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BAROQUE, KITCH OU ROCOCO ?

C’était le 14/03/1982 sur TF1. L’artiste lyrique allemand, inclassable météore, Klaus Sperber, plus connu sous le nom de Klaus Nomi (Klaus est son nom) à la tessiture très étendue (de baryton-basse à contre-ténor dit-on) chantait ici un air célèbre de l’opéra Le Roi Arthur (de 1691) du musicien baroque Henry Purcell : The Cold Song, ou Cold Genius Song.

What power art thou?
Who from below
Hast made me rise?
Unwillingly and slow
From beds of everlasting snow!

See’st thou not how stiff
And wondrous old?
Far unfit to bear the bitter cold…

I can scarcely move
Or draw my breath
I can scarcely move
Or draw my breath.

Let me, let me
Let me, let me
Freeze again…
Let me, let me
Freeze again to death!

*

Traduction respectant le nombre de syllabes du poème :

Le Chant froid.

Quel pouvoir es-tu ?
Qui d’en-dessous
Fit me fit lever ?
À contrecœur et lent
Des lits des neiges éternelles !

Ne me vois-tu raide
Étonnant vieux ?
Inapte à tenir au froid glacial…

Je peux bouger à peine,
Tenir mon souffle.
Ne peux bouger à peine,
Tenant mon souffle.

Laisse-moi, laisse,
Laisse-moi donc
Geler encore…

Laisse-moi donc
Geler encore à mort !

Le 6 août 1983, à trente-neuf ans, il mourrait des suites du sida.

RÉCLAME POUR « PAS DE PUB » D’ODYSEE

IL N’Y A PLUS DE PUBLICITÉ

Chers amis d’Odysee,

À partir d’aujourd’hui, nous supprimons toutes les publicités.

Nous n’avons pas besoin de publicités pour gagner de l’argent en tant que plateforme et nous sommes confiants dans le développement de nos propres programmes de monétisation qui aideront les créateurs à gagner leur vie tout en maintenant Odysee en vie.

En fin de compte, sacrifier l’expérience globale de l’utilisateur pour gagner quelques dollars n’en vaut pas la peine pour nous et n’est même pas viable pour une plateforme qui souhaite faire quelque chose de vraiment ouvert et libre de création.

Alors que nous prenons cette décision, une chose est sûre: les plateformes médiatiques (même celles qui se présentent comme «libres d’expression») se transforment généralement en sociétés de publicité et finissent par devenir redevables à leurs maîtres. C’est ainsi depuis des siècles et cela ne changera jamais.

Alors que YouTube devient de plus en plus agressif dans son déploiement publicitaire et que les plateformes de «libre expression» tentent de construire leurs propres entreprises publicitaires, il nous semble évident que nous construisons un modèle pour Odysee qui lui permettra de rester viable, non seulement financièrement, mais aussi dans sa capacité à fournir une expérience utilisateur incorruptible.

Notre approche peut être considérée comme une niche ou comme non conventionnelle, ce qui nous convient parfaitement. Odysee sera utilisé par le monde entier dans des conditions qui conviennent à ses utilisateurs, et nous savons que nos utilisateurs n’aiment pas les publicités.

Lisez notre article ici: IL N’Y A PLUS DE PUBLICITÉ

Bulletin N°199. Échec otano-kiévien, lignes rouges, fête nationale du 15 août. 16.08.2024.

Voir:https://odysee.com/@STRATPOL:d/1995comp:9

OUBLIE – MOI FOR EVER – PARODIE de Magnolias for ever ; par Sarah Jane Iffra.

Dans les années cinquante, on évoquait parfois l’existence de « Ballets Roses » en relation avec les sphères politiques. De nos jours, il s’agit de destructions roses, bleues … ou trans-colorées. Toujours ce même « progrès » !

Voici ce que la minorité pourrie jusqu’à la moelle qui nous gouverne prône de moins en moins secrètement… « Gouverne », mot non seulement inexact mais bien faible, en fait, pour définir la dictature et le totalitarisme « démocratiques » de la caste bourgeoise.

Oui, c’est malheureusement du réel. Sarah Jane Iffra n’invente rien en aucun cas, et il y sûrement du bien pire, sans même évoquer plus ouvertement la pédo-pornographie.

Tout craque en ce moment dans notre société, dans une sorte d’étalage, de réclame sordide que l’on espère finale. À l’image de la décadence plus générale : économique, politique, culturelle de l’Occident. De l’Oxydant sur-oxydé si je puis dire.

Une partie des éléments les plus dégénérés rend publiques ses déviances, ses obsessions, ses pathologies mentales et autres perversions. Chérie par les dominants, eux-mêmes en très grande partie décadents, déliquescents, putrides.

Son inhumanité foncière et radicale. Sa suffisance dans l’abject d’un prétendu « progressisme » si récemment exhibé dans deux « cérémonies » des JO, qui ne sont pas les premières dans leur genre, d’ailleurs. On en avait déjà eux des illustrations lors des cérémonies des J. O. de Londres et lors de l’inauguration d’un tunnel transalpin il y a quelques années.

