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HARDIÇON : QUELLE IGNOMINIE, N’EST-CE PAS ?!

Une polémique (une de plus à notre époque où tout se dit à tort ou à raison) a surgi la veille de la mort de Hardis-sons. Le 13 juillet donc, occasionnée par un certain Clément Garin (qui m’est totalement inconnu) qui aurait trouvé bon d’annoncer sa fin ante mortem et de contacter dans les derniers instants de Hardis-sons, l’ultime veuve du personnage.

Mais je la laisse s’exprimer :


Tiens à propos, quand Hardis-sons a trouvé bon de diffamer David Hamilton en accordant crédit aux faux souvenirs – ou souvenirs induits, provoqués, suscités par un « psychologue » entreprenant, non objectif – de sa potesse (ou peut-être plus encore) Flavie, et comme argent comptant (comme si elle eût pu oublier un prétendu viol vers l’âge de treize ans), notre photographe n’eut pas vraiment le temps, ou n’eut pas vraiment la force de porter plainte, lui ! Il le désira pourtant. Et peu de temps après, quelqu’un ou quelques-uns trouvèrent bon de l’exécuter en une parodie de suicide. Finalement, encouragé par ce pauvre type d’Hardiçon qui s’est cru autorisé à provoquer la mort d’un vieil homme en partie oublié et sans défense aucune.

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« TOUT LE MONDE EN PARLE »

Donc l’animateur de téloche Thierry Ardisson vient de défunter. N’ayant jamais été un fou de télévision, je crois simplement me souvenir qu’il fut de temps à autre, lui et/ou plutôt certains de ses invités, dans diverses émissions, une sorte de provocateur. Mais pas dans le bon sens du terme. Provocateur mal léché et très patenté. Surtout pas tenté de trop déborder. De provocateur à la petite semaine.

Un type assez lâche qui s’est dégonflé régulièrement pour sombrer au moins une fois publiquement dans l’insulte et la diffamation pure et simple ; qui plus est sans aucune conséquence pour ses abattis.

Au début des années quatre-vingt-dix, il s’est arrangé, avec un autre, pour casser du sucre sur le dos d’une personne qu’il n’avait pas jugé bon d’inviter, pour assurer la contradiction. Il est tellement plus facile de parler sur quelqu’un et ce qu’il est censé avoir dit ou avoir fait, que de laisser parler cette personne elle-même. Mais ce n’est malheureusement pas nouveau.

Voici ce qu’en raconte la personne concernée :

On était peu d’années après que la prétendue gauche, grotesquement antiraciste et antifasciste, décida de resserrer (sic) lesdites « liberté d’expression » et « liberté de recherche historique » en imposant un discours historique officiel obligatoire concernant la Seconde guerre mondiale (délinquant est qui s’en écarte) par ladite loi « socialo-communiste », ou bolchevique, Fabius-Gayssot,

Vers la fin des années quatre-vingt-dix, ou début des années deux-mille, et « pour faire le buzz » comme on dit de nos jours, il se laissa aller néanmoins (recherche de « scoops » et d’audience) à inviter de décrétés négationnistes /  antisémites  /  conspirationnistes (rayées les mentions inutiles) du genre d’Alain Bonnet de Soral, Dieudonné M’bala M’bala ou encore Thierry Meyssan.

Depuis, le premier, pour ne pas faire de taule en fRance, s’est mis un peu au vert en Suisse, autrefois pays neutre, où pourtant, là aussi, autres temps autres mœurs, on le tarabuste un peu.

Le deuxième, aidé en cela par son nouveau pote Lalanne, a réalisé, en un magnifique double-salto-arrière, une remarquable téchouva qui a fini de le déconsidérer.

Quant au troisième, cela fait une quinzaine d’années qu’il s’est réfugié… en Syrie, à moins qu’il ne soit maintenant ailleurs au Proche-Orient. Sa dénonciation justifiée du complot ourdi par une fraction du complexe militaro-industriel étatsunien en liaison étroite avec le Mossad (cf. son livre : L’Effroyable imposture, 2002) le rendant pestiféré.

