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THE COLD GENIUS SONG

Un petit peu de baroque, tant par la musique que par les paroles. Ici, dans le genre intimiste et retenu. Très fatigué et vieux, si l’on peut dire. Adéquat au fond et à la forme. L’air célèbre de l’acte III – scène 2, du semi-opéra (qui mêle théâtre et chant) King Arthur – The British Worthy, Roi Arthur – Le Digne Britannique (1691), de Henry Purcell (1659 – 1695), livret de John Dryden (1631 – 1700) chanté par the cold genius, le génie du froid.

Toujours difficile à traduire la poésie, d’autant plus qu’ici, il y a de nombreuses syllabes qui sont redoublées, ou plus encore, en chantant. Je m’en suis tenu au moins à respecter à peu près le nombre de pieds du texte en anglais. Sans chercher à rimer à l’inverse de l’original.

Gérard Lesne, contre-ténor ; Juliette Roumailhac, direction et violon ; Tami Troman, violon ; Myriam Bulloz, alto ; Magdalena Probe, violoncelle ; Matthias Spaeter, théorbe ; Jacopo Raffaele, clavecin – Le Concert Universel

What power art thouQuel pouvoir es-tu
Who from belowQui du plus bas
Hast made me riseM’a fait monter
Unwillingly and slowSans le vouloir et lent
From beds of everlasting snow!Des lits de la neige éternelle !
See’st thou not how stiffNe te vois-tu raide
And wondrous oldEt vraiment vieux
Far unfit to bear the bitter coldLoin d’être apte à subir le grand froid
I can scarcely moveJe peux bouger à peine
Or draw my breathOu prendre souffle
I can scarcely moveJe peux bouger à peine
Or draw my breathOu prendre souffle
Let me, let meLaisse-moi, laisse
Let me, let meÔ laisse-moi
Freeze againGeler encore
Let me, let meÔ laisse-moi
Freeze again to death!Geler encor à mort !

LES DINGUES JOUENT-ILS LEURS DERNIÈRES CARTOUCHES ?

Il y aurait tant et plus à dire sur ce qui se passe du côté de la guerre qui oppose les siono-yankees aux Iraniens.

Juste aujourd’hui deux vidéos, l’une au propos parfaitement clair et sensé qui émane d’un ancien militaire étatsunien ; l’autre axée sur la situation catastrophique de trump.

En espérant qu’il ne se lance pas dans l’irréparable. Il est assez fou, les sionistes également, pour balancer une bombe du genre atomique sur l’Iran. Le Pakistan a déjà prévenu : si c’est le cas, le gouvernement pakistanais répliquera de la même manière, je suppose sur Israël ou sur quelque pays des infectes monarchies du Golfe, complices, pour ne pas dire alliées de moins en moins discrètes d’Israël et des États-Unis. Sans parler d’une réaction possible pour ne pas dire probable en ce cas des Russes et des Chinois.


Trump va-t-il finir avec un procès pour crimes de guerre ?

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De plus en plus grand-guignolesque !

L’Iran passe à la guerre totale contre le culte de la mort.

De Réseau International via Strategic Culture Foundation — 21 mars 2026

par Pepe Escobar

Paralysie structurelle. Méticuleusement programmée. Inexorable. Déjà en vigueur.

Attaquer le gisement de gaz de South Pars en Iran – le plus grand de la planète – constitue l’escalade ultime.

Neo-Caligula, dans son mode caractéristique de vocifération lâche sur Truth Social, s’est efforcé désespérément d’en rejeter la responsabilité sur le culte de la mort en Asie occidentale et de se décharger de toute responsabilité : il affirme qu’Israël a attaqué South Pars «par colère» et que les États-Unis «ne savaient rien de cette attaque en particulier». Le Qatar n’était «en aucune manière impliqué». Et l’Iran a frappé le GNL du Qatar en représailles «sur la base de renseignements erronés».

C’est tout ? Alors continuons à danser ?

Loin de là. Il s’agit plutôt du culte de la mort qui a utilisé ouvertement les médias sionistes aux États-Unis pour présenter tout cela comme une opération conjointe – entraînant l’Empire du Chaos et du Pillage plus profondément dans un bourbier d’orgueil ; le précipitant dans une guerre énergétique totale aux conséquences dévastatrices ; et retournant les monarchies pétrolières du Golfe à 100% contre l’Iran (elles menaient déjà campagne contre l’Iran, en particulier l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar).