Et l’on a pu voir que des enfants avaient été glissés, sans aucune vergogne ni retenue (et je passe sur la « chorégraphie »), dans le dégueulis LGBTXYZ et sataniste de ces deux « cérémonies » vues et, en grande partie, subies par un grand nombre de Terriens.

C’est bien pourquoi il convient de prendre de plus en plus au sérieux toutes ces rumeurs (car souvent encore cela n’aboutit pas au-delà, à des inculpations), dont certaines déjà fort anciennes, mais de plus en plus déferlantes, récurrentes, convergentes sur la pédo-criminalité au sein desdites « élites » artistiques, politiques, médiatiques … du milieu mondialiste occidental dégénéré.

Ou plus exactement « cultureuses », « politicardes », « médiateuses », et bien évidemment « véreuses » de la finance apatride et interlope.

Rappelons-nous – parmi bien d’autres – les affaires Dutroux et Epstein, dont on ne connaîtra jamais les tenants exacts et les aboutissants concernant une pédo-criminalité quasi institutionnelle englobant rites sataniques, viols, tortures et meurtres d’enfants.

Dans le genre comique, si l’on peut dire, je voyais l’autre jour une vidéo présentant, chez les Royaumuniens, des malades se payant des « ouiquènes cochons » à 1600 livres. Je veux dire : où des abrutis, dont des gens « présentant bien » du moins « en civil » en arrivant, se transformaient et jouaient à être des cochons, mangeant par exemple dans des auges.

Mais je pourrais évoquer, dans le sordide, ce qui a perduré pendant des années au Royaume-Uni avec la disparition de fillettes sous la direction de gangs pakistanais, pour d’obscurs trafics non élucidés. La police fermant les yeux « pour ne pas passer pour raciste » disent certains.

Et cette récente tuerie de fillettes par un allogène qui a révélé que la caste politique (travailliste en tête, mais qu’attendre d’autre d’une gauche totalement dégénérée?), la police, et la justice, soutenaient ouvertement les immigrés légaux ou illégaux contre les autochtones qui ont « osés » réagir (bien ou mal c’est un autre sujet).

Autochtones … « tous fachos », dans la même logique que ce que l’on a connu ou connaît encore en France avec les Gilets Jaunes, les gueux anti-vax et anti-passe lors de l’affaire covidiste, les mauvais électeurs du RN (premier parti de France en nombre d’électeurs : 11 millions), etc.

Il faut bien comprendre que les rituels et autres allusions satanistes des « cérémonies » des Jeux Olympiques doivent bien des fois, en des cercles plus secrets, « déraper » comme on dit, où les viols à répétition, ou encore les tortures et meurtres de préférence d’enfants font les « joies » de nos « élites ».

Ceci d’autant plus facilement qu’il existe des réseaux d’achat et de vente d’enfants, non seulement au mieux pour les adopter, mais au pire pour en user, abuser, consommer, détruire en toute « liberté ».

Et ici il convient de bien mettre en relation le fait que certains réseaux sont connus. Et sont comme par hasard en relation, en particulier, avec l’Ukraine, Israël ou encore le Kosovo.

Dois-je rappeler encore une fois le soutien inconditionnel que l’Ukraine présente, Israël présent et le Kosovo actuel, reçoivent de la dite Union européenne et de l’OTAN ?

La vente de jeunes humains vivants ou d’organes de jeunes ou de plus âgés morts n’est plus à démontrer. Avec un pays de production : l’Ukraine bandériste grand pays non seulement de fabrication d’enfants par la scandaleuse GPA, mais aussi de disparitions d’enfants d’orphelinat et de rapts en ces temps de guerre, sans oublier de récupération d’organes sur des enfants ou sur de militaires morts à la guerre.

Un pays de transit bien connu est le Kosovo sous domination otanesque, marchand d’organes, trafiquant d’armes en tous genres, et grand pays de la prostitution européenne.

Enfin, il est également bien connu qu’Israël (dont également les binationaux, voire les tri-nationaux et autres alliés) est un pays qui ne rechigne pas sur le recours d’organes humains, chers payés, pour satisfaire la clientèle malade et friquée locale. En étant peu regardant sur les origines.

Ce qui montre d’ailleurs que la notion de « race élue » est à géométrie variable, suivant le sujet. Tout bon organe de goy y est le bienvenu.

Rappellerais-je encore que des Gazaouis et autres Palestiniens ont pu constater ces temps derniers que des corps de morts – hommes, femmes, enfants sans distinction – qu’ils avaient pu récupérer présentaient des ablations d’organes ?

Dirais-je, pour finir, que la volonté de génocider des Russes dans le Donbass et celui de génocider des Palestiniens en Palestine occupée, participent de cette même logique d’une barbarie occidentale plus générale ? De ce même esprit et plus encore pratique satanistes ?

L’écrivain animaliste Franck Walden s’adresse ici à son coreligionnaire Julien Bahloul, sioniste ultranationaliste.


Source E&R.

Voici un Juif Franck Walden (par ailleurs écrivain animaliste, qui a déjà été censuré sur YouTube pour ses prises de position anti-sionistes) qui décoiffe (en particulier certaines kippot)). J’attendais depuis longtemps ce genre de paroles.

