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ALLEZ, VAS-Y MILORD ! – HOMMAGE AU GRAND REBELLE DES TEMPS MODERNES

24 mai 2013

Non, il ne s’agit pas de Hugues Rebell, mais du petit juif hellèno-italo-égypto-élu qui a fui l’Egypte de Nasser pour prendre une place de métèque exotique au soleil de l’après-guerre franchouillarde et qui s’est fait un nom en ouvrant la porte à deux battants de Piaf, ce qui était assez facile vu qu’elle était toujours ouverte pour les amis, mais je ne sais plus si c’est avant ou après Ivo Livi dit Yves Montand.

 

Voici ce que pense de son côté Olivier Mathieu de la poésie moustachienne (Ah ! les belles bacchantes !), c’est ici :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2013/05/23/yussef-mustacchi-esclave-du-monde-moderne-et-idole-chargee-desclavagiser-les-connards/  

 

« Avec ma gueule de métèque », au jour de sa sortie en 1969, je n’y avais vu que du feu si je puis dire, que les cheveux de la rébellion de 68, du moins de la mienne de rébellion.  Je viens d’apprendre que la première ligne de cette chanson était reprise à diverses sauces décadentes rappeuses et « antiracistes » (sic) dans le Milieu de la merde cultureuse courante et démocratique.

 

Et bien voici ma version « antiraciste » personnelle. Elle est dédiée aux grecs de souche qui en bavent présentement ; et on sait grâce à qui en particulier. Par ici, la monnaie !

 

Avec ma gueule en doux Jésus

 

Avec ma gueule de métèque
De juif argent, nul pâtre grec
N’a mes cheveux, je vais bêlant ;

 

Avec mes yeux intéressés
Qui me donnent l’air d’amasser
Moi qui ne rêve que néant ;

 

Avec mes mains de maraudeur
De musicastre et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins ;

 

Avec mon fric qui tant y pue
Qui m’a embrasé, éperdu,
Sans jamais assouvir ma fin.

 

*

Avec ma gueule de métèque
De juif argent, le pâtre grec
Me dit « voleur », le vagabond ;

 

Avec ma peau qui s’est frottée
À ce qui peut tant rapporter
Du bon côté portant jupon ;

 

Avec mon cœur blindé de fer
Qui n’a jamais de rien souffert
Mais a su faire cette histoire ;


Avec mon âme qui n’a plus
La moindre chance de salut
Et méconnait le purgatoire.

 

*

 

Avec ma gueule de métèque
De juif argent, nul pâtre grec
N’a mes cheveux, je vais bêlant :

 

« Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vins francs…»


Je resterai prince de sang
Aux mauvais vers d’adolescent
Comme il plaira à tous d’en rire ;

*

Et je ferai de chaque jour
Une romance pour balourd
Que je vivrai sans en mourir. (bis)

From → divers

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