Neo-Caligula peut se vanter autant qu’il veut. Pourtant, il est évident qu’une opération d’une telle sensibilité et d’une telle ampleur – destinée à «faire pression» sur Téhéran – nécessite une implication profonde du CENTCOM et l’approbation présidentielle.

[CENTCOM : The United States Central Command, le Commandement Central des États-Unis, commandement interarmées, composé de différentes entités militaires couvrant plus d’une vingtaine de pays du Moyen-Orient et de l’Asie, créé en 1983]

Le scénario le plus probable indique donc une fois de plus que Washington a perdu le contrôle de sa propre politique étrangère – à supposer qu’il y en ait eu une au départ.

Tous les acteurs impliqués – dont l’incapacité à lire l’échiquier a été prouvée à maintes reprises – ne pouvaient s’empêcher de croire que Téhéran finirait par céder après une attaque contre sa précieuse sécurité énergétique.

La réponse iranienne, comme on pouvait s’y attendre, a été tout le contraire : une escalade radicale. La liste des cibles de la contre-attaque a été publiée en un rien de temps – et sera suivie à la lettre. À commencer par la raffinerie de Ras Laffan au Qatar.

Surveillez ces « trains » de GNL

Il est tentant de croire que néo-Caligula tente de prendre ses distances avec le culte de la mort «Total Desperation» [Désespoir Total], hors de contrôle ; offrant sans doute une issue à Téhéran ; et admettant en même temps que détruire South Pars serait catastrophique, tout en s’engageant à «faire exploser South Pars de manière massive» (ne vous attendez pas à ce qu’un gangster mégalomane, narcissique et incohérent soit cohérent).

Ce qui est crucialement en jeu dans la tragédie de South Pars, ce sont les « trains » de GNL.

Un «train» se compose d’éléments conçus pour traiter, purifier et convertir le gaz naturel en GNL. Ils sont appelés «trains» en raison de la disposition séquentielle des équipements – trains de compresseurs – utilisés dans le processus industriel pour traiter et liquéfier le gaz naturel.

[Autrement dit, le « train » de GNL (LNG Train) ou « train » des compresseurs (compressors train) est un processus industriel qui transforme, convertit le gaz naturel en gaz naturel liquéfié, et qui est basé sur trois étapes : le traitement du gaz, la compression du gaz et sa réfrigération]

Le projet Qatar 2 dans l’immense raffinerie de Ras Laffan a été coordonné par Chiyoda et Technip, une coentreprise japonaise-britannique. Il en va de même pour les « trains » 4 et 5, qui constituent les plus grands trains de GNL au monde.

Ces « trains » sont exploités par Qatar Gas, ExxonMobil, Shell et ConocoPhillips. À toutes fins pratiques, il s’agit d’installations américaines et liées à l’Occident, et donc des cibles légitimes pour l’Iran.

Il n’existe que 14 « trains » au monde – et il n’est pas exagéré de dire que la «civilisation» occidentale dépend de chacun d’entre eux. Il faut entre 10 et 15 ans pour remplacer un « train ». Ces 14 « trains » sont tous à portée des missiles balistiques et hypersoniques de l’Iran. Au moins l’un d’entre eux a été incendié par la contre-attaque iranienne. Voilà à quel point tout cela est extrêmement grave.

La première guerre totale de haute technologie en Asie occidentale

L’escalade à South Pars était inévitable après que les nouvelles règles établies par l’Iran sur le détroit d’Ormuz aient rendu le syndicat Epstein complètement fou.

C’est la paranoïa des assureurs occidentaux qui a fermé le détroit bien plus que le potentiel défensif de la combinaison drones/missiles balistiques iraniens. Puis le CGRI [Corps des Gardiens de la Révolution Islamique] a annoncé que le détroit était ouvert à la Chine, aux autres nations engagées dans des négociations – comme le Bangladesh – et aux pays du Golfe qui expulseraient les ambassadeurs américains.