Et le pire : sous cette intervention magistrale, il y a encore quelques abrutis (Juifs voire non-Juifs) à le dénigrer dans des commentaires !

***

On peut l’écouter ici :

ou (encore?!) ici :

Un frère juif foudroie l’idéologie Sioniste – Franck Walden

Ou lire ses propos à suivre :

Le peuple élu ? Le peuple élu ? Non mais attends, dis-moi, toi qui soutiens le petit cartel terroriste actuellement au pouvoir en Israël, dis-moi en quoi nous serions le peuple élu ?

Explique-moi comme à un enfant de 4 ans, parce que là franchement j’ai du mal à comprendre. En quoi les agissements des Juifs du monde et en particulier les sionistes d’Israël diffèrent du commun des mortels ? Qu’est-ce que dans notre humanité on a de si différent des autres peuples pour revendiquer ce titre de peuple élu de Dieu ?

Parce que c’est écrit dans la Torah ? Mais pourquoi Dieu aurait jeté son dévolu sur le peuple juif sans aucune raison particulière à ce peuple ? Ton problème à toi le nationaliste sioniste de merde que tu es, c’est que tu as pris ce titre de peuple élu et tu l’as calé bien, bien comme ça dans ton nombril, pour dire au reste du monde moi je fais ce que je veux, moi je suis au-dessus de vous parce que moi je fais partie du peuple choisi de Dieu, sans aucune raison, sans aucune raison.

Toi, tu ne t’en rends pas compte, tu es dans un pur logiciel de psychopathie, de psychopathie, le bien et le mal n’existent plus, tu ne te rends pas compte que toi et un psychopathe c’est exactement pareil. Le bien et le mal n’existent plus parce que tu te penses au-dessus des autres hommes qui ne sont que pour toi des proies, ou du gibier. Tu justifies ça par le fait que tu as été choisi par Dieu, que tu fais partie du peuple choisi par Dieu. Et donc tu as autoproclamé que ça te donne des droits illimités sur la vie et la mort physiques, sur la vie et la mort culturelles des autres peuples.

Et toi en plus qui exiges le respect des juifs du monde quelle que soit la teneur de leurs actes, parce que sinon c’est antisémite, antisémite, antisémite ! Mais bordel de merde, si j’étais pas Juif comment faire pour ne pas devenir antisémite alors que tu pousses littéralement les gens à le devenir en leur offrant toutes les raisons du monde de le devenir ! Tu crois que l’amour et le respect des juifs c’est un dû ? C’est un dû à cause de la diaspora, c’est un dû à cause de la Shoah ? C’est pas un dû, le respect ça se mérite, ma gueule, ça se mérite.

Tu crois que tu vas faire tout le temps jouer la fibre de la culpabilité occidentale pour derrière ensuite faire le petit con ? Mais tu veux que je te dise à quoi tu ressembles ? Tu ressembles un peu à ce gamin qui se prend pour le premier de la classe et ce faisant, il s’autorise tout et n’importe quoi alors qu’on a juste envie de lui filer une bonne paire de claques.

Alors quoi, peuple élu, quoi peuple élu ? Parce que tu as un peu plus de prix Nobel que les autres ? Mais espèce de hmar [âne, en dialecte arabe], les prix Nobel c’est des individus, pas des peuples, quoi ! C’est pas quelques individus qui font un peuple. Quoi, peuple élu, parce que tu as survécu 5 000 ans à toutes les persécutions, donc ça prouve que Dieu veut absolument que tu survives ? Mais tu sais que même les Chinois qui sont un milliard et demi, c’est un peuple au moins aussi ancien que toi ?

Dans les actes barbares que tu peux soutenir au nom d’un judaïsme triomphant, il n’y a rien, que dalle, zéro, y a rien qui te différencie du reste de l’humanité, de la lie de l’humanité, que dalle, y a rien, rien du tout. Alors quoi, tu vas brandir la Torah, tu vas brandir le Talmud, pour dire qu’on est le peuple élu ? Mais chaque peuple a son patrimoine culturel, mais il est pas là en train de courir dans la pampa en train de dire c’est nous les meilleurs, c’est nous les numéros un, c’est nous les meilleurs, c’est nous que Dieu a choisis. Non.

Non, mais je vais te donner une réponse : aujourd’hui tu es en effet le peuple élu pour être le peuple le plus haï sur Terre. Et le problème, espèce de hmar, c’est que c’est toi qui donnes le bâton pour te faire battre, c’est toi qui n’arrives pas à t’élever au-delà de la barbarie la plus indigne, parce que tu n’as plus le sens des réalités et tu as encore moins le sens du bien et du mal comme je le disais tout à l’heure.

Tu as juste le truc de dire moi j’ai le droit de faire ça et les autres n’ont pas le droit, c’est juste comme ça en fait que tu fonctionnes. Et en plus contre cette affirmation-là on devrait baisser la tête et dire oui monsieur, oui c’est vrai tu as raison, tu as raison, pardon pour la Shoah, pardon pour la Shoah, pardon pour la Shoah.