Je pourrais ajouter encore quelques mots d’Ardisson, le petit trublion autorisé, en 2016, lorsqu’il a eu la bassesse de sombrer dans la délation reposant sur rien et dans l’insulte. Lorsqu’il a diffamé publiquement David Hamilton, alors âgé de quatre-vingt-trois ans, dont on ne saura jamais qui l’a « suicidé » peu de semaines après. Et qu’il a trouvé bon, par la même occasion, de traiter de « bel enculé » et de « connard ». Hardis sons, non ?! 

Mais il suffit de lire ce qui est raconté, résumé ici :

Le plus drôle, si je puis dire, est l’ultime opinion d’Ardisson sur le sionisme. Il a déclaré ainsi le 10 mai dernier, à l’émission « Quelle époque ! » que «Gaza, c’est Auschwitz, voilà, c’est tout ce qu’il y a à dire». Propos condamnés dans l’instant par les deux officines sionistes bien connues la Licra et le Crif (qui a fini par cacher le « J » de Juif dans son sigle).

Or dès le lendemain, il présentera ses excuses à «ses amis juifs». Mais je doute que cela fût pour faire comprendre la différence qui existe entre le petit Juif (celui qui a trinqué autrefois) et le gros sionard (celui qui n’a jamais trinqué, mais a même arrangé, contre argent, sa fuite d’Allemagne en Palestine sous occupation anglaise pendant la Seconde guerre mondiale).

Ardisson ne fut jamais qu’un type lambda dans l’air du temps, un peu « rebelle » mais pas trop, ou plutôt un personnage plus ou moins grossier sévissant dans les media de la domination idéologique et du spectacle de la vie quotidienne la plus vulgaire. Se risquant faussement, alors qu’il ne risquait rien du tout.

Il fut, paraît-il, un adorateur de la monarchie constitutionnelle. Moi, je dirais plutôt d’une forme de monarchie populacière et fort peu noble.

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Message aux Généraux 2025

JE SUIS DEVENU INDIFFÉRENT AU TOUR DE FRANCE

Sur cyclisme-dopage.com

Le nombre d’interlocuteurs qui me disent ou m’écrivent qu’ils ne regardent plus ni le vélo en général, ni le Tour de France en particulier, est grandissant. «Grotesque, plus d’intérêt, dégoûtés» sont les mots les plus souvent associés. Paradoxalement, j’essaie de les convaincre de continuer, car certains coureurs sont méritants, car il reste l’aspect « tactique », parfois même spectaculaire. Évidemment, pour une étape comme aujourd’hui entre Valenciennes et Dunkerque où il ne s’est absolument RIEN passé à part quelques chutes, c’est compliqué. Mais ce n’est pas à cause de cet ennui absolu que ces passionnés de vélo, quasiment fans, ont lâché la rampe. Ils ne veulent plus être dupés, trompés par la couleur jaune cocu en quelque sorte. Si le cyclisme était crédible, nous aurions deux, voire trois fois plus de personnes que les 10 millions de spectateurs officiels sur les bord de route en juillet (c’est faux, sans doute à peine la moitié). L’équipe Arkea qui va disparaître n’aurait pas de mal à trouver un budget de reconduction. J’écrirais des poèmes sur le vélo, à la gloire de leurs pratiquants. Ce n’est pas le cas.

Antoine Vayer

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Chronique du journaliste Suisse Christian Rappaz, lauréat du prix Jean Dumur en 2016, collaborateur régulier pour L’Illustré.

