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À PROPOS DE PRIMAIRES

19 octobre 2026

Je voudrais revenir brièvement sur ladite « primaire socialiste », sur des faits sans doute remarquables et remarqués, mais pas si neufs que ça, finalement.

Celui qui montre que cette consultation (j’allais ajouter : « médicale », vu le niveau de décrépitude de cette officine de la bourgeoisie « de gauche », qui plus est très largement adoratrice de la barbarie sioniste), que cette consultation est une vaste plaisanterie et une arnaque en premier pour les encartés de ce milieu – qui soit dit en passant, a toujours été colonialiste et belliciste, sous divers vocables, depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Je ne fais pas la liste, ça me prendrait trop de temps.

Donc, il appert que cette consultation « démocratique » était un « vote » payant, nouvelle forme de vote censitaire, pour ne pas dire d’arnaque pure et simple, quand on voit les « résultats ».

L’essentiel à retenir de cette mascarade :

Déjà celui ou ceux qui ont recueilli les « chiffres » sensés être exacts (et qui tombent juste !) dénomment ceci « primaire de la gauche », mais je n’y vois pas, entre autres LFI, le PCF, ou encore divers petits partis de gauche, pas plus que les trotskards ou même la secte des Escrologistes. Mais passons…

Le nombre de « suffrages » exprimés est ridiculement bas : 120.307 ! Soit 0,0025 % de l’électorat national. Pour voter, il fallait donc payer, quelque chose comme 15 euros. Je ne sais si tous ont payé, mais si c’est le cas, on obtient la « modique » somme de : 1.804.605 euros !

Mais ce qui est encore plus comique c’est que ces 120.307 locdus ne font pas même nécessairement partie du PS ou de ses satellites : GRS (Gauche République et Socialiste, à ne pas confondre avec le Groupe Révolution Socialiste de la Martinique) et Place Publique (comme la Fille du même nom). Ni même de ses sympathisants.

Qui plus est, il a été établi je ne sais comment, que ce serait 59.737 « votants » qui n’étaient pas membres du parti « socialiste ». Soit rien de moins que 48% de l’effectif total.

Enfin cerise sur le gâteau : 42.695 individus auraient « voté » sur une plateforme en ligne, sans justifier de quelque appartenance politique, et pire encore de quelque citoyenneté française. Certains auraient analysé à partir des IP des votants (je ne sais comment, car il faut avoir un accès interne à la plateforme pour cela) l’origine géographique de ces « votes » et auraient remarqué une forte présence d’israéliens (sic) et d’étatsuniens (resic).

Donc, l’affaire semble entendue.

Mais au début de ce billet j’ai précisé que ce procédé de manipulation de « primaire » (qui nous vient comme par hasard des Yankees) n’était pas si neuf que ça. J’ai le souvenir d’une « primaire » écolo pour l’élection présidentielle de 1981, où il a été permis de constater, par plus d’un, que Brice Lalonde, né à Neuilly, d’Alain-Gauthier Lévy rebaptisé Lalonde après guerre, industriel du textile et de Fiona Forbes, d’une riche famille d’origine écossaise de Boston, tante de John Kerry, qui fut entre autres choses sénateur démocrate du Massachusetts, secrétaire d’État et candidat démocrate à l’élection présidentielle étatsunienne de 2004, avait reçu, en douce, le soutien « électoral » de la Ligue Communiste Révolutionnaire de Krivine, lui-même d’une famille d’intellectuels communistes descendants de Juifs ukrainiens, roumains, lorrains.

Le politicard Lalonde était opposé à celui qui faisait largement figure de favori dans le mouvement écologiste d’alors : son aîné, Philippe Lebreton (né en 1933), biochimiste, écologue, professeur d’université, auteur de plus d’une centaine d’articles et d’ouvrages ayant trait à la protection de l’environnement, pour qui j’avais prévu de voter aux présidentielles. Un des pionniers de l’écologie dite politique en France avec René Dumont (1904 – 2001), ingénieur agronome, tiers-mondiste et également écrivain prolifique et premier candidat « écolo » à une présidentielle, celle de 1974.

Conclusion :

Rien de neuf sous le Soleil !


P.S. Puisque j’en ai l’occasion, j’aurais envie de rappeler ici deux précurseurs de la presse écolo en France, dans les années soixante-dix (c’est si loin maintenant !) : Pierre Fournier (1937 – 1973) dessinateur et journaliste, créateur du journal La Gueule Ouverte ; et Alain Hervé (1932 – 2019) créateur du journal Le Sauvage.



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