Et puis, finalement, un nouvel ensemble de règles a été imposé. Cela fonctionne ainsi. Le ministre iranien des Affaires étrangères Araghchi n’aurait pas pu être plus clair : «Une fois la guerre terminée, nous mettrons en place de nouveaux mécanismes pour le détroit d’Ormuz. Nous ne laisserons pas nos ennemis utiliser cette voie navigable». Quoi qu’il arrive ensuite, le détroit d’Ormuz disposera d’un poste de péage permanent, contrôlé par l’Iran.

  1. Si votre cargaison a été payée en petro-yuan, vous pourriez bénéficier d’un passage libre.
  2. Vous devez payer le péage.
  3. Ce n’est qu’alors que vous serez libre de passer, en naviguant dans les eaux territoriales iraniennes, près de l’île de Qeshm, et non au milieu du détroit.

Le professeur Fouad Azadi, que j’ai eu le plaisir de rencontrer en Iran il y a des années, a déjà annoncé que les navires traversant le détroit devront désormais s’acquitter d’un péage de 10%. Cela pourrait générer jusqu’à 73 milliards de dollars par an – plus qu’il n’en faut pour compenser les dommages de guerre et les sanctions américaines.

L’Iran est déjà profondément engagé dans ce qui, à toutes fins pratiques, s’apparente à la première guerre totale de haute technologie en Asie occidentale.

Sur le plan stratégique, selon la définition des analystes iraniens, cela implique une fascinante profusion de nouveaux termes.

Commençons par «La Grande Constriction», appliquée dans le cadre de la stratégie d’«attrition chirurgicale» hyper-ciblée. La cible de cette constriction n’est plus les Forces de défense israéliennes (FDI), mais l’effondrement du tissu même de la société civile israélienne.

Vient ensuite le «16-Mach Shield Breaker» [Briseur de bouclier Mach 16] – dont les superstars technologiques sont les missiles Khorramshahr-4 et Fattah-2, qui atteignent une vitesse terminale de Mach 16, soit 5,5 km par seconde.

[Khorramchahr fait allusion au port iranien sur la rive Est de l’Arvandroud, le principal chenal du delta commun du Tigre et de l’Euphrate qui fut attaqué, pris et pillé par les Irakiens, de cheville avec l’impérialisme étatsunien, à l’automne 1980 ; on parle d’au moins cent mille morts dont beaucoup de civils]

[Fattah signifie Vainqueur … en arabe]

Traduction : alors qu’un ordinateur ennemi calcule un vecteur d’interception, l’ogive du missile – une bombe d’une tonne – a déjà frappé, créant un paradoxe de défense à somme nulle : Israël dépense des millions de dollars pour tenter une interception avec une probabilité d’échec de 100%, tandis que l’Iran dépense une fraction de ce montant pour obtenir un tir certifié.

Vient ensuite la Doctrine des quatre organes vitaux.

Les 9 millions d’Israéliens survivent grâce à seulement deux ports en eau profonde. Cela a conduit Téhéran à passer en mode «paralysie structurelle», en se concentrant systématiquement sur quatre «points mortels» : les nœuds hyper-concentrés de l’infrastructure israélienne qui, s’ils sont coupés, transformeront ce culte de la mort en une cage sombre, assoiffée et affamée.

Les quatre organes vitaux sont : l’asphyxie hydrologique (frappant 85% de l’eau potable d’Israël dans cinq usines de dessalement) ; le protocole de black-out (frappant la centrale électrique d’Orot Rabin au cœur du réseau national) ; un siège alimentaire, visant les ports de Haïfa et d’Ashdod, essentiels pour les importations israéliennes de 85% du blé dont le pays a besoin ; et la décapitation énergétique : ciblant les raffineries de Haïfa, seule source israélienne de pétrole raffiné, et cible d’autant plus cruciale après l’attaque contre South Pars.

Paralysie structurelle. Méticuleusement programmée. Inexorable. Déjà en vigueur.

Pourquoi l’Iran est en train de gagner la guerre ?

Réseau International via Le Grand Soir, ce 21 mars 2026

par Alastair Crooke

L’Iran mène une guerre asymétrique presque parfaite : il absorbe les frappes, désactive les bases, détruit les radars et garde le contrôle d’Ormuz sans perdre sa capacité de lancement de missiles.

Le modèle de guerre basé sur des frappes aériennes de confrontation entre les États-Unis et Israël est mis à l’épreuve par une guerre asymétrique stratégique très différente, planifiée pour la première fois par l’Iran il y a plus de vingt ans.

