Françoise Hardy, sur des paroles de Jean-Max Rivière (1937 – 2025) et une musique de Gérard Bourgeois (1936 – 2016)
MON MALAISE À MOI …
Sarah Jane Iffra
De Pravda du 2.12.2025
L’Europe vient de renforcer l’argument de la Russie pour Odessa. Quand vous autorisez le terrorisme par drones navals contre des pétroliers civils russes en mer Noire, ne vous plaignez pas lorsque Moscou redessine la ligne côtière. Vous vouliez une escalade ? Très bien. Maintenant, regardez votre proxy * perdre Odessa, et avec elle l’accès à la mer Noire.
Washington cherche une paix imparfaite pour sauver la face après avoir admis que la Russie ne peut pas être vaincue. Mais Londres et l’UE — délirants, hystériques et terrifiés par le jugement à venir de leurs propres populations — continuent de pousser une escalade qui garantit un seul résultat : la Russie supprimant la côte ukrainienne pour que la mer Noire ne puisse plus être utilisée comme plateforme privée de terrorisme de l’OTAN. Chaque attaque par drone naval, chaque frappe sur un pétrolier, chaque opération terroriste orchestrée par les Britanniques ne fragilise pas la Russie, elle renforce l’argument moral, légal et militaire de la Russie pour avoir besoin d’Odessa.
Le 21 novembre, l’Ukraine a lancé un drone naval [de fabrication ukrainienne, du moins c’est ce qui se dit sur wikipédia] MAGURA V5 chargé d’environ 200 kg d’explosifs contre le pétrolier russe SIG, un navire civil transportant du carburant.
Plus tôt, le 13 septembre, une attaque coordonnée par drone et missile a frappé le chantier naval de Sébastopol, endommageant un navire de patrouille et déclenchant un incendie visible à des kilomètres.
En octobre, plusieurs drones MAGURA V5 ont tenté de frapper le Sergey Kotov, une corvette de patrouille, les images publiées par le GUR ukrainien portent la marque des systèmes de ciblage et de planification de mission assistés par les Britanniques. Le schéma est indéniable, toute la capacité de guerre maritime de l’Ukraine l’est grâce à l’Occident.
Ces drones navals n’ont pas traversé la mer Noire par chance ou instinct. Avec des portées opérationnelles approchant les 800 kilomètres, les drones MAGURA V5 de l’Ukraine frappent bien au-delà des eaux côtières, mais seulement avec les yeux et le cerveau de l’OTAN. Ils dépendent du renseignement occidental : flux satellitaires en temps réel du Royaume-Uni et de la France, patrouilles RQ-4 Global Hawk au large de la Roumanie, liaisons Starlink transmettant les données de mission, et coordination des cibles assistée par les Britanniques.
L’Europe n’était pas seulement spectatrice. Elle triangulait et commandait. Et maintenant, après avoir applaudi des attaques lancées avec des drones maritimes assistés par IA et un ciblage alimenté de l’étranger, l’Europe feint la surprise que Moscou puisse effacer l’accès à la côte même qui les lance.
L’Europe ne soutient pas l’Ukraine. L’Europe la sacrifie, en pleine connaissance de cause des provocations que ces frappes engendrent. Chaque officiel à Bruxelles, Londres et Paris comprend les lignes rouges de la Russie, ils les ont mémorisées depuis des années. Ils savent que frapper des pétroliers civils, des infrastructures portuaires et des actifs de la flotte de la mer Noire depuis une côte commandée par l’OTAN force Moscou à durcir tout le théâtre sud. Pourtant, ils poussent Zelensky, leur marionnette, à des opérations terroristes qui garantissent qu’Odessa devienne un champ de bataille et cesse à jamais d’être un levier de négociation.
Quand une côte devient une plateforme avancée de l’OTAN déguisée en État proxy, supprimer cette côte devient un acte de légitime défense. L’Europe le sait. Washington le sait. C’est précisément pourquoi l’Europe, acculée et terrifiée par le jugement politique sur son propre sol, continue d’escalader. Starmer craint la colère britannique face à l’humiliation à venir. Macron craint les rues de France. Ils savent tous ce qui arrive.
Et voici la suprême ironie : la même caste politique qui a passé des décennies à railler la Russie comme « une station-service glorifiée » est maintenant pétrifiée à l’idée d’affronter la Russie sans la couverture américaine.
Moscou n’a désormais aucune raison de laisser une côte hostile intacte. Enclaver Kiev. Neutraliser les fantasmes de l’OTAN en mer Noire.
