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AU CHEMIN DU BERCAIL

23 décembre 2012

J’aurais miré, en ma jeunesse, un avenir ?!

Celui qui fait vibrer les vies à l’unisson

Sous le joug d’une nuit en d’innocents frissons ?

En es-tu sûr ? Je ne peux plus m’en souvenir.

 

Je revois la prison d’un printemps subvenir

Aux reflets épuisés d’un été sans moisson ;

J’entends fort l’hallali d’un automne au basson

Et la cloche des morts d’un hiver advenir.

 

Bah ! ma fleur à la main – fanny souci fripé,

Déambulant de rêve en rêve, esprit frappé,

Du bout des rus aux bois et prés, mon vieil amor …

 

Du bout perdu des rues aux frondaisons mouvantes,

Une pensée en pierre a crû, tant éprouvante

Qu’elle abolit un cœur moqueur jusqu’à la mort.  

 

From → divers

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