Et on m’aurait dit dans ma jeunesse qu’un jour je serai obligé de faire ce genre de vidéo pour attaquer les miens, les miens juste pour montrer un peu aux gens qui vont voir cette vidéo que tous les Juifs ne sont pas des pro-Netanyahou, ne sont pas des pro-sionistes, ne sont pas tous des génocidaires en puissance, non, tous les Juifs ne sont pas comme ça. Le problème, c’est que tous les propagandistes, tous les nationalistes eh bien ils occupent le devant de la scène et y a des petits mecs comme moi qui sont obligés justement de jouer des coudes pour pouvoir passer un autre message sur le judaïsme.

Alors aujourd’hui, paradoxalement, pour ne pas devenir antisémite, peut-être qu’il faut juste se dire que les Juifs non ne sont pas du tout le peuple élu de quoi que ce soit, à part dans leur imaginaire délirant. On peut s’élever dans la vertu comme les meilleurs des hommes et on peut tomber comme en ce moment dans la barbarie comme les pires des hommes et on peut dire qu’en ce moment, pour le peuple juif, on traverse un âge sombre, un âge d’obscurantisme que j’aurais jamais cru possible, mais il faut croire qu’on apprend à tout âge. À bon entendeur, tschüss. *

* tschüss : salut, au revoir, ciao, en allemand.

Macron : le coup d’État est confirmé !

Lamentables JO. Macron s’en prend aux chrétiens. Attal s’accroche. Jean-Michel Trogneux a-t-il voté?

De : univers

Lamentables jeux olympiques macroniens qui ont défiguré l’image de la France. Ras-le-bol du wokisme : https://www.profession-gendarme.com/r…

La répression de Macron contre les chrétiens : https://www.profession-gendarme.com/l…

Affaire Brichel. Le préfet interrogé sur le vote ou non de Jean-Michel Trogneux, à Amiens : http://pressibus.free.fr/gen/trogneux…

Gabriel Attal propose un « pacte d’action » aux groupes parlementaires, sauf à LFI et au RN : https://www.lemonde.fr/politique/arti…

*

(jpf) Petit détail qui a son importance, cet homme, si j’ai bien saisi ses idées dans des vidéos précédentes, est pour le moins quelqu’un que l’on peut qualifier de « déçu par la gauche », pour employer un terme assez neutre ; particulièrement dégoûté par les « socialos » et les « écolos ».

Petit rappel :

Aux JO de Paris

Israël dirige les États-Unis. Non, les États-Unis dirigent Israël. Non, attendez …

De Réseau International 12 août 2024

par Patrick Lawrence 

Ce discours dérangé que Bibi Netanyahou a prononcé devant une session conjointe du Congrès le mois dernier : Je n’arrive pas à le chasser de mon esprit. Cela n’a rien changé – ni le Premier ministre israélien ni ses hôtes ne semblent vouloir ou avoir l’intention de changer quoi que ce soit dans les relations américano-israéliennes. Ainsi, il n’y a pas grand-chose à dire sur cette heure bizarre que le premier terroriste du monde – oui, pensez-y et dites-moi que je me trompe – a passée à la tribune, sous la rotonde du Capitole. Mais le discours a clarifié certaines choses, et puis il a soulevé une question importante. Voyons ce qu’il en est.

Il y a, pour commencer, la question de la stabilité mentale de Netanyahou. Si l’on considère ses nombreuses affirmations farfelues – Israël a minimisé les pertes civiles à Gaza, les soldats israéliens doivent être félicités pour leur conduite morale, ceux qui protestent au nom des Palestiniens sont probablement à la solde de l’Iran, et ainsi de suite – on doit conclure que l’homme qui se livre à des déformations aussi grotesques est, disons, perpendiculaire à la réalité.

Je suis sûr que Netanyahou a parlé en grande partie pour faire de l’effet. Il ne peut en être autrement. Mais je suis tout aussi sûr ; notez l’attitude dans les vidéos, par exemple – il était certain de la vérité de ce qu’il avait à dire. Le diagnostic du Dr Lawrence : Un homme rongé par le ressentiment et la haine, qui a conduit Israël au bord d’une guerre cataclysmique au prix irrémédiable de sa réputation internationale, tout en y entraînant les États-Unis (au même prix), souffre d’une psychose grave avec des symptômes de paranoïa et de mégalomanie obsessionnelle compulsive.

Je ne dis pas cela pour me livrer à un dénigrement mesquin de l’une des nombreuses figures politiques méprisables qui se promènent actuellement dans le monde occidental et ses appendices. Après la prestation particulièrement étrange de Netanyahou devant le Congrès le 24 juillet – à certains moments, il a semblé être un pur idiot – je dis que ce diagnostic serait valable dans un contexte clinique. Nous devrions tous en prendre note et nous préparer en conséquence. Peu importe qui conduit le bus : Il vaudrait mieux dans ce cas que personne ne le conduise.

Il y a aussi l’accueil réservé à Netanyahou au Capitole. Soixante-douze ovations, dont une soixantaine debout, pour un criminel de guerre, un bafoueur du droit international, un homme qui s’engage à mener «une guerre sur sept fronts» au Moyen-Orient ?