Je fais partie des quelques dizaines de milliers de privilégiés de cette planète, parmi lesquels un bon millier de Suisses, qui ont eu l’opportunité de vivre le Tour de France de l’intérieur. Je l’ai même inscrit plus de vingt fois à mon « palmarès », entre 1986 et 2007, avec deux ou trois sauts de puce lors de ses passages en terres helvétiques par la suite. Une fidélité que mon entourage ne se prive pas de relever avec un brin de malice, me rappelant que j’ai passé deux ans de ma vie sur le Tour de France. Mais pas que. Le plus souvent, ma saison débutait en mars, par Milan-San-Remo, avant d’enchaîner avec Paris-Roubaix, le Tour de Romandie, le Tour de Suisse, le Giro plus sporadiquement avant de boucler la boucle par les Championnats du monde, naguère agendés en octobre.

La famille du vélo

J’ai donc partagé la carrière d’au moins deux générations de coureurs et de champions. De Bernard Hinault à Alberto Contador, en passant par Laurent Fignon, Stephen Roche, Pedro Delgado, Greg LeMond, Miguel Indurain, Jan Ullrich, Björn Riis, Marco Pantani, Floyd Landis et Lance Armstrong. Pour ne citer que les vainqueurs élus ou déchus de la Grande boucle. Autant dire que je faisais partie intégrante de la « famille du cyclisme » dont les membres, éminents ou pas, m’étaient aussi familiers que mes collègues des journaux que je représentais. Les saisons s’égrenaient ainsi sans soubresauts notoires, avec leurs lots d’émotions et d’exploits qui nous laissaient parfois dubitatifs mais sans que de grands scandales ne viennent les éclabousser. Il y avait bien eu l’alerte du Tour 88, lorsque le « majo jaune » espagnol [ou plus exactement, avec le « bon » accent : le maillot yaune espagnol] Pedro Delgado fut contrôlé positif à la probénécide, un diurétique qui a la particularité de dissimuler des stéroïdes anabolisants à l’analyse, mais le Sévillan avait fini par être absous de tout péché par l’Union Cycliste Internationale (UCI), au motif qu’elle avait “oublié” d’inscrire cette substance sur sa liste des produits prohibés. Quand j’y repense… bref !

L’affaire Festina

Puis survint la déflagration du Tour 98 provoquée par l’affaire Festina. Petit rappel pour les moins de 45 ans. Le 8 juillet à 5h40, soit trois jours avant le départ du Tour, un soigneur de l’équipe française Festina, parrainée par l’horloger espagnol éponyme, est interpellé par les douaniers de l’Hexagone au détour d’une petite route à la frontière franco-belge, au volant d’une voiture mise à disposition par la société du Tour de France. Dans le coffre, les gabelous mettent la main sur des sacs isothermes contenant plus de quatre cents flacons de produits dopants et stupéfiants. Soit 235 ampoules d’érythropoïétine (EPO), 120 capsules d’amphétamines, 82 solutions d’hormone de croissance et 60 flacons de testostérone et autres corticoïdes. Il faudra toutefois attendre le 17 juillet pour que l’équipe Festina emmenée par Richard Virenque et une kyrielle de coureurs suisses soit exclue. Le ciel nous tombait sur la tête.

Indécence

Une chose est sûre: l’épisode a aussitôt rompu de manière rédhibitoire la confiance que j’accordais à ceux que je considérais comme de nobles et valeureux pédaleurs. Des coureurs avec qui on partageait les bons et les mauvais moments année après année et même quelques bières (c’était encore possible à l’époque), rattrapés un à un par la patrouille. Tous nous avaient pourtant maintes fois juré les yeux dans les yeux et la main sur le cœur n’avoir jamais recours au dopage. Au pire, un antidouleur de temps en temps. Autant vous dire que dès 1999, couvrir la Grande boucle et la saison cycliste en général, ressemblait plus à une corvée qu’à un privilège pour moi. Un pensum que plusieurs Tours du renouveau comme les qualifiait Jean-Marie Leblanc, ne parvenaient pas à alléger. D’autant qu’en matière de renouveau, les cadors désormais présumés à l’eau claire, roulaient et grimpaient encore plus vite que leurs devanciers “chargés comme des mules”. A mes yeux, le «spectacle» devenait indécent.

