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LA NATURE SERA TOUJOURS VAINQUEUR. SI ÇA VOUS ENNUIE, MOI ÇA ME COMBLE.

30 octobre 2012

L’homme, ce démiurge de banlieues imbécile, ce technologiste destructeur, ce « dénaturiste »  immature, cet insecte infantile, ce fier-à-bras cacochyme sera toujours perdant face aux catastrophes naturelles. Et c’est tant mieux.

Ça lui remet pendant quelques heures, quelques jours, quelques mois au mieux, les idées en place. Et lui assigne sa vraie place sur la Terre, celle qu’il n’aurait peut-être jamais dû quitter, là-bas au fond des bois.

Oui, heureux les primitifs – êtres fiers, êtres debout. Ô, malheureux « sous-hommes » victimes de l’ « Humanité du Progrès » !!!!!

Et comme m’écrit à l’instant fort justement Robert Pioche, me rappelant un fait qui me conforte dans l’idée que Voltaire était vraiment un pauvre type en tout, un BHL du XVIIIe siècle :

         « Après le terrible tremblement de terre qui avait ravagé Lisbonne en 1755, le philosophe franco-suisse (Rousseau, qui était un horrible rétrograde) s’était querellé avec son compère de toujours, Voltaire (qui était un trou du cul), au sujet de la responsabilité de l’homme dans les colères de la planète. En 1756, en réponse au poème (de merde) écrit par Voltaire sur la catastrophe, il soulignait : « La plupart des maux physiques sont encore notre ouvrage. Sans quitter votre sujet de Lisbonne, convenez, par exemple, que la nature n’avait point rassemblé là vingt mille maisons de six à sept étages. » »

Certains crétins opposent Nature et Culture, moi j’oppose Nature et destruction de la Nature, dénaturer, déstructurer sans autre but.  Avancer vers le Néant, la connerie aux lèvres, bardée de machineries, en poussant le char triomphant du Veau d’Or, est le but ultime de notre prétendue sur-civilisation technologiste, désacralisée et diabolique, « humaniste ».  

Toutes les grandes civilisations et toutes les cultures dites primitives ont toujours été très près de la Nature, la Culture en symbiose avec la Nature ; les panthéons païens antiques ou « primitifs » sont là pour nous le rappeler.  

De nos jours et en nos contrées, face à la Nature, l’homme moyen est devenu un nain pitoyable, un gnome piteux totalement démuni, un être débile (débilis : faible, impotent, infirme). Doublé d’un abruti qui dénomme « catastrophe » aussi bien la vraie catastrophe que le fait que les étés sont chauds et les hivers froids, les printemps et les automnes pluvieux, la montagne et la mer dangereuses pour de néophytes citadins, que les requins sont carnivores, ou que la forêt amazonienne n’est pas un parc de loisirs ou de découvertes, etc.

Un grotesque qui met, à chaque fois qu’il le peut, sur le compte du temps (qu’il fait, ou qui fut, mais c’est encore un autre sujet) ce qui relève de sa bêtise, de sa niaiserie incommensurable.  Escalades en montagne ou ski en touriste avec avalanches prévisibles, circulation routière sous des éléments hostiles annoncés, prise de la mer avant une tempête prévue, natation chez les requins… la liste est interminable, pour ce minable petit homme…

Mais lisons plus de détails avec Olivier Mathieu :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/10/30/louragan-sandy-apres-nous-the-deluge/

 

From → divers

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