Le grand thème de Bibi, tout au long de ses remarques, était la congruence, l’alignement parfait des intérêts israéliens et américains. Vous vous souvenez ? «Nos ennemis sont vos ennemis, notre combat est votre combat, et – c’est là que le poing gauche a frappé – notre victoire est votre victoire».

La réaction des personnes présentes vous dit tout ce que vous devez savoir sur ce que les législateurs américains pensent de cette idée. Netanyahou cherchait simplement à réaffirmer des accords permanents à un moment où la conduite d’Israël terroriste avait commencé à retourner plus d’estomacs qu’il ne l’avait prévu. Et il a obtenu ce qu’il voulait, cela va sans dire.

Cela nous amène à la question que le discours de Netanyahou nous impose. Les États-Unis contrôlent-ils Israël ou Israël contrôle-t-il les États-Unis ? L’État d’apartheid est-il un autre des régimes clients de Washington, même si – empruntons un peu aux Chinois – il s’agit d’un client aux caractéristiques sionistes ? Ou Israël est-il un cas – rare, voire unique – d’avant-poste lointain qui dicte sa loi au centre impérial ? La périphérie exerce son pouvoir sur la métropole, c’est le cas de le dire : Il faudrait que ce soit quelque chose de nouveau sous le soleil, sûrement.

Cette question n’est pas nouvelle. De nombreuses personnes y réfléchissent depuis des mois, voire plus longtemps, autour d’une table, sur un tabouret de bar ou dans des publications sur l’internet. Qui est responsable, de toute façon ? J’ai parfois eu l’impression qu’il s’agissait d’un nœud gordien tout à fait classique : Défaites-le et vous comprendrez tout. À d’autres moments, cela me fait penser à un koan zen [paradoxe du bouddhisme], insoluble en l’absence d’un satori soudain [saisie intuitive de la nature des choses]. Je n’ai donc pas passé beaucoup de temps à y réfléchir. Jusqu’à présent, j’ai conclu qu’il s’agissait d’une question d’anges sur une épingle et que la réponse n’avait pas beaucoup d’importance. Lorsque d’autres en parlent, mon esprit s’égare. Mais après le spectacle choquant qui s’est déroulé au Congrès il y a quelques semaines, je ne pense pas pouvoir m’en tirer plus longtemps avec cette esquive.

L’occasion du discours de Netanyahou, son quatrième devant une session conjointe, nous met face à toutes les complexités. Qui était, en cette heure, aux commandes – l’homme fou de la périphérie, mû par la rage, ou son public de législateurs en adoration au centre impérial, mû par… mû par quoi ? Je dirais par la cupidité, l’idéologie et le travail de gestion d’un imperium qui est en train d’échouer, mais qui n’a pas encore échoué. Qui a contrôlé qui ce jour-là ?

La réponse immédiate, peut-être évidente, est le terroriste au podium. Il n’échappe à personne qu’à peu près tous les membres du Congrès présents – et tant mieux pour la centaine de membres qui ont boycotté – ont reçu par le passé et continuent de recevoir de l’argent du lobby israélien, notamment, mais pas seulement, de l’American Israel Public Affairs Committee, le tristement célèbre AIPAC, profondément antidémocratique.

Netanyahou le savait. Il s’est adressé à des personnes qui croient sincèrement en la cause sioniste et à d’autres qui sont préoccupées par la position géopolitique de l’empire au Moyen-Orient. Mais toutes les personnes auxquelles il s’est adressé, à quelques exceptions près, ont bénéficié de l’aide de l’AIPAC. Thomas Massie, le républicain libertaire [ou plutôt sans doute libertarien?] du Kentucky et l’une des exceptions, nous a expliqué le fonctionnement de l’AIPAC – une combinaison de pots-de-vin, de menaces et de coercition – avec des détails assez incroyables lorsque Tucker Carlson l’a interviewé sur ces sujets il y a quelques mois.

Bibi savait alors qu’il n’avait pas à persuader les personnes présentes de quoi que ce soit. Il devait faire semblant de persuader. «Nous nous tenons ensemble», etc. Mais personne n’est passé du côté d’Israël : Tous ceux à qui il s’est adressé se trouvaient déjà sur place. Le 24 juillet était le jour de Netanyahou. Elle lui appartenait parce que son public lui appartenait.

C’est le cas, sous forme de tableau, de ceux qui avancent l’argument selon lequel, dans les relations entre les États-Unis et Israël, la nation de 9,5 millions d’habitants (vraisemblablement moins aujourd’hui avec toutes les expatriations dont on entend parler ces jours-ci) contrôle la nation de 333 millions d’habitants. Il est facile d’en comprendre la logique. Israël a commencé à faire pression sur Washington pour obtenir un soutien dès qu’il a été déclaré Israël en 1948 ; l’AIPAC était déjà en place et fonctionnait au milieu des années 1950. Et maintenant, regardez. Cette semaine, l’AIPAC a investi 8,5 millions de dollars dans une primaire du Missouri pour battre Cori Bush, qui s’oppose ouvertement au génocide de Gaza. L’AIPAC a dépensé 15 millions de dollars, pour la même raison, pour battre Jamal Bowman à New York en juin. Réagissant à sa défaite, Mme Bush a vigoureusement critiqué l’AIPAC pour son intrusion dans les primaires du Missouri, tout en exprimant sa détermination à travailler contre le groupe. Tout cela est parfaitement justifié – respectueux, en effet, du processus politique américain. Mais la Maison-Blanche – croyez-le – a eu le culot de critiquer Bush au cours du week-end pour ses remarques «incendiaires». Cela n’illustre-t-il pas précisément le point de vue de Bush ?