Perte de sens

Ma mission n’avait plus de sens. Ma passion et mon envie d’y croire avaient été piétinées, massacrées par des « sportifs » sans foi, ni loi. Il fallait constamment faire le tri entre le probable tricheur et le supposé vertueux, trier le vrai du faux, le vraisemblable de l’improbable. Un exercice idiot et inutile. Pire, au moment de balancer chaque article, j’avais l’impression de tromper mes lecteurs que j’avais abreuvé de belles histoires écrites par « mes » Géants de la route. J’ai donc jeté l’éponge. Non sans avoir subi – et gagné – une procédure de plus deux ans entamée par l’innommable coureur lituanien Raimondas Rumsas, troisième du Tour 2002, plusieurs fois contrôlé positif au cours de sa carrière. Une plainte soutenue par la société du Tour déposée suite à une interview du procureur de la République de Bonneville, M. Vincent Le Pannerer, qui avait ordonné l’incarcération de madame Edita Rumsas (67 jours), arrêtée par la douane française quelques heures après l’arrivée du Tour à Paris avec, dans sa voiture, des produits considérés comme dopants. Au fil de ses réponses, M. Le Pannerer mettait en doute la fiabilité des contrôles antidopage ainsi que la probité du coureur lituanien et de son épouse. Les faits tragiques qui ont ensuite touché la famille Rumsas [mort soudaine d’un fils cadet cycliste de 21 ans, contrôle positif de l’autre fils également cycliste, saisie de médicaments potentiellement dopants dans un local du club cycliste du fils mort ainsi que chez ses parents] finiront de lui donner raison.

Gianetti est suisse

Personnellement, je n’ai jamais regretté ma décision de rompre avec le spectacle de dupes que sont devenues les grandes épreuves de cyclisme. Délibérément laissées aux mains des tricheurs de l’époque, mon compatriote Mauro Gianetti en tête, manager général de l’équipe UAE au sein de laquelle évolue notamment l’extra-terrestre slovène Tadej Pogacar. Les courses et leur issue sont tellement écrasées par les petits hommes verts qu’elles en deviennent ridicules.

Depuis mon pas de retrait, j’ai essayé d’apporter ma modeste contribution à tenter de rétablir un peu d’équité et d’honnêteté en soutenant ceux qui dénoncent – ou dénonçaient – les imposteurs (Antoine Vayer, Pierre Ballester, Christophe Bassons et autres vrais amoureux de la petite reine). A vrai dire, je suis devenu totalement indifférent au cyclisme et au Tour mitonnés à la sauce Pogacar, Vingegaard ou autre Evenepoel. Je me contente de suivre ce barnum de très loin et de rire – jaune – lors de chaque victoire et de chaque record signé par cette petite brochette de « champions venus d’ailleurs ».

Pour être tout à fait franc, j’ai appris ce week-end par une interview d’Antoine Vayer diffusée par l’excellent média alternatif français Tocsin, que le Tour de France 2025 a démarré.

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(jpf) Barnum, ajouterons-nous, commenté à la téloche depuis plusieurs années par le roi des faux-jetons, Jaja (Jalabert), ancien sprinter devenu Grand Prix de la montagne du Tour de France en fin de carrière, après une année où il domina tout le monde ; celui qui a osé déclarer qu’il ne savait pas s’il avait été dopé, laissant entendre qu’il aurait pu l’être à son insu !

Mais cela dit, le dopage semble être consubstantiel du cyclisme professionnel (et même de nos jours, amateur) soit donc depuis ses origines… Et sans doute dans tous les sports depuis qu’ils sont devenus professionnels … En un temps où le mot « dopage » n’existait pas et où on utilisait plutôt le mot « topette » dans les pelotons. Et où les manipulations biologiques n’avaient pas atteint une telle ampleur, comme à notre époque de décadence technologiste en tous domaines.