Il est important de comprendre cela lorsqu’on tente d’évaluer le véritable équilibre de la guerre. C’est comme comparer des pommes et des oranges ; ils sont essentiellement différents par nature.

Les États-Unis et Israël lancent d’énormes quantités de munitions à longue portée contre l’Iran et, à l’exception des armes nucléaires, ils ont déjà déployé pratiquement toute leur panoplie d’armement. Mais dans quel but et avec quel effet ? Nous l’ignorons.

En revanche, nous savons que l’Iran dispose d’un plan de guerre asymétrique. Et il ne fait que commencer, progressant graduellement vers sa pleine mise en œuvre. L’intégralité de l’arsenal de missiles iraniens n’a pas encore été dévoilée, ni ses missiles les plus récents, ni ses drones submersibles, ni ses vedettes rapides équipées de missiles anti-navires qui n’ont pas encore été déployés.

Par conséquent, nous ignorons tout le potentiel de l’Iran, et nous ne pouvons prédire l’impact que pourrait avoir son déploiement complet. Le Hezbollah est déjà pleinement opérationnel, et les Yéménites (apparemment) attendent l’autorisation pour fermer le détroit de Bab el-Mandeb, parallèlement au blocus du détroit d’Ormuz.

L’origine de ce paradigme asymétrique iranien est née de la destruction totale du commandement militaire centralisé de l’Irak par les États-Unis en 2003, résultant d’une attaque aérienne massive de trois semaines.

Le problème qui s’est posé aux Iraniens après la guerre d’Irak était de savoir comment l’Iran pourrait construire une structure militaire dissuasive alors qu’il ne possédait – et ne pouvait posséder – une capacité aérienne comparable à celle d’un adversaire de ce niveau. Et ce, d’autant plus que les États-Unis pouvaient observer l’ampleur de l’infrastructure militaire iranienne depuis leurs caméras satellitaires à haute résolution.

La première solution fut simplement de maintenir la plus petite partie possible de la structure militaire iranienne exposée, afin que le reste ne puisse être observé depuis l’espace. Ses composantes devaient être enterrées, et enterrées à grande profondeur (hors de portée de la plupart des bombes).

La seconde réponse fut que les missiles enterrés en profondeur pourraient, en fait, devenir la «force aérienne» de l’Iran ; c’est-à-dire qu’ils pourraient remplacer une force aérienne conventionnelle. C’est pourquoi l’Iran construit et stocke des missiles depuis plus de vingt ans.

Grâce à sa recherche intensive en technologie des missiles, l’Iran fabrique, selon les rapports, entre dix et douze modèles de missiles de croisière et balistiques. Certains sont hypersoniques ; d’autres peuvent lancer diverses sous-munitions explosives orientables (pour éviter les intercepteurs de défense).

Les missiles de grande taille sont lancés depuis de profonds silos souterrains dispersés dans tout l’Iran (un pays de la taille de l’Europe occidentale, avec d’abondantes chaînes de montagnes et des forêts). Les missiles terre-mer sont également déployés stratégiquement le long de la côte iranienne.

La troisième réponse consista à trouver une solution à l’opération réussie de décapitation massive du commandement militaire de Saddam Hussein en 2003, par la tactique occidentale de choc et d’effroi.

En 2007, la doctrine en mosaïque fut introduite.

L’idée sous-jacente à cette doctrine était de diviser l’infrastructure militaire de l’Iran en commandements provinciaux autonomes, chacun avec ses propres réserves de munitions, silos de missiles et, le cas échéant, ses propres forces navales et milices.

Les commandants reçurent des plans de bataille prédéfinis, ainsi que l’autorité d’entreprendre des actions militaires de leur propre initiative en cas d’attaque de décapitation contre la capitale. Les plans de bataille et les protocoles s’activeraient automatiquement après la décapitation d’un Guide suprême.

L’article 110 de la Constitution iranienne de 1979 confère l’autorité de commandement sur les forces armées exclusivement au Guide suprême. Nul, ni aucune institution, ne peut annuler ou révoquer ses directives. Si le nouveau Guide était ensuite assassiné, les instructions préalablement déléguées entreraient en vigueur et seraient irréversibles par toute autre autorité.