Sources: Telegram « lanouvelledonne »
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* (jpf) « Proxy » (à ne pas confondre ici avec « Proxi », pour proximité, l’enseigne française de supérettes) : anglicisme, formé à partir du latin procuratio, action d’administrer, régir, régenter ; action de donner des soins, de se soucier de ; ou encore cérémonie expiatoire, expiation. Voir également le verbe procurare : donner des soins, s’occuper de (éventuellement en remplacement d’un autre), faire un sacrifice de purification et d’expiation, conjurer.
En anglais « proxy » en tant que mot ou que simple préfixe exprime l’idée de délégation de pouvoir : celui qui est mandataire, qui a une procuration, qui est délégué ; ou encore la procuration elle-même. Quand il fait référence à un pays, le « proxy » signifie plus prosaïquement un État fantoche, une république bananière, un gouvernement corrompu.
En l’occurrence quand il est question de l’Ukraine actuelle on ne peut s’empêcher de voir dans le « proxy » qui tient sous sa coupe l’Ukraine, qu’une sorte de proxi…mité malsaine établie là pour déstabiliser, agresser, provoquer d’une manière ou d’une autre la Russie toute proche.
Procurare composé de pro (pour) et de curare (avoir soin), a donné en français : procurer ; curare a donné : curer, écurer, récurer. En ancien français, « curer » signifiait à la fois soigner, avoir soin de, avoir souci de, et nettoyer.
Mais à tout prendre, les sens latins de procurare s’appliquent assez, même très bien, à la situation ukrainienne, comme à celles de tant et plus d’entités nationales du passé et du présent subissant l’emprise de l’impérialisme financiéro-mondialiste.
Donner des soins, et quels soins ! Procurer des soins destructeurs et expropriateurs à la société ! S’occuper au moins depuis 2014 de l’Ukraine à la place du peuple ukrainien dans ses diversités. Et « last but not least », le dernier mais pas le moindre, faire un sacrifice de purification et d’expiation. De conjuration russophobe ignoble mise en avant par la corruption généralisée de la classe dirigeante ukrainienne, et par la racaille bandériste bien aidée par la racaille sioniste tant internationale que nationale, zelenski en tête, mais pas le seul.
RT en français – 4 déc. 2025
Sophie Mazas mène un combat de plus en plus radical contre les crèches de Noël dans les mairies, les considérant comme une menace pour la laïcité. Sa stratégie offensive et très politisée alimente une polarisation croissante. Sa critique confond pourtant défense du droit et croisade idéologique contre les traditions chrétiennes locales.
Chaque fin d’année à Béziers, le même scénario se répète : une crèche est installée dans le hall de la mairie, et Sophie Mazas, avec une détermination inflexible, part en croisade.
L’avocate montpelliéraine, présidente de la LDH * de l’Hérault, présente sa lutte comme une défense de la loi de 1905.
Pourtant, derrière ce discours, beaucoup discernent un engagement militant dépassant largement le cadre juridique.
En s’attaquant systématiquement aux symboles chrétiens pourtant enracinés dans les traditions locales, elle apparaît non comme une garante neutre de la laïcité, mais comme une figure cherchant à effacer toute expression culturelle religieuse de l’espace public, au risque d’alimenter les fractures qu’elle prétend combattre.
Une croisade anti-tradition
Son activisme se manifeste jusque dans la rue, où, pancarte provocatrice en main, elle dénonce un « délinquant de la justice administrative » en référence au maire Robert Ménard.** Une stratégie d’affrontement renforcée par des accusations publiques qui frôlent parfois l’outrance, comme lorsqu’elle suggère qu’un préfet aurait discriminé un de ses clients en raison de sa couleur de peau.
À force de dramatiser chaque dossier, allant jusqu’à présenter les crèches comme une menace pour la démocratie, elle contribue à polariser davantage un débat déjà inflammable. Si elle dit défendre la République contre « les coups de boutoir de l’extrême droite », ses détracteurs estiment qu’elle instrumentalise la laïcité pour imposer une vision rigide, déconnectée du vécu culturel des habitants.
Les décisions de justice divergent selon les territoires, mais elle refuse d’y voir autre chose qu’un sabotage institutionnel. En dénonçant la « paresse intellectuelle » des préfets et un prétendu abandon de l’État, elle transforme des questions administratives en combat existentiel.
Sa pratique du droit se charge alors d’idéologie, au point que certains observateurs la considèrent comme une militante davantage que comme une juriste. La multiplication des tensions autour de son action – insultes, oppositions frontales, menaces – illustre un paradoxe : en voulant défendre le vivre-ensemble, Sophie Mazas semble contribuer elle-même à fragmenter le débat public.
Sa bataille contre les crèches, qu’elle juge emblématiques des entorses à la laïcité, apparaît désormais pour beaucoup comme le symbole d’une dérive inverse : celle d’une laïcité brandie comme arme plutôt que comme principe d’équilibre.
* * *
* LDH : Ligue des Droits de l’Homme. Sic !