Ça commence à faire beaucoup …


Parmi une somme (relative) de réactions au « suicide » d’Olivier Marleix sur YouTube, j’ai choisi celle-ci car elle insiste bien sur l’essentiel, en laissant parler au maximum le « suicidé ».

BOUM BOUM, TEL AVIV !

Je viens de découvrir cette chanson sur YouTube qui serait là depuis au moins deux semaines, en multiples versions vidéo.

Je mets celle qui permet de la sous-titrer en français. Traduction automatique, donc approximative ; tant dans le texte que l’orthographe, mais bon !

NOTULES ÉTYMOLOGIQUES AUX EFFETS CACOCHYMES

« CACOCHYME [ka-ko-chi-m’] adjectif. D’une constitution détériorée et débile. […] 2° Figuré. Mal disposé, mal né, d’humeur inégale. […] 3° Substantivement. C’est un pauvre cacochyme. [Dictionnaire Littré]

Cacochyme : A. Vieux ou parfois plaisant. 1. (Personne) qui est d’une santé fragile. […] ♦ Par métaphore. Suranné et sans force. […] − [ou] Par analogie. […] 2. Emploi substantif. Vieillard. […] B. Au figuré, vieux « … se dit quelquefois figurément, pour exprimer la bizarrerie de l’esprit, ou l’inégalité de l’humeur » (Académie. 1798-1878). [Trésor de la Langue Française]

De ces différents sens, nous retiendrons ici : bizarrerie surannée de l’esprit.

A – STEINHEILIEN

Pour les personnes qui ne seraient pas au parfum (au sens figuré ou au sens propre) dans le domaine de la biographie de Félix Faure (le politicien du XIXe siècle) ou dans celle du slang, l’argot anglophone, je voudrais revenir sur deux ou trois mots employés qui se trouvent dans de précédents articles d’Olivier Mathieu sur notre blog : – Le destin steinheilien d’un feu président de la République, & – Mister Elon Couille [sic]. Des 17 et 18 mars dernier. Le second se trouve également ici : https://leblogdunbonarien.wordpress.com/2025/03/26/elon-musk-elon-couille/.

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Tout d’abord « steinheilien ». Qui se trouve dans l’article : Le destin steinheilien d’un feu président de la république. (cf.https://leblogdunbonarien.wordpress.com/2025/03/28/le-destin-steinheilien-dun-feu-president-de-la-republique/)

Cet adjectif est formé à partir de « Steinheil » qui fut le nom d’épouse de la demi-mondaine fin-de-siècle, dix-neuf-cent, belle-époque – ou, pour le dire plus positivement, salonnière auprès d’écrivains, musiciens et politiciens en vue – Marguerite Japy dite Meg (1869 – 1954). « Rejetonne » de la famille d’industriels Japy, éponyme des célèbres machines à écrire devenues aujourd’hui des objets de collection.

Son époux fut l’artiste-peintre (Édouard Charles) Adolphe Steinheil (1850 – 1908) qui fut assassiné ; meurtre dans des conditions étranges, jamais vraiment élucidé, dont il s’est dit que son épouse aurait pu y participer. Affaire qui fit sensation dans le tout Paris. Mais Meg, qui était spécialisée dans la retape de personnages « importants » (par exemple : bien évidemment Félix Faure, mais aussi Aristide Briand ou le roi du Cambodge) fut laissée tranquille.

Ce président sans aucun, ou quasiment aucun pouvoir, titre plus ou moins honorifique, personnage ne faisant que dans la représentation officielle, de la figuration en autant d’inaugurations de parterres de chrysanthèmes, bâton de maréchal du parfait politicien, comme tous les présidents au moins de la Troisième et Quatrième Républiques, connu une fin de vie quelque peu déshonorante dans le domaine cérémonial, puisqu’après que sa maîtresse du moment (il les collectionnait) eût tiré le cordon pour obtenir une aide, il fut retrouvé par la valetaille élyséenne allongé sur un divan, pantalon et caleçon sur les chaussettes, tandis que Meg rajustait ses vêtements et s’éclipsait rapidement par une porte dérobée, passant peut-être même à proximité des appartements de l’épouse de Faure qui ne fut informée que plus tard.

