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« TOUT LE MONDE EN PARLE »

15 juillet 2025

Donc l’animateur de téloche Thierry Ardisson vient de défunter. N’ayant jamais été un fou de télévision, je crois simplement me souvenir qu’il fut de temps à autre, lui et/ou plutôt certains de ses invités, dans diverses émissions, une sorte de provocateur. Mais pas dans le bon sens du terme. Provocateur mal léché et très patenté. Surtout pas tenté de trop déborder. De provocateur à la petite semaine.

Un type assez lâche qui s’est dégonflé régulièrement pour sombrer au moins une fois publiquement dans l’insulte et la diffamation pure et simple ; qui plus est sans aucune conséquence pour ses abattis.

Au début des années quatre-vingt-dix, il s’est arrangé, avec un autre, pour casser du sucre sur le dos d’une personne qu’il n’avait pas jugé bon d’inviter, pour assurer la contradiction. Il est tellement plus facile de parler sur quelqu’un et ce qu’il est censé avoir dit ou avoir fait, que de laisser parler cette personne elle-même. Mais ce n’est malheureusement pas nouveau.

Voici ce qu’en raconte la personne concernée :

On était peu d’années après que la prétendue gauche, grotesquement antiraciste et antifasciste, décida de resserrer (sic) lesdites « liberté d’expression » et « liberté de recherche historique » en imposant un discours historique officiel obligatoire concernant la Seconde guerre mondiale (délinquant est qui s’en écarte) par ladite loi « socialo-communiste », ou bolchevique, Fabius-Gayssot,

Vers la fin des années quatre-vingt-dix, ou début des années deux-mille, et « pour faire le buzz » comme on dit de nos jours, il se laissa aller néanmoins (recherche de « scoops » et d’audience) à inviter de décrétés négationnistes /  antisémites  /  conspirationnistes (rayées les mentions inutiles) du genre d’Alain Bonnet de Soral, Dieudonné M’bala M’bala ou encore Thierry Meyssan.

Depuis, le premier, pour ne pas faire de taule en fRance, s’est mis un peu au vert en Suisse, autrefois pays neutre, où pourtant, là aussi, autres temps autres mœurs, on le tarabuste un peu.

Le deuxième, aidé en cela par son nouveau pote Lalanne, a réalisé, en un magnifique double-salto-arrière, une remarquable téchouva qui a fini de le déconsidérer.

Quant au troisième, cela fait une quinzaine d’années qu’il s’est réfugié… en Syrie, à moins qu’il ne soit maintenant ailleurs au Proche-Orient. Sa dénonciation justifiée du complot ourdi par une fraction du complexe militaro-industriel étatsunien en liaison étroite avec le Mossad (cf. son livre : L’Effroyable imposture, 2002) le rendant pestiféré.

Je pourrais ajouter encore quelques mots d’Ardisson, le petit trublion autorisé, en 2016, lorsqu’il a eu la bassesse de sombrer dans la délation reposant sur rien et dans l’insulte. Lorsqu’il a diffamé publiquement David Hamilton, alors âgé de quatre-vingt-trois ans, dont on ne saura jamais qui l’a « suicidé » peu de semaines après. Et qu’il a trouvé bon, par la même occasion, de traiter de « bel enculé » et de « connard ». Hardis sons, non ?! 

Mais il suffit de lire ce qui est raconté, résumé ici :

Le plus drôle, si je puis dire, est l’ultime opinion d’Ardisson sur le sionisme. Il a déclaré ainsi le 10 mai dernier, à l’émission « Quelle époque ! » que «Gaza, c’est Auschwitz, voilà, c’est tout ce qu’il y a à dire». Propos condamnés dans l’instant par les deux officines sionistes bien connues la Licra et le Crif (qui a fini par cacher le « J » de Juif dans son sigle).

Or dès le lendemain, il présentera ses excuses à «ses amis juifs». Mais je doute que cela fût pour faire comprendre la différence qui existe entre le petit Juif (celui qui a trinqué autrefois) et le gros sionard (celui qui n’a jamais trinqué, mais a même arrangé, contre argent, sa fuite d’Allemagne en Palestine sous occupation anglaise pendant la Seconde guerre mondiale).

Ardisson ne fut jamais qu’un type lambda dans l’air du temps, un peu « rebelle » mais pas trop, ou plutôt un personnage plus ou moins grossier sévissant dans les media de la domination idéologique et du spectacle de la vie quotidienne la plus vulgaire. Se risquant faussement, alors qu’il ne risquait rien du tout.

Il fut, paraît-il, un adorateur de la monarchie constitutionnelle. Moi, je dirais plutôt d’une forme de monarchie populacière et fort peu noble.

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From → divers

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