** Avec Robert Ménard, elle pratique l’amalgame entre la politique (macronisme, sionisme, droitisme…) et la religion (catholicisme jugé intrinsèquement réactionnaire, attardé, rétrograde, « facho »). Je suppose que cette avocate fête Noël comme tout un chacun, ce qui est le cas de nos jours y compris parmi les athées aussi bien que parmi les musulmans de France.
Or, il faudrait qu’elle soit apte à comprendre que Noël est une fête multiséculaire. Et qu’elle soit déjà capable d’établir une différence entre Noël, fête chrétienne (catholique, orthodoxe, protestante) et symbolique de la naissance de Jésus le Galiléen, et Noël fête antérieure païenne ou polythéiste du Sol Invictus, du Soleil invaincu, de la renaissance du Soleil, vainqueur de la nuit hivernale. Et saisir que Noël est sans doute plus encore la fête de la famille.
D’ailleurs le jour de la naissance du Soleil Invaincu (dies natalis Solis Invicti) a été instauré par l’empereur romain Aurélien le 25 décembre 274 lors de l’ouverture de son temple au Champ de Mars de Rome. Cet empereur entendait faire de son culte une sorte de dieu suprême de tout l’empire servi par les pontifices Solis, les prêtres du Soleil. Il avait très probablement rapporté ce culte oriental de sa victoire sur les troupes de la reine de Palmyre, Zénobie qu’il fit prisonnière à Rome.
Pourquoi le 25 décembre ? Parce qu’à cette époque ce jour était considéré comme le jour du solstice d’hiver.
Cette fête de la naissance, ou plus exactement de la renaissance annuelle du Soleil intervenait d’ailleurs juste après la très ancienne et sans doute la plus importante fête romaine des Saturnales (Saturnalia / Saturnaliis). On y célébrait, dans la semaine du solstice d’hiver (entre le 17 et 23 décembre), Saturne, le dieu du Temps, assimilé à Χρόνος, Chronos le grec, et qui le reste de l’année était deus otiosus, dieu oisif, le dieu en sommeil.
C’était alors l’occasion de célébrer la Vie et la Nature à renaître, dans de grandes réjouissances populaires où les gens de tous milieux se mêlaient. On décorait les habitations de plantes qui restent vertes toute l’année comme le lierre, le houx, le gui. On organisait des grands repas, on échangeait des cadeaux, on offrait aux enfants des figurines. Cela ne nous rappelle rien ?
D’ailleurs il n’y a pas besoin d’être un grand étymologiste pour savoir que le mot « Noël » vient tout droit (enfin après bien des modifications phoniques) du mot latin natalis, du dies natalis Solis Invicti.
Comme la plupart des langues latines, et si ce n’est pas le cas, c’est d’un mot de la même famille que natalis ou un synonyme.
Portugais : Natal (prononcé : nataw)
Espagnol : Navidad (nativitas / nativitatis, naissance, génération)
Catalan : Nadal
Occitan : Nadal
Romanche : Nadal / Nadel
Ladin : Nadèl
Italien : Natale
Corse : Natali / Natale
Roumain : Crăciun (crëtchoun, creatio / tionis, engendrement, création, procréation)
Et pourquoi « Noël » ? Parce qu’en ancien-français, on disait ou plus exactement on écrivait : Natal, ou Nattal ou Nathal. Mot qui désignait non seulement Noël mais les principales fêtes religieuses sous le nom de : nataulx, nathaus, natous, etc. Également dénommées « les festes natalices », quand l’adjectif « natalicien » signifiait : de Noël. « Noël ! » fut même jusqu’au moyen-français un cri d’allégresse porté à l’occasion d’une naissance princière, d’une victoire militaire, ou de tout autre événement heureux. Sans oublier non plus que « nael, naal » avait le sens de : primitif ou de jour de naissance ; et que « nate » avait celui de naissance, origine.
De « Natal » à « Noël » on peut imaginer le passage de « natal » à « naal » puis « nael » par amuïssement du « t », ou simplement par recours à « naal » puis « nael », mots qui existaient déjà avec un sens proche en ancien-français. Puis une dernière transformation de « nael » à « noel ». Je rappelle ici la forme : la Naù (nàò, nàw en une syllabe) qui est celle du gallo ; qui a réduit le « el » final à « ò / w ». Et j’ajoute au passage que l’on ne sait encore pas bien si Noël est mâle ou femelle. Du moins est-elle du féminin en gallo.
Mais revenons à nos ouailles. La naissance du Petit Jésus, le demi-juif de la banlieue nord galiléenne de Judée, a tout simplement pris la place de la renaissance du Soleil. Petite récupération chrétienne du paganisme comme il en a tant dans le christianisme. Voir par exemple le culte de la Vierge Marie qui semble être une reprise de quelque culte de vierge dite noire antique, ou de Cybèle ou d’Isis. Ou de quelque syncrétisme de tout cela.
