« L’IRAN SE BAT POUR NOUS TOUS »

Petite erreur de géographie : à propos du détroit d’Ormuz, il parle de Mer Rouge, mais c’est Mer Persique qu’il faut comprendre.
Nicholas dit Nick Fuentes, formé sur les réseaux sociaux, est un personnage au combien sulfureux du mouvement MAGA (Make America Great Again) en perdition (c’est le mouvement qui est en perdition) qui a pris radicalement ses distances avec le siono-trumpisme.
Il est pour le moins conservateur sur tous les sujets de société (du wokisme à l’immigration en passant par l’avortement) et n’est pas « totalement mauvais » puisqu’il a dénoncé fermement le vaccinisme lors de l’épisode covidiste. Il a déjà failli être assassiné et porte, non sans raison, un gilet pare-balles lorsqu’il manifeste.
Il ne dit certes pas que des bêtises, mais très marqué par la religion (il se définit comme nationaliste chrétien, il est catholique) il voit dans le sionisme et la « juiverie organisée » (sic) américaine avant tout l’Antéchrist. Il ne semble rien avoir contre l’islam, il a d’ailleurs déclaré en 2021 : « Les talibans sont une force conservatrice et religieuse, les États-Unis sont impies et permissifs. La défaite du gouvernement américain en Afghanistan est sans équivoque un développement positif ». Ni contre la Russie, disant dès 2022 que l’opération militaire spéciale russe a pour but de « libérer l’Ukraine du Grand Satan et de l’empire du mal dans le monde, à savoir les États-Unis ».
Où il semble avoir vu le plus juste, du moins à sa manière, c’est lorsqu’il évoque l’empire comme une entité ayant perdu tout sens du sacré. Mais l’a-t-il jamais possédé ? Quand je dis sacré, ce mot ne doit pas être compris dans un quelconque sens religieux étroit – dans le genre Trump priant entouré de rabbins, pardon de pasteurs siono-protestants à la Maison Blanche – mais comme quelque chose relevant de l’humanité, d’un « sentiment actif de bienveillance pour tous les hommes » (Littré). Bienveillance que Fuentes ne semble pas toujours posséder ; mais c’est un autre sujet.
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