Mais l’agonie présidentielle fut racontée ainsi en image, après que son épouse, régulièrement cocufiée, fût prévenue ; et surtout que le président fût auparavant reculotté :

Il se disait alors (« dans les milieux généralement bien informés ») que Faure, rendu dans la cinquantaine, avait recours régulièrement à divers aphrodisiaques « costauds » que ses larbins lui apportaient – souvent, paraît-il – à sa demande. On ne sait donc pas s’il est mort d’une crise cardiaque consécutive à quelque gâterie « meguienne » ou à cause d’un aphrodisiaque trop puissant ou délétère, voire périmé, frelaté.

Et l’origine de son « malaise subit » fut narrée ainsi dans la presse du temps, comme quoi rien n’a changé en ce domaine :

Etc.

QUELQUES ANNEXES

C’est Flaubert, totalement fâché contre les journalistes et plus généralement contre les bourgeois, ses bêtes noires en premier lieu, qui écrivit à George Sand (le 8 septembre 1871) : « La Presse est une école d’abrutissement, parce qu’elle dispense de penser. Dites cela, vous serez brave… ». École plus généralement du mensonge et des idées tordues pour mieux dominer et crétiniser les masses. Étant entendu, par ailleurs, que Flaubert a toujours déclaré avoir la haine de la foule, du troupeau.

Mais pour en revenir à Félix Faure, c’est la caricature même du politicien IIIe République. Bon bourgeois, négociant en cuir, catholique et néanmoins devenu franc-maçon, il entama sa carrière politicarde en tant que « républicain modéré », fit partie de l’Union Républicaine de dit centre-droit, puis devint ce qu’on appelle « républicain opportuniste » (sic), puis « républicain de gouvernement », pour finir, « républicain progressiste » (resic).

Or, il faut bien comprendre ici, ce que voulait dire en ces temps-là, l’expression « républicain progressiste ». Cela signifiait qu’il s’agissait d’un républicain qui entendait appliquer un programme dit républicain par étapes successives, progressives, petit pas à petit pas, et dans les faits grâce, ou à cause, de mesures de plus en plus réactionnaires et favorables à la grande bourgeoisie.

Il circula, peu après sa mort, diverses anecdotes apocryphes et bons mots fielleux. Celui-ci par exemple, au moment critique :

– Ô ! Monsieur le Président n’a plus sa connaissance !

– Non, elle vient de disparaître, de s’enfuir par l’escalier de service.

*

Et comme précisa Le Petit Parisien du vendredi 17 février 1899 : « Dans un pays de démocratie comme le nôtre, il n’y a certes pas d’homme indispensable… »

Le Petit Courrier de Bar-sur-Seine du samedi 18 février 1899 :

Le Rire, numéro 225 du 25 février 1899 :

« Devine si tu peux, et choisis si tu l’oses ». Dessin de Charles Léandre (1862 – 1934), caricaturiste, illustrateur, lithographe, peintre, sculpteur. « Ce dessin de notre série des prétendants, avec ce titre : Les Prétendants à la couronne de Félix Faure, devait paraître en couleurs [sic] dans le présent numéro. Nous ne nous doutions pas, au moment où nous l’apportait Léandre, qu’il dût être d’une si poignante actualité. [Et que nous n’eûmes pas le temps de le colorier.] Aujourd’hui, ce n’est plus une prédiction, mais un souvenir. Mlle Couesdon cède la place à Tacite, mais le dessin de Léandre demeure. »

Autrement dit la voyante cède la place au chroniqueur. Car Mademoiselle Couesdon, également dénommée Madame Couesdon, est une voyante parisienne de l’époque qui, de ce que j’en ai lu dans la presse du temps, se déclarait inspirée par un ange, l’ange Gabriel énonçaient certains, et prédisait les catastrophes ou événements politiques à venir. C’était « cette loufoque ridicule qu’est la Couesdon, la voyante de la rue de Paradis » comme il était écrit dans L’Escarmouche du 29 avril 1900.

