AU CHEMIN DU BERCAIL
J’aurais miré, en ma jeunesse, un avenir ?!
Celui qui fait vibrer les vies à l’unisson
Sous le joug d’une nuit en d’innocents frissons ?
En es-tu sûr ? Je ne peux plus m’en souvenir.
Je revois la prison d’un printemps subvenir
Aux reflets épuisés d’un été sans moisson ;
J’entends fort l’hallali d’un automne au basson
Et la cloche des morts d’un hiver advenir.
Bah ! ma fleur à la main – fanny souci fripé,
Déambulant de rêve en rêve, esprit frappé,
Du bout des rus aux bois et prés, mon vieil amor …
Du bout perdu des rues aux frondaisons mouvantes,
Une pensée en pierre a crû, tant éprouvante
Qu’elle abolit un cœur moqueur jusqu’à la mort.
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