L’ÊTRE ET L’IDÉE.
Le ciel pleurniche un brin sous sa chape engrisée ;
Solitaire et mouillé, tout renfrogné du faîte,
Un vieux chêne penaud, qui n’est pas à la fête,
Entend le temps passer d’une oreille brisée.
*
C’est le vent qui susurre, en sa danse frisée,
Les vieux secrets des dieux et la veille parfaite
Des morts aux souvenirs livrés, par estafette,
Dès matines à ceux dont l’âme est méprisée.
*
Au lointain, sans abri, dans l’ailleurs délétère,
Des korrigans subtils, les gardiens de la Terre,
S’en viennent disserter lorsque la nuit s’émonde.
*
La dispute est ardue et la thèse est austère :
« Si la flore est habile et la vie un mystère,
La pensée immanente accorde un sens au Monde ».
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