AMIS DE LA POÉSIE… BONJOUR !
Je commets en ce moment la traduction (la moins adaptée possible, j’espère) du poème le plus connu d’Edgar Poe, Le Corbeau. Je vous en livre aujourd’hui les deux premières strophes, en mon style – vers blancs réguliers et rimes internes… ou plus – que je veux respectueux de la pensée et de l’écriture du poète.
LE CORBEAU
*
À la morne minuit, un jour
Que je m’acharnais, dolent, las,
Sur un désuet, curieux volume
D’us et coutumes oubliées –
Dodelinant moi somnolant,
Soudainement là, on frappa !
D’aucun d’un doux tapotement,
Toquant à ma porte de chambre.
« Quelque visiteur, murmurais-je,
Heurtant à ma porte de chambre –
Cela seul, et rien d’autre. »
*
Distinctement, ah… m’en souvient :
C’était pendant le froid décembre.
Chaque braise à son tour mourant
Sur le plancher forgeait son âme.
Ardent, j’espérais le matin, –
Cherchant en vain dans mes bouquins
Un court sursis à mes chagrins –
Chagrins de Lénore égarée –
Pour l’irradiante et fille rare
Que les anges nomment Lénore –
Plus de nom, et rien d’autre.
*
(à suivre)
Commentaires fermés