs livrés, par estafette,

Dès matines à ceux dont l’âme est méprisée.

 *

Au lointain, sans abri, dans l’ailleurs délétère,

Des korrigans subtils, les gardiens de la Terre,

S’en viennent disserter lorsque la nuit s’émonde.

*

La dispute est ardue et la thèse est austère :

« Si la flore est habile et la vie un mystère,

La pensée immanente accorde un sens au Monde ».

From → divers

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