C’est le pouvoir.

Joe Biden, dans la même lignée, a accepté plus d’argent du lobby israélien que quiconque au Capitole pendant ses décennies au Sénat – 4,2 millions de dollars selon Open Secrets, et je comprends qu’il s’agit d’une estimation très basse si l’on compte la carrière politique post-Sénat de Biden. Code Pink, dans une campagne de collecte de signatures, affirme que Harris a reçu 5,4 millions de dollars du lobby israélien, sans toutefois indiquer à quelle étape de sa carrière elle a accepté cette somme extraordinaire.

Harris est en train de séduire tous les libéraux rêveurs parmi nous avec des gestes ici et là destinés à suggérer qu’elle sera plus dure envers les Israéliens que Joe le sioniste et plus sympathique envers les Palestiniens. Suivez la balle qui rebondit, s’il vous plaît, comme le font ces honorables Arabes-Américains du Michigan : Mme Harris indique clairement, lorsqu’elle ne parvient pas à éviter le sujet, qu’elle n’a pas l’intention de modifier de manière significative la politique américaine à l’égard de l’État terroriste. Laissons les meurtres se poursuivre, aussi longtemps que les Israéliens le voudront.

Il s’agit là, comme je l’ai dit, d’un pouvoir acquis et exercé de manière perverse.

Mais nous devons faire une distinction à ce stade afin de comprendre la dynamique américano-israélienne telle qu’elle est réellement. Il faut distinguer, faute de mieux, le pouvoir éphémère et le pouvoir structurel.

À mon avis, le pouvoir qu’exercent les Israéliens pour influencer la politique américaine – une influence qui se rapproche de la dictature – est éphémère. Il repose sur les pots-de-vin, les menaces et la coercition susmentionnés du côté de l’administration. Du côté des bénéficiaires, les choses se déroulent par le biais de la cupidité et de la peur. La puissance d’Israël dépend, en d’autres termes, des fragilités humaines. Sa source est notre plus ou moins grande propension à la corruption. La différence entre la plus grande et la plus petite peut être mesurée dans les destins de Cori Bush et de Jamal Bowman.

La puissance des États-Unis est d’une toute autre nature. Elle repose essentiellement sur un avantage matériel, comme l’hégémonie occidentale l’a fait au cours des 500 dernières années. Elle contraint, soudoie et menace, bien sûr, mais elle peut aussi envahir et détruire – tout cela pour énoncer l’évidence même. En termes simples, si le Pentagone peut envahir Israël s’il en reçoit l’ordre, les forces de défense israéliennes ne peuvent pas envahir les États-Unis. Ces derniers sont en effet incapables d’envahir ne serait-ce que le Liban ou l’Iran sans l’assurance d’un soutien américain.

Ce qui est en jeu dans tout cela, c’est la question de la responsabilité. Israël exerce un pouvoir considérable sur les États-Unis – oui, nous le savons tous – mais c’est en raison d’une abdication corrompue de la part de l’Amérique. Cela ne doit pas nous échapper. Les élites prostituées de Washington ont vendu la politique américaine aux Israéliens, et le Congrès s’est vendu lui-même de la même manière. Mais il s’agit au fond de transactions, aussi fongibles et éphémères que les autres. Elles ne reflètent aucunement un changement radical dans les rapports de force.

Les États-Unis sont toujours l’empire de notre époque, et Israël fait toujours partie de ses clients, même si cela est compliqué par divers facteurs – religion, idéologie, culpabilité cyniquement manipulée, conscience partagée du peuple élu et beaucoup d’argent consacré à l’offre et à l’acceptation éhontées de ce qui est un pot-de-vin sous n’importe quel autre nom. Si l’on gratte tout cela, on trouve une préoccupation tout à fait ordinaire pour la préservation et la projection de la puissance américaine. Pensez-vous que le Pentagone vient d’envoyer d’immenses flottilles en Méditerranée orientale parce qu’il s’inquiète pour les juifs d’Israël ? C’est une question de puissance, et les États-Unis ne l’ont pas vendue. En effet, toutes les manifestations auxquelles nous avons assisté cette année reposent implicitement sur l’hypothèse que l’Amérique pourrait faire couler le bateau de Netanyahou à tout moment. Ne vous laissez pas tromper par le moment : Bibi, comme l’histoire le montrera, n’est au fond qu’un voyou de passage.

C’est là, pour terminer, le pouvoir qui compte le plus – le pouvoir impérial.