En résumé, la machinerie militaire iranienne, en cas d’attaque ciblée, fonctionne comme une machine de représailles automatisée et décentralisée qui ne peut être facilement arrêtée ni contrôlée.

La commentatrice militaire Patricia Marins observe:

«L’Iran mène une guerre asymétrique presque parfaite, absorbant les frappes, désactivant stratégiquement les bases environnantes, détruisant les radars et gardant le contrôle du détroit d’Ormuz sans perdre sa capacité de lancement de missiles».

«Les États-Unis et Israël se trouvent dans une situation extrêmement difficile parce qu’ils ne connaissent qu’un seul type de guerre : le bombardement aérien aveugle de cibles majoritairement civiles, après avoir échoué dans leur tentative de détruire les villes souterraines avec des missiles».

«Ils font désormais face à un Iran stratégiquement bien positionné qui combat selon ses propres termes et délais. Qu’a fait l’Iran ? Il s’est concentré sur la résistance aux bombardements et a conservé presque tout son arsenal dans de grandes bases souterraines que les États-Unis et Israël ont déjà tenté – sans succès – de pénétrer avec d’énormes quantités de munitions».

Une autre leçon importante que l’Iran a tirée de la guerre d’Irak de 2003 fut que la «manière de faire la guerre» des États-Unis et d’Israël se concentre exclusivement sur des bombardements aériens massifs de courte durée pour décapiter les structures de commandement et de direction et briser la volonté de combat de la population. La vulnérabilité d’une structure de commandement centralisée fut contrecarrée par la structure «Mosaïque», qui décentralisa et désactiva le commandement de manière généralisée et à travers de multiples commandements, de sorte qu’il ne puisse s’effondrer en cas d’attaque surprise.

L’antidote dans l’analyse iranienne était de «prolonger la guerre» : la décision stratégique de l’actuelle direction iranienne d’opter pour une guerre prolongée découle directement de cette idée – que les armées occidentales sont conçues pour la tactique du «frappe et fuit» -, ainsi que de sa conviction que le peuple iranien a une plus grande capacité à supporter la douleur de la guerre que la population israélienne ou occidentale.

La logique qui justifie de prolonger une guerre au-delà de ce qui convient à Trump se résume, fondamentalement, à des questions logistiques.

La pression logistique iranienne

Israël et les États-Unis se sont initialement préparés et équipés pour une guerre courte. Dans le cas des États-Unis, très courte : du samedi matin où Khomeyni fut assassiné jusqu’au lundi, où les marchés américains devaient ouvrir.

L’Iran a répondu en quelques heures après l’assassinat de l’imam Khamenei avec le plan Mosaïque, en attaquant des bases américaines dans le golfe Persique. Selon les rapports, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique a utilisé des missiles balistiques et des drones anciens datant de la production de 2012-2013. Le but d’utiliser des missiles et des drones obsolètes de manière aussi intensive était, sans aucun doute, de réduire l’arsenal de missiles intercepteurs des bases américaines dans le Golfe.

Parallèlement, un processus similaire de réduction de l’arsenal d’intercepteurs israéliens a été mené. L’épuisement des stocks d’intercepteurs dans les pays du Golfe et en Israël est devenu évident. Cela a constitué la première phase de la pression logistique.

La deuxième couche est la pression économique et énergétique provoquée par la fermeture du détroit d’Ormuz à tous les «adversaires», mais pas aux «amis». L’objectif de la fermeture d’Ormuz est de déclencher une crise financière et d’approvisionnement en Occident afin de «réduire» les perspectives économiques que la guerre pourrait lui offrir. L’affaiblissement des marchés équivaut à affaiblir la détermination de Trump.

La troisième pression se concentre sur le soutien public à la guerre aux États-Unis. Le refus iranien d’accepter un cessez-le-feu ou des négociations, choisissant plutôt une guerre prolongée, frustre les attentes du public, défie le consensus et génère anxiété et incertitude. Et déjà, les rangées de cercueils drapés du drapeau commencent à arriver.

Quels sont les objectifs stratégiques probables de l’Iran ?

Quels pourraient alors être les objectifs finaux de l’Iran ? Premièrement, éliminer la menace constante d’attaque militaire ; forcer la levée du siège constant imposé au peuple iranien par les sanctions ; la restitution de ses avoirs gelés et la levée de l’occupation israélienne de Gaza et des territoires palestiniens.