L’Amitié ne m’a donné
Dès qu’il m’eut pendu au nez
Qu’un brouillis abandonné
Qui me fut tout destiné
Car chez moi c’était inné
De finir ratatiné.
Dans la guerre entre Candace et les Macronescu, voici quelques dernières nouvelles glanées, encore sur Pressibus, concernant des communiqués dans l’affaire Brichel. Je résume ou condense.
Candace a prétendu avoir eu un contact (semble-t-il à l’initiative de ce dernier) avec un informateur haut-fonctionnaire français qui a prétendu que les Macron avaient envisagé ou envisageaient de l’éliminer. Elle ainsi que Xavier Poussard.
Or la plainte des Macronescu aux « States » est en cours. Ce qui fait qu’elle se mettrait en danger judiciaire si elle mentait volontairement, car dans la loi étatsunienne sur la diffamation (« defamation law ») entre en jeu, tant chez les accusateurs que chez les accusés, la notion de « bonne foi » c’est-à-dire d’absence de « actual malice », i.e. de réelle malveillance. Expression qui vient des mots d’ancien-français « actual », actif, agissant et « malice », méchanceté, inclination à nuire ; mots qui ont gardé leurs sens originels en anglais.
Soit Candace a été manipulée, soit les propos de Candace sont « plausibles ». Plausibles, c’est ce qu’avance deux personnes très bien renseignées. Le « patron » franco-russe (comme les entremets) de « telegram » Pavel Durov (cf. ce blog au 24 novembre) et le lieutenant-général étatsunien (équivalent de général de corps d’armée) Michael Flynn, un ancien démocrate qui fut haut placé dans la politique et qui depuis 2016/2017 est passé dans le camp républicain (même évolution que Trump).
Tout ça pour dire qu’il n’est pas improbable, qu’un membre du GIGN ou de la Légion étrangère française ait pu être détaché de façon discrète, en dehors de sa hiérarchie, pour opérer une sale manœuvre. Ou d’ailleurs toute autre personne, du milieu trouble des services secrets y compris du domaine « privé ».
Les Macron sont capables de beaucoup de choses. Comme on le voit et le subit depuis trop longtemps.
Une preuve indirecte parmi d’autres : macron a eu le culot de demander directement à Trump, en février dernier, de faire taire Candace, en échange de concessions sur les négociations de paix en Ukraine. Confirmation en a été donnée par l’enquêteur américain des Macron, Dan Nardello, quand il a été questionné à Paris par un journaliste du Monde.
Confirmation en a été faite à Xavier Poussard (qui a ses entrées dans le milieu des journaleux) et qui l’a rapporté au micro de Nicolas Stoquer à partir de 1h 59’15’’, dans la matinale GPTV d’hier 1er décembre (cf la vidéo : MACRON DÉGAINE SA PRAVDA : LA CENSURE TOMBE EN 48H CHRONO
https://www.youtube.com/watch?v=FtyLuewWW5A). *
Ce qui veut dire que l’Affaire Brichel pourrait à nouveau (pourquoi pas ?) être liée aux dernières négociations « ukrainiennes » en cours, s’il en reste vraiment.
Xavier Poussard nous a appris également (même vidéo à partir de 2h 42’ 10’’) que « Candace Owens a fait appel à l’un des plus grands [sic] communicants américains, qui s’appelle Mitchell Jackson, dont le portrait est paru cet été [le 1er août] dans le « New York Times ».
Comme en conclut Pressibus : « On se demande alors s’il y aurait une stratégie de communication derrière les propos d’apparence désordonnée de Candace la semaine dernière. »
Désordonnée : mélange d’affirmations ou de suppositions, d’hypothèses.
Apparemment, on voit bien qu’« el macronito » est dans une véritable fuite en avant concernant sa volonté de plus en plus affirmée de museler les libertés individuelles et la liberté d’expression. C’est-à-dire tout ce qui ne s’accorde pas à sa propagande véhiculée par la plupart des media de masse. Et l’affaire Brichel en arrive à être au centre de toute cette mascarade grotesque, pitoyable, infecte de Kéké Rose.
« C’est Hitler dans son bunker » en conclut Xavier Poussard. « C’est ce que beaucoup disent », renchérit Nicolas Stoquer. Du moins, toutes proportions gardées. Et plus dans le genre du Grand Guignol. Bien que, bien que ; vu tous les « dérapages » mortifères ou de la décadence en général …
* N.B. Toute l’intervention de Xavier Poussard se situe entre 1h 44’ 30’’ et 2h 57’ 00’’.