Voici ce qui est important dans la distinction que je fais. Le pouvoir éphémère qu’Israël affirme aux États-Unis, accumulé au cours des huit décennies d’après-guerre, se trouve dans une impasse historique. Il est en train de s’étioler, en un mot.

Dans ses derniers jours en tant qu’homme public, Joe Biden continuera à parler de l’État sioniste comme il l’a fait tout au long de sa carrière politique. «Sans Israël, aucun juif au monde n’est en sécurité», a-t-il déclaré l’autre jour, et ce n’est pas la première fois. Kamala Harris ne dit rien sur Israël et la crise de Gaza, en partie parce qu’elle n’a pas grand-chose à dire sur quoi que ce soit, mais surtout parce que, lorsque les circonstances l’obligeront à rompre ce silence – «bizarre» en effet – ce ne sera pas une bonne nouvelle pour ceux qui anticipent ne serait-ce qu’un millimètre de changement.

Utilisons les événements comme un miroir, comme j’ai appris à le faire pendant mes années de correspondant. Le cirque honteux de l’effroi suscité par la dangereuse omniprésence de l’antisémitisme [sic] qui se répand aux États-Unis – si tant est que l’on puisse rencontrer un seul incident sérieux – ne reflète rien d’autre qu’un déclin marqué de la sympathie pour Israël parmi les Américains. Une nouvelle majorité, ai-je lu l’autre jour, ne défendrait pas l’État d’apartheid s’il entamait une guerre avec l’Iran et si on lui demandait de le faire.

Yousef Munayyer, directeur exécutif de la Campagne pour les droits des Palestiniens, un groupe américain, a publié un article bien raisonné dans The Guardian le 7 août en utilisant exactement ma méthode. Sous le titre «Le soutien américain à Israël s’effondre. Et l’AIPAC le sait», Munayyer examine les interventions de l’AIPAC contre Cori Bush et Jamal Bowman et y voit des signes du déclin de l’influence du lobby. C’est ainsi qu’il voit les choses :

Comment se fait-il qu’un mouvement aussi puissant de la part des donateurs pro-israéliens soit le reflet d’une cause qui s’affaiblit ? C’est simple : C’est parce que de telles flexions de puissance n’étaient jamais nécessaires auparavant. Aujourd’hui, c’est devenu une routine. … 

À court terme, cela semble être un reflet du pouvoir, mais tous ceux qui suivent la politique autour de cette question aux États-Unis depuis des années savent qu’il n’en est rien. Les groupes d’intérêt pro-israéliens n’ont jamais eu à s’immiscer ouvertement et lourdement dans la politique électorale d’une telle manière auparavant, précisément parce que leur cause a bénéficié d’un grand degré d’hégémonie culturelle. Aux États-Unis, les hommes politiques embrassaient les bébés, caressaient les chiens, aimaient le baseball et soutenaient Israël sans équivoque. Cette dernière partie n’est plus tout à fait ce qu’elle était. Le consensus autour du soutien à Israël, en particulier au sein du parti démocrate, s’est effondré.

J’espère que Munayyer a raison, et de nombreux signes indiquent que c’est le cas, même si j’opterais pour le gérondif «s’effondrant». Comme il le souligne avec de nombreuses statistiques convaincantes, le soutien populaire à Israël au-delà du périphérique de Washington vacille en fait depuis une décennie – en fait, depuis que les FDI [forces de défense d’israel] ont mené un premier assaut terrorisant sur Gaza en 2014. L’AIPAC le sait sûrement aussi.

À cet égard, il y a eu un article intéressant à la fin du mois dernier sur WMAC Radio, la station du NPR ; diffusant dans le nord de l’État de New York et dans l’ouest de la Nouvelle-Angleterre. Kamala Harris récoltait alors des centaines de millions de dollars, profitant de l’exubérance irrationnelle alors évidente chez les démocrates. Lors d’une étape de sa campagne à Pittsfield, dans le Massachusetts, elle a dû faire face à des manifestants portant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire, entre autres, «Mettez fin au génocide» et «Tout cet argent ne lavera pas le sang de vos mains, Kamala»  ;

De quoi s’agit-il ici ? Pittsfield est une petite ville postindustrielle qui lutte pour reprendre vie après que General Electric l’a abandonnée il y a plusieurs décennies. Mais ce n’est pas tout : La colère contre «l’administration Biden-Harris» pour sa participation au génocide israélien semble s’étendre jusqu’aux trottoirs défoncés de cette nation. Mme Harris a subi le même traitement lors d’un grand meeting de campagne à Philadelphie et, l’autre jour, à Detroit, où elle a écarté les manifestants d’un revers de main en leur disant : «Je parle». On en ressort avec l’impression que les Américains sont en train de mijoter – pratiquement tout le monde que je connais est en train de mijoter, maintenant que j’y pense – et que les grands médias, complices de Harris, font leur part pour que cela ne se voie pas. N’oublions pas : Les campus américains sont calmes après les honorables manifestations du printemps dernier, mais les cours reprennent dans un mois.