Il est possible que l’Iran croie également qu’il pourra modifier l’équilibre géopolitique dans la région du golfe Persique, en arrachant aux États-Unis le contrôle des points stratégiques navals et des corridors maritimes de la zone, et en les ouvrant au passage des navires des BRICS, sans sanctions, saisies ni blocus de la part de Washington. Il s’agirait, pour ainsi dire, d’une «liberté de navigation» inversée, dans le sens originel de l’expression.

Il est évident que les dirigeants iraniens comprennent parfaitement que le succès du déploiement de leur plan de guerre asymétrique pourrait bouleverser l’équilibre géostratégique non seulement de l’Asie occidentale, mais du monde entier.

Qu’en est-il du plan de Trump ? Le biographe du président Trump, Michael Wolff, a déclaré il y a quelques jours :

«Lui [Trump] n’a aucun plan. Il ne sait pas ce qui se passe. En réalité, il est incapable de formuler un plan. Il crée une situation de suspense et cela devient, dans son esprit, un motif de fierté : personne ne sait ce que je vais faire ensuite. Alors tout le monde me craint, ce qui me donne un avantage maximal. Ne pas avoir de plan devient le plan».

Wolff suggère que la métaphore est celle de Trump en tant qu’artiste :

«Il est sur scène, il improvise et il est très fier de cette capacité, qui est considérable».

Wolff décrit Trump en ces termes :

«Nous allons arrêter la guerre. Nous allons commencer la guerre. Nous allons les bombarder ; nous allons négocier ; nous allons obtenir une reddition sans condition. Rien ne se fait sans qu’il [Trump] en décide. Et cela change à chaque instant, mais dans certains cas, cela lui donne un avantage».

En réalité, la seule chose qui importe à Trump est d’être perçu comme un gagnant. Hier, il a déclaré que les États-Unis avaient «gagné» la guerre : «Nous avons gagné. Nous avons gagné le pari. Dès la première heure». Mais dans quelques semaines, la vulnérabilité de son inconstance pourrait devenir plus évidente à mesure que les marchés du pétrole, des actions et des obligations s’effondreront. Trump appelle à droite et à gauche, cherchant quelqu’un qui puisse lui offrir une «issue» victorieuse à la guerre qu’il a lui-même initiée.

Mais les Iraniens ont leur mot à dire sur la fin de la guerre. Et ils disent que ce n’est que le début…

AMIS DE LA PALESTINE …

FEUILLETON BIBIESQUE, ÉPISODE TROIS : ENCORE DES PROBLÈMES DE DOIGTS.


Davy Rodríguez

On peut noter que Bibi n’est plus réellement visible, qu’il paraîtrait (conditionnel) que son frère ne serait plus de ce monde, que Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale a disparu, déjà depuis une quinzaine de jours, des vidéos officielles, et l’on entend dire (information invérifiable) que ce serait plus de sept cents officiers supérieurs sionistes qui seraient passés ad patres.

Complément en anglais de l’épisode deux :


En attendant, en réaction aux attaques siono-yankees sur son principal site d’extraction de gaz, l’Iran est en train de détruire l’équivalent et autres sur tous les territoires des larbins des amerloques : Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis autour de Dubaï, Qatar, Bahreïn, et je crois bien aussi Oman bien que ce dernier micro-État aurait pris ses distances. Sans oublier que l’Iran continue de mettre à mal le Sionistan, ce qui reste des bases US en Irak et au Koweït. Tandis que le Hezbollah, rien qu’hier, à détruit sept chars sionistes au Sud-Liban. Plus fort encore, cette nuit, l’Iran a visé, atteint et détruit en partie la base des gringos de l’atoll de Diego Garcia, situé du côté de l’île Maurice, soit à environ 4000 km de l’Iran. Avec des missiles balistiques.

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HUMOUR  MACRONISTE ?

Honte de rien, l’incompétent, le « comique ». Rien que sa gueule antipathique, aux yeux cocaïnés, dit tout. Il suinte la haine coloniale et totalitaire euro-mondialiste.

De Tels à Vif (le « T’ais l’Amor » de nos bolcho-fachos du gouvernement) en attendant le Tel-à-Mort-finale du sionisme ; et la libération définitive de la Palestine.