Il est amusant de constater, rien de neuf sous le Soleil, que dès cette époque déjà, une feuille de presse comme Le Rire « ne perdait pas le nord », et ne tarda pas à profiter de l’occasion pour faire ça réclame. C’était le bon moment, le moment idéal :

Rien de nouveau de nos jours. Et c’est Gustave Flaubert, également peu amène envers les littérateurs et éditeurs, et faiseurs de revues, qui écrivit, dans une lettre à Louise Colet du 31 mars 1853 :

« Un journal enfin est une boutique. Du moment que c’est une boutique, le livre l’emporte sur les livres, la question d’achalandage finit tôt ou tard par dominer tous les autres. »

Ajoutant que « … toutes les revues existantes sont d’infâmes putains, qui font les coquettes. Pleines de vérole jusqu’à la moelle des os, elles rechignent à ouvrir leurs cuisses devant les saines créations que le besoin y presse. »

le 12 / 06 / 2025

(à suivre)

Petit rappel concernant les livres d’Olivier Mathieu disponibles


Voir ici :
https://www.vinted.fr/catalog?search_text=%23Livres_O_Mathieu_Vonxted&time=1751559194&search_id=24610435827

L’indicible souffrance des génocidaires sionistes

Source E&R, avec quelques modifications et ajouts dans le texte.

L’indicible souffrance des génocidaires, des génocidaires sionistes… Car oui, on peut être victime, même quand on est l’agresseur. C’est plus facile d’être la victime que l’agresseur, car quand on est l’agresseur, tout le monde vous insulte et vous déteste !

Tuer des femmes et des enfants, affamer des civils, mentir du matin au soir devant l’évidence du meurtre de masse, c’est pas facile : on voudrait vous y voir !

Avoir les mains pleines de sang, la bouche pleine de mensonges, et apparaître propres, nets et souriants sur tous les plateaux de télévision et en autres lieux de propagande, en accusant les victimes de vouloir profiter du génocide sioniste pour accuser tous les Juifs de tous les maux, comme toujours depuis 20.000 ans, c’est la pire des positions, mais c’est l’honneur du peuple élu.

Nous portons la souffrance du monde sur les épaules, même ou encore plus celle des Palestiniens.

On a retrouvé dans une grotte, dont on taira la localisation exacte, si ce n’est qu’elle se trouve à Jérusalem, juste sous la mosquée al-Aqsa, des ossements d’un enfant avec des impacts de pierres sur tous les os. Il avait été lapidé il y a 50.000 ans par des Néandertaliens antisémites. Il portait à son cou une croix de David en or.

Si ça ce n’est pas une preuve archéologique de l’antériorité de l’antisémitisme, on ne sait pas ce que c’est ! Ne serait pas, de fait, l’expression manifeste du péché originel.

Aujourd’hui, on ne dit pas merci aux Palestiniens de mourir en pleurnichant, car tout retombe encore une fois sur tous les Juifs. Pourquoi les Palestiniens n’ont-ils pas la dignité de mourir en silence, en évitant d’accuser toujours les mêmes, ceux qui les tuent ?

C’est trop demander… un peu de compassion pour les assassins ?

D’ailleurs … comme l’a résumé si bien Yonathan Arfi au 39e dîner du Conseil Représentatif des Institutions juives de France :

« Faux amis des Palestiniens, tant pour eux leur détresse n’a qu’une fonction : celle de vilipender l’État juif. Au fond, ils ne craignent pas un génocide. Une part d’eux-mêmes l’espère, pour mieux accabler Israël et stigmatiser les Juifs accusés de complicité. »

Salauds de colonisés et d’antisémites !

HUMOUR ?


Notre Monde est dingue !