Vous pouvez corrompre une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais vous ne pouvez pas corrompre tout le monde tout le temps. Je pense que maître Lincoln a raison. Et je pense que les Israéliens, qui, j’imagine, ne s’intéressent pas beaucoup à Abe [Abraham Lincoln], sont en train d’apprendre que le pouvoir qu’ils ont longtemps exercé sur la politique américaine se révélera finalement éphémère, quelle que soit la durée.

source : Scheerpost – Patrick Lawrence: Israel Runs the U.S. No, the U.S. Runs Israel. No, Wait …

Gaza après Guernica et Varsovie ?

par Serge ULESKI (son site)
samedi 10 août 2024

10è mois de l’intervention israélienne à GAZA [et aussi en Cisjordanie] : entre 40 000 et 60 000 victimes – femmes et enfants dans une écrasante majorité car tous coupables ! Rapportées à la population française, il s’agira de 1 200 000 victimes ; 160 journalistes arabes ont été exécutés avec minutie ; 2/3 de infrastructures de ce territoire ont été détruits. 

Force est de constater alors qu’il ne s’agit pas d’une guerre ; il s’agit d’un anéantissement de Gaza ; rendre inhabitable ce territoire qui demeure sur un plan historique un camp de réfugiés palestiniens… et de continuer de faire « disparaître » ces mêmes Palestiniens de notre conscience individuel et collective à une échelle occidentale, voire mondiale, « disparaître » des rédactions des médias trop heureuses d’y souscrire, et puis enfin… « disparaître » de la Palestine, leur terre natale ; ce qui est à l’œuvre depuis 1967 soit dit en passant. [non ; plus ouvertement depuis 1948 et plus sournoisement depuis 1917, voire bien avant encore]

S’il reste encore quelques journalistes en Europe, en France en particulier, quand comptaient-ils tous confirmer qu’il n’y a jamais eu de bébés brûlés, de femmes enceintes (ou non) éventrées ni de viol systématique ? Les journalistes israéliens, eux… ont fait leur métier ; depuis le mois de novembre 2023 tous ont pu révéler qu’il s’est agi de mensonges.

Certes, nul n’ignore que ce mensonge leur permet à tous de trouver le sommeil et de rappeler à ceux qui souffrent d’insomnie ce qui suit : « N’oubliez pas le 7 octobre et les horreurs inqualifiables qui ont été commises »…

 Nul n’est dupe : si dénoncer les crimes des uns pour mieux ignorer, voire… absoudre les crimes de ceux dont on a tout à craindre… relève certes d’une lâcheté sans nom, agir de la sorte s’apparente à des méthodes de gangsters de la morale, du droit et de toute idée de justice des conditions d’existence des êtres humains.

Mais alors… comment tous ont-ils pu laisser un lobby israélien décider de leur morale, de leur éthique, de leurs carrières, de leur standing auquel tous accordent tellement d’importance ? Comment ont-ils pu accepter de laisser ce lobby décider de leurs vies à tous ? Comment ont-ils pu abandonner la France de Jeanne d’Arc, de Montesquieu, de Diderot, de Victor Hugo, de Jean Jaurès, de Jean Moulin, de Bernanos et d’Aimé Césaire et la salir à ce point ?

On doit à la situation qui est la nôtre aujourd’hui ce qui suit : notre génération, pour l’avoir maintenant vécu, a enfin compris comment en 1940, les pleins pouvoir à Pétain ont été votés – comment et par qui [en très grande partie « la gauche socialiste »]  ; car, aujourd’hui, force est de constater que tous [et en très grande partie « la gauche « socialiste », « communiste », « écologiste »] ont fini par voter les pleins pouvoirs à Israël après des années de laisser-faire : Israël… un État, une population qui, à quelques exceptions près, une poignée, n’ont aucune considération pour le droit, la morale et toute idée de justice des conditions d’existence des êtres humains, et ce depuis des décennies.

Le silence des uns, et des autres… le soutien à cette entreprise génocidaire israélienne, et d’autres encore qui se répandent dans les médias, tel un poison, telle la peste… si précautionneux dans leurs analyses lâches et veules… dans leur choix d’un vocabulaire qui n’a qu’un souci « protéger leur emploi, leurs perspectives de carrière »… difficile de ne pas voir là sous nos yeux l’incarnation de tous ceux qui accueilleront la défaite de 1940 et la Collaboration qui s’ensuivit comme un soulagement, voire… une opportunité.

Pourront-ils espérer que tous les veuillent absous ?

Qu’ils puissent être porteurs de la certitude qu’il n’y aura jamais personne pour les juger – en effet, nul ne peut à ce point refuser de nommer ce crime commis sur la population de Gaza, sur son environnement de vie… et de s’en rendre complices sans la certitude de l’impunité d’autant plus que le nombre sanctifie et absout – plus les coupables sont nombreux, plus il est difficile de rendre la justice (de Gaulle n’a pas pu débarrasser la France de son administration collaborationniste ; les procès dits de l’épuration n’ont pas épurer tous les écuries de la collaboration) – cette certitude qui la leur confirme que nous ne sommes qu’au début d’une nouvelle ère dans laquelle nous sommes tous appelés à partager le sort des Palestiniens, un degré ou à un autre dans les décennies à venir.

N’ayons aucun